La seconde ville du pays (environ 96 500 habitants), Mobay pour les initiés, est la capitale de la paroisse de Saint James. Cet ancien port sucrier est le pôle touristique le plus ancien et le mieux développé de la côte Nord de l'île.

C'est aussi un centre commercial et industriel important avec une activité portuaire dense. Au sud de la ville, le Montego Freeport, installé dans l'embouchure de la Montego River, autrefois un marécage insalubre, est une zone industrielle active avec une zone franche en pleine évolution, qui témoigne de l'importance économique de la ville.

Outre le fret, le port en eaux profondes accueille des bateaux de plaisance et de croisières ; le yacht-club de Montego Bay est particulièrement bien fréquenté. La ville ne cesse de croître et de s'étendre, le mirage du tourisme galopant attirant des populations rurales en quête d'hypothétiques emplois. Montego Bay se déploie dans un amphithéâtre protégé par des forêts qui escaladent les collines. La baie est vaste, ourlée d'une succession de belles plages de sable fin et cernée de nombreux récifs coralliens.

Pourtant, malgré un décor naturel à faire pâlir d'envie de nombreuses villes côtières, Mobay n'a su échapper à la convoitise des promoteurs immobiliers. Quand bord de mer rime avec béton... Hérissée de hautes tours et d'édifices à l'esthétique approximative, la ville digère mal la poussée immobilière dont elle est victime. Les complexes hôteliers de grand luxe, l'aéroport international, le port de plaisance et son quai réservé aux navires de croisières, ont consacré la ville comme l'un des repaires de la jet-set internationale. Mais si les havres de luxe restent encore légion dans la région, le tourisme s'est aujourd'hui largement démocratisé à Mobay. La zone touristique s'étend désormais sur une quinzaine de kilomètres, de Rose Hall à l'est à Reading à l'ouest. Pourtant les plages du coin n'ont pas grand intérêt. Préférez vous éloigner de ce centre urbain trop bétonné pour aller vers Négril, où la côte est beaucoup plus jolie. D'autre part, il existe une forte criminalité à Montego Bay, notamment dans le centre historique le soir, restez donc attentif.

Histoire

C'est au lard espagnol - la manteca - découpé sur les bêtes des élevages de montagne et embarqué au port pour l'exportation, que la deuxième ville du pays doit son nom. Malgré sa proximité avec le lieu du premier débarquement de Christophe Colomb, ce n'est que tardivement que les premiers colons espagnols se sont installés dans la baie. Longtemps isolée, menacée en permanence par les Marrons établis dans le Cockpit Country, la ville n'a connu que récemment un développement significatif avec l'apparition des premières plantations de canne à sucre au XVIIIe siècle.

A cette époque, la paroisse de Saint James est rapidement devenue la région la plus importante productrice de sucre de l'île. Les plantations ont été agrandies, les planteurs se sont enrichis et ont édifié des demeures cossues parmi les plus somptueuses de la Jamaïque. L'évolution de la vie sociale a suivi le développement économique et le Cornwall Chronicle, le premier journal local, a vu le jour en 1773. L'ère de la banane a succédé à l'hégémonie sucrière dont le déclin a affecté l'économie locale. A l'instar de nombreuses villes du pays, Montego Bay allait connaître un second envol économique.

Au tournant du siècle, le tourisme avait déjà pris le relais de l'économie agricole. Le docteur Alexander McCatty, ayant découvert sur sa propriété de bord de mer une source aux eaux bienfaisantes, a développé son activité thermale, encourageant les milliardaires à venir bénéficier des vertus curatives de sa source. C'est ainsi qu'a été initiée la vocation touristique de Montego Bay. Tels des champignons, les hôtels de luxe ont rapidement germé à proximité de Doctor's Cave, la grotte abritant la source miraculeuse du docteur McCatty. Si les ouragans et les cyclones ont eu raison de ces premiers bastions du tourisme de Mobay, d'autres ont suivi plus résistants, et la tradition touristique ne s'est jamais démentie depuis.

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