A mi-chemin entre l'Europe et la Chine, sur l'ancienne Route de la soie dépeinte au XIIIe siècle par Marco Polo dans son Livre des merveilles, s'étendent des espaces infinis de steppe et de désert, bordés de montagnes aux cimes enneigées et de lacs salés comme le lac Aydar, jusqu'aux rivages d'une mer disparue, la mer d'Aral. Partir en Asie centrale, c'est se retrouver au carrefour des civilisations et des religions, pour vivre avec son guide touristique de l'Ouzbékistan une expérience unique et inoubliable dans des contrées encore peu explorées par les circuits touristiques. Voyager en Ouzbékistan, c'est aussi remonter le temps sur les traces d'Alexandre le Grand, de Gengis Khan et de Tamerlan l'empereur mongol en profitant aujourd'hui d'un patrimoine culturel et architectural, notamment dans les trois cités mythiques de SamarcandeKhiva et Boukhara qui renferment quelques-uns des plus beaux monuments du monde musulman. C'est aussi dormir sous une yourte en prenant le thé dans la vallée de Ferghana ou encore dévaler les pistes à la station de ski de Chimgam, à 80 km de Tachkent.

Les lieux incontournables d'Ouzbékistan

Quand partir en Ouzbékistan ?

Si elle s'étend du 1er avril au 31 octobre, la saison touristique connaît un creux durant les mois de juillet et d'août car l'été est torride, sec et chargé de poussière avec des températures qui peuvent monter à 40-45 °C. La meilleure période pour partir en Ouzbékistan se situe donc au printemps (mars-juin) et à l'automne (septembre-novembre) avec un temps doux en journée même si les nuits restent très froides à l'ouest dans le désert, la steppe, le Khorezm et la Karakalpakie. Il ne pleut presque pas pendant toute l'année malgré un léger pic en mars.

Comment partir en Ouzbékistan ? Nos conseils & astuces

Les tour-opérateurs peuvent vous proposer de combiner les pays de la Route de la soie (Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizie) ou alors de vous concentrer sur l'Ouzbékistan qui mérite à lui seul le voyage. La visite des trois cités mythiques (Boukhara, Samarcande et Khiva) est un classique, tout comme une balade sur la mer d'Aral ou dans la vallée de Ferghana qui sera l'occasion de rencontrer des nomades et de partager avec eux yourtes, repas et chevauchées sauvages !

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Les tarifs, avec des billets réservés suffisamment à l'avance, peuvent être compétitifs, mais il faut compter avec des escales souvent longues soit à Moscou soit à Istanbul et des arrivées au milieu de la nuit. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ ! Si vous avez le temps et le goût de la contemplation, il est aussi possible de venir en train via Moscou.

Le réseau aérien est très dense et couvre toutes les grandes villes du pays. Les routes sont en très mauvais état, à l'exception de la vallée de Ferghana, mais le bus reste le moyen le plus économique et le plus authentique pour voyager en Ouzbékistan même si la ponctualité n'est pas leur point fort. Entre Boukhara et Tachkent, les terminaux routiers sont néanmoins plus modernes et parfois même climatisés. Le réseau ferré est de son côté bien développé avec plus de 3 000 km de chemins de fer.

Les circuits touristiques en Ouzbékistan

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Photos d'Ouzbékistan

Découvrir l'Ouzbékistan

Les plus de l'Ouzbékistan

L'héritage des routes de la soie

La première raison pour laquelle on entreprend un voyage en Ouzbékistan, sans doute. Les récits des grands voyageurs, au premier rang desquels figure Marco Polo, les grandes caravanes du désert, l'axe reliant la Chine à l'Occident... autant de sujets de rêve et d'émerveillement que l'Ouzbékistan, par la grâce de son héritage architectural et archéologique, permet d'approcher au plus près. Les routes de la soie s'écrivent désormais, avec les immenses projets chinois, au présent et au futur. Mais en Ouzbékistan, elles conservent également toute leur magie.

De formidables monuments ont été légués par les dynasties Samanides, Karakhanides ou Timourides, avec notamment l'incomparable Registan ou la gigantesque mosquée Bibi Khanum à Samarkand, l'ensemble Poy Kalon et son redoutable minaret à Boukhara, ou bien la petite ville de Khiva, témoignage unique de l'architecture orientale inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Les sites historiques sont encore plus nombreux : les citadelles du désert dans le Khorezm et le Karakalpakstan, la colline d'Afrosyab à Samarkand, les vestiges de temples bouddhistes dans le Sud, autour de Termez, les pétroglyhes du désert... Il n'est quasiment pas un village qui n'offre une mosquée, une madrasa, un mausolée ou les remparts d'une ancienne citadelle à découvrir.

