MADÈRE - guide touristique du Petit Futé

Bem-Vindo à Madeira !

Il y a 10 millions d'années, le ventre de la Terre s'est mis à gronder, pousser, éructer, jusqu'à faire émerger des abysses un immense caillou sur la dorsale océanique : Madère était née ! Depuis, l'archipel n'a cessé de cultiver les essences rares, aidé par les vents, les oiseaux de passage, puis par la main de botanistes inspirés. La " perle de l'Océan " est faite d'une terre riche et fertile doublée d'un climat paradisiaque, celui d'un éternel printemps et son soleil bienveillant, permettant à une flore variée de se développer avec aisance : cactus, arbres tropicaux et pinèdes poussent d'un même élan dans le jardin flottant de l'Atlantique. L'ingéniosité des premiers Portugais débarqués sur l'île il y a plus de 600 ans donna naissance à une multitude des canaux d'irrigation - les levadas - abreuvant les quatre coins du territoire de l'eau des sommets. C'est le long de ces pistes aquatiques que les pèlerins de la nature et autres amoureux des espaces vierges parcourront le territoire jusque dans ses recoins les plus intimes, débouchant bien souvent sur d'inoubliables panoramas. Funchal, charmante capitale commerçante et coloniale aux murs blancs resplendissant sous le soleil, est une étape de longue date sur la route vers les Amériques. C'est ici que l'on chargeait dans les soutes des navires le vin. Funchal vibre au flot constant des paquebots, voitures et touristes à l'affût des musées et églises, avec une imperturbable douceur de vivre... En s'éloignant un peu de la ville, Madère dévoile ses côtes sauvages et sa constellation de villages montagneux. Bien que les habitants défendent une identité insulaire, on y retrouve cette ambiance paysanne et accueillante si répandue dans les campagnes du Portugal continental. Depuis peu, des espaces dédiés à la baignade et quelques plages dignes de ce nom ont vu le jour : les " piscines naturelles " du nord de l'île s'avèrent rafraîchissantes, tout autant que l'interminable bande de sable blanc de Porto Santo, l'île voisine. On aura le loisir de sillonner Madère le long de ses routes vertigineuses qui, tantôt surplombent audacieusement l'Océan, tantôt épousent les courbes des puissantes roches filant vers le vert désert du centre de l'île. Si le Nord s'avère humide et tropical, et l'est, avec ses airs de Finistère breton, plutôt aride, le plateau central offre aux marcheurs de somptueuses balades au creux de riantes vallées, puis la vision des monts, dardant avec majesté leurs pics au-delà des brumes. Voici quelques-unes des facettes de ce petit archipel portugais qui livre ses secrets à qui saura s'y perdre le temps d'un séjour à la rencontre de ses chaleureux habitants...

L'équipe de rédaction

Remerciements : à Paulo Silva et Fernando Vieira pour leur fidélité, ainsi qu'à Ludovic, Pascal, Pauline, Cécilia, Ferdinanda Vieira et Teresa Fernandes pour leur accueil chaleureux sur l'île aux fleurs.

MADÈRE : les adresses futées

MADÈRE : Idées de séjour

Ces dernières années, la côte madérienne a changé de visage. Désormais, les travaux sont pour la plupart terminés et les ports de pêcheurs se sont transformés en sémillantes petites stations balnéaires dotées de piscines naturelles. Le tourisme en bord de mer a donc gagné en terme de qualité d'accueil, mais si les côtes sont assez agréables à la belle saison, elles peuvent avoir tendance à être prises d'assaut. Tournez une seconde le dos à la mer et, face aux vertes parois, demandez-vous alors : que serait Madère sans ses montagnes aux multiples sentiers courant au coeur des vallées ? L'île est aussi belle à basse altitude que dans les hauteurs, et l'on ne saurait que trop vous conseiller de partir à la découverte de l'intérieur de ce jardin, moins fréquenté et peut-être plus authentique à l'heure où le soleil d'été attire les foules...

