Le guide touristique ALGER du Petit Futé

Bienvenue à Alger !

Alger la Blanche est envoûtante. La ville n'a rien perdu de son charme d'antan et se modernise continuellement. A la fois tournée vers le passé à travers son architecture, qui rappelle indéniablement les siècles de colonisation française passés, et vers le futur grâce à l'édification du nouveau terminal d'aéroport, ses nouveaux centres commerciaux, son tramway moderne, sa mosquée immense en construction, Alger est une ville de paradoxes et de contrastes. Les plus pessimistes vous diront que rien n'a changé ici, que les murs tombent en décrépitude, que la Casbah se meurt, que les embouteillages fous et la surpopulation finissent d'étouffer le centre. Les plus enjoués vous informeront fièrement de la mise en service du métro d'Alger depuis plusieurs années déjà, de la réouverture du mythique Jardin d'Essai et de la cinémathèque, de la rénovation des palais de la basse Casbah et de l'un des hôtels les plus emblématiques de la ville, l'Aurassi, mais aussi de l'ouverture de nouveaux hôtels tout confort et de bien des restaurants où on se régale.

Une réédition est nécessaire parce que, malgré une apparente inertie, les choses bougent dans cette capitale en mutation, à l'image de cette nouvelle Constitution du pays votée en 2016. Capricieuse, généreuse, Alger est une terre contrastée qu'il faut aborder dans sa pluralité. C'est pourquoi nous tentons, dans ce guide, de vous parler des " Alger " : cette ville millénaire de tous temps convoitée, abîmée et façonnée par différentes civilisations, cette capitale nostalgique dont les rues, les musées, les habitants ont tant d'histoires à raconter mais qui semble pourtant tourner le dos au passé, cette mégapole qui ne cesse de s'étendre dans une modernité parfois désordonnée.

Alger, c'est cette cité terriblement séduisante et accueillante, prête à se dévoiler à qui saura se laisser entraîner par ses humeurs et qui s'aventurera à la découvrir dans son intimité.

L'équipe de rédaction

REMERCIEMENTS. Merci à ma famille à Reghaia et à Miliana pour leur accueil chaleureux. Merci à Nordine Bouanani, le meilleur guide d'Alger et d'Algérie, pour ses bonnes adresses et ses précieux conseils. Merci à Yacine Benachoura pour ses contacts utiles et à Riad Ounini pour m'avoir dépannée à la dernière minute en me permettant de travailler avec son chauffeur. Bien entendu, un immense merci à l'Ambassade d'Algérie en France et particulièrement à Djalal Benmedakhene pour sa gentillesse et son efficacité. Et enfin, merci à tous ces Algériens passionnés par leur ville qui ont su me faire découvrir Alger comme il se doit.

Galerie photo ALGER

Idées de séjour ALGER

On peut découvrir l'essentiel de la capitale en un week-end mais Alger recèle tant de secrets qu'on ne se lassera d'arpenter les ruelles de sa casbah, de dévaler les venelles ombragées d'El-Biar et de Poirson, de parcourir le centre-ville à la conquête de son histoire plus intime et profonde...

Voici quelques pistes qui vous aideront à organiser votre séjour dans la capitale, qu'il soit court (2 à 3 jours), long (une semaine) ou orienté selon une éventuelle thématique. Notons que l'Algérie n'a pas encore adopté le week-end universel, mais celui-ci est semi-universel depuis 2009. Les jours de repos sont donc fixés au vendredi et au samedi. Vendredi est une journée vouée à la prière, la plupart des restaurants et des boutiques sont fermés.

Il n'existe pas de réglementation quant au jour de fermeture hebdomadaire des musées mais la plupart sont fermés le vendredi, d'autres le samedi.

