Guide du R. D. Congo : Les personnalités célèbres : R D Congo

Balufu

Cinéaste, réalisateur, producteur et professeur de cinéma, Balufu Kupa-Kanyinda est né le 30 octobre 1957 à Kinshasa. Il étudie la sociologie, l'histoire et la philosophie à Bruxelles avant de se former au cinéma en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Il est l'auteur de plusieurs textes de réflexion sur le cinéma africain et enseigne le cinéma dans plusieurs pays. Il reste l'un des rares cinéastes africains à s'être distingués par leur talent en Europe. Son film de fiction Le Damier-Papa National oyé ! est, selon certaines sources, classé parmi les dix meilleurs films jamais réalisés par un Africain. En 2009, Balufu Bakupa-Kanyinda a fait honneur à son pays, en acceptant d'être président du jury de courts métrages à la 21ème édition du Fespaco à Ouagadougou. Au cours de la même année, il tourne à Kinshasa un court métrage Nous aussi on a marché sur la lune, film financé par le gouvernement algérien et présenté au Festival des Arts Nègres à Alger. Il ambitionne de tourner deux adaptations de romans : Le bel immonde d'après le roman de VY Mudimbé dont le tournage aurait lieu au Gabon ; et Lemona de Ken Saro-Wiwa (tournage prévu au Nigeria).

Barly Baruti

Né à Kisangani en 1959 dans une famille de peintres, Barly Baruti se passionne très tôt pour la bande dessinée. En 1984, il remporte un concours de BD et bénéficie d'un stage de scénarisation à Angoulême en France qu'il complétera en 1987 par un séjour de plusieurs mois aux Studios Hergé à Bruxelles. Là, il rencontre Frank Giroud avec lequel il signe Eva K et la série Mandrill. Il travaille en tant que décorateur sur le film La vie est belle de Ngangura Mweze et Benoit Lamy, avant d'en faire une BD pour Afrique Edition : Papa Wemba : Viva la musica. Il lance le premier salon africain de la bande dessinée et de lecture pour la jeunesse. Barly collabore par ailleurs à plusieurs projets et dessine des caricatures politiques à la télévision et dans les journaux. Sa renommée dépasse aujourd'hui largement les frontières du Congo, faisant de lui l'un des artistes congolais les plus connus et réputés à l'étranger, toutes disciplines confondues.

Noëlla Coursaris Musunka

Née le 25 décembre 1982 à Lubumbashi d'un père chypriote et d'une mère congolaise. Élevée en Belgique et en Suisse, la belle Noëlla fait des études de comptabilité et de commerce. Elle débute sa carrière de mannequin à l'occasion d'un concours organisé par la marque de lingerie Agent Provocateur, qu'elle remporte, pour devenir leur nouvelle égérie lors d'une campagne publicitaire. Elle travaille ensuite pour les agences de mannequinat Model Group Mgt, Oxygen Models, Id Model Mgt ou encore Up Models. Et Collabore avec les magazines Elle, Mimi, Essence, GQ, Vixen, Black Beauty, Black Hair et Hot Hair. Elle apparaît également dans le clip All the way du chanteur anglais Craig David. Noëlla évolue aujourd'hui entre les podiums de Paris, New-York et Londres. Mais la belle s'illustre également par son engagement humanitaire en faveur de son pays natal, via la fondation Georges Malaika, du nom de son défunt père, qu'elle a créée en 2007 afin d'aider notamment les femmes et filles congolaises. La fondation fournit du matériel scolaire, sanitaire, alimentaire et logistique à des ONG et orphelinats congolais. Parmi ses principales actions de lobbying : la diffusion, en 2008, devant les parlementaires congolais, d'un documentaire présentant des témoignages de jeunes filles violées dans l'est du pays. Ainsi que l'invitation en RD Congo de Khaliah Ali, la fille de Mohamed Ali, pour la sensibiliser à la cause des femmes congolaises, à l'occasion du 35e anniversaire du " combat du siècle ".

