Le guide touristique LOZÈRE du Petit Futé : Les immanquables

Les immanquables

Divisée en quatre zones géographiques à la forte identité, la Lozère est une inépuisable source de découvertes et de loisirs. Au sud, les Cévennes et les Causses, inscrits au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en 2011, recèlent des paysages hors du commun, à découvrir en randonnée avec un âne à l'instar d'un Stevenson. Toujours au Sud, les gorges du Tarn se descendent en canoë, le nez en l'air pour admirer la ronde des vautours. Au Nord, la Margeride et l'Aubrac au climat plus âpre sont les destinations idéales en hiver pour y faire du ski de fond, des balades en raquettes ou pour découvrir les tourbières. Partout, la nature des sols et la vie rurale ont façonné des architectures typiques et des paysages à forte personnalité avec une qualité environnementale remarquable.

Si les réserves animalières permettent d'être au contact des loups, bisons, aurochs, vautours, chevaux "préhistoriques", on peut également rencontrer au détour d'un chemin cerfs ou chevreuils, taquiner le goujon, la truite ou le saumon dans les cours d'eau. Amoureux des grands espaces naturels, enfilez vos chaussures de marche, accompagnez vos sorties nature de jumelles et d'appareils photos, vous aurez ainsi des souvenirs exceptionnels à partager !

Incontournables et labélisés

Toujours en recherche d'amélioration de leurs services, hébergeurs, restaurateurs et lieux de visites s'investissent dans les démarches qualité. Le label qualité Sud de France, qui repose sur les engagements nationaux du plan qualité tourisme, a été décerné à trente-cinq établissements lozériens, dont six sites de visites : Ainsi l'Aven Armand, le parc des bisons de Margeride, la grotte de Dargilan et la ferme caussenarde d'autrefois font partie des labélisés. De même, la filature des Calquières, seul musée de Lozère ouvert à l'année offre désormais une visite totalement accessible aux personnes à mobilité réduite et s'est enrichie d'une nouvelle animation. Le Vallon du Villaret, lui, ne peut être naturellement accessible aux fauteuils roulants pour des raisons de relief naturel, apporte un autre service malin : le prêt de joëlette, permettant aux personnes handicapées de profiter de son parc, tout comme il tient à ce que les visiteurs chômeurs ou vivant avec les minima sociaux y aient accès gratuitement. Des initiatives innovantes qui prouvent le dynamisme de la région et ouvrent le tourisme à une dimension sociale, trop souvent négligée au profit du seul développement économique.

Carte d'identité

Numéro : 48

Population : 78 535 habitants.

Densité : 14,9 habitants/km².

Superficie : 5 168 km².

Préfecture - sous-préfecture : Mende et Florac.

Nombre de communes : 185, 2 000 villages et hameaux.

Région d'appartenance : Occitanie.

Point culminant : Pic de Finiels 1 699 m.

Cours d'eau principaux : Allier, Tarn et Lot.

Lozère
Les gorges du Tarn et les bateliers de la Malène
Les Gorges du Tarn
Les Gorges du Tarn

Les gorges du Tarn sont devenues le symbole de l'activité touristique en Lozère. Situées entièrement dans le département, elles constituent un site spectaculaire, connu des touristes dès la deuxième moitié du XIXe siècle. Les gorges se sont formées lors des plissements alpins et pyrénéens, quand les couches de calcaire déposées durant l'ère secondaire ont été entaillées par la rivière sur les 100 km de son parcours lozérien, jusqu'à une profondeur dépassant parfois les 500 m. En été, la tranquille rivière Tarn est parcourue par des milliers de canoës et de kayaks, d'où les occupants peuvent admirer les hautes falaises, les chaos rocheux et les petits villages accrochés aux pentes. Jusqu'en 1905, les gorges n'étaient accessibles qu'en barques à fond plat, semblables à celles qui promènent les touristes, et il fallut les volontés d'E.-A. Martel et celles de Jean Monastier, député lozérien de l'époque, pour obtenir le percement de la route actuelle, en surplomb de la rivière, et de ses quatorze tunnels.