Séjour court
Madère en une semaine

Il est possible de voir " l'essentiel " de Madère (c'est-à-dire les ex-libris touristiques de l'île) en une semaine ; mais vous n'aurez alors pas vraiment le temps de flâner à loisir le long des levadas, et une excursion à Porto Santo est très improbable. Un tel séjour, idéal pour de courtes vacances (type vacances de Pâques) pourrait se découper comme suit :

1er jour : visite de Funchal. Le centre historique le matin, puis le jardin botanique de Monte l'après-midi.

2e jour : environs de Funchal. Eira do Serrado et Curral das Freiras, et le belvédère de Pico dos Barcelos le matin ; Monte et le parc tropical, ainsi que la visite d'un ou deux musées l'après-midi. On peut également envisager de randonner dans la vallée des Religieuses (Curral das Freiras) depuis le Boca da Corrida (environ 2 heures 30).

3e jour : la côte sud. Câmara de Lobos, Cabo Girão, Ribeira Brava le matin. Déjeuner à Ribeira Brava ; Jardim do Mar et son atmosphère paisible l'après-midi ; dormir ici ou à la Ponta do Pargo et ses alentours.

4e jour : le nord-ouest. Ponta do Pargo, Santa, détour par le plateau de Paúl da Serra. Pique-nique à Rabaçal par exemple ; retour à Santa, Porto Moniz (piscines naturelles) puis " route de l'or " jusqu'à Seixal (petite plage). Dormir à Porto Moniz ou à Seixal.

5e jour : le nord-est. " route de l'or " vers São Vicente (grottes), Boa Ventura, Santana. Déjeuner à Santana ou à São Jorge ; l'après-midi, promenade à Queimadas jusqu'au Caldeirão do Inferno (4 à 5 heures aller-retour) ou alors jusqu'au plateau d'Achada do Texeira, ou encore près de Ilha. Dormir à Ilha ou à Santana (en fonction de votre budget aussi).

6e jour : l'est et l'intérieur. Porto da Cruz (piscines naturelles) sur la côte, puis direction Ribeiro Frio et le belvédère de Balcões ; montée jusqu'au Pico do Arieiro ; déjeuner (pique-nique) ; retour à l'embranchement de Poiso, puis route jusqu'à Santo da Serra, et descente vers Machico (pour dormir).

7e jour : la pointe est. le matin, promenade à la Ponta de São Lourenço ; soit pique-nique (s'il n'y a pas trop de vent), soit retour à Machico pour déjeuner ; puis retour à Funchal par Santa Cruz ; dernières flâneries dans la capitale.

Note : il est possible de modifier cet itinéraire en fonction de vos désirs et de vos goûts ; vous pouvez remplacer la promenade dans le parc de Queimadas par la saisissante randonnée du Pico Ruivo (depuis le Pico do Arieiro), passer plus de temps sur les hauteurs du Paúl da Serra, l'endroit le plus séduisant de l'île, voire vous la couler douce et jouir des piscines naturelles et des petites plages. Gardez en tête que les distances sont relativement réduites : il faut compter environ 1 heure 30 pour relier Ponta do Pargo (à l'ouest) à Caniçal (à l'est) en voiture par la voie la plus rapide.

Séjour long
Madère en deux semaines ou plus

Il est évident qu'en deux semaines, on peut visiter tous les sites d'intérêt touristique et se promener sans hâte le long de nombreuses levadas (canaux d'irrigation et aqueducs). Comme les paysages ne sont pas les mêmes sur la côte nord ou la côte sud, il est plaisant de consacrer à toutes deux un temps adéquat. Ainsi, l'itinéraire d'une semaine, ci-dessus détaillé, pourra servir de base à cet itinéraire long considérablement étoffé, en prenant un peu plus le temps de vivre et de chiner :

Du 1er au 7e jour : voir séjour court.

Funchal, mérite bien 4 jours pleins, optez pour un séjour plus long pour profiter de la plage, visiter Monte et son ambiance romantique ou découvrir des lieux comme l'animé marché dos Lavradores, le musée d'Art sacré, la Quinta das Cruzes, la curieuse collection d'Universo de Memórias ou encore se familiariser avec l'élaboration du vin de Madère à The Old Blandy Wine Lodge et de la broderie à Bordal.