Armand Diangienda

Armand Diangienda - appelé aussi Papa Armand ou " Maestro " - est le petit-fils du prophète Simon Kimbangu qui a fondé le Kimbanguisme (la troisième religion au Congo). Mais il est surtout connu en tant que fondateur et chef d'orchestre de l'Orchestre Symphonique Kimbanguiste. En quinze ans, ce pilote d'avion de formation a en effet réussi le formidable pari de créer le premier orchestre symphonique du continent africain sans aide et pratiquement sans moyens. Qui plus est dans une région du monde et dans un pays où la musique classique est quasi inexistante et inconnue. Armand Diangienda n'avait lui-même jamais été dans une école de musique, ni étudié le solfège. Aujourd'hui, en total autodidacte, il maîtrise la direction d'orchestre et la composition, et touche à presque tous les instruments de musique classique et moderne. L'aventure a débuté en 1994 lorsqu'il a recruté parmi les fidèles de l'Église kimbanguiste des musiciens néophytes volontaires, à qui il a fabriqué des instruments avec les moyens du bord et enseigné les bases de la musique classique. Et qui en quelques mois, avec la chorale kimbanguiste, ont réussi à maîtriser des oeuvres telles que la 9ème Symphonie de Beethoven ou Carmina Burana de Carl Orff. Une réussite et un parcours époustouflants ! Son objectif, largement rencontré, était de montrer que les Africains pouvaient se prendre en main et réussir les paris les plus fous, particulièrement dans son pays ravagé par la guerre civile, le chômage et la corruption. Ce parcours est admirablement bien raconté dans le documentaire Kinshasa Symphony (de Claus Wischmann et Martin Baer) qui leur est consacré, et qui a connu un grand succès en Europe. Ce qui a grandement contribué au succès de l'OSK, qui se produit depuis lors régulièrement en concert à Kinshasa et partout dans le monde. Dont un concert en mai 2014 à Los Angeles en présence notamment de Lionel Richie, Peter Gabriel, Angelina Jolie, Herbie Hancock, et Paula Abdul.

In Koli Jean Bofane

In Koli Jean Bofane est né à Mbandaka le 24 octobre 1954. Il arrive en Belgique en 1960 pendant les troubles de l'indépendance. Après des allers-retours entre le Congo et l'Europe et des études en publicité et communication, il rentre au Zaïre en 1983. Il travaille dans la publicité, avant de créer une maison d'édition où il produit entre autres des bandes dessinées satiriques. Les pillages de 1991 et 1993 compliquent les choses et Bofane quitte le Zaïre en juin 1993. Arrivé en Belgique, il se lance dans la littérature jeunesse en publiant aux éditions Gallimard " Pourquoi le lion n'est plus le roi des animaux " en 1996, une parabole sur la dictature qui annonce, un mois avant l'arrivée de Laurent-Désiré Kabila, la fin du régime de Mobutu. Il obtient le Prix de la Critique de la Communauté française de Belgique. Le livre est publié dans une demi douzaine de pays. Un second ouvrage est publié en 2000, intitulé, Bibi et les canards qui parle de migration. Ces ouvrages ont été traduits dans une dizaine de langues. Son premier roman Mathématiques congolaises publié chez Actes Sud a reçu le Prix Jean Muno 2008, et a connu un bon succès de librairie. Il narre les aventures de Célio Matemona, dit Célio Mathématik, dans un Kinshasa secoué de remous de toutes sortes. Un roman dont la puissance évocatrice sur les grandeurs et les misères d'une mégapole africaine en proie à ses contradictions, place désormais In Koli Jean Bofane au rang des grands écrivains francophones, et fait de lui l'auteur contemporain congolais le plus emblématique de sa génération. Statut confirmé avec son dernier roman, tout aussi fort, Congo Inc (Grand Prix du Roman Métis 2014 chez Actes Sud).

Serge Kakudji

À presque trente ans, Serge Kakudji, Katangais surdoué et autodidacte, est déjà internationalement reconnu en tant que chanteur lyrique classique. Ce contre-ténor accumule les superlatifs et prestations prestigieuses dans le monde depuis 2001, lorsqu'il remporte le prix de la meilleure voix à l'Alliance franco-congolaise de Lubumbashi. C'est le début d'une carrière qui le conduit dans les opéras d'Europe et partout dans le monde. Depuis, Serge vit de sa passion et accomplit son rêve (son deuxième prénom par ailleurs). Ce fou de Haendel n'en oublie pas pour autant ses racines congolaises, puisqu'il s'est lancé dans un ambitieux projet artistique, à l'initiative du théâtre flamand belge KVS, intitulé " Coup fatal " qui a été présenté au Festival d'Avignon en juillet 2014. Et qui voit Serge interpréter et revisiter des airs baroques célèbres accompagnés de musiciens et instruments locaux traditionnels. Un spectacle inédit ! Coup Fatal tourne actuellement en Europe et au Congo. Quant à Serge, il se produit régulièrement en Europe et au Congo. Un documentaire financé par la VRT et ARTE, et réalisé par une équipe de journalistes belges, lui a par ailleurs été consacré (" Rêve Kakudji "). On n'a pas fini d'entendre parler de lui !

