Vue du ciel, Maputo la belle, Maputo la nouvelle, est une ville nappée de blanc, parsemée de vert, bordée de bleu. Une ville dont on ne se lasse pas ; l'ouverture sur l'océan Indien, les longues et larges avenues bordées d'arbres, l'architecture portugaise dans toute sa splendeur, les promenades qui longent la côte, les vues plongeantes sur la baie ou sur la baixa, tout incite à la flânerie. Ceux qui la connaissent bien disent que c'est l'une des plus belles capitales du continent noir. Certains l'appellent même " la New York de l'Afrique ", ce qui est difficile à comprendre lorsque l'on déambule le long de ses rues, mais c'est en la contemplant de la mer que l'on comprend l'allusion. Ça et là, de hauts immeubles, clin d'oeil du XXe siècle qui, bien que souvent un peu décrépis, se dressent majestueusement. En hauteur, les beaux bâtiments construits par l'empire colonial pour y loger ses officiels, rappellent les temps funestes de la domination portugaise ; un grand espace vert et, en bas près de la mer, la ville basse, grouillante de monde. Maputo est une grande ville, moderne.

La capitale se tourne résolument vers l'océan Indien et vers l'avenir. Maputo est aussi une baie qui, chaque jour engloutit des cargos au long cours. Cette baie constitue, avec la région de tête et le port en eau profonde de Nacala, le poumon économique du pays. Depuis les accords de paix en 1992, elle n'a pas cessé de se moderniser. Et de nombreux bas de laine lentement amassés lors de la période communiste et de la guerre refont surface. Les étoiles fleurissent au fronton des hôtels ; de grands centres commerciaux se multiplient...

Cependant, les quartiers périphériques, plus peuplés, n'ont pas bénéficié de l'essor économique ; la vie est toujours très difficile dans les bairros qui entourent la capitale. Maputo est dynamique, et est très appréciée dans la région pour le calme qui y règne, la sécurité bien installée (en comparaison avec sa voisine, la terrible Johannesburg).

Capitale du pays, Maputo est pourtant totalement excentrée, coincée dans ce petit bout de terre de l'extrême Sud du pays. Là, l'influence du puissant voisin sud-africain est palpable. De la longue période coloniale, les Portugais ont laissé de beaux bâtiments en centre-ville, une ville bien organisée, des routes qui se coupent à angles droits, suffisamment larges pour permettre à la ville de respirer et rendre les promenades agréables, notamment sur les hauteurs. La modernité se manifeste par les grands immeubles érigés au centre-ville ; l'essor économique, par les belles voitures, les magasins de micro-informatique, les centres commerciaux. A pied, en voiture, en taxis collectifs ou en minibus dits chapas, on découvre la ville avec plaisir. Le centre de Maputo appartient à une élite et donc à une minorité. Mais il n'est pas pour autant coupé de la périphérie, très étendue, notamment la ville voisine...

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Une grande richesse culturelle
Artisanat du Mozambique.
Artisanat du Mozambique.

Le Mozambique est riche d'une grande diversité de peuples : Shangane, Sena, Macuas... Les Makondé, peuple originaire du Nord, sont l'un des plus célèbres de la région, connus notamment pour leur artisanat. Dans tout le pays, les boutiques d'artisanat sont emplies de sculptures Makondé, généralement en bois. Mais l'artisanat n'est pas la seule spécificité Makondé. Ce peuple est également et surtout à l'origine de la lutte pour l'indépendance du pays. Une visite dans la région de Mueda, terre Makondé, se révèlera riche de surprises.

Les Portugais ont également laissé des traces, encore très apparentes. La colonisation ne se traduisait pas seulement par un commerce intensif entre les pays, mais aussi par la présence de bâtiments honorifiques. L'île du Mozambique par exemple, est en cela magique : une ville de vieux bâtiments coloniaux, tous en ruine faute d'argent pour les entretenir, mais qui distillent une atmosphère unique et mystérieuse.

Un pays à découvrir avant tout le monde

Cela ne fait qu'une vingtaine d'années que le Mozambique jouit de la paix ; cela fait donc peu de temps que les touristes peuvent venir visiter le pays. Mis à part les voisins Sud-Africains, nombreux dans le pays, il y a encore peu de touristes, notamment dans le Nord où le parfum d'aventure est le plus prononcé.

