Guide d'Afrique du Sud : Survol de l'Afrique du Sud

Géographie

Du désert aux plantations de canne à sucre, des plages de l'océan Indien aux falaises du Cap, l'Afrique du Sud (1 219 090 km²) est plus étendue que la France, l'Italie et l'Allemagne réunies. Le pays est doté d'une grande diversité de paysages et de climats, tout en présentant un relief relativement simple. Sa zone littorale en " V " (2 954 km de longueur) s'étend de la frontière du Mozambique, côté Indien, à l'embouchure du fleuve Orange à la frontière namibienne, côté Atlantique. Le pays dispose de frontières communes avec la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe et le Mozambique au nord, ainsi qu'avec le Swaziland et le Lesotho, deux petites enclaves qui correspondent aux régions montagneuses du pays.

Au centre, un vaste plateau d'une hauteur moyenne de 1 500 m d'altitude (Haut Veld) correspondant à la région du Gauteng est séparé des régions côtières verdoyantes au sud par un grand escarpement de massifs montagneux, peu élevés et isolés les uns des autres qui partent du Lesotho jusqu'au Swaziland. Seul le Drakensberg constitue une véritable chaîne montagneuse, longue de 400 km et difficile à franchir. Ses plus hauts sommets culminent à 3 446 m (pic Mafadi) et 3 280 m (monts aux Sources) et disparaissent parfois sous un manteau neigeux en hiver.

A l'ouest, on trouve de hauts plateaux disposés en demi-cercle (Namaqualand) tombant vers la cuvette centrale. Leur altitude varie de 1 200 à 1 800 m, dans un paysage fait de vastes étendues de pierres et de sable.

Au nord-ouest, dans la cuvette du fleuve Orange, on trouve des plateaux arasés séparés par des cours d'eau. L'érosion a réduit certains plateaux à l'état de kopjes, collines coniques surmontées d'une épaisseur de roche dure. C'est la région des cultures céréalières et de l'élevage bovin.

Au nord, le Kalahari présente de vastes étendues, couvertes d'énormes accumulations de sable que le vent a transformées en dunes, oueds et lagunes.

Au nord-est, un petit escarpement rocheux précède le gigantesque parc Kruger, dont le relief est très varié du nord au sud. La région se caractérise par une végétation de type bushveld : épais buissons épineux et terrain boisé.

Au sud-est, la région côtière, qui sépare le grand escarpement rocheux de l'océan Indien, est une région chaude été comme hiver dans l'Eastern Cape, voire tropicale dans le KwaZulu-Natal où il fait chaud et humide toute l'année. Les paysages sont constitués de champs de canne à sucre et de collines verdoyantes où poussent tels des petits champignons des îlots de rondavels, ces huttes traditionnelles rondes et colorées avec un toit de chaume.

Au sud, côté Atlantique, une bande littorale de verdure court le long des côtes, puis laisse place aux plaines semi-arides et caillouteuses de Cederberg. Elles se couvrent, sous l'effet des pluies printanières, d'un magnifique tapis de fleurs. La zone méridionale laisse place à de courts chaînons montagneux, dont les sommets dépassent souvent les 2 000 m (Swartberg, Langeberg). Ces barres rocheuses séparent le Grand Karoo du Petit Karoo, qui s'étend jusqu'aux hauteurs de la région du Cap. La côte indienne est constituée de l'Overberg à partir du cap des Aiguilles, puis de la Garden Route qui doit son nom à ses nombreuses forêts et bocages marécageux.

Climat
<p>Plage de Knysna.</p>

Plage de Knysna.

L'Afrique du Sud jouit d'un climat exceptionnellement sain, notamment au Cap. La grande variété du relief donne lieu à des différences climatiques sensibles et à des écarts de précipitations qui vont de 1 à 20. La moyenne annuelle nationale s'établit à 464 mm.

