" Au printemps Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres... A peine au fond du paysage puis-je voir la masse noire du Chenoua qui prend racine dans les collines autour du village et s'ébranle d'un rythme sûr et pesant pour aller s'accroupir dans la mer. " Albert Camus, Noces.

Quelques kilomètres après Aïn Tagourirt (ex-Bérard), la route à gauche en direction de Sidi Rached mène au Mausolée Royal de Maurétanie, plus connu sous le nom de Tombeau de la Chrétienne. 
A l'entrée de Tipasa, les complexes touristiques de Tipasa-Village (CET), actuellement fermé car en restauration, et celui de la Corne d'Or, dont la restauration totale est bientôt finie mais qui est partiellement ouvert, ont été conçus par Fernand Pouillon en 1968. Ils occupent une position privilégiée dans la crique de Kouali. Composé de bungalows aux murs blanchis à la chaux, ces ensembles sont une nouvelle fois inspirés de l'architecture traditionnelle méditerranéenne et mauresque. 
Tipasa, protégé des vents de l'Ouest par le mont Chenoua, est un ancien comptoir phénicien fondé au Ve siècle av. J.-C. Tipasa a conservé son nom phénicien qui signifie " escale ", sans doute en raison de sa situation sur un littoral découpé peu propice au mouillage.

C'est sous le règne du roi numide Juba II que Tipasa commence à se développer. Elle devient, dès le Ier siècle, une importante colonie romaine, connaît les influences artistiques gréco-romaines et s'étend vers l'ouest sur l'emplacement d'une ancienne nécropole. Quand le christianisme atteint les côtes d'Afrique, Tipasa devient un centre influent de la nouvelle religion monothéiste, dont l'une des figures est une certaine Salsa, jeune sainte et martyre, à qui une basilique, édifiée près de la nécropole Est, sera consacrée. En 430, la muraille de Tipasa, longue de 2 km, ne résista pas à l'invasion des Vandales menée par le roi Genséric. En 484, l'hérésie arienne qu'impose le roi vandale Hunéric aux habitants et les luttes entre catholiques et donatistes conduisent à la ruine de la cité et à la fuite de la population en Espagne. Un siècle plus tard, tout comme Cherchell, Tipasa est repris par les Byzantins avant d'être occupé par les Arabes.

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13.95 €
2016-05-25
240 pages
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