Guide du Mozambique : Le Mozambique en 30 mots-clés

4X4

En 1947, on institutionnalisait les contrats de travail obligatoires destinés aux " indigènes ". Ils impliquaient 6 mois de travaux forcés pour les travailleurs au service du gouvernement. Pour contrôler le bon fonctionnement du contrat, l'autorité coloniale se déplaçait en Land Rover à travers le pays. La Jeep de l'époque, était alors le symbole du pouvoir colonial et, par extension, celui de la peur. Cependant, après la révolution, le 4X4 redore son blason. En effet, par son utilité, sa robustesse et ses capacités tout-terrain, il devient le symbole de la reconstruction nationale. Il sera l'ami des touristes qui désirent disposer d'une bonne liberté et explorer les belles plages mais reculées, uniquement accessibles avec ce type de véhicule.

Bonjour

Il y a celui du matin (Bom dia), celui de l'après-midi (Boa tarde) et celui du soir (Boa noite). Le matin et le soir, c'est assez simple : les repères sont le lever et le coucher du soleil. Là où tout se complique, c'est à midi. Si vous avez le malheur de dire Bom dia alors que c'est déjà Boa tarde parce qu'il est midi passé de trois minutes et que vous n'avez pas de montre, votre interlocuteur se fera un plaisir de vous rabrouer gentiment. Que sa montre avance ou retarde, cela n'a pas d'importance. Certains prennent le jeu de haut, d'autres s'en amusent. C'est un peu la course à celui qui dira Boa tarde avant l'autre. On pourrait penser que ce sont les étrangers qui trébuchent sur le portugais qui se font le plus avoir mais vous constaterez à force d'expérience que le jeu est à la portée de tous.

Cajou

La noix de cajou est essentiellement destinée à l'exportation ; elle est également vendue en quantité tout le long de la route nationale qui longe la côte Sud du Mozambique. Mais, considérée comme un produit de luxe et relativement chère pour un revenu mozambicain, elle n'est que peu consommée par les populations locales. En revanche, elle régale les étrangers de passage. Vous pourrez en trouver en quantité (grillées, salées ou au piri-piri) au mercado central de Maputo à des prix très raisonnables, surtout si l'on compare avec les prix qui sont pratiqués en Europe. C'est souvent l'un des souvenirs directement consommables (avec les mangues) que l'on ramène d'un séjour au Mozambique.

Camarões (crevettes)

On touche ici à un point sensible de l'économie du pays. Les eaux du Mozambique en sont particulièrement riches. Destinés à l'exportation, les produits de la mer sont l'une des principales sources de revenus du pays. Vous pourrez acheter des crevettes sur tous les marchés proches de la mer et en manger dans tous les restaurants, voire en grignoter sur la route, dans les chapas, où des vendeurs de rue vous proposent de beaux plateaux. Parfois, elles sont grillées à l'ail et au citron vert ou en sauce, à l'indienne (caril de camarão). Les plus belles atteignent 20 cm de long. Ce sont les plus chères aussi. Il y en a encore de plus belles destinées à l'étranger, vous ne les trouverez pas sur les marchés locaux.

Cassava (manioc)

L'aliment de base de beaucoup de Mozambicains. Le cassava, c'est ce petit arbuste que vous apercevez dans tous les champs, un peu rabougri et si fin qu'on le prendrait pour une mauvaise herbe. C'est le tubercule qui est consommé, et sert notamment à préparer la xima. Dans les régions les plus pauvres, les gens mangent rarement autre chose, ce qui conduit à de graves problèmes de malnutrition. Les enfants brusquement sevrés et passant à un régime alimentaire trop pauvre en protéines en sont les premières victimes et la conséquence la plus saisissante est sûrement l'abdomen distendu de ces enfants, symptôme classique du kwashiorkor.