Le KwaZulu-Natal, région la plus humide, jouit d'un climat tropical chaud et bénéficie d'un phénomène de mousson qui lui permet de recevoir entre 800 et 1 200 mm d'eau par an. Cet arrosage providentiel permet de cultiver la canne à sucre et le bananier. Durban reste une ville très chaude et humide toute l'année. L'Eastern Cape garde les mêmes caractéristiques (pluvieux en été, ensoleillé en hiver, mais l'air est beaucoup moins humide).

L'intérieur du pays est soumis à un climat tropical en été et continental en hiver. Les étés sont chauds et pluvieux, les hivers froids et secs. Ces régions sont couvertes d'herbages propices aux grands élevages. A Johannesburg, la moyenne d'été en janvier est de 22 °C tandis qu'en hiver, au coeur de juillet, elle ne dépasse pas les 11 °C. Il fait froid dès que le soleil se couche.

Le Kalahari, région semi-désertique (record national à Vioolsdrif : 48,8 °C), est couvert d'une steppe discontinue, mais aucune culture ne peut s'y acclimater.

Au Lesotho et au Swaziland, montagneux, il y fait très froid en hiver, le Drakensberg se recouvre de neige et des stations de ski ouvrent le week-end ! En été, il y règne une chaleur infernale tempérée par l'altitude et de fortes pluies. Le temps peut être lourd et nuageux.

Dans la région du Cap au sud, le climat méditerranéen autorise la culture de la vigne et de nombreux arbres fruitiers. Les étés y sont chauds et secs et le vent souffle souvent sur la côte. Janvier et février sont les mois les plus chauds (16 °C-32 °C), tandis que la saison pluvieuse hivernale reste douce et s'étend de juin à septembre (10 °C-20 °C).

Parcs nationaux

Outre une indéniable fonction de sauvegarde de la vie sauvage, l'extension des réserves naturelles pourrait se révéler extrêmement rentable. Actuellement, le seul parc Kruger réalise un chiffre d'affaires de 90 millions de rands par an et emploie 3 000 personnes. Les provinces Gauteng, Limpopo, Mpumalanga et KwaZulu-Natal regorgent de réserves naturelles privées et de parcs plus petits. Dans cette dernière région, le parc national de Hluhluwe Umfolozi détient la plus forte concentration de rhinocéros blancs de la planète.

L'Afrique du Sud, qui compte déjà 178 espaces protégés répartis sur 8 millions d'hectares, sera peut-être dans les décennies à venir à l'origine d'un spectaculaire projet visant à relier entre elles ses immenses réserves naturelles et celles des pays voisins. C'est un projet très avancé avec le Mozambique et le Zimbabwe, pour la création de la zone naturelle Great Limpopo Transfrontier Park, sur 35 000 km² du Gonarezhou au nord à la réserve Sabi-Sand à l'ouest.

Dans le même esprit, on assiste, en 2000, à la création de la Lubombo Transfrontier Conservation & Resource Area en relation avec le Swaziland et le Mozambique. Le premier parc transfrontalier a été créé en 1999 par l'addition du Kalahari Gemsbok National Park sud-africain et du Gemsbol National Park botswanais. L'étude des projets de regroupement et la mise en place des programmes sociaux sont à la charge de la Peace Parks Foundation, un organisme de lobbying installé à Groot Paardevlei, Somerset West, près du Cap. Cette fondation fait la promotion du concept d'écotourisme, en tant qu'activité créatrice d'emplois et bienfaitrice pour la nature.

Parrainages « naturels »

Depuis 1990, avec le soutien du bureau sud-africain du Fonds mondial pour la nature (WWF) et de la Nedbank, le Green Trust distribue régulièrement des soutiens financiers à divers projets écotouristiques et sociotouristiques. Peut-être constaterez-vous que dans tel ou tel lodge du Maputaland, le personnel local a l'air plutôt heureux, discute facilement, regarde le patron dans les yeux et non pas dans ses chaussettes... Voilà le type d'action entreprise par le Green Trust : un projet touristique se monte ici ou là ; il faut embaucher ; les villageois se disputent les places ; le Trust organise le recrutement en relation avec la direction pour que les salariés soient représentatifs des différentes familles du secteur ; le Trust propose la création d'un fonds de retraite ou d'une caisse de solidarité. La remise des Green Trust Awards, sommet de l'année environnementale, a lieu début juin sous la tutelle du Mail and Guardian.

