Le site de Saint-Germain-en-Laye fut d'abord peuplé par les Gallo-Romains puis par les Mérovingiens. Au Xe siècle, le roi Robert le Pieux, qui se plaisait à chasser en forêt de Laye, ordonna l'édification d'un monastère en l'honneur de Saint-Germain de Paris, à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Germain. Mais la cité prit véritablement son essor en 1124, lorsque Louis IV le Gros y fit construire une résidence royale, en lieu et place de l'actuel Château-Vieux. L'édifice sera détruit en 1346, pendant la guerre de Cent Ans, puis reconstruit par Charles V (la chapelle datant de 1235, est le seul élément d'origine du château que l'on puisse admirer de nos jours). En 1556, Henri II décide d'ériger près de la Seine une bâtisse appelée " maison du théâtre de la baignerie " en raison de sa vue imprenable sur le fleuve : ainsi naquit le Château-Neuf. Agrandi, aménagé, le lieu fut particulièrement réputé pour ses jardins en terrasses. En 1638, le futur Roi-Soleil voit le jour au château. Pendant la Fronde, il se réfugiera souvent à Saint-Germain, et, plus tard, d'exceptionnels spectacles y seront créés tels des pièces de Molière et des compositions de Lully. Malgré ce cadre prestigieux, la cour finira par délaisser le château à la fin du XVIIe siècle. Il faudra attendre l'arrivée du cousin de Louis XIV, Jacques II d'Angleterre, roi d'Ecosse, alors exilé en France, pour faire renaître cette résidence royale. En 1777, Louis XVI fit don du château à son frère le comte d'Artois. Pendant la Révolution, le Château-Vieux sera transformé en prison, et sous la Restauration, en caserne. La ville connut de nouvelles impulsions grâce à la construction du chemin de fer en 1837 et au séjour de la reine Victoria en 1855, qui se rendit sur la tombe de son ancêtre Jacques II. Grâce à cette visite, Napoléon III s'intéressa à son tour au château. Féru d'histoire et d'archéologie, il décida d'y installer un musée gallo-romain, inauguré en 1867 comme musée des Antiquités nationales. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le grand état-major allemand demeurera au pavillon Henri-IV. La ville devient sous-préfecture en 1962 et voit l'arrivée du RER dix ans plus tard. Grâce à cet essor et à la politique de rénovation de ses habitations et du centre-ville, Saint-Germain-en-Laye a su préserver son charme de ville de province tout en étant l'une des plus grandes galeries commerciales à ciel ouvert de France. Dernière évolution en date, la fusion de la ville avec sa voisine Fourqueux, créant ici un ensemble plus vaste et plus fort !

Les lieux incontournables de Saint-Germain-en-Laye

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9.95 €
2018-10-17
312 pages
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