Sophie Kanza

Sophie Madeleine Lihau-Kanza est née le 8 février 1940 à Kinshasa de parents originaires du Bas-Congo. Son père, Mbuta Daniel Kanza, est l'un des premiers hommes politiques congolais. Elle a épousé Marcel Lihau, premier président de la Cour suprême de Justice et président de la commission constitutionnelle à la Conférence nationale souveraine (CNS). Première femme universitaire congolaise (et parmi les premières africaines), Sophie Kanza obtient en 1964, une licence en Sociologie à l'université de Genève où elle travaillera comme assistante au département de Sociologie jusqu'en 1966. Sous Mobutu, elle est ensuite Secrétaire d'État des Affaires sociales (1966 à 1967), puis Ministre des Affaires sociales (1967 à 1968) et Ministre d'État des Affaires sociales (1969 à 1970). Elle devient ainsi la première femme congolaise de l'histoire à occuper un poste ministériel. Mais elle ne s'arrête pas là, de 1973 à 1976, elle obtient une maîtrise et un doctorat en Sociologie à l'université d'Harvard. Durant la même période, et jusqu'en 1977, elle est membre du conseil d'administration de l'Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (UNITAR). Elle est ensuite Sous-Directeur général Adjoint à l'UNESCO (1981 à 1985) puis Chargée de Mission auprès du Directeur général de l'UNESCO (1985 à 1988). Après un accident de voiture à Paris, elle devient paraplégique et quitte son poste à l'UNESCO. Elle décède d'un arrêt cardiaque à 59 ans en 1999.

Moïse Katumbi Chapwe

L'ex mythique gouverneur de la province du Katanga (élu en 2007) est né à Kashobwe le 28 décembre 1964 d'une maman congolaise et d'un père italien. Membre du PPRD (le parti de J. Kabila), il a démissionné de son poste en mars 2015 dès que la loi sur le découpage des provinces est passée. Moïse Katumbi a grandi à l'ombre de son frère aîné Katebe Katoto qui l'initie aux affaires (pêches, mines et transport). Il devient vite un homme d'affaires prospère et respecté. Bien avant de se lancer en politique donc. Et puis, il y a le " Tout Puissant Mazembe " dont il est le président impliqué, cette équipe de foot de Lubumbashi qui fait trembler ses adversaires au pays autant que sur les pelouses internationales. Extraordinairement populaire au Katanga et de plus en plus ailleurs, il est le contraire de la plupart des politiciens. Dès le début des années 2000, il entreprend, à Kashobwe, son village natal, un ambitieux projet de développement socio-économique, basé sur le tourisme. En parallèle, il reconstruit l'école du village, réhabilite entièrement l'hôpital et entreprend la construction d'une centrale hydro-électrique sur la rivière Luapula. Sur le plan agricole, il met en place dès 2008 un arrêté obligeant toute entreprise minière implantée au Katanga à aménager 500 hectares de terre cultivables afin de répondre aux ambitions d'autosuffisance alimentaire de la région. Et il impose à la population de cultiver également leur morceau de terrain. Et ça marche ! Exactement ce qu'il promet de faire à l'échelle du pays si un jour il devait accéder à la fonction suprême. Du bon sens, du long terme, pas de langue de bois et des projets utiles au développement du pays, voilà ce qui ressort de ses discours lorsqu'il harangue les foules tout en précisant que chacun à un rôle à jouer et que l'Etat n'est pas un magicien.

Augustin Kayembe

C'est le roi de la nuit made in Congo, qui rayonne à présent à l'échelle du continent africain. Originaire de Lubumbashi, Augustin Kayembe, 54 ans, a créé la mythique enseigne de boîtes de nuit Chez Ntemba, qui compte à présent 41 nights clubs dans 11 pays d'Afrique centrale et australe (Afrique du Sud, Zambie, Angola...). C'est devenu une véritable institution, à commencer par son pays natal où les clubs de Kin, Lubum, Kisangani et Goma sont des références incontournables pour les amateurs de musique congolaise et africaine. Kayembe, aujourd'hui à la tête d'une multinationale familiale qui emploie +/- 2 000 personnes, n'a pourtant pas été à l'école. Il a débuté sa carrière dans les rues de Lubumbashi où adolescent, il vendait des boissons fraîches à la sauvette, avant d'ouvrir un petit débit de boissons informel que les habitués surnomment Kantemba Yetu (" notre coin "). Chez Ntemba était né et avec lui la légende de ce self-made man katangais et de son clan familial, à l'ascension irrésistible. Une véritable succes story à la congolaise, et une ode à la rumba congolaise qui a largement contribué à l'essor et au succès de ce night club mythique.