Le WWF, installé en Afrique du Sud depuis 1968, a participé à l'ouverture d'un bureau Traffic (Trade Records Analysis of Fauna and Flora in Commerce) pour la région. Aux yeux des spécialistes du Fonds, l'Afrique du Sud est un des dix-sept pays du monde où se concentrent deux tiers des ressources biologiques terrestres. Les agents Traffic, qui surveillent les zones de braconnage et les filières d'exportation, couplent leurs locaux avec une des plus anciennes associations nationales de défense de la vie sauvage. Les chiffres étaient d'ailleurs positifs en 2017 avec le nombre de rhinocéros ou d'éléphants tués en baisse.

Faune et flore
Faune
<p>Les grands requins blancs à Walker Bay</p>

Les grands requins blancs à Walker Bay

Le pays compte plus de 200 espèces de mammifères dont les babouins chacma, les singes samango, les dassies, les suricates (famille des mangoustes), les chacals, les hyènes tachetées et les chiens sauvages. Le pays compte 77 000 espèces d'invertébrés, dont des tortues rares et des caméléons en plus d'une centaine d'espèces de serpents, dont les très venimeux black mamba, green mamba, cobra et boomslang. Quant aux oiseaux, on en compte 850 espèces dont 725 résidentes, les autres sont des oiseaux migrateurs qui prennent leurs quartiers en été.

Si on vient en Afrique du Sud, c'est surtout pour vivre l'expérience du bush et celle de la rencontre avec des animaux sauvages que l'on ne trouve nulle part ailleurs sur terre. Ici l'homme est un prédateur parmi d'autres et la loi de la jungle est dictée par le roi, le lion. Lorsque vous irez en game drive, en balade dans les parcs et réserves comptant des animaux, vous serez en voiture, en camion ou à pied encadrés de rangers armés, et vous observerez les animaux dans leur élément naturel. Voici un petit glossaire des principaux animaux. D'abord les Big Five (lion, éléphant, buffle, rhinocéros et léopard), les cinq animaux les plus difficiles à apercevoir, mais qui étaient à l'époque coloniale les cinq animaux les plus dangereux à chasser. Ajouter à cela toute une multitude d'animaux qui vivent dans le même habitat : guépard, girafe, gnou, zèbre, phacochère, suricate, chacal, koudou, impala, redbok, gemsbok et bien sûr le fameux springbok.

Trop d'éléphants au Kruger. La population d'éléphants croît chaque année de 7 % au Kruger Park où ces pachydermes doivent coexister avec de vastes populations d'autres espèces, dans un environnement riche en variétés de plantes et d'arbres qui, elles aussi, doivent être protégées. Effectivement, comme vous pourrez le constater sur place, les éléphants cassent et détruisent tous les arbres présents sur leur chemin. Au rythme actuel, la population du Kruger devrait passer à quelque 20 000 têtes d'ici vingt ans, le parc ayant mis fin en 1994 à l'abattage sélectif. Ne pouvant faire face à la logistique ou aux coûts très élevés, d'autres solutions telles que la contraception sont envisagées. La création d'un parc transfrontalier entre Mozambique, Afrique du Sud et Zimbabwe, permettant leur migration, aide à la régulation de la population d'éléphants dans le parc.

Faune marine. A la rencontre des océans Atlantique et Indien, baignée de nombreuses rivières, l'Afrique du Sud compte 16 % des espèces de poissons au monde, soit 2 000 ! Ce pays comporte aussi d'imposants mammifères marins : phoques, pingouins, baleines et dauphins, notamment sur les côtes de l'Overberg et sur la péninsule du Cap. Les requins sont présents sur toutes les côtes tandis que les tortues géantes migrent dans le nord-est du pays à la saison de la ponte.

