C'est au Moyen Âge que Mante - qui s'est écrit sans " s " jusqu'au XVIIe siècle - prit un rôle défensif et politique important. La ville fortifiée était dotée d'un château depuis le Xe siècle. En 1087, Guillaume le Conquérant entra dans la ville par surprise et la détruisit, à l'exception du château. Blessé, il fut ramené mourant à Rouen et, couvert de remords d'avoir brûlé la ville, il légua par testament une forte somme destinée à reconstruire la ville. Au début du XIIe siècle, Louis VI le Gros rattacha le comté de Mante au domaine royal, puis Philippe Auguste érigea la ville en châtellenie, et lui accorda de nouveaux privilèges. Il y mourut en 1223. Blanche de Castille et son fils Louis IX y firent également de longs séjours. Après le XVIe siècle, la cité perdit progressivement son rôle de place forte. Elle continua pourtant de prospérer grâce à sa position de ville fluviale et au développement industriel du XIXe siècle. Après les dégâts causés par la Seconde Guerre mondiale, la ville fut reconstruite et prit officiellement le nom de Mantes-la-Jolie en 1953. Le surnom viendrait d'Henri IV, extrait d'une lettre du roi à sa favorite Gabrielle d'Estrées : " Je suis à Mante, ma jolie. " Dans les années 1960, on vit sortir de terre le quartier du Val-Fourré, qui entamera sa métamorphose au milieu des années 1990, après avoir fait quelque temps la une de l'actualité pour les problèmes de ses quartiers. Historiquement séparée de Mantes-la-Ville par la voie de chemin de fer, Mantes-la-Jolie est la troisième ville du département par sa population (près de 44 000 habitants). Grâce à son riche passé monarchique, elle dispose du statut de " Ville royale ".

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9.95 €
2018-10-17
312 pages
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