Si vous restez plusieurs jours à Alger, mieux vaut consacrer la journée du vendredi à une escapade à la découverte des alentours d'Alger (par exemple la visite de Tipasa dont le site antique reste ouvert le week-end), d'une part parce qu'Alger sommeille le vendredi et d'autre part, parce qu'en semaine (surtout les dimanche et mardi), les déplacements sont plus difficiles ; d'importants embouteillages paralysent le réseau routier au sortir de la ville.

Séjour courtHaut de page

Jour 1. Vous pouvez commencer la visite d'Alger par la découverte de son centre. Malgré l'expansion incessante de la ville, le développement de nouveaux quartiers périphériques et les vaines tentatives de déplacement du centre de la capitale vers le sud, le coeur actuel de la ville demeure l'ancienne ville coloniale. Elle s'articule autour de ses principaux axes, les rues Didouche (ex-Michelet) et Larbi ben M'Hidi (ex-d'Isly), le boulevard Khemisti (ex-Laferrière), et le front de mer, et de ses principales places, la place Audin, le square port Saïd (ex-Bresson). Débutez la journée au musée des Antiquités et des Arts islamiques, qui est avec le musée du Bardo, plus bas, un des plus intéressants musées de la capitale. Vous descendrez la rue Didouche, cette mythique artère parfois comparée aux Champs Elysées. Coeur de l'ancienne ville coloniale, cette rue présente les plus beaux aspects de l'architecture néoclassique française. La cathédrale du Sacré-Coeur à l'architecture moderniste se démarque franchement de cette succession d'immeubles anciens arborant fièrement moulures, mosaïques et balustrades en fer forgé. La Grande Poste, fleuron de l'architecture néo-mauresque, symbole de l'Alger colonial, est encore aujourd'hui le point de repère des Algérois. La découverte du centre-ville se poursuit par la rue Larbi Ben M'Hidi, plus connue sous son ancien nom, rue d'Isly, bordée de snacks et de boutiques en tous genres. Plus loin, la place Touati-Mohamed, plus connue sous le nom de square Port Saïd ou Bresson, où s'impose le majestueux Théatre national d'Alger, offre le spectacle d'un impressionnant bureau de change à ciel ouvert. Une pause café au " Tantonville " tombera à point. La rue Bab-Azzoun mène à la place des Martyrs (ex-place du Gouvernement) qui était l'ancien centre d'Alger dès l'arrivée des Français et jusqu'au début du XXe siècle.

Le retour vers le centre-ville se fera en longeant le front de mer. Cette balade est d'autant plus agréable en fin de journée lorsque la ville est baignée par la lumière crépusculaire. Vous pourrez admirer alors l'ensemble architectural monumental édifié sur 1 500 m au cours des premières années de la présence française par Frédéric Chassériau.

La journée peut se terminer par une balade en taxi le long du boulevard de Martyrs, qui de nuit comme de jour offre de magnifiques points de vue sur la baie et la ville.

Jour 2. Impossible de séjourner à Alger sans visiter la Casbah. La matinée, alors que les rues sont encore calmes et la lumière douce, peut être consacrée à la découverte des secrets du vieil Alger. Le point de départ de cette visite sera par exemple la citadelle, l'ancienne forteresse militaire turque, actuellement fermée au public pour rénovations. A partir de là, vous pouvez suivre un itinéraire bien précis afin de ne manquer aucun des principaux trésors de la vieille ville arabo-berbère et ottomane. De manière générale, on vous recommandera d'être accompagné d'un guide ou d'une personne connaissant bien les lieux, mais il est possible de visiter seul la casbah, à condition de rester prudent, discret et de s'en tenir à l'itinéraire proposé dans ce guide. Dans la partie haute de la Casbah, vous découvrirez la maison du Millénaire, réplique d'une habitation traditionnelle algéroise, la mosquée Sidi Ramdane, la fontaine Bir-Chebana puis, dans la basse Casbah, vous choisirez de visiter le palais Dar Mustapha Pacha et ne manquerez pas d'admirer la symbolique mosquée Ketchaoua.