Les circuits touristiques sont bien balisés dans les pays voisins : Afrique du Sud bien sûr, mais aussi Botswana, Malawi... Au sein de cette région au potentiel touristique immense, le Mozambique, seul îlot non anglophone, est encore à explorer. Bien sûr, il existe un autre versant de cet état de fait : savoir faire preuve de débrouillardise si l'on veut sortir des sentiers battus. Mais cela même représente l'attrait des séjours " aventure ".

Entre plages et îles

Imaginez près de 2 500 km de littoral, dont certaines parties sont encore totalement vierges... Il y a d'un côté le rêve de douceur, la vaste étendue turquoise troublée par une légère brise marine ; cet espace qui, vu d'avion, se décline en variations de bleu et vert, promesse d'une baignade bien tiède. De l'autre, les grands espaces de sable fin, les hautes dunes coiffées çà et là de buissons touffus, protégeant la côte de l'océan, le vrai, avec ses vagues et son écume. Entre les deux, la côte se découpe, au sens propre : elle se détache progressivement du continent, donnant ainsi naissance à de très nombreux lagons saumâtres, qui deviendront un jour des bras de mer tandis que les morceaux de terres déchiquetées emporteront leurs hautes dunes de sables au large pour devenir des chapelets d'îles. L'archipel des Bazaruto en est un parfait exemple : cinq îles de sable et de vert, qui émergent gracieusement de l'azur infini du lagon...

Tout au nord, près de la Tanzanie, l'archipel des Quirimbas (riche d'une trentaine d'îles et d'autant de bancs de sable) a commencé à attirer l'attention des investisseurs. Les îles désertes peuvent se visiter ; d'autres sont réservées au tourisme de luxe, uniquement habitées par les chanceux qui peuvent passer quelques jours au paradis. Heureusement l'île en chef des Quirimbas, Ibo, est accessible à toutes les bourses et se conjugue à tous les temps pour le bonheur de chacun : si le paradis existe, il doit y ressembler très fortement. Et puis, il y a Ilha de Moçambique dont le nom résume à lui seul l'importance incontournable de ce joyau... En avion, les paysages proposés, notamment de Xai-Xai à Vilankulos, sont des plus prodigieux qui puissent exister. Assis tout en haut de la montagne de sable, vous pouvez apercevoir les baleines qui croisent au large pendant leur période de migration. Bref, se délasser sur les plages du Mozambique est un must de la destination. De plus, avec un masque, un tuba et des palmes, vous pouvez vous en mettre plein la vue sans aller bien loin, sans compter que les clubs de plongée se sont développés très vite dans le pays. Enfin nous ne pouvons parler du Mozambique sans nous intéresser à ses nombreux parcs et réserves naturels ; on en compte une petite dizaine. Une nature variée, forêt au nord et savane au sud, abrite les big five (lions, léopards, éléphants, rhinocéros...) qui, notons-le au passage, ont subi les conséquences de la guerre. De nombreux projets de réhabilitation sont en cours afin de protéger ces espèces et leur territoire.

Un vent d'afro-optimisme

" Terra da Boa Gente ", l'avait surnommée Vasco de Gama. Et en effet, les Mozambicains sont très accueillants. Vous pouvez être perdu, sans argent, sans moyen de transport, dans un village à 6h de route de votre hôtel, vous trouverez toujours quelqu'un pour vous aider, vous nourrir ou vous héberger, sur recommandation expresse du chef de village. Le voyageur qui passera rapidement au Mozambique sera rassuré par le spectacle que la rue offre, et pourrait sentir un vent d'afro-optimisme le rafraîchir. Alors que les canons ne se sont tus qu'au début des années 1990, le pays affiche un taux de croissance annuel de 8 %, s'attire les faveurs des bailleurs de fonds mondiaux et concrétise son essor économique par la construction d'infrastructures de base, mais aussi de grands buildings modernes, de centres commerciaux... Le centre-ville de Maputo est loin des images désolantes des guerres, de la pauvreté endémique et de l'insécurité qui trop souvent collent à l'Afrique.

Certes, si l'on s'attarde sur certains détails, on réalise bien vite que le Mozambique devra se débarrasser de quelques handicaps qui le ramènent toujours à un rang bien bas dans la liste des pays pauvres. Malgré tout, le pays a réalisé une spectaculaire progression en ces quelques années de paix.

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