Au XIIIe siècle, pour résoudre un problème de surpopulation, Bologne eut largement recours à la solution du portique, ce qui donne à la ville son aspect actuel. Pour créer de nouveaux logements, on construisit sur les façades des maisons des avancées, soutenues par des poutres maîtresses, ce qui laissait le passage libre à la circulation et protégeait les gens des intempéries et du soleil. Très vite, Bologne s'est dotée de 43 km d'arcades, devenant ainsi la ville qui compte aujourd'hui le plus de portiques au monde. " Les arcades de Bologne sont au moins aussi célèbres que les canaux de Venise ", écrit, avec une pointe de malice, l'écrivain Luca Goldoni. Sans ces arcades, les Bolonais ne seraient pas aussi universellement connus comme flâneurs (tiratardi), noctambules et bons vivants. En réalité, ils y travaillent aussi, et sous ces arcades s'abritent les plus extraordinaires et les plus lumineux centres commerciaux qu'une ville moderne puisse offrir et des étudiants toujours plus nombreux (l'université de Bologne date de 1088, c'est la plus vieille université d'Europe).

De l'étrusque Felsina et de la romaine Bolonia il reste peu ou rien. Son rôle majeur, la ville le joua au Moyen Age, lorsqu'elle fut une des premières à se déclarer commune autonome en s'opposant à Frédéric Barberousse et à Frédéric II. Les luttes qui s'ensuivirent la firent passer des seigneuries des Pepoli, des Visconti et des Bentivoglio aux mains de la papauté en 1506. Même sous la domination du cardinal Paleotti, Bologne continua à avoir une influence culturelle et artistique extraordinaire. Elle s'affirma à cette époque comme le foyer de la plus importante école de peinture de la Contre-Réforme, avec des noms comme ceux de Carrache et Guido Reni. La musique s'y développa vers la fin du Moyen Age grâce à l'importante chapelle de S. Petronio. Au même moment, son université attirait les plus grands savants de l'époque et donnait à la ville son surnom de " docte ".

L'ambiance intellectuelle favorisa la pénétration des idées des Lumières qui préfigurèrent la naissance, cent ans plus tard (en 1872), du premier groupe socialiste conduit par Andrea Costa, menant en 1892 à la fondation du Parti socialiste. Bastion de la gauche italienne, la ville est également surnommée " la rouge " comme sa couleur politique mais aussi en raison de la teinte caractéristique de ses façades.

Les lieux incontournables de BOLOGNE

Comment partir à BOLOGNE ? Nos conseils & astuces

    Organiser son voyage à BOLOGNE

    Photos de BOLOGNE

    Il n'y a actuellement pas de photos pour cette destination.

    EMILIE-ROMAGNE

    Guide EMILIE-ROMAGNE

    EMILIE-ROMAGNE 2018/2019

    13.95 €
    2018-04-25
    264 pages
    Avis