Le début d'après-midi peut être consacré à la visite du Bastion 23 que vous rejoindrez en traversant la place des Martyrs (ex-place du Gouvernement), en longeant le front de mer, les mosquées El-Djedid et El-Kebir puis l'Amirauté.
En milieu d'après-midi, vous pouvez envisager de gagner la basilique Notre-Dame-d'Afrique et de vous laisser séduire par toute la spiritualité des lieux. Rejoignez en fin d'après-midi le légendaire Jardin d'Essai. Puis en fin de journée rendez-vous au Maqâm Echahid, monument érigé à la mémoire des martyrs de la révolution algérienne. A quelques encablures de l'esplanade Riadh El-Feth, la vue sur le port, la baie et le jardin d'essai est admirable.

Jour 3. Si vous avez la possibilité de séjourner une troisième journée à Alger, nous vous conseillons d'aller découvrir l'un des plus beaux sites antiques de la Méditerranée. Tipasa, situé à soixante-dix kilomètres à l'ouest d'Alger, est un ensemble de vestiges phéniciens, romains, paléochrétiens et byzantins. Cherchell, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Tipasa, n'est autre que l'ancienne capitale de la province romaine de Maurétanie césarienne. Si le site paraît malheureusement délaissé, la ville détient deux riches musées archéologiques possédant d'exceptionnelles sculptures et mosaïques anciennes. Sur la route d'Alger à Tipasa, le Mausolée royal de Maurétanie empli de mystères serait un édifice funéraire datant d'entre les IIIe et Ier siècles av. J.-C.

Séjour longHaut de page

Séjourner une semaine à Alger permet de plonger dans l'intimité de la capitale, de laisser le hasard, l'imprévu et les rencontres changer le cours d'un programme, d'abandonner le taxi et d'envisager de longues promenades des hauteurs jusqu'au centre-ville...

Jour 1. Alger est bâti en amphithéâtre. Avant de vous engouffrer dans le bouillonnant centre-ville, vous prendrez de la hauteur afin d'admirer le site sur lequel s'est développée la capitale et de jouir des panoramas qu'offrent de nombreux points de vue tels que le balcon Saint-Raphaël à El-Biar, l'Aérohabitat au Télémly, le Maqâm Echahid ou l'esplanade du palais de la Culture dans les quartiers sud, le boulevard des Martyrs, le bar de l'hôtel Aurassi, l'ancienne Bibliothèque nationale ou encore le parvis de la basilique Notre-Dame-d'Afrique...

En fin d'après-midi, vous flânerez le long du plus grand balcon de la ville, le front de mer.

Jour 2. L'emblématique hôtel St-George peut constituer le point de départ de cette deuxième journée, consacrée à la visite du centre-ville. Prenez le temps avant tout de découvrir le Mustapha Supérieur qui constituait le fahs, la campagne à l'époque ottomane jonchée d'anciennes résidences d'étés des dignitaires ottomans, les Djenanes (villa Mustapha Raïs, Djenane-El-Mufti, villa Mustapha Pacha, palais du Peuple...). Le musée des Antiquités et des Arts islamiques vous invite à découvrir ou redécouvrir l'histoire de l'Algérie à travers une intéressante collection antique des époques lybico-berbère, phénicienne, romaine, vandale, byzantine. La rue Didouche vous dévoile une succession d'immeubles néoclassiques et vous invite à faire quelques intrusions dans ses rues et ruelles adjacentes : celle où se trouve l'entrée bien cachée de la cathédrale du Sacré-Coeur, la rue Meissonnier où se tient son important marché couvert, la rue Ahmed Zabana menant à la très jolie place du même nom, où l'imposante rue Victor-Hugo...