Pourquoi ne pas réserver quelques jours de plus pour d'autres randonnées sur l'île qui regorge d'admirables sentiers... Piochez dans les séjours thématiques consacrés aux plus belles randonnées de Madère pour agrémenter votre séjour.

Un jour supplémentaire sur le versant sud pour s'enfoncer dans l'intérieur, vers Encumeada, ou marcher vers Santo da Serra ou Camacha (nombreuses possibilités).

Deux jours, au moins, à Porto Santo pour se reposer sur la plage magnifique et s'imprégner de l'atmosphère paisible de l'île...

Et puis, quelques jours supplémentaires enfin pour flâner ici ou là, pique-niquer dans les montagnes ou faire les magasins, boire des jus de fruits dans quelque parc ou arpenter d'autres sentiers. Ce laps de temps très raisonnable pour une île qui n'est pas si étendue donne en outre la possibilité de partir en excursion sur les bateaux qui visitent la côte sud, vont voir les dauphins ou filent vers les Desertas.

Séjour thématique
Séjour Spa (balnéothérapie)

Besoin d'une remise en forme ? L'air vivifiant de Madère saura vous remettre en jambes ! Rien de mieux qu'une petite séance de balnéothérapie... qui peut tout aussi bien se convertir en objectif de voyage. Après tout, vous suivrez seulement les pas de l'impératrice Sissi (la fameuse), du prince Hohenlohe ou du poète portugais António Nobre, qui choisirent l'île pour ses qualités thérapeutiques. Mais si Madère est en soi un tranquillisant pour les sens, quelques adresses ont ouvert leurs portes pour proposer leurs services de thalassothérapie, hydromassage, bains turcs, sauna, massage, centre de beauté... Idéal pour revenir en pleine forme, " l'esprit sain dans un corps sain ".

La plupart des centres ou des hôtels proposant ces services sont à Funchal, Caniço, Calheta ou Porto Santo.

Séjour randonnée

Le climat subtropical de Madère a favorisé le développement de la biodiversité naturelle de l'île. Sa végétation luxuriante et ses fleurs aux couleurs éclatantes éblouissent le randonneur. Le paysage unique de Madère riche de ses fameuses levadas qui serpentent jusqu'aux vallées verdoyantes offre aux randonneurs une expérience inoubliable au coeur de la forêt primitive, un trésor préservé classé au Patrimoine de l'Unesco. Sa faune et sa flore offrent bon nombre d'endémismes qu'il est agréable de débusquer au pied des levadas, sous ses arbres et ses fougères arborescentes, au coeur des vallées fleuries. Ses origines volcaniques ont façonné ses falaises déchiquetées et ses montagnes vertigineuses qui offrent des paysages tout aussi fascinants. Voici un panorama des plus belles randonnées de l'île.

Préparer son excursion

L'état des sentiers. Il est conseillé de se renseigner sur l'état de votre itinéraire avant de vous déplacer. Sur le site officiel www.visitmadeira.pt sont notamment indiquées les randonnées temporairement fermées.

La météo. Certaines randonnées ne s'apprécient pleinement que par temps dégagé. Il est donc également conseillé de consulter la météo et plus particulièrement les webcams en direct du site www.netmadeira.com qui sont réparties un peu partout sur l'île.

L'équipement. Dans tous les cas, se munir de chaussures de marche paraît une évidence. Pensez également à emmener plusieurs litres d'eau et de quoi vous restaurer. Des bâtons de marche sont les bienvenus sur certains parcours, ainsi que des lampes torches lorsqu'il faut traverser des tunnels et un imperméable pour braver les chutes d'eau, voire la pluie.

Guides. Pour être guidé lors de vos randonnées, plusieurs options s'offrent à vous. La première consiste à vous offrir les services d'un guide professionnel. Pour plus d'informations ou pour vous aider à créer votre séjour à Madère, vous pouvez contacter le guide professionnel local, né en France, Ludovic de Sousa au +351 965 052 574 ou à l'adresse suivante : madereintime@gmail.com. Son site www.madereintime.fr est également une bonne source d'informations sur l'île. Pour un séjour ciblé randonnée, on peut se procurer le guide Rother sur les plus belles randonnées de l'île. Enfin, citons le site de référence walkmeguide.com, et son application payante très pratique à télécharger sur votre smartphone qui permet de s'informer et de s'orienter, et ce, même sans disposer d'un accès à Internet.

