La RF8, dite route du Maïdo, très fréquentée par les touristes, mène au point de vue du Maïdo (2 200 m d'altitude), situé à 300 m du parking et surplombant le cirque de Mafate de près de 1 500 m ! Un des premiers sites touristiques de l'île, le Maïdo mérite largement la montée en voiture, de très bon matin, vers 6h, pour avoir la chance de découvrir le cirque avant que les nuages ne l'enveloppent. La vue panoramique est époustouflante avec au loin le Gros-Morne (3 013 m) qui cache en partie le point le plus haut de l'île, le piton des Neiges (3 070 m). A gauche, le lit de la rivière des Galets et la Roche Ecrite (2 276 m), et au fond, s'il fait beau, on aperçoit Salazie et la côte Est. A droite, la longue crête du rempart culmine au Grand Bénare, le deuxième point de vue de l'île (2 896 m), et que l'on peut gravir par un sentier au départ du point de vue.

Beaucoup de touristes font juste l'aller-retour au Maïdo, car c'est le plus beau point de vue de l'île accessible en voiture. Et parfois ne voient rien car ils arrivent trop tard ! Or, l'ensemble du parcours de la route du Maïdo a beaucoup d'attraits, tout comme le massif du Maïdo, avec la grande forêt des Bénares qui borde les cirques de Mafate et Cilaos, dont le nom officiel est Forêt des Hauts-Sous-le-Vent. On peut y faire de longues randonnées, à pied mais aussi à cheval ou en VTT, notamment des descentes avec remontées en navette. La plupart des prestataires se trouvent dans les Bas ou le long de la RF8. A la différence des sentiers des cirques, d'ailleurs impraticables à cheval ou en VTT, les reliefs sont ici moins abrupts : on est sur la partie extérieure de la montagne, en pente douce et régulière jusqu'à la côte. Les ravines sont peu creusées et les dénivelés moins violents, en revanche, les températures sont beaucoup plus fraîches.

La RF8, la plus empruntée, propose sur son parcours des restaurants, des distilleries d'huiles essentielles et des parcs de loisirs avec de la luge, du quad : voir Petite France. Mais deux autres routes bien moins fréquentées permettent d'accéder à la forêt du Maïdo : par Trois-Bassins, la Chaloupe Saint-Leu et le Tévélave, dans les hauts des Avirons. On peut ainsi traverser en voiture toute la forêt par la route forestière des Tamarins (RF9) qui commence au niveau de la RF8, 10 minutes avant le point de vue, et serpente à environ 1 800 mètres d'altitude jusqu'au Tévélave d'où l'on rejoint les Bas, ce qui prend une bonne heure. Tout le long, points de vue sur la côte, ravines fraîches et aires de pique-nique se succèdent. Il n'y a aucun habitant, aucun bâtiment et aucun commerce, à l'exception d'un gîte-restaurant très sympathique. En revanche, on y croise marcheurs, cavaliers et cyclistes, prudence sur la route.

Du point de vue lui-même, un sentier descend à pic vers Mafate : une très belle porte d'entrée sur le cirque, qu'on atteint au bout de 3 heures, mais éprouvante pour les genoux. De là partent aussi les randonnées vers le Grand-Bénare en longeant le rempart de Mafate et la caverne de la Glacière, accessibles également depuis plusieurs points de la RF9. Tout le massif est sillonné de sentiers permettant de descendre jusqu'aux Makes, tandis que les parcours en VTT partent plutôt du point de vue du Maïdo en direction de la Petite France.

Histoire. Au XVIIIe siècle, ce territoire, qui dominait des forêts bien plus épaisses qu'aujourd'hui, était celui des marrons. Les esclaves qui fuyaient les exploitations y trouvaient refuge. On raconte que l'un des plus célèbres d'entre eux, Phaonce, qui s'était installé dans une caverne du Grand-Bénare, s'était proclamé " roi des Marrons ", et y vivait entouré d'une garde personnelle, siégeant sur un trône taillé dans le roc.

Au début du XIXe siècle, un certain Joseph Morénas eut la lumineuse idée de faire creuser des puits dans les hauteurs glacées du Grand-Bénare (bénare signifie " froid " en malgache). Là, de fines pellicules de glace parvenaient à se former pendant l'hiver austral, que l'on pouvait ensuite récolter. Exploitée d'abord par Morénas, puis par les esclaves de la richissime Mme Desbassayns, la glace était ramenée dans les Bas par pain de 25 kg, à dos d'esclaves, puis déposée dans des puits d'eau fraîche dans les villas des grands domaines. Pendant des dizaines d'années, ce fut la seule source de froid de l'île jusqu'à l'arrivée des congélateurs. Aujourd'hui, suite au réchauffement du climat, la glace n'est présente que ponctuellement, surtout en hiver.

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