La rue Didouche, les " Champs Elysées algériens " comme s'amusent à dire certains, est bordée de belles boutiques d'artisanat, de librairies.
Flânez également dans les parcs et jardins du centre-ville. Quelque peu délaissés, le parc de la Liberté (ex-parc de Galland) et le jardin de Beyrouth (ex-parc Saint-Saëns) évoquent avec une certaine mélancolie la prospérité de l'époque coloniale. Au cours de cette journée dans le centre-ville, vous avez l'occasion d'admirer le style architectural néo-mauresque, développé au début du XXe siècle dans la capitale, à travers plusieurs réalisations, comme bien sûr, la Grande Poste, mais aussi l'immeuble de la Dépêche algérienne, la wilaya, les anciennes Galeries de France, dont l'édifice abrite aujourd'hui le MAMA (musée d'Art moderne d'Alger)... Le centre-ville, c'est également la rue d'Isly et ses boutiques de prêt-à-porter, la place Emir Abdelkader et le fameux Milk Bar, le square Port Saïd et ses innombrables cambistes...

Jour 3. En consacrant une bonne partie de la journée voire la journée entière à la visite de la Casbah, vous prendrez le temps de découvrir tous les secrets du vieil Alger et de pénétrer l'âme de ce quartier historique. Vous pouvez toujours suivre l'itinéraire proposé dans le guide ou si vous êtes accompagné envisager une visite plus informelle en vous laissant dévaler les ruelles au grès de votre instinct et des conseils des casbahdjis. Vous découvrirez alors les mosquées Sidi Ramdane, Es-Safir, Sidi Abdellah, les nombreuses fontaines ornées de faïence et de mosaïques, le mystérieux cimetière des princesses, le carrefour Fromentin et son mausolée Sidi Mohamed Cherif, ses nombreux artisans qui peinent à maintenir leur activité. Dans la basse Casbah, vous prendrez le temps de visiter les palais, le bastion 23 et d'admirer les mosquées Ketchaoua, El-Djedid et El-Kebir.

Jour 4. La journée peut débuter par la visite de la basilique Notre-Dame-d'Afrique, située sur les hauteurs du quartier de Bologhine (ex-Saint-Eugène) et se poursuivre par une balade au coeur du légendaire et très populaire quartier de Bab El-Oued, situé plus bas. Découvrez la trépidante place des Trois-Horloges, l'ancien quartier espagnol, la Basetta, les marchés couverts, le mausolée Sidi-Abderrahmane, aux confins de la Casbah...

L'après-midi, vous profiterez de la douceur de vivre des hauteurs de la ville, de la paisible place Kennedy conçue dans le style néo-mauresque et des ruelles ombragées d'El-Biar, du panorama sur la baie qu'offre le tranquille balcon Saint-Raphaël. Au cours d'une promenade sur l'un ou l'autre des chemins redescendant vers le Télémly, c'est l'occasion d'apercevoir ici et là, derrière les palmiers ou les bougainvillées, de cossues villas mauresques ou néo-mauresques...

Jour 5. Dirigez-vous vers les quartiers sud dominés par le Maqâm Echahid (monument du Martyr) et débutez cette journée par la visite du musée du Moudjahid. A quelques encablures de l'Esplanade Riadh El-Feth, une petite incursion à l'intérieur de l'une ou l'autre des cités Diar El-Mahçoul et Diar Es-Saada vous permettra de découvrir une des nombreuses réalisations de l'architecte Fernand Pouillon en Algérie. En contrebas du bois des Arcades, la villa Abd-El-Tif, ancienne demeure du fahs, était à l'époque coloniale un lieu de résidence artistique. Au-dessous, le musée de Beaux-Arts abrite notamment les oeuvres de peintres, miniaturistes et plasticiens algériens tels que Baya, Racim, Khadda, Issiakhem...