Depuis Ispagnac, les gorges sont parsemées de hameaux et villages typiques  : Quézac, Montbrun, Castelbouc, La Malène, Les Vignes, Le Rozier, sans oublier Sainte-Enimie, petite cité moyen-âgeuse, chargée de légendes. La meilleure façon de découvrir les gorges est d'ailleurs d'emprunter le fil de l'eau, avec les célèbres bateliers de la Malène, manière de se rappeler qu'au début du siècle dernier, la route n'existait pas et que les barques étaient le seul moyen de communication de la vallée. Reprenant les gestes anciens et les barques traditionnelles, neuf bateliers offrent à leurs passagers une vue imprenable sur un parcours de 8 km, à un endroit resserré des gorges. Ce qui permet aussi de porter un oeil attentif sur la faune, la flore et le paysage.

Les causses et les grottes

A l'ère secondaire, celle des dinosaures, la mer s'est avancée sur le massif ancien et, pendant 60 millions d'années, calcaire et marnes se sont déposés en couches alternées sur des milliers de mètres de hauteur. On peut voir les traces de certains de ces animaux préhistoriques près de Florac, à Saint-Laurent-de-Trèves. Portées en hauteur, brisées, plissées par les grands mouvements du tertiaire, qui ont fait surgir les Alpes et les Pyrénées, ces grandes masses ont été attaquées par l'érosion. Les rivières, au débit plus important que de nos jours, ont creusé d'imposantes gorges, dont la profondeur atteint parfois plus de 500 m, qui séparent des plateaux dénudés et arides : les causses. Le plus vaste est le causse de Sauveterre, entre le Lot et le Tarn. Légèrement vallonné, il conserve quelques maigres forêts. L'activité humaine se concentre dans les rares hameaux ou dans des fermes isolées toujours situées près de petites dépressions au fond argileux, seuls lieux permettant une activité agricole. Entre Tarn et Jonte s'étend le causse Méjean. C'est un immense plateau calcaire du Jurassique, vaste vaisseau coupé du reste du département par des falaises de plus de 120 km de long. Son seul lien avec la "  terre ferme  " est l'isthme, large de moins d'un kilomètre, qui le rattache au massif de l'Aigoual au col de Péjuret. Enfin, tout au sud, la Lozère ne compte qu'un petit bout du causse Noir, qu'elle partage avec le Gard. Mais la vraie richesse des Causses ne se voit pas en surface. Pour la découvrir, il faut pénétrer à l'intérieur. Nous vous proposons deux visites confortables et en toute sécurité. Depuis juin 2011, en association avec la région naturelle voisine, les Cévennes, et l'ensemble des autres causses de l'Hérault et de l'Aveyron (en particulier le Larzac), la région est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, une juste reconnaissance, permettant de mieux faire connaître ses paysages remarquables mais également la vie des hommes qui l'ont façonnée, grâce à l'agro-pastoralisme.

Une grotte rose, une pierre qui boit...

Dargilan n'en finit pas d'émerveiller ses visiteurs... Est-ce sa couleur rose, irréelle comme un conte de fée ? Toujours est-il qu'une initiative originale y a vu le jour : tous les lundis du mois d'août à 16h30, une animation met en scène les contes de la pierre qui boit. Dans la salle du clocher, habituellement fermée au public, à la suite de la visite, Clémentine Magiera entretient l'imaginaire, enflammé par la beauté du lieu, en racontant " l'histoire de la rivière qui un jour s'est perdue", " la légende des pierres plantées qui allaient boire à la Jonte". Durant un peu moins d'une heure, le charme opère autant sur les grands que sur les plus jeunes qui n'oublieront pas de sitôt la grotte rose. Une séance "sorcières" est également proposée pour Halloween (tarif 13 € adultes, 7 € enfants de 6 à 17 ans).

Les animaux protégés de la Lozère

Terre des grands espaces où la nature a gardé encore tous ses droits, peu peuplée, la Lozère est devenue une terre d'asile pour des espèces menacées. Le Parc national des Cévennes y a été pour beaucoup en réintroduisant les vautours. Pour que le plus grand nombre profite de la beauté de ces animaux, pour faire découvrir leur mode de vie, mais aussi pour faire prendre conscience des dangers qui les menacent, de véritables sites touristiques ont été créés à partir de ces zones de protection. Et maintenant, quand vous irez passer des vacances en Lozère, vous pourrez tout apprendre sur les loups, les vautours et les bisons d'Europe.

Le vallon du Villaret
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