King Kester Emeneya

De son vrai nom Jean-Baptiste Emeneya Mubiala. Il est né le 23 novembre 1956 à Kikwit et décédé le 13 février 2014 à Paris. C'est avec Papa Wemba, dont il a rejoint le mythique groupe Viva la Musica de 1977 à 1982, l'un des protagonistes emblématiques de la rumba congolaise à l'échelle du continent africain. Et surtout, comme celui-ci, l'un des pères de la Sape, ayant tous deux contribué à faire connaître ce courant socio-vestimentaire excentrique unique à la RDC. C'est lui qui a introduit le synthétiseur dans la musique congolaise, rompant avec le style folklorique. Il en résultera des albums, à la qualité de son exceptionnelle, vendus à des millions d'exemplaires, et une très grande popularité dans les années 80-90. Le groupe Wenge Musica (Werrason, JB Mpiana) s'inspirera d'ailleurs de son style et rythme musical, pour créer le ndombolo. Après des années à l'étranger et des tournées sur plusieurs continent, il décide de revenir au pays après sept ans d'absence en novembre 1997. Plus de 30 000 personnes l'accueillent pour une arrive triomphale à l'aéroport de Kinshasa. Il est le premier artiste congolais à faire un concert au Stade des Martyrs devant plus de 80 000 personnes, record jamais égalé à ce jour. Et en 2002, il est le premier musicien congolais à enseigner le cours de chant à l'Université de Limerick en Irlande du Nord en tant que professeur invité. A sa mort des suites d'un infarctus à l'âge de 57 ans, c'est tout Kinshasa et le Congo qui pleurent Papa King Kester, avec des funérailles à Kinshasa dignes d'un chef d'état.. En 37 ans de carrière, avec plus de 1 000 chansons et des millions d'albums vendus, King Kester Emeneya aura marqué durablement l'histoire de la musique congolaise. Mais son apport vis-à-vis de la Sape, avec ses vêtements sur mesure Gianni Versace, Masatomo, Levi's, auront tout autant marqué les esprits et les jeunes sapeurs qui continuent de s'en inspirer.

Robert Kidiaba Muteba

La danse de Kidiaba a fait le tour du monde depuis la participation mémorable du TP Mazembe à la coupe du monde des clubs au Quatar en 2010, qui s'est soldée par une victoire de l'Inter de Milan en finale. Depuis lors, le gardien de but est devenu une véritable icône du football. Robert Kidiaba Muteba est né à Lubumbashi le 1er février 1976. Après avoir fourbi ses armes auprès de Saint-Luc à Kananga comme attaquant, Kidiaba arrive chez Mazembe en 2001 et se fait engager comme gardien. Il remportera plusieurs titres au niveau national et international : vainqueur de la super Coupe du Congo 2013 et 2014 ; champion du Congo en 2001, 2006, 2007, 2009, 2011, 2012, 2013, 2014 ; vainqueur de la ligue des Champions de la CAF 2009 et 2010 ; vainqueur de la Super Coupe de la CAF 2009 et 2010. Et bien sûr finaliste à la coupe du monde des clubs 2010 au Quatar contre l'Inter de Milan (3-0). Comme international, il gagne en 2009 à Abidjan avec les Léopards le premier CHAN, Championnat d'Afrique des Nations dédié aux joueurs évoluant dans leur pays en Afrique. Avec 105 sélections et trois CAN à la clé, le portier des Léopards annonce qu'à 38 ans, il est temps pour lui de prendre du recul tout en restant proche de Mazembe, le club de son coeur, avec probablement l'ambition de devenir entraîneur.

Maître Alfred Liyolo

Sculpteur de renommée internationale, Alfred Liyolo est né à Limbe dans la province du Bandundu en 1943. Diplômé de l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, il débarque en Autriche où il décroche son grade de Maître à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne et participe à plusieurs projets de restauration de monuments dans la capitale autrichienne. De retour à Kinshasa au cours des années 70, il entame une carrière de professeur à l'Académie des Beaux-Arts avant d'y occuper le poste de directeur jusqu'en 1991. Victime des pillages de septembre de cette année-là, son atelier et sa résidence sont totalement pillés. Il quitte le pays et s'installe avec sa famille en Autriche d'où il dispense des cours dans différentes écoles d'art et organise des expositions à travers le monde. En 2004, retour à Kinshasa où il réhabilite son atelier et expose régulièrement. De nombreuses oeuvres et monument du Maître sont visibles à différents endroits de la capitale.