A la croisée des civilisations

Dans ce pays situé aux confins des empires nomades de la steppe et des plus anciennes cités alimentées par les premiers systèmes d'irrigation, au carrefour des grands axes commerciaux comme celui de la Route de la soie et au carrefour des grands empires, de celui d'Alexandre le Grand à ceux de Gengis Khān et de Tamerlan, les modes de vie, les croyances et les traditions populaires résultent d'innombrables mélanges de population du monde entier. Le pays est également un point de rencontre de grandes religions ou spiritualités : orthodoxie, islam, bouddhisme, le tout enrichi de legs de zoroastrisme, de chamanisme ou de mazdéisme que les autres croyances n'ont jamais su faire totalement disparaître.

Cette diversité de croyances se lit dans l'architecture, dans les motifs des décorations et dans les moindres sculptures des piliers de bois des mosquées de villages, et a marqué la manière d'être, de vivre et de penser de la population. Musulmane certes, mais suivant un islam aux aspects inconnus pour qui a côtoyé celui pratiqué dans le Maghreb ou au Moyen-Orient. L'islam sunnite de la région a été séparé du reste du monde musulman par l'apparition d'un pouvoir chiite en Iran, et isolé par la chape de plomb communiste qui a cherché à l'éradiquer. Depuis dix ans, il revient au grand jour tel qu'il existait au début des années 1920, transmis par la tradition orale des anciens plus que par des livres qui ont été interdits pendant des décennies, et s'adapte à une population laïque qui a fait le choix de la modernité. Un modèle unique.

Une société aux multiples visages

La grande diversité des paysages ouzbeks favorise de très nombreuses activités et permet des variations infinies de thèmes au cours d'un seul séjour. Ainsi, en trois ou quatre semaines de voyage, on peut visiter les ensembles monumentaux des cités de la Route de la soie et leur architecture unique, partir à dos de chameau pour une méharée dans le désert, goûter à la fraîcheur des petits villages de montagne, entreprendre des treks à la journée ou pour plusieurs jours dans ces mêmes montagnes, revenir dans les vallées pour une escapade à cheval, randonner à la recherche des épaves abandonnées sur le fond de l'ex-mer d'Aral... Sans oublier, via certains tour-opérateurs et selon les saisons, les possibilités de faire du ski, du rafting, du canyoning, de l'escalade... Dans les chaînes du Pamir ou les contreforts du Tian Shan, de nombreux sommets continuent d'attirer les alpinistes du monde entier. On y pratique également l'héliski et, pour ceux qui en auraient le temps et l'envie, il est possible depuis l'Ouzbékistan d'organiser une ascension des pics Lénine ou Communisme, au Kirghizistan voisin. Bref, un paradis pour grand nombre d'activités classiques ou extrêmes déjà bien rodées et qui permettent de se lancer à la découverte de territoires où les Occidentaux furent rares au cours de ces derniers siècles.

L'art de l'hospitalité chez les Ouzbeks

L'hospitalité en Asie centrale n'est pas un vain mot. Et si elle a du mal à s'exprimer à l'occasion des visites des sites touristiques à Boukhara et à Samarkand, il suffit de s'en éloigner quelque peu pour rencontrer une population accueillante, hospitalière, curieuse de tout et prête à offrir le meilleur d'elle-même en toute simplicité. Une telle hospitalité pourrait presque devenir encombrante. Nombreux sont les Ouzbeks qui, se sentant fiers d'accueillir un Occidental sous leur toit, tiennent à l'y conserver aussi longtemps que possible et ne le laissent repartir que lorsque tous les amis et voisins ont fait sa connaissance. Une fois pris dans cet engrenage, il faut répondre aux invitations desdits voisins et amis, et la visite de quelques heures prévue dans tel village peut se transformer en séjour de plusieurs jours doublé d'une cure de plov - le plat national ouzbek à base de riz sauté et de viande de mouton - et de vodka locale. Selon la coutume musulmane, l'invité doit rester trois jours pleins chez son hôte avant de pouvoir le quitter. Bref, de quoi pimenter votre séjour d'une bonne dose d'inattendu ! La plupart du temps cependant, l'hospitalité se traduit par une tasse de thé ou un repas, et peut aussi fournir l'occasion unique d'assister à une fête, à un mariage ou à la traditionnelle célébration de Navrouz, le jour de l'an oriental.

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