Baleines et dauphins. Dans la famille des cétacés, on distingue les baleines à fanons communément appelées baleines " franches " par les chasseurs pour leur forte teneur en graisse, et les baleines à dents, dont font partie les orques et les dauphins. Les baleines franches ont été décimées aux XVIIIe et XIXe siècles jusqu'à leur quasi-extinction dans les années 1960, notamment les baleines franches australes et les baleines à bosse qui sont toujours vulnérables aujourd'hui. Elles se nourrissent essentiellement de plancton, d'un petit crustacé, le krill, mais également de petits poissons et parfois de calamars. On les observe de juin à janvier sur les côtes d'Afrique australe, durant la saison des amours et la naissance des petits, notamment à Hemanus et le long de la Garden Route.

Requins. Le littoral sud-africain est fréquenté par une centaine d'espèces de requins. L'Afrique du Sud détient avec l'Australie et la France (La Réunion) le record des attaques ! Les récifs externes et les passes où se forment les vagues qui intéressent les surfeurs sont le garde-manger favori des requins. On peut aussi citer les eaux turbides que l'on trouve dans les ports, les estuaires à proximité des complexes agroalimentaires qui rejettent leurs déchets dans la mer ou encore les eaux troubles du littoral après le passage d'une tempête. Seules cinq espèces sont qualifiées de dangereuses compte tenu de leur taille et de leur régime alimentaire : le requin tigre (Galeocerdo cuvieri), le requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) le requin mako (Isurus oxyrinchus) et le requin longimane ou océanique (Carcharhinus longimanus). Il est intéressant de noter que les requins que l'on aperçoit lors des " Shark Cage Diving " sont différents si l'on plonge dans la région de Durban ou dans la région du Cap.

Le springbok, animal national

La caractéristique de cette espèce d'antilope est le pronk (le saut) jusqu'à 4 m de hauteur et 15 m en longueur, qui lui a donné son nom. Cette espèce s'est adaptée aux zones sèches et dénudées ainsi qu'aux plaines herbeuses dégagées. Pour cette raison, on la rencontre essentiellement dans l'Etat libre, le North West et dans le Karoo jusqu'à la côte ouest. Ce sont des animaux grégaires, qui se déplacent en petits troupeaux en hiver mais se rassemblent souvent en plus grand nombre en été. Le springbok atteint 75 cm de hauteur et pèse environ 40 kg.

Le grand requin blanc (great white shark - Carcharodon carcharias)

Il est le seul représentant actuel du genre Carcharodon, immortalisé par le film Les Dents de la mer et il peut être approché en plongée dans une cage. Il mesure en moyenne de 3 à 5 m de long pour un poids variant entre 680 kg et 1 t. Ses dents, tranchantes comme des lames de rasoir, peuvent repousser 4 à 6 fois. Les mâchoires mesurent 90 cm de large pour un spécimen de 6 m ! Il semblerait que ces animaux effectuent de très longs trajets. En 2005, un grand requin blanc femelle, qui a été doté d'un capteur de localisation, a traversé, aller-retour, l'océan Indien, du Cap jusqu'aux côtes méridionales d'Australie. Soit un périple de près de 10 000 km en moins de neuf mois !

Le quagga ressuscité !

On pensait que le dernier quagga était mort dans un zoo d'Amsterdam en 1883 et que l'espèce était définitivement éteinte. Sauf que, plus de 130 ans après son extinction, la science vient de réaliser un véritable exploit en le faisant réapparaître !

