Guide de Charleroi : Les plus de la destination

<p>Coucher de soleil, sur le Lac de la Plate Taille.</p>

Coucher de soleil, sur le Lac de la Plate Taille.

Le plus grand littoral de Belgique

Dépassant de quelques kilomètres le littoral de la mer du Nord, les rives des Lacs de l'Eau d'Heure totalisent environ 70 km de verdure et de criques. Tout l'inverse de la Côte belge, droite et bétonnée sur sa plus grande partie. Loin devant les autres lacs wallons, les Lacs de l'Eau d'Heure offrent une infrastructure touristique de premier plan. Tant en termes d'hébergement que de possibilités de loisirs, ils font pâlir d'envie la plupart des structures équivalentes au Nord de la Loire et à l'Ouest du Rhin. Ils totalisent 617 hectares de plans d'eau (et 1 800 hectares de site au total), soit quasiment 500 de plus que le deuxième plus vaste espace lacustre du pays. Destination de qualité, on peut y pratiquer de nombreux sports, aquatiques ou non, s'y adonner à la marche ou au vélo et profiter d'infrastructures d'hébergement de qualité.

Les marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse

Avec ses carnavals, ses cavalcades, ses ducasses et autres festivités populaires, le folklore est particulièrement présent à Charleroi Métropole. Mais sa marque de fabrique, ce sont les Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Rassemblant des hommes et des femmes en habits militaires, le plus souvent d'époque napoléonienne, elles ont pour origine des processions religieuses qui devaient être escortées en des temps mouvementés. La plupart d'entre elles portent le nom du saint protecteur. Hautes en couleur, mêlant tradition, sacré et liesse populaire, les plus importantes marches rassemblent de 2 000 à 3 000 participants. Treize parmi les quinze marches reconnues par l'Unesco (au patrimoine culturel immatériel de l'humanité) se déroulent sur le territoire de Charleroi Métropole.

Un patrimoine industriel préservé

Aux XIXe et XXe siècles, les aciéries, verreries et charbonnages ont été le moteur industriel de Charleroi et de son bassin. Si certaines sont encore actives aujourd'hui, la plupart de ces industries appartiennent à un passé dont la région est fière et ses traces les plus emblématiques sont remarquablement préservées : le site du Bois du Cazier à Marcinelle (Charleroi) est le plus connu et le plus chargé d'histoire. Il rassemble sur un même espace un musée du verre, un musée de l'industrie et un espace consacré au charbonnage. A côté de cela, les nombreux terrils, les paysages marqués par l'architecture industrielle, le dernier haut fourneau de Wallonie et bien d'autres éléments du patrimoine sont désormais en vitrine et on aime ça.

Une destination proche et pourtant très complète

Grand centre urbain avec ses piétonniers et ses centres commerciaux, musées renommés ou insolites (photo, art contemporain, industrie...), patrimoine industriel, poumon vert, villes médiévales (Thuin, Chimay, Beaumont, etc.), géologie particulière, sites naturels, folklore reconnu, offre sportive complète et variée, gastronomie, bières, sans oublier les fameux lacs cités plus haut... rien ne manque à Charleroi Métropole. Carrefour important au centre de l'Europe, l'offre de transport y est riche et variée. Il n'y a pas de montagnes mais des terrils que l'on peut gravir, pas de mer mais un littoral aussi long et même des pistes de ski de fond en hiver. Bref, une destination hyper complète pour du tourisme de court séjour, sans doute l'une des offres les plus intéressantes à 300 kilomètres à la ronde.

Un esprit décalé

Longtemps décriée, noircie, épinglée pour ses " affaires " en tout genre (politique, société, moeurs...), Charleroi a fait la une de l'actualité de façon négative pendant près de trente ans. Si aujourd'hui il serait illusoire de dire que tout va bien, la ville et la région qui l'entoure ont résolument pris un autre tournant. Au point qu'on commence même à utiliser le terme " tendance " accolé à Charleroi, de même que le qualificatif " nouveau Berlin ". " On en parle à Paris ", disent les artistes français. Mais mieux encore, cette reconnaissance embryonnaire s'accompagne d'un second degré assumé. Le décalé est devenu la norme ou presque dans la manière de présenter Charleroi vers l'extérieur, qu'il s'agisse d'art, d'architecture, de valorisation des espaces ou de mentalité, tout simplement.

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