Solange Lusiku

Après des études de sciences commerciales et administratives et un passage par des radios locales, cette militante du droit des femmes a repris fin des années 2000 la direction du " Souverain ". C'est le seul journal de Bukavu, qui avait disparu pendant la guerre et l'occupation de la ville par le RCD. Son maître mot étant la " promotion de la démocratie avec la femme ". Sujet particulièrement sensible s'il en est à Bukavu, baptisée outrageusement " la capitale mondiale du viol ", qualificatif contre lequel Solange Lusiku se bat en témoignant du combat des femmes et démontrant qu'elles sont toujours debout et que la vie continue à Bukavu... Du courage et de l'obstination, cette militante en a à revendre, dans un pays et une région où le métier de journaliste et de militant des droits de l'homme demeure à hauts risques. Aujourd'hui, grâce à son travail acharné, ainsi que celui de son équipe et des partenaires qui soutiennent l'initiative, le journal se vend (à perte) à 500 exemplaires mais dont chaque exemplaire est lu par plus de 150 personnes. En 2012, Solange Lusiku a été décorée du titre de Docteur Honoris Causa par l'Université Catholique de Louvain en Belgique pour sa " lutte dans le domaine du genre, son combat en faveur de la démocratie, de la liberté de la presse et de l'accessibilité de l'information dans son pays, le Congo ". Une distinction qu'elle a dédiée à toutes les femmes du Sud-Kivu et aux femmes des médias.

Junior Malanda

Bernard Malanda-Adje, dit Junior Malanda, est né le 28 août 1994 à Bruxelles et est décédé tragiquement dans un accident de voiture à l'âge de vingt ans, le 10 janvier 2015. Ce joueur de foot belge d'origine congolaise représentait un grand espoir au niveau belge (équipe nationale espoirs et futur Diable Rouge), européen (milieu défensif pour le VfL Wolfsburg en Bundesliga) et congolais, son pays d'origine d'où l'on suivait avec attention sa carrière fulgurante et ses exploits sportifs. Précoce et doté d'une force physique peu commune, Junior Malanda tape ses premiers ballons dans la banlieue de Bruxelles à l'âge de cinq ans. Tour à tour recruté par le FC Brussels et le RSC Anderlecht, le jeune espoir gravit les échelons. Jusqu'à attiser l'intérêt du LOSC Lille, qui l'accueille dans son centre de formation à l'âge de treize ans, et où il progresse au poste de milieu défensif, et parfois d'arrière droit. Junior s'engage en juillet 2012 avec l'équipe de Zulte Waregem en Belgique, où il rayonne au milieu de terrain, au point de rapidement s'imposer comme la nouvelle attraction du championnat belge. Auréolé de ce succès, il commence à attirer la convoitise de nombreux clubs étrangers. En 2013, il signe pour cinq ans au VfL Wolfsburg. Junior Malanda était réputé pour ses énormes qualités physiques alliant une puissance athlétique incroyable avec une technique très précise, en plus de se montrer d'une grande générosité sur le terrain. Sa disparition précoce a grandement affecté le football belge, européen et africain par extension.

Rachel Mwanza

À 18 ans, Rachel Mwanza revient de loin et est en train de vivre un véritable conte de fée à la congolaise. Abandonnée lorsqu'elle était enfant par son père, puis par sa mère partie s'installer en Angola, elle se retrouve enfant des rues à Kinshasa. Jusqu'à ce qu'elle croise en 2010 la route du cinéaste belge Marc-Henri Wajnberg qui l'engage aux côtés d'autres " shégués " pour jouer dans son docu-fiction " Kinshasa Kids " tourné dans la capitale congolaise. C'est ainsi qu'elle attire l'attention de l'équipe du film canadien " Rebelle " du réalisateur québécois Kim Nguyen. Rachel Mwanza y interprète Komona, le rôle principal. Celui d'une jeune fille enlevée par un groupe de rebelles et transformée en enfant soldat. Et pour lequel, à la surprise générale, elle a raflé l'Ours d'argent de la meilleure actrice lors du 62ème Festival International du Film de Berlin 2012, l'un des plus prestigieux au monde, supplantant les autres comédiennes vedettes en lice. Elle a également participé à la 85ème cérémonie des Oscars, où le film était nominé dans la catégorie " meilleur film en langue étrangère ". " C'est une actrice naturelle ", dit d'elle le réalisateur québécois Kim Nguyen. La jeune Congolaise confiait de son côté qu'elle n'avait pas eu de mal à exprimer l'émotion recherchée, puisqu'il lui suffisait de " regarder vers son passé ". L'adolescente mène désormais une vie plus stable, a appris à lire et à écrire, et se rêve actrice sur d'autres films... En 2014, elle a publié un livre autobiographique intitulé " Survivre pour voir ce jour " avec l'aide de l'écrivain montréalais d'origine congolaise Mbépongo Dédy Bilamba. Elle a également été invitée à intervenir à l'occasion du Forum Mondial des Femmes Francophones en mars 2014 à Kinshasa.