Funchal

(1) Levada urbaine : Piornais, entre ville et vallée.

Départ : au départ de Funchal, prenez le bus N°24 sur l'Avenida do Mar, face au Palais São Lourenço. Après 10 minutes de trajet, demandez au chauffeur de vous laisser descendre à " Bairro de Ajuda ". Dirigez-vous alors à pied vers les immeubles en surplomb : la levada dos Piornais passe juste au-dessus. Vous pouvez également, avec le bus n°45 (ou le n°8), rejoindre l'Estádio dos Barreiros (le stade de Barreiros). La randonnée débute juste au-dessus, au croisement de la levada et de la route qui mène à Nazaré.

Retour : si vous ne souhaitez pas refaire tout le chemin dans l'autre sens : après avoir fait demi-tour, reprenez la route et passez à nouveau sous le pont. Après 5 minutes à longer la levada, vous croiserez une route en virage. Le bus N° 24 retourne vers Funchal.

Distance-Durée : environ 7 km aller, 2 heures.

Difficulté : dénivelée insignifiante.

Parcours : il s'agit là d'une petite balade oscillant entre ville et nature, idéale pour qui souhaite prendre un peu l'air sans s'éloigner de Funchal. Comme bien souvent à Madère, le chemin est tout tracé : il suffit de remonter le courant de la levada. La première partie du chemin se déroule à l'arrière d'un quartier résidentiel, laissant entrevoir au promeneur les jardins fleuris, la ville-nouvelle un peu plus loin et l'océan au troisième plan.

Après une petite demi-heure, on tombe sur une vue de Camara de Lobos et du Cabo Girao. La levada est coupée par une route qu'il suffit de traverser en suivant le panneau " Levada dos Piornais ". 8 minutes plus loin, la levada est à nouveau tronquée. Il faut rejoindre la route, passer sous le pont et, au rond-point, prendre à gauche sur 200 m pour retrouver la levada au bout de la ligne droite, sur la droite. Ici débute la deuxième étape. Les constructions se font alors plus rares et c'est une mosaïque de cultures et de potagers qui se dévoilent à nous. On croise des habitants vivant au beau milieu de ces terrasses à flanc de collines, et parfois même quelques cyclistes hardis longeant la fine bande de béton de la levada. Après une vingtaine de minutes au coeur de la bananeraie et de son ombre salvatrice, on débouche sur la troisième et la plus spectaculaire étape du voyage.

C'est dans l'imposante vallée " dos Socorridos " que le chemin s'élance. Après 200 m, le marcheur se retrouve très haut perché avant même de s'en apercevoir. Gare aux vertiges ! L'attraction principale se compose d'excavations creusées dans la montagne que la levada traverse : il faut alors se baisser et épouser les courbes de la roche pour progresser. Si vous êtes sujet au vertige, un chemin plus praticable longe ce tronçon en contrebas. 500 m plus loin s'achève la levada, il faut alors faire demi-tour.

Côte Ouest

(2) Funambulisme vert : dans les hauteurs de Ponta do Sol

Départ : au départ de Funchal, prendre la route côtière jusqu'au village de Punta do Sol, puis direction les hauteurs : Lombada da Ponta do Sol. Prenez le manoir Solar dos Esmeraldos, teinté de gris et de rose, comme point de chute. La levada dos Moinho commence juste derrière l'église qui la jouxte. Depuis Funchal, le bus n°142 de la compagnie Rodoeste (ou bus n° 146) s'arrête à Ponta do Sol-Lombada.

Retour : le levada Nova vous ramène à 150 m de votre point de départ.

Distance-Durée : environ 10 km. 3 heures.

Difficulté : dénivelée de 110 m. Le sentier étant sans protection et composé de plusieurs ravins, il n'est pas conseillé aux personnes sujettes au vertige. Utile : lampe-torche et K-way.