Chapa

A ne pas confondre avec chapeau. Chapa, c'est le nom donné à tous ces minibus, généralement blancs, qui fourmillent dans les villes. Le mot vient de " châssis " en portugais. Autorisés à charger environ quinze personnes, ils sont capables d'en faire monter beaucoup plus. Pas chers, ce sont les transports publics les plus populaires. Ils effectuent les trajets au sein des villes mais aussi entre elles, et deviennent des pick-up dans les régions où les routes ne permettent pas un accès aux véhicules normaux. Les arrêts sont toujours virtuels. Ne cherchez pas les pancartes. Vous remarquerez très vite des groupes de personnes attendant au même endroit, c'est un arrêt de chapas. Entre deux villes, le chapa s'arrête là où des gens lui font signe.

Communisme

Avenue Karl Marx, Mao Tsé-Toung, Vladimir Lénine ; boulevard Patrice Lumumba, Julius Nyerere... tous les grands noms du communisme mondial et africain se retrouvent aux frontons des villes, héritage des premières années de gestion du Frelimo (Front de libération du Mozambique, un groupe armé devenu parti politique marxiste). Aujourd'hui le libre-échange l'a emporté ! En ville à Maputo, les banques pullulent sur les rues aux noms rouges. Le Mozambique est devenu un bon élève du FMI et de la Banque mondiale. A Maputo, un grand bâtiment moderne, imposant, flambant neuf, fait face à la mer : c'est le ministère du Commerce. En face, un building décrépi, noir et peu entretenu, d'aspect un peu minable : la primature... Tout un symbole.

Corruption

Contrairement aux expériences désagréables qui sont monnaie courante en Afrique de l'Ouest, les touristes au Mozambique sont peu embêtés par des policiers prêts à les délester de quelques meticais. Pourtant, cela pourra vous arriver quand même ! Sur la route, par exemple si vous dépassez la limitation de vitesse et que vous vous faites prendre sur le fait, il est probable que la police veuille s'arranger avec vous, à vous de choisir. A un autre niveau, celui du business, du commerce informel, des passe-droits, la corruption existe. L'oeil averti qui voyage en transports collectifs pourra cependant s'apercevoir à quel point les professionnels de la route sont rançonnés. Quant aux Sud-Africains, si vous les interrogez, ils vous affirmeront qu'ils sont continuellement ponctionnés de quelque menue monnaie : ils appellent cela " the speak like money ".

Déminage

Le pays a été miné durant la guerre mais certainement moins qu'on ne le proclame. On parle de 170 millions de mètres carrés infestés. Beaucoup de régions ont déjà eu le bénéfice des programmes de déminage financés par des ONG, d'autres, désormais rares, restent encore impraticables en raison du danger de mort si l'on sort des sentiers battus, notamment la région Makondé au nord et Namaacha au sud. Mais, à moins d'être complètement inconscient et de vous aventurer n'importe où sans consulter les gens du coin, vous ne risquez pas grand-chose. Un programme de déminage accéléré a été mis en place à l'aide de rats formés durant 6 mois, en Tanzanie et maintenant près d'Inhambane (sur la route de Tofo). Les résultats sont spectaculaires et incitent à l'optimisme.

Dhow

Embarcation typique des pêcheurs de Zanzibar, dont le modèle d'origine est le boutre arabe : un petit voilier rapide, dont l'arrière est surélevé et l'avant effilé, gréé avec une voile triangulaire. Ces voiliers traditionnels utilisés par les pêcheurs mozambicains ont été introduits dans le pays par les commerçants arabes et swahilis. Ils servent toujours, et peuvent également être utilisés comme moyens de transport tranquilles et charmants pour visiter les îles proches du rivage.

Djudju

Nous sommes en Afrique, ne l'oublions pas. La sorcellerie est partout ; elle s'appelle Djudju aux alentours de Lichinga, mais est dotée d'autant de noms qu'il y a de langues au Mozambique - beaucoup. Le Djudju, c'est le sort que certaines personnes mal intentionnées jettent sur les meticais destinés à être échangés contre les dollars des touristes. D'où le danger de changer son argent dans la rue : il peut avoir été ensorcelé.

Surtout, ne mêlez pas la liasse ainsi acquise avec le reste de votre argent, car le sorcier pourrait faire disparaître toute votre fortune ! La sorcellerie la plus célèbre se trouve dans la province de Nampula ; c'est celle des femmes qui envoûtent leur mari ou amant, maudissent la maîtresse de leur cher et tendre, manipulent l'homme convoité... Et comme ces femmes ont la réputation d'être également les plus belles du pays, attention !