Cardinal Laurent Monsengwo Pansinya

Seul africain membre du groupe de neufs cardinaux constitué par le Pape François pour l'épauler dans la réforme de la Curie romaine et la révision apostolique, le Cardinal Laurent Monsengwo a participé au conclave de 2013 pour élire le remplaçant de Benoît XVI démissionnaire. Laurent Monsengwo est né à Mongobele dans la province de Bandundu, le 7 octobre 1939. Après ses études primaires à Nioki et secondaires au petit séminaire de Bokoro, il intègre le grand séminaire de Kabwe (Kasaï) où il suit le cycle de philosophie avant de partir pour Rome. Il est ordonné prêtre le 21 décembre 1963 pour le diocèse d'Inongo. De retour au pays, il occupe différents postes de professeur de théologie aux Facultés catholiques de Kinshasa et dans plusieurs séminaires notamment Jean XXIII à Kinshasa. De 1976 à 1980, il assume les fonctions de secrétaire général de la Conférence épiscopale du Zaïre. Nommé évêque auxiliaire d'Inongo, le 13 février 1980, Laurent Monsengwo reçoit la consécration épiscopale des mains du Pape Jean Paul II le 04 mai 1980. Le 07 avril 1981, il est transféré à Kisangani en qualité d'évêque auxiliaire et en 1984, il est élu président de la Conférence épiscopale du Zaïre, poste qu'il conservera jusqu'en 1992. A ce poste, il s'impose comme l'un des acteurs politiques majeurs de la période de transition vers le retour à la démocratie qui a suivi le régime de Mobutu. Il préside la Conférence nationale souveraine en 1991 avant de diriger, de 1992 à 1996, le Haut Conseil de la République, érigé en parlement de transition en 1994. Le 06 décembre 2007, il est transféré à Kinshasa, par Benoît XVI, comme Archevêque métropolitain en remplacement du Cardinal Fréderic Etsou décédé. Il est ordonné Cardinal le 20 novembre 2010.

JB Mpiana

Auteur-compositeur-interprète et leader incontestable de sa génération, Jean-Bedel Mpiana Tshituka dit JB Mpiana est né à Kananga, le 2 juin 1967. Très jeune, il démarre sa carrière musicale en 1981 avec le groupe Wenge Musica BCBG 4x4 Tout-Terrain dont il est avec Werrason, Alain Makaba et Didier Masela, l'un des fondateurs. Constitué d'élèves, le groupe Wenge Musica s'était fixé comme objectif d'animer des événements populaires, rencontres sportives, etc. en interprétant de vieux tubes congolais, jusqu'à ce qu'il se révèle au grand public kinois en 1987 avec la chanson " Kin Ebouger ", une composition de JB Mpiana. Aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre d'années, dit-on. Ainsi, JB s'affirme comme figure emblématique et meneur jusqu'à la dislocation de l'orchestre en 1997. Il incarne depuis lors l'aile Wenge Musica BCBG qu'il conduit de main de maître jusqu'à aujourd'hui. Il est le premier musicien de sa génération à avoir obtenu une récompense à titre personnel, à savoir auteur de la meilleure chanson en 1988 et meilleur chanteur du pays en 1991. Il détient aussi le record du plus jeune artiste congolais à s'être produit dans les prestigieuses salles de Paris, notamment au Zénith, à l'Olympia et à Bercy. Il récolte un succès discographique énorme avec des titres accrochants comme " Feux de l'amour ", " TH, toujours humble ", " Internet ", etc. Il collecte en même temps de nombreux surnoms : Bin Adam, Souverain 1er, Papa Chéri, le Maréchal Mukulu wa Bakulu, Moto pamba... En février 2011, il sort l'album " Soyons sérieux " avec mpunda " la danse du cheval ", après presque deux ans d'absence du point de vue discographique.

