Les merveilles naturelles de la Camargue

Il existe un coin en France où, pour un peu, on se sentirait presque au Texas. Là, les hommes roulent en pick-up, s'habillent selon un code vestimentaire codifié avec bottes et chapeau, et passent l'essentiel de leur temps à dos de cheval à trier un bétail de bovins. La description est un brin caricaturale mais elle aide à saisir le caractère si particulier de la Camargue (https://www.petitfute.com/z149-camargue/), puisque c'est d'elle dont il s'agit, cette sorte de Far West à la française se nichant entre les deux bras d'un Rhône qui se dédouble avant de s'offrir à la Méditerranée.

 

Un delta à l'accent américain, alors ? Dans le décorum seulement, car ici, c'est plutôt l'Espagne qui fait ressentir son influence. A côté des manades, qui voient grandir les taureaux bondissants de la course camarguaise, on trouve aussi des " ganaderias " qui élèvent les " toros ", des poids lourds destinés, eux, à la corrida, à laquelle les antiques arènes d'Arles et de Nîmes servent d'écrins. Comme dans la péninsule ibérique encore, la culture du riz est un marqueur fort du travail de la terre. Une terre qui repousse sans cesse les assauts d'une mer qui l'empoissonne avec son sel, tandis que le fleuve nourricier préserve sa fertilité. Une terre singulière, donc, dont la beauté sauvage, si souvent imagée par ses marais pleins de flamants roses, est le principal argument touristique. Focus sur les paysages de cette région unique.

 

Aigues-Mortes et les Salins du Midi

Visiter les Salins du Midi, c'est pénétrer un paysage saisissant de nature sauvage et préservée, aller à la rencontre d'une faune et d'une flore exceptionnelles et découvrir un métier ancestral, bien que s'étant en partie industrialisé. Le salin comporte 10 800 ha et abrite quelques 278 espèces végétales et 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées). Sa gestion raisonnée aide à retarder le grignotage de la mer sur les terres. Une sortie classique vous emmènera dans un petit train à travers les tables salantes (1 heure de visite avec halte au musée du sel), une sortie "Sel et Nature" vous permettra de pénétrer au coeur de cette terre en 4x4, accompagnés d'un guide naturaliste : vraiment passionnant.

 

Le parc ornithologique de Pont-de-Gau

Situé à 4 km au nord des Saintes-Maries, sur la route d'Arles, ce parc est à l'origine une création familiale. Depuis 1949, date à laquelle les premières volières furent exposées sur 6 000 m2 par André Lamouroux, le parc géré maintenant par le fils et ses enfants s'étale sur 60 hectares. Deux promenades à travers étangs et marais sont proposées. L'une, très sauvage, appelée sentier du nord, offre une vision assez complète de la diversité de la Camargue. Un observatoire judicieusement placé permet de découvrir à loisir sarcelles, colverts, tadornes et oies. On peut également apercevoir une belle densité oiseaux de proie, hérons, râles, gros becs et becs fins migrateurs ou sédentaires, accompagnés de ragondins. Le second sentier se faufile entre deux étangs occupés par une grande colonie de flamants roses que l'on peut approcher de très près. Entre les deux, un grand espace à caractère pédagogique et éducatif, illustré de grandes planches descriptives et attrayantes, au gré d'une succession de volières accueillant des oiseaux de grande taille blessés ou handicapés.

 

Salin-de-Giraud

Salin-de-Giraud n'est pas une commune comme les autres en Camargue. Il convient de s'y rendre comme en pèlerinage historique, même si, au premier abord, elle n'a rien de particulier pour attirer le badaud. Ce qui en fait un lieu unique dans toute la région, c'est à la fois son histoire et son urbanisme originel particulier, totalement en rupture avec l'urbanisme traditionnel du Sud. Salin-de-Giraud, véritable ville-champignon, est née en 1856, de la société Péchiney, pour loger les employés de la société Henry Merle qui commençait à exploiter industriellement le sel local pour l'usine chimique de Salindres, près d'Alès dans le Gard, qui en avait besoin pour produire de la soude. Construite sur le modèle des cités ouvrières du Nord, la ville était spatialement très hiérarchisée. On y trouvait, outre la demeure du directeur de la Compagnie dans son parc, les maisons des ingénieurs, les habitations des ouvriers (identiques et exiguës), un hôpital, des églises, des écoles, un cinéma, tous financés par l'employeur lui-même dans un esprit très paternaliste. Aujourd'hui, les Salins du Midi y exploitent des marais salants qui produisent environ 350 000 tonnes de sel par an.