Ecotourisme

L'écotourisme s'est développé de manière significative ces dernières années au Mozambique. Cette forme " responsable " de tourisme connaît de multiples facettes et il n'est pas aisé d'en arrêter un contour précis. Le plus simple est de le définir par ses principes. Il s'oppose avant toute chose au tourisme de masse qui, par nature, dégrade l'environnement. L'écotourisme invite donc en premier lieu à passer des vacances " mesurées ", qui ne portent pas atteinte à l'environnement. C'est pourquoi on l'appelle également " tourisme vert " ou " tourisme durable ". Dans un sens plus large, la nature elle-même fait l'objet des vacances : il s'agit d'appréhender la faune et la flore d'une région donnée. Enfin, et ne l'oublions pas, l'écotourisme se donne le projet de faire partager les bénéfices touristiques avec les populations locales.

Epa !

Cette interjection est utilisée pour ponctuer une phrase, voire toutes les phrases d'une conversation. " Epa ! " est employé dans toutes les bouches. " Epa t'as pas fait ça ? ", " Epa c'est vraiment une belle fille ", " Epa je pense que j'irai vers 8h ", " Epa il y a trop de bruit ici ", etc. " Epa " colle avec tout et avec tous les styles. Il exprime aussi l'étonnement, la déception, la curiosité, la joie... tout dépend de la tonalité qu'on lui donne.

Érosion

L'érosion touche gravement les 2 800 km de côtes du Mozambique Elle est entraînée par une combinaison de processus naturels et qui a pour conséquence le recul du littoral. Malgré l'importance du phénomène et la menace qu'il constitue, très peu d'études techniques ou scientifiques sont disponibles. Outre l'érosion entraînée par des processus naturels, l'action des humains joue un rôle important dans l'accélération de ce problème. L'occupation intensive des zones côtières motivée par le développement du tourisme n'arrange pas la situation : complexes construits sur des formations de dunes, construction de maisons dans les zones précédemment occupées par les mangroves et les zones humides, mise en place et extension des ports... Le retrait de la côte nécessite des mesures de protection et d'aménagement du territoire qui mettent du temps à se mettre en place au Mozambique !

Jeito

Jeito est partout, sur des panneaux publicitaires dans toutes les principales villes du Mozambique, dans les boutiques, sur les comptoirs des pensions et de certains hôtels, dans les pharmacies. Son emballage est jaune et vert. Il passe d'une main à une autre et il habille pour une protection totale contre le sida.

Jeito est le préservatif national. La campagne de communication a touché l'ensemble du territoire et marqué une grande partie de la population, de sorte que le mot Jeito est désormais inscrit dans la plupart des esprits. A tel point que vous trouverez des distributeurs de préservatifs dans les couloirs de certains hôtels par ailleurs tout à fait respectables !

En terme d'impact, elle compte parmi les meilleures campagnes, pour le préservatif, réalisées en Afrique... Même si, comme dans le reste de l'Afrique, surtout australe, le taux de contamination par le sida reste encore épouvantable, puisqu'on estime à 11,5 % la proportion des 15-49 ans touchés par le virus.

Lojas

Les lojas sont des petites boutiques souvent tenues par des Indiens, que l'on trouve partout et qui vendent de tout (autant du crédit téléphone que du shampoing, des serviettes hygiéniques que de l'insecticide et des boîtes de sardines). C'est le lieu d'approvisionnement le plus commun dans le pays pour tout ce qui est autre que produits frais. Les lojas sont un peu comme les épiciers du coin de la rue en Europe. Des supermarchés du peuple, version miniature.

Mac Mahon

Qu'il est étrange de retrouver le nom de ce général français, le premier à mettre le pied au Mozambique, absolument partout dans le pays... C'est qu'il a donné son nom à l'une des principales marques de bière locale la " 2M " pour les deux M de son nom ! Le Mozambique possède deux autres bières nationales : la " Laurentina " dont certains, notamment des Français, aiment rappeler que le nom vient de Laurent. Personne n'en connaît l'origine exacte mais on sait que le directeur commercial actuel est un Français ; et enfin, la " Manica ", inspirée de la province du même nom. On en trouve partout et souvent plus facilement que d'autres boissons fraîches dans des endroits un peu isolés. La bière est l'alcool le plus populaire, le moins cher et le plus accessible. Ce n'est donc pas de bière que vous manquerez.