Le quagga ressemble a un zèbre qui aurait perdu une partie de ses rayures : rayé noir et blanc du museau jusqu'au milieu du ventre comme un zèbre traditionnel, mais avec une croupe sans aucune rayure et de couleur beige-brun. L'animal était très apprécié par les riches notables de l'époque coloniale. Même Louis XVI était particulièrement fier des quaggas qu'il possédait dans sa ménagerie au château de Versailles. A cause de sa notoriété et de sa fragilité, cette sous-espèce de zèbre avait officiellement disparu au XIXe siècle, totalement exterminée par les chasseurs européens de l'ère coloniale qui se nourrissaient de leur viande et utilisaient leur peau pour la confection de vêtements et accessoires.

Et pourtant, depuis 2011, on croise à nouveau ces mammifères dans une vallée à seulement deux heures au nord du Cap, au pied des montagnes escarpées du Cap-Occidental dans la vallée de Riebeek. En effet, un projet nommé le " Quagga Project " - www.quaggaproject.org - a été lancé par des scientifiques au cours des années 1980 qui, après avoir fait analyser des échantillons de peau de quagga au South African Museum du Cap, avaient découvert que l'ADN de cet animal était le même que celui du zèbre des plaines, mis à part quelques rayures. Les deux animaux étant très proches d'un point de vue génétique, il a alors été possible de reconstruire les séquences manquantes de l'ADN du quagga à partir de son cousin. Miracle de la science et de la nature, la cinquième génération est en tout point semblable au quagga des origines ! En 2017, une dizaine des 100 animaux de la réserve du parc Table Mountain, peuvent prétendre au nom de quagga.

A une époque où l'on est plutôt habitué à entendre parler d'extinction des espèces et de destruction de l'environnement, on ne peut que se réjouir d'apprendre que, dans un avenir proche, les quaggas vont à nouveau repeupler les plaines sud-africaines comme avant l'arrivée des premiers colons il y a plusieurs siècles.

Flore

Un dixième des plantes de la surface du globe pousse en Afrique du Sud, soit de 22 000 à 24 000 espèces différentes selon les botanistes. Cette diversité est due à une grande disparité de climats. Ainsi, les plaines de savanes, les montagnes, les zones désertiques, les régions tropicales et la région du Cap (au climat méditerrannéen) abritent des variétés totalement différentes.
Cette dernière région est l'unique " région florale " du monde (six au total) contenue dans un seul pays. La biodiversité du Cap est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Dans cette région (553 000 ha, approximativement la taille du Portugal), on recense 9 600 espèces de plantes, dont 2 285 poussent dans la seule péninsule (471 km², soit la ville de Londres) et 5 000 n'existent nulle part ailleurs dans le monde. On y dénombre notamment 600 plantes apparentées à la famille des bruyères. Le maquis de type fynbos, du hollandais fijnbosch, couvre la moitié de la région floristique du Cap, mais apporte 86 % du total des espèces. Au mois de septembre, les promeneurs cherchent à voir sur la Table Moutain la célèbre Disa uniflora, l'une des 500 espèces d'orchidées que possède le pays. Au printemps, le Namaqualand se couvre d'une infinité de fleurs colorées, au nombre desquelles la fameuse protée. Cette diversité est cependant menacée. Une trentaine d'espèces de plantes ont déjà disparu, 1 406 sont en danger.

Protea cynaroides, fleur « nationale »

Protée (Proteus) : " Divinité de la mer qui, lorsqu'on la saisissait endormie pour lui faire prédire l'avenir, cherchait à s'échapper en prenant toutes sortes de formes effrayantes " (Le Littré). La protée royale, ou protée géante, est largement répandue dans les zones situées au sud-ouest et au sud de la province du Cap, depuis le Cederberg en remontant à l'est de Grahamstown. La protée royale doit à sa ressemblance avec l'artichaut le nom spécifique de " cinaroide ", qui signifie " comme le cynara " (l'artichaut). Cette appellation ne rend pas justice à la beauté des fleurs de cette protée, la plus grande du genre. Elle présente une grande diversité de coloris et de formes des feuilles, mais la plus belle est la fleur de couleur rose (115 espèces).

Adresses Futées d'Afrique du Sud

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