Petit Futé
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Arusha n'était au début du XXe siècle qu'une petite ville de garnison allemande. La ville doit son nom à la tribu qui habitait la région à l'arrivée des premiers Occidentaux : apparentée aux Maasaïs, elle accomplit cependant la transition du pastoralisme nomade aux cultures. La région ne fut en fait conquise, aux dépens de ces guerriers, par les troupes allemandes aidées de supplétifs chaggas du Kilimandjaro qu'après de rudes combats en 1896. Le village d'origine, composé de cases et de greniers au milieu de plantations de bananiers, fut détruit et toutes les armes traditionnelles furent confisquées. Les Wa-Arushas durent notamment construire eux-mêmes la Boma, le fort allemand, achevée en 1899 et toujours visible en partie aujourd'hui, hébergeant une unité de 150 soldats et symbolisant la mainmise germanique sur le territoire de cette région. Arusha est le centre administratif d'une ville d'un demi million d'habitants entourée d'une campagne densément peuplée (plus de 350 000 habitants). C'est le centre agricole d'une région productrice de café sur les flancs du Kilimanjaro, de coton, de pyrèthre (camomille) et de sisal. 

Ses atouts. L'installation par l'ONU du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en novembre 1994 à Arusha a radicalement transformé le statut de la ville, qui s'est peu à peu positionnée comme la dauphine de Dar es Salaam sur le plan économique. Le prix de l'immobilier a grimpé et continue de monter. Les perspectives de croissance sont plus incertaines depuis la fermeture du TPIR le 31 décembre 2015 et le départ du millier de personnes pouvant y travailler, mais les chantiers continuent malgré tout de se multiplier. Il n'y a qu'à lever les yeux, les bureaux d'affaires poussent ici comme des champignons. Après le complexe Njiro au sud-est, un autre grand centre commercial à l'occidentale a vu le jour en direction de l'aéroport, le Aim Mall. Arusha se développe à présent selon un modèle vertical avec les banques et les hôtels. On trouve près de la Clock Tower, en centre-ville, et dans le quartier colonial, les hôtels les plus chers, à plusieurs centaines de dollars la nuit.

Avec son centre de conférences, le Arusha International Conferences Center (AICC), la ville accueille en permanence des congrès et séminaires internationaux. Mais l'activité phare d'Arusha, ce sont évidemment les safaris, avec plus de 300 compagnies présentes sur ce juteux marché. La ville est le point de départ quasi obligé vers les parcs nationaux du nord (Serengeti, Ngorongoro et lac Manyara). Arusha possède un petit aéroport mais la plupart des touristes se posent au Kilimanjaro International Airport, à 50 km, ou à Nairobi, qui n'est qu'à 5 heures de route de là. Les expéditions en haute montagne font aussi un carton, avec le Kilimandjaro, le toit de l'Afrique (5 895 m), et le mont Meru (4 562 m).

Arusha au quotidien. Le jour, la rue principale, la Sokoine Road, est envahie par des flots de véhicules multicolores, de camions, de bus et de piétons, qui tous semblent converger pour échanger fruits, sacs de riz, de maïs ou de haricots, vêtements d'occasion, pièces mécaniques, ou chaussures en caoutchouc de pneu. Les fundi, ou artisans, des menuisiers-ébénistes aux mécaniciens ou aux tailleurs, s'alignent par spécialité sur les bords des routes. Ils vivent ainsi dehors en permanence, et s'affairent à leurs tâches tout en attendant que de nouveaux clients viennent leur apporter de quoi continuer leur labeur. 
A vrai dire,Arusha ne propose au visiteur aucune curiosité palpitante mais dispose d'hôtels luxueux et confortables, de bonnes tables et de vastes lieux de shopping d'artisanat masaaï. C'est une excellente base pour se reposer avant ou après un safari. Il est aussi possible d'aller à la rencontre de la culture maasaï en passant un ou deux jours avec eux dans des villages des environs plus ou moins lointains.

Dangers potentiels la nuit. Le jour, Arusha n'est pas une ville dangereuse. Le soir, quand la nuit tombe, sur les coups de 19h, la réalité change radicalement, notamment à cause de l'absence d'éclairage public. Prévoyez donc de rentrer de vos déplacements en conséquence. De votre chambre ou lodge, si vous devez sortir, appelez un taxi. Néanmoins, ne devenez pas parano. Il faut juste rester vigilant et prudent et se déplacer en taxi. 

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