Denis Mukwege

Originaire de Bukavu, Denis Mukwege a étudié la médecine au Burundi avant d'effectuer une spécialisation en gynécologie à l'Université d'Angers en France. Malgré un bon travail bien rémunéré en France, en 1989, il choisit de retourner au pays pour s'occuper de l'hôpital de Lemera (Sud-Kivu) dont il devint médecin directeur, et où il aide des milliers de femmes stériles à connaître la joie de la maternité. Cette période heureuse sera brutalement interrompue avec l'arrivée de la première guerre du Congo en 1996 où l'hôpital sera sauvagement détruit. Avec l'aide du PMU (organisme caritatif suédois), il fonde l'hôpital de Panzi et va se spécialiser dans la prise en charge des nombreuses femmes victimes de viols collectifs et de violences sexuelles du fait des groupes armés qui sévissent à l'Est. Cette prise en charge s'effectue tant sur le plan physique, psychique, économique que juridique. A ce titre, le Dr Mukwege est maintenant reconnu comme l'un des spécialistes mondiaux du traitement des fistules. Il a constitué une équipe spécialisée dans la réparation de la vessie et des organes génitaux, qui soigne de 3 000 à 3 600 femmes chaque année, avec un total de 30 000 victimes opérées en dix ans. Le Dr Mukwege a été de nombreuses fois distingué pour son action en faveur des femmes, en aidant celles-ci à retrouver leur dignité et une vie un tant soit peu normale. Il a notamment reçu le Prix des droits de l'homme des Nations Unies en 2008, a été fait chevalier de la Légion d'honneur française en 2009. La même année, il a été élu Africain de l'année par une association de presse africaine. Et en 2011, il a reçu le Prix roi Baudouin en Belgique récompensant des " pionniers qui contribuent de manière exceptionnelle au développement ". Parmi de nombreuses autres récompenses et décorations honorifiques. Dont le dernier en date : le Prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, décerné par le Parlement européen. Un film réalisé par Thierry Michel et Colette Braeckman lui a été récemment consacré, du nom du livre éponyme écrit par Colette Braeckman et qui retrace le parcours de cet homme hors du commun : L'homme qui répare les femmes.

Djo Munga

Djo Tunda wa Munga est né et a grandi en RDC. Il entame des études classiques complétées par un enseignement en arts plastiques, puis entreprend la réalisation cinématographique à l'INSAS (Bruxelles, Belgique), où il puise de l'inspiration dans le cinéma européen et américain, avant de retourner vivre dans son pays. Depuis lors, il exploite son bagage en cherchant à créer un nouveau genre de cinéma congolais, " où tout reste à inventer ". En 1998, son film de fin d'études ne plaît pas à la direction de la prestigieuse école belge qui ne le juge pas " suffisamment africain " et lui refuse son diplôme. Qu'importe, Djo parvient néanmoins à placer son court métrage dans différents festivals en Belgique et à l'étranger, et à se faire un nom. Il réalise ensuite des documentaires et travaille depuis l'Europe. En 2002, il réoriente sa carrière et fonde sa structure de production et formation audiovisuelle à Kinshasa (Suka !). Il travaille en tant que producteur exécutif de documentaires, notamment pour la BBC, ARTE, DRtv et la RTBF. En 2007, il réalise le pilote d'une série autour du sida " Papy " (52 min), suivi du documentaire " State of Mind " qui lui assurent une certaine renommée au sein de la profession. Et en 2010, Djo Munga délivre son premier long métrage " Viva Riva ! " entièrement tourné à Kinshasa, en lingala et avec des comédiens et techniciens locaux. Ce polar dépeint l'atmosphère électrique du Kinshasa d'aujourd'hui et rencontre un énorme succès public et d'estime de par le monde, remportant 6 African Movie Awards au Nigéria et le Prix Mtv du Meilleur film africain 2011, parmi une vingtaine de sélections en festivals internationaux. Le film est distribué dans 25 pays dont 18 en Afrique. La sortie du film à Kinshasa fin 2011 a constitué un événement, en tant que premier film congolais de cette envergure depuis " La vie est belle " en 1987. Djo prépare le tournage d'un second long-métrage, toujours au Congo.

Jean-Jacques Mutombo Dikembe

Né à Kinshasa le 25 juin 1966, il s'intéresse au basket-ball en suivant son frère qui jouait au BC Onatra. Après sa scolarité à Kinshasa, Mutombo Dikembe débarque en 1991 à l'Université de Georgetown aux Etats-Unis d'Amérique où il débute une carrière aussi fulgurante qu'extraordinaire à la NBA. Jouissant d'un palmarès élogieux, il est plébiscité meilleur de sa catégorie plusieurs années de suite. Sollicité de partout, il a joué dans plusieurs équipes de la NBA jusqu'en avril 2009 où il met fin à sa carrière à la suite d'une blessure. Surnommé " Mont Mutombo " de par sa taille (2,18 m), Mutombo Dikembe s'est aussi distingué par ses implications caritatives. En 2005, il finance à Kinshasa dans la commune de Masina, à hauteur de 20 millions de dollars, la construction de l'hôpital " Biamba Marie Mutombo " dédié à sa maman. Il se consacre maintenant à ses oeuvres philanthropiques.