Machamba

En langue shangane : champ, ferme, parcelle cultivée. Ce mot de la langue du Sud désignait à l'origine les parcelles cultivées par les familles rurales pour leur subsistance, où l'on plantait maïs, manioc et arachide de façon traditionnelle. Avec la distribution aux nationaux des terres nationalisées est née une nouvelle génération de gentlemen-farmers issue de l'élite politique, et la " Machamba ", de petit lopin de terre, est devenue grande propriété agricole aux méthodes modernes d'exploitation, discrètement cachée à de nombreux kilomètres de la capitale, pour ne pas faire des envieux. Il est maintenant de mode chez les grandes dames de la jet-set locale de circuler en ville en tenue des champs, avec sabots boueux aux pieds et 4X4 rutilant... style, retour de ferme.

Machibombo

Le machibombo est le nom usuel qui désigne les bus. Vous vous ferez immédiatement comprendre si vous utilisez ce mot pour demander où vont les bus, d'où ils sortent, par où ils passent, combien ils coûtent. Les machibombos ne sont pas des chapas. Plus gros, ce sont des bus qui peuvent transporter entre 60 et 80 personnes et qui appartiennent à des sociétés privées (Oliveira's, Mecula, Panthera Azul entre autres). Ces sociétés en assurent l'entretien et garantissent l'arrivée à bon port, dans les délais prévus et dans de bonnes conditions de voyage. Le confort peut néanmoins varier d'un bus à l'autre ; il est excellent pour les grands bus qui font la liaison entre le Mozambique et les pays voisins (Afrique du Sud surtout) : air climatisé, télévision, toilettes... mais bien plus rudimentaire dans le reste du pays. Certains passagers font même le trajet debout dans la travée centrale - pour le même prix.

Malaria

La malaria, qui sévit au Mozambique, peut être dangereuse. Il est conseillé de prendre un traitement préventif ordonné par votre médecin, ce traitement doit commencer deux jours avant votre départ. Pas d'affolement, la malaria se soigne très bien généralement, cependant pour les cas les plus graves elle peut atteindre rapidement le cerveau si on ne la soigne pas à temps. Dans les villes, les expatriés vont chez le médecin, attendent deux jours pour les tests sanguins, puis passent quelques jours à l'hôpital ; ils paient une note salée, et ressortent souriants. Dans la brousse (le bush), les Blancs s'arrêtent de travailler, se mettent au lit, s'hydratent et prennent leurs comprimés eux-mêmes (ça marche très bien même sans l'aide de l'infirmière). Dans tous les cas, mieux vaut être pourvu d'une médication. Si vous venez d'Europe, ce n'est pas très compliqué. Sachez que les Sud-Africains ont plus de problèmes. Il leur faut une ordonnance pour obtenir les médicaments et être malade pour avoir l'ordonnance, ce qui rend toute prévention difficile. Cependant, la malaria du Mozambique se soigne totalement, et ne réapparaît pas, chronique, en cas de fatigue, comme celle de sa voisine de Madagascar.

Mangrove

Espace de végétation entre mer et terre essentiellement constituée de palétuviers, les mangroves parsèment les 2 500 km de la côte mozambicaine. Toutes les espèces d'arbres de la mangrove ont des racines émergentes qui leur permettent de lutter contre l'asphyxie. A marée basse, on peut parfois errer à travers les arbres dont les racines plongent dans le sable, parfois vaseux, de la mangrove. A marée haute, ou plus vers le large, une balade en canoë-kayak, jumelles collées aux yeux, permet de belles observations d'oiseaux et de crabes, dont - pour certains d'entre eux - l'une des particularités est de posséder une pince de proportion gigantesque au regard de l'autre.