 

Les marais du Vigueirat

Il faut emprunter une piste sur une bonne distance avant d'arriver aux Marais du Vigueirat. Cet espace naturel protégé domaine du Conservatoire du littoral, situé entre Grand Rhône et plaine de Crau, permet de découvrir la flore et de la faune camarguaises. Une quantité infinie de découvertes sont possibles, que vous soyez un promeneur du dimanche ou un passionné de nature. " Les sentiers de l'étourneau " regroupent plusieurs parcours thématiques sur une longueur totale de 4 km, en accès libre et gratuit du lever au coucher du soleil. Parcours ludique de 500 mètres entièrement sur pilotis, le sentier des Cabanes vous permet de cheminer au fil de l'eau à la découverte de tous les secrets de cet espace naturel. Le sentier de la Palunette, long de 2,5 km, borde le canal du Vigueirat : l'occasion de découvrir les différentes espèces d'oiseaux à travers un observatoire de faune. Nouveauté 2016, le sentier ethnobotanique vous emmène, sur une superficie d'un hectare, à la découverte de différents milieux, des plantes qui les composent et le lien avec l'homme. Possibilité de visite guidée et visite en calèche.

 

Place aux plages !

Mais la Camargue, c'est aussi les plages. Celle de Beauduc est un paradis qui se mérite : pour s'y rendre, prendre d'abord la route des Saintes-Maries puis tourner à gauche vers Salin-de-Giraud, puis à droite route de Villeneuve et suivre le Vaccarès, puis la digue à la mer. 14 km séparent Salin-de-Giraud de la plage ! L'histoire de Beauduc commence à la fin des années 1930, lorsque la fréquentation du site s'élargit à la pêche de plaisance et à la villégiature. Si les premières cabanes sont établies dès la formation de ce lais de mer au milieu du XVIIIe siècle, on comptait la fin des années 1960 une centaine d'installations. Les nouvelles lois sur le littoral s'appliquant à ce lieu, certaines destructions ont été effectuées. La plage immense, située dans un milieu sauvage encore préservé, s'offre après la traversée de nombreux marais dont celui du Grand Fangassier, avec des camping-cars, des cabanes, des chevaux au galop, des vélos, des cerfs-volants... Tout un univers disparate et populaire qui crée une ambiance unique ! Un site très sympa à découvrir en famille.

Mais saviez-vous qu'Arles est également une station balnéaire ? Certes, son centre-ville se situe à environ 50 km du littoral. Mais la commune, la plus étendue de France, possède pourtant une plage. Piémanson, c'est son nom, se trouve après le hameau de Salin-de-Giraud. 100 % nature, elle s'étend sur 7 kilomètres. Dépourvue du moindre arbre (il vaut mieux ne pas oublier parasol et crème solaire en plein été !), elle n'est faite que de sable fin. Une sorte de Copacabana, en quelque sorte, sans les immeubles en arrière-plan... Débarrassée des centaines de caravanes et autres habitats éphémères de bric et de broc qui prenaient racine pour plusieurs mois chaque année depuis des décennies, la plage de Piémanson, dont l'accès est désormais réglementé, est au coeur du Parc naturel régional de Camargue. Et une part de son immense surface est réservée aux naturistes.

Enfin, la plage de l'Espiguette, située à l'orée de la Petite Camargue, forme l'extrémité d'un immense banc de sable totalement isolé de la " terre ferme " et des routes. Quelle que soit la saison, ce paradis est l'une des plus belles et des plus sauvages plages de Méditerranée. Mais attention, le paradis, on le sait tous, se mérite ! Une centaine de mètres (au moins) de dunes à parcourir sur le sable brûlant de l'été, avant de pouvoir prétendre aux dix kilomètres de sable fin qui longent la mer.

 

Infos futées

 

Quand ? Il faut privilégier les belles journées du printemps, de l'automne et du début de l'hiver.

 

S'y rendre. En voiture, Paris-Arles : 588 km par l'A 7. En avion, direction Marseille ou Montpellier et en train, s'arrêter en gare d'Arles.

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Utile. Pour préparer au mieux son escapade.

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