Poste stratégique, Gibraltar (dont le nom provient de l'arabe " djebel Tarik ", la montagne du chef berbère Tarik, commandant l'invasion musulmane de 711) et son rocher aux falaises s'élevant jusqu'à 426 m d'altitude peuvent s'apercevoir jusqu'à 100 km à la ronde. La visite de ce petit Etat, d'une superficie modeste de seulement 6 km², est une expérience curieuse. C'est un peu comme si, après avoir franchi l'isthme qui sépare le Rocher du continent et enjambe par là-même la ligne de démarcation (avec l'impressionnant aéroport à piste réduite), on entrait dans une ville anglaise sans pour autant sortir d'Espagne. Le climat et les plages nous rappellent immanquablement notre situation au sud du Sud de l'Europe. Les rues, les édifices (dont le très froid et très nordique grand Casemate Square), les cabines téléphoniques, les bobbies, les voitures, les pubs et tout le reste font franchement anglais ! La population, elle, est issue d'un mélange génois, portugais, juifs, maltais, hindous, asiatiques... Ici, on parle aussi bien l'anglais (la langue officielle) que l'espagnol, voire les deux dans un mélange plutôt insolite.

Historiquement, la mort de Charles II d'Espagne, en 1700, donna lieu à la guerre de Succession d'Espagne dans laquelle l'Angleterre et la Hollande s'unirent au Saint Empire romain germanique pour appuyer l'archiduc Charles d'Autriche face au prétendant Philippe de Bourbon, désigné par Charles II. Le 21 juillet 1704, l'amiral anglais Rooke, à la tête d'une flotte anglo-hollandaise, s'empara de Gibraltar au nom de l'archiduc Charles. Neuf ans plus tard, en 1713, le traité d'Utrecht reconnaissait la souveraineté anglaise sur le Rocher, confirmée de nouveau par le traité de Versailles de 1783.

A cette époque, les Espagnols qui vivaient à Gibraltar eurent le choix suivant : soit ils acceptaient la domination anglaise, soit ils s'en allaient. De nombreux Espagnols optèrent pour la deuxième solution. Leurs descendants vivent encore actuellement à San Roque voisin.

Des problèmes ont refait surface en 1963, lorsque le comité de décolonisation de l'ONU envisagea l'application de sa politique à Gibraltar. Les habitants du Rocher déclarèrent massivement qu'ils préféraient dépendre de l'Angleterre. En juin 1969, l'Espagne, suite à des négociations avec le Royaume-Uni qui dégénérèrent, ferma la frontière avec le Rocher et coupa toutes les lignes télégraphiques et téléphoniques. Si les lignes furent rétablies en 1977, la frontière ne fut rouverte qu'en février 1985.

En novembre 2002, date d'un référendum autodéterminant organisé par le gouvernement de Gibraltar, anticipant ainsi toutes négociations entre le gouvernement espagnol et le gouvernement anglais pour décider de l'avenir de l'enclave, une écrasante majorité (plus de 17 000 votants sur environ 18 000 inscrits) annonça d'emblée la couleur, en se prononçant contre toute éventuelle gestion du Peñon par la Couronne espagnole ! En 2004, le ministre britannique de la Défense était d'ailleurs présent aux célébrations du tricentenaire de l'entrée de Gibraltar dans l'empire de Sa Très Gracieuse Majesté. Dernière petite information, le Rocher est souvent choisi par des stars pour convoler, Sean Connery s'est marié deux fois à Gibraltar tandis que John Lennon et Yoko Ono se sont dit oui, ici, en 1969.

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