Mussiro

Le mussiro est un bois très clair et assez lourd exploité exclusivement par les femmes Macua dans le Nord du pays. Le bois est réduit en poudre, mélangé à de l'eau et ensuite appliqué sur le visage, formant un masque blanc. A l'époque, il signifiait qu'une femme était disponible. Aujourd'hui, il sert de protection solaire aux femmes qui passent leurs journées dans les champs. Mais il est aussi un cosmétique censé embellir la peau. Parfois, les plus jeunes imitent leur mère en portant le masque.

Mussuaki

Il s'agit d'un bout de bois utilisé comme dentifrice, surtout dans l'île du Mozambique au Nord (Ilha de Moçambique). Les adultes utilisent les plus gros d'entre eux pour frotter leurs dents, les débarrasser des restes de repas et les blanchir ; les enfants les imitent avec de plus petits morceaux.

Paragem (arrêt)

Partout où il y a des chapas qui circulent, le mot " paragem " est de rigueur. Il fait office du bouton vert ou rouge " arrêt demandé " dans les bus occidentaux, mais ici il faut le crier pour que le conducteur entende.

Le contrôleur, chargé de faire monter les passagers et de vendre les billets, fait l'intermédiaire : il signalera le paragem à la suite de votre appel (c'est surtout la 2e syllabe du mot qui s'entend).

Piri-piri

Les amateurs de piments et de sensations fortes seront aux anges. Le piri-piri, piments rouges macérés dans de l'huile est sur toutes les tables au Mozambique, méfiez-vous, il peut être très fort ! Si vous vous faites avoir, éviter le verre d'eau, mieux vaut une bonne bouchée de riz ou de pain, ou encore de sucre, plutôt que du liquide qui risque de renforcer la sensation de brûlure.

Praia (plage)

Le pays (2 500 km de côtes) offre aux touristes quelques superbes plages. Vous trouverez des plages diverses et variées, avec dunes ou lagons ou les deux, la plupart situées dans un cadre sauvage. Beaucoup sont difficilement accessibles par la route surtout si vous n'avez pas de 4x4. En bateau ou en avion vous pouvez aussi les découvrir, comme un mirage, vierges de toute présence humaine. Certaines - sable blanc et océan fougueux - ont la caractéristique d'être à perte de vue ; d'autres, simplement idylliques, sont délimitées par les cocotiers et les filaos.

Prego

" Prego no pao " est le sandwich le plus répandu. Il s'agit d'un pain rond garni d'un steak bien cuit (tellement cuit que vous ne risquez rien), plus ou moins bien cuisiné (généralement simplement revenu dans une poêle avec de l'huile et un peu d'ail). Celui qui est vendu dans le wagon-restaurant du train entre Nampula et Cuamba est excellent.

Racisme

Contrairement à l'atmosphère générale en Afrique australe, et malgré une époque coloniale très dure, le Blanc est regardé avec indifférence, voire sympathie par les Mozambicains. Mais cet équilibre est parfois remis en question, à cause notamment de quelques immigrés Sud-Africains et surtout Zimbabwéens qui reproduisent au Mozambique les comportements déplorables parfois en cours dans leur pays. D'où certaines tensions, heureusement très circonscrites aux endroits à forte population immigrée.

Sorryla

Terme ramené par les travailleurs mozambicains envoyés en Afrique du Sud pour travailler dans les mines d'or, " sorry " est devenu avec le temps " sorryla ". Utilisé par les anciens comme par les jeunes, sorryla signifie simplement " excuse ", " excuse pour ça ", " désolé ".

Xima

La xima est lui aussi l'un des aliments de base. Il s'agit d'une pâte blanche faite à partir de farine de manioc. Seule ou accompagnée d'une sauce tomate et de citron vert, la xima nourrit son homme. La xima possède une texture et une consistance qui valent bien un effort de la part d'un palais non initié. En cas de grosse faim, elle est plus efficace que le riz ou les frites. Nourriture populaire, elle est rare dans les restaurants, sauf dans les bouis-bouis locaux.

Faire / Ne pas faire

Faire

Se lever au petit jour. Peut-être le ferez-vous contraint et forcé, afin d'obéir aux diktats des conducteurs de chapas sans pitié pour les tranquilles touristes qui désireraient faire une grasse matinée : tous les transports en commun quittent leur point de départ entre 4h et 5h. Quoi qu'il en soit, le réveil au point du jour sera toujours bien récompensé : la lumière est alors superbe, la vie se met en branle lentement... C'est l'heure où l'on apprécie le mieux le pays.