René Ngongo Matesa

Né en octobre 1961 à Goma, René Ngongo grandit à l'ombre du Parc national des Virunga. C'est dans cet environnement que naît sa passion pour les forêts. Il rêve de devenir conservateur et de consacrer sa vie entière à la magnifique nature de son pays. Diplômé de l'Université de Kisangani en biologie en 1987, il se spécialise dans la protection de la faune et s'implique dans la défense des forêts. En 1994, ce militant dans l'âme crée l'Organisation Concertée des Ecologistes et Amis de la Nature (OCEAN) pour donner une voix et des infrastructures à la société civile congolaise dans sa lutte contre la destruction des forêts. Pendant la guerre (1998-2003), il ne cesse de faire pression afin de mettre fin à l'exploitation illégale des ressources naturelles de son pays, rassemblant de nombreuses preuves de l'exploitation des forêts et des minerais. Expert dans le domaine des impacts de la destruction environnementale dans le bassin forestier du Congo, René Ngongo travaille également avec les communautés locales afin de promouvoir leurs droits relatifs à la protection des forêts et à la conservation de l'environnement. Son objectif premier est de promouvoir des modèles durables d'utilisation des terres pour combattre la culture sur brûlis et pour assurer à la population locale nourriture, bois et de meilleurs revenus. À partir de 2008, il devient Conseiller politique du premier bureau de Greenpeace à Kinshasa, et défie gouvernements et organisations internationales afin d'assurer la transparence dans les réformes forestières. René Ngongo a reçu le prix Nobel alternatif en 2009 " pour son courage à affronter les forces qui détruisent les forêts tropicales du Congo et le soutien politique pour leur conservation et utilisation durable ".

Eric Nyindu

Erik Nyindu est né à Kinshasa le 31 décembre 1970. Sa famille est issue du Kasaï Oriental et du Katanga (tribu Musongye). Cet homme de communication, énergique et toujours rieur, est licencié en philosophie à l'ULB (Bruxelles) et en communication. Journaliste depuis plus de 20 ans, d'abord présentateur à Télé-Matonge, puis journaliste radio à Télé Bruxelles et TV5, il affectionne particulièrement les sujets concernant le développement économique et social de l'Afrique, ainsi que ses rapports avec l'Occident. En 2007, Erik Nyindu est repéré par Voxafrica, la chaîne de télévision dédiée à l'Afrique qui diffuse à partir de Londres en anglais et en français. Il part s'installer là-bas avec sa femme et ses trois enfants et deviendra rapidement le rédac-chef et directeur de l'information. Lorsqu'en 2011, Voxafrica lui fait savoir qu'elle souhaite s'implanter également sur le continent européen, Erik Nyindu décide de monter sa société de production audiovisuelle doublée d'une régie commerciale. Il revient donc à Bruxelles pour lancer sa société de production Voxmedia. Après quelques mois, il parvient à se faire sa place avec d'innombrables interviews et magazines politiques et économiques essentiellement, mais aussi la promotion d'entreprises, de PME-PMI et le lancement de start-up locales. Voxafrica TV est aujourd'hui reçu par 30 millions de téléspectateurs avec une diffusion principalement en France, Belgique, Suisse, Royaume-Uni et Afrique sub-saharienne. Quand l'actualité économique et financière qui le passionne lui en laisse le temps, c'est vers la philosophie qu'Erik Nyindul aime se tourner. Histoire de temporiser et prendre du recul dans ce monde en permanente agitation.

Lyza Onema Shodu

Elle est née à Kinshasa un 16 juillet. Fille du Docteur Shodu, elle quitte très tôt le pays pour rejoindre la Belgique. Après ses humanités à Bruxelles, elle rejoint l'université (ICHEC) d'où elle sort avec en poche un précieux Master en sciences économiques et commerciales et une spécialisation en finances internationales. Un avenir brillant s'ouvre à elle et c'est à Paris que durant 8 ans, Lyza travaille dans le secteur très fermé de la finance des marchés. Mais en 2011, l'appel du pays se fait sentir et la jeune femme se dit qu'elle pourrait bien contribuer, avec sa rigueur et son savoir-faire, au redéveloppement de "son" Congo, via le secteur du tourisme. Pas simple à prendre comme décision, il faut lâcher un super job, le confort occidental et les amis, pour un avenir tout de même assez incertain en RDC. Mais Lyza est femme de convictions et elle décide en 2012 de larguer les amarres pour Kinshasa. Elle ouvre son agence de tourisme, D'jambo, dans la Gombe. L'agence a pour ambition de faire découvrir la RD Congo sous un angle touristique différent, organiser des circuits découvertes, des excursions, avec une prise en charge assurée du début à la fin du séjour. Logements, déplacements, visites guidées, le tout à des tarifs compétitifs. Plein d'idées, de l'enthousiasme, un peu d'inconscience et une équipe motivée à ses côtés, voilà la recette de Lyza pour convaincre les visiteurs autant que les Congolais à (re) découvrir cet exceptionnel pays.

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