Jour 6. Ces deux dernières journées peuvent être consacrées aux sites environnants de la capitale. La visite des sites antiques de Tipasa et de Cherchell peut se faire dans la même journée mais il faudra sans hésiter accorder davantage de temps au magnifique parc archéologique de Tipasa. Cherchell vaut davantage pour son important musée que pour son site. Pour se rendre à Tipasa, en sortant d'Alger, vous pouvez emprunter la route de la corniche passant par Bologhine, Raïs Hamidou, Aïn Benian, La Madrague... Une dizaine de kilomètres avant Tipasa, ne manquez pas le mystérieux Tombeau royal de Maurétanie. De Tipasa à Cherchell, la route de la corniche contournant le mont Chenoua est magnifique.

Jour 7. Si Alger n'a plus de secret pour vous, une autre possibilité d'excursion s'offre à vous : la plaine de la Mitidja et l'Atlas Blidéen. D'Alger à Blida, découvrez les villages de la région agricole de la Mitidja, les orangeraies et les vignes. A Blida, découvrez la place du 1er-Novembre (ex-place d'Armes), plus connue sous le nom de place Ettout (place des Mûriers) et son kiosque construit autour d'un palmier. Au sud de Blida, Chréa, le Ruisseau de singes, les gorges de la Chiffa peuvent faire l'objet d'une agréable excursion au coeur de l'Atlas blidéen. Le monastère de Tibhirine, près de Médéa, est discrètement ouvert au public. Il vous faudra contacter les responsables du site si vous prévoyez de pousser l'excursion jusqu'à ce haut lieu spirituel.

Séjours thématiquesHaut de page
Alger colonialeHaut de page

Au cours de ses 132 années de présence, la France a définitivement métamorphosé la physionomie d'Alger. Capitale de l'empire colonial, elle doit, dès les premières années d'occupation, ressembler à une grande ville française. Si Alger semble être le miroir de Marseille, parce qu'elle lui fait face, c'est plutôt sur le modèle de Paris que le génie architectural bâtit la ville. Sous l'impulsion de Napoléon III, Alger s'imprègne de toute la monumentalité de la capitale française. En témoignent le majestueux boulevard du front de mer, mais également les larges artères, comme le boulevard Khemisti (ex-Laferrière), bordées d'immeubles au style néoclassique, le luxuriant Jardin d'Essai, le Théâtre ou le musée des Beaux-Arts...

Même si Alger, dès les premières années de sa libération, s'emploie à devenir la capitale d'un Etat indépendant en se dotant de monuments ou d'établissements emblématiques comme le Maqâm Echahid ou l'hôtel El-Aurassi, l'empreinte du colonisateur est inaltérable. Au lendemain de la proclamation de l'indépendance, les Algérois tentent tant bien que mal de se réapproprier cette ville européenne, dont ils étaient écartés jusqu'alors. Les rues, places, lieux publics changent de nom, certains édifices comme les anciennes Galeries de France, dont la plaque historique a été camouflée, ou l'emblématique immeuble de la Parisienne cachent mal ou succombent à la rancoeur du passé. C'est fièrement que la mosquée Ketchaoua recouvre sa fonction à l'indépendance, mais comme en témoigne à l'arrière sa lourde cloche, les traces du passé sont parfois difficiles à effacer. Alger est cette ville passionnante où se mêlent si bien le passé au présent. L'ancienne ville coloniale est fascinante à découvrir ou à redécouvrir, pour ceux qui l'auraient connue avant l'indépendance. Les pieds-noirs, tels des pèlerins, reviennent sur les lieux de leur enfance à la recherche d'un immeuble, d'un voisin, d'une école, d'une épicerie ou de la tombe de leurs ancêtres...

Un séjour de quelques jours peut ainsi être consacré à la découverte ou au souvenir de l'Alger colonial.

Sur les traces des vestiges de la Régence d'AlgerHaut de page

La Casbah d'Alger étend sur 48 ha le précieux patrimoine de la Régence d'Alger : citadelle, palais ottomans, habitations traditionnelles, mosquées anciennes, souks et fontaines...
Si c'est dans la vieille ville, autour du palais Djenina, que s'organisait la vie sous la Régence, la présence ottomane est cependant visible au-delà des anciens remparts de la Casbah. La vieille ville était si étroite que les dignitaires et notables ottomans firent construirent des résidences d'été à l'extérieur de la ville, dans ce qu'on appelait alors le fahs, la campagne.