Aller écouter de la musique live. Dans les bars et restaurants, de Maputo notamment. Tout dépend du jour où l'on passe dans la ville, mais à partir du jeudi soir tout est toujours animé.

Apprendre un peu de portugais. Le portugais, c'est un peu de français avec des " o "... Si la langue est difficile à parler correctement, vous apprendrez très vite les mots essentiels et serez capables de communiquer en un clin d'oeil. Rien de tel pour faciliter les contacts avec les locaux, et pour mieux apprécier le pays.

Recycler. Dans les transports en commun, canettes de soda vides, bouteilles d'eau, emballages plastiques s'envolent par la fenêtre et viennent salir le bush. Les Mozambicains n'hésitent pas à tout balancer, sans le souci du respect de l'environnement. Une raison bien rationnelle à (une partie de) cela : dans un pays pauvre, une bouteille en plastique est précieuse et servira à de multiples usages ; si vous en jetez une, soyez sûr qu'en moins de 2 min elle aura disparu entre les mains d'une mère de famille. En revanche, il est évidemment nécessaire de faire le tri de ce qu'on abandonne au bord de la route.

Ne pas faire

Ne pas donner l'aumône aux enfants. Au Mozambique, on est très loin de la vision française sur la place de l'enfant dans la famille ; l'enfant est d'abord là pour servir l'adulte, en aucun cas pour se faire servir. Donner l'aumône à un bout de chou dans la rue peut, certes, paraître généreux, mais risque de provoquer de grandes tensions au sein des familles qui préfèrent que les touristes sortent de leur hôtel et distribuent leur argent en achats dans des boutiques locales, ou en pourboires, plutôt que de transformer leurs enfants en mendiants. Par contre, il est recommandé de donner aux vieux et aux malades ou handicapés.

Ne pas photographier les gens sans leur accord. Surtout dans les zones rurales. Demander la permission, c'est tout simple et ça ne prend pas beaucoup de temps.

Ne pas ramasser les coquillages. " Ne rien laisser d'autre que les empreintes de vos pieds nus "... Vous verrez certainement ce slogan si vous vous adonnez aux loisirs nautiques. Ramasser un souvenir à rapporter au pays peut sembler minime, mais non seulement vous privez les futurs plongeurs de la beauté de ce que vous désirez emporter, mais, plus grave, vous endommagez l'écosystème sous-marin (de nombreux organismes et animaux peuvent habiter les coquillages).

Ne pas manger de la viande de brousse. Essayer l'antilope ou le singe, pourquoi pas, certains pourraient être tentés. Mais il est difficile de savoir si l'animal qui termine dans votre assiette a vraiment été tué légalement, puisque toute chasse est réglementée. Dans le doute, mieux vaut s'abstenir car cela pourrait contribuer à encourager le braconnage.

Ne pas s'éloigner du bord lorsque vous vous baignez ! L'océan est dangereux, les vagues sont hautes, restez vigilant.

Ne pas conduire de nuit ! Prévoyez lors de vos déplacements en voiture de ne pas vous faire rattraper par la nuit. Les routes sont dangereuses au Mozambique, de nombreux piétons marchent sur le bord de la route qui elle, n'est quasiment pas éclairée ! Sans parler de l'état des routes qui sur certaines parties laissent à désirer (parpaings, trous dans la chaussée)... Préférez vous arrêter et dormir dans un petit hôtel que de prendre ce risque.

Ne pas commander de garupa. Vous verrez souvent ce poisson à la carte des restaurants, essayez de ne pas trop en abuser. Le garupa met 5 ans à se reproduire, et celui-ci étant de plus en plus pêché, il est en voie de disparition.

Attention aux applications de rencontre ! Pour les accros aux applications qui souhaiteraient ajouter un pion sur la carte du Mozambique, attention... Vous pourriez matcher malencontreusement avec une conquête solvable, quand bien même vous auriez précisé clairement vos désirs. Soyez prudent si vous ne voulez pas terminer au poste, les poches vides.

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