A 6 km de La Saline, coincée entre falaise et lagon, Saint-Leu est une bourgade sympathique aux nombreux attraits touristiques. La plage et le lagon y sont agréables, bien que beaucoup plus étroits qu'entre Boucan et La Saline. Avec une politique culturelle très dynamique (mention spéciale à Leu Tempo Festival en mai !), Saint-Leu est un peu la face bobo de Saint-Gilles, avec une nonchalance toutefois encore bien créole. Saint-Leu est également dotée de plusieurs musées qui valent le déplacement, dont la ferme aux tortues Kelonia, le conservatoire de Mascarin, et le Stella Matutina, le plus grand musée de l'île. Saint-Leu est aussi très dynamique sur le plan sportif. Le visiteur s'en rendra compte, dès l'arrivée en ville, par le ballet des voiles fluo survolant l'entrée nord de la ville presque tous les matins. C'est La Mecque du parapente, avec des conditions idéales presque toute l'année, et où se trouvent tous les centres. Le front de mer est propice à la balade (sol parfait pour le roller ou le vélo) et au pique-nique sous les filaos. Il commence depuis l'entrée de la ville, en face de la mythique vague de Saint-Leu. Une gauche parfaite, connue mondialement et qui fut le lieu de compétitions internationales... jusqu'à l'interdiction par l'arrêté préfectoral de 2013 suite à la crise requins. Le front de mer passe ensuite devant la mairie, puis se prolonge par un petit port de pêche d'où partent aussi les centres de plongée pour explorer les riches fonds marins saint-leusiens, dont le fameux tombant de la pointe au Sel. Il se termine par une plage, bordée de résidences neuves et de restaurants parfois les pieds dans le sable. Aujourd'hui, la ville et ses Hauts vivent de la canne à sucre et de la pêche ; cette dernière est encore pratiquée traditionnellement mais les vendeurs en bord de route se font de plus en plus rares.

Histoire. Le lieu-dit Boucan-Laleu tient son nom de M. Laleu (un ermite) qui fut le premier à construire un " boucan " (" cabane " en créole) sur cette portion de côte. La petite localité se transforma en commune en 1790 et fut alors baptisée Saint-Leu. La terre y était excellente pour la culture du café, autour de laquelle la ville se développa rapidement. Le bâtiment abritant la mairie est d'ailleurs un vestige de cette époque prospère (XVIIIe siècle). L'épisode le plus marquant de l'histoire de Saint-Leu est sans doute celui de la révolte des esclaves de 1811 : la seule, d'ailleurs, qu'a connue La Réunion coloniale. Une révolte qui eut lieu dans le contexte de l'invasion britannique, plus encline à l'assouplissement du système esclavagiste, mais qui fut malgré cela noyée dans le sang. Les habitants, effrayés par la révolte, s'enfuirent en grand nombre à Saint-Paul, commune à laquelle Saint-Leu fut rattachée en 1814. Elle redevient commune indépendante en 1817. Un autre épisode marquant est beaucoup plus récent : l'ouverture de la route des Tamarins en 2009. Elle a libéré les automobilistes et les riverains de l'enfer des 50 000 véhicules quotidiens et a permis ainsi à Saint-Leu de retrouver une qualité de vie longtemps mise entre parenthèses !

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