Lors de promenades dans les hauteurs de la ville, vous ne serez pas surpris de découvrir de nombreuses villas, qu'on appelait alors les Djenanes. Il s'agissait de maisons traditionnelles, bâties sur le même modèle que les maisons de la Casbah, mais qui bénéficaient de plus grands espaces et surtout de luxuriants jardins. Aujourd'hui résidences d'Etat pour la plupart, mais également ambassades, résidences privées, ou encore musée ou hôtel, elles étaient autrefois Djenane El-Mufti, villa Mustapha Raïs, villa Mustapha Pacha, Djenane Ben-Omar...

L'Algérois antiqueHaut de page

Les amoureux des vieilles pierres seront ravis de la présence, à moins de 100 km d'Alger, de deux sites archéologiques évocateurs du riche passé punique et romain de l'Algérie : Tipasa et Cherchell. Sur la route de ces sites, se dresse, sur l'une des collines du Sahel, un édifice énigmatique qui aurait servi de tombeau à des souverains numides de la Maurétanie césarienne et qui fut baptisé le Tombeau royal de Maurétanie.

Alger, laboratoire architecturalHaut de page

Qui est sensible à l'architecture et aux questions d'urbanisme visitera Alger avec émerveillement. Cette ville construite en amphithéâtre a captivé plus d'un architecte et a nourri leurs rêves les plus fous, dont celui de Le Corbusier et de son plan Obus, prévoyant un long et unique ensemble architectural serpentant le long de la baie d'Alger sur des dizaines de kilomètres. Le Corbusier n'a signé aucun édifice à Alger, mais ses idées et principes architecturaux façonnèrent la capitale en influençant les réalisations de nombreux architectes, comme l'Aérohabitat, qui s'inspire de l'Unité d'habitation de Marseille, ou le fameux immeuble-pont Burdeau. Le terrain abrupt sur lequel s'est développée la ville a demandé un génie d'inventivité et l'utilisation de matériaux nouveaux. Les contraintes de la construction y étant moins rigides qu'en Europe, les architectes ont pu expérimenter leurs idées nouvelles à Alger, qui devint rapidement un immense laboratoire architectural. La casbah, unique au monde, a influencé et influence encore de nombreux architectes et urbanistes, comme Ravéreau, ou Le Corbusier qui développa à partir de la composition de la vieille ville son principe du Modulor. Visiter Alger, c'est entreprendre un voyage à travers des siècles d'architecture. Des vestiges des dynasties arabo-berbères aux édifices post-indépendants, le programme est riche : architecture Second Empire de Frédéric Chassériau, néo-mauresque de la Grande Poste, moderniste de la cathédrale du Sacré-Coeur, futuriste de la coupole du stade du 5-Juillet réalisée par Oscar Niemeyer et celle si particulière des ensembles d'habitations conçus par Fernand Pouillon...

Alger spirituelHaut de page

Alger peut également être l'objet d'un séjour spirituel. L'Eglise d'Algérie s'épanouit à travers des lieux hautement spirituels comme la basilique Notre-Dame-d'Afrique, la cathédrale du Sacré-Coeur ou le monastère de Tibhirine. Ces lieux saints reçoivent régulièrement la visite de pèlerins. D'autres lieux invitent également à la méditation, comme le mausolée Sidi Abderrahmane. Le culte musulman peut se pratiquer dans des édifices emblématiques comme les mosquées de Sidi Ramdane, El-Djedid ou El-Kebir, et bientôt dans la plus grande mosquée d'Afrique, la toute nouvelle mosquée d'Alger actuellement en construction.

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