Parcours : la levada do Moinho alimentait jadis le moulin à sucre du manoir Solar dos Esmerados près de l'église (moinho = moulin), désormais devenu une école. Pas le temps de réfléchir, la balade débute sur les chapeaux de roues en projetant le marcheur à une belle altitude. Toute la balade se déroule sur un petit muret pas bien large, et à quelques endroits la barrière de sécurité fait défaut. Vigilance et concentration sont donc de mise ! La montagne se dresse sur votre droite pendant que le murmure du fleuve Ribeira da Ponta do Sol en contrebas rythme le pas. Nature généreuse et vertigineux espaces sont au rendez-vous. Tout le long du chemin on devine la levada Nova qui court en quelque sorte un étage au-dessus de celle que vous arpentez ici. Après 45 minutes de marche, on débouche sur la source de la Levada Nova et le fracas de l'eau sur la rocaille est le signal qu'il faut emprunter les escaliers grimpants sur la droite, pour attaquer la deuxième partie du chemin.

Le point d'orgue de la balade se dévoile ici : après d'étroits zigzags à flanc de montagne, une cascade apparaît, déroulant ses puissantes ondes au beau milieu du chemin (plus encore en hiver ou après de fortes pluies) ! Si la douche semble inévitable, on limitera les dégâts grâce au passage creusé dans la roche qui permet de traverser habilement l'obstacle aquatique. Le deuxième point fort de la balade se présente sous la forme d'un tunnel de 200 m : lampe torche allumée, on s'enfonce dans l'obscurité de ce boyau minéral pour retrouver la lumière du jour 5 minutes plus tard.

Le chemin du retour requiert 45 bonnes minutes, cette fois-ci un tout petit peu plus haut qu'à aller. La Levada Nova est un peu plus confortable mais tout aussi vertigineuse, avec en certains endroits des tapis de lierre recouvrant le chemin. On surplombe alors les cultures en terrasses avec l'océan en point de mire. Si le soleil a déjà amorcé sa descente, les jeux d'ombre et de lumière de la montagne s'avèrent un magnifique spectacle ! La levada se termine au milieu des habitations villageoises. Rejoignez votre point de départ, c'est à 5 minutes.

(3) Jardim do Mar : des escaliers sur l'Océan

Pour les plus sportifs, la balade au départ de Jardim do Mar rejoignant Prazeres puis Paul do Mar est une bonne alternative dans la région ouest de l'île. Elle offre de superbes points de vue côtiers. Le retour à Jardim do Mar se fera le long de la plage, sur les galets. Attention aux marées !

Départ : Hotel Jardim Atlantico à Prazeres. Compter environ deux heures de bus depuis Funchal (n°80 et n°142).

Retour : cette randonnée forme une boucle.

Distance-durée : 7 km. 3 heures 30.

Difficulté : difficile (descente très raide et remontée extrêmement escarpée). Se renseigner sur les marées avant d'entreprendre la randonnée, car une partie de l'itinéraire est infranchissable par marée haute. Pour consulter les marées : www.tablademareas.com/pt/madeira. Bonnes chaussures de marche indispensables.

(4) Achadas da Cruz : vers les jardins côtiers de Fajã da Quebrada Nova

Départ : depuis Achadas da Cruz, suivre les panneaux indiquant la station d'arrivée du téléphérique. La route descend pendant environ 2 km avant d'arriver aux cabines. On laisse sa voiture ici. Le téléphérique fonctionne tous les jours de 8h à 18h avec une pause entre midi et 13h, sauf en cas de mauvaises conditions climatiques. Le sentier part derrière la station du téléphérique, près du snack-bar (Calhau).

Retour : une fois la descente effectuée, on pourra remonter avec le téléphérique (compter 3 €). Il n'y a personne au départ pour actionner la machine. On s'assoit et on appuie simplement sur le bouton vert. Sensations garanties lors de la montée (on frôle la falaise à l'arrivée !).

Attention : à la fin de la descente, lorsque l'on vient d'arriver à la plage, il n'est pas conseillé de traverser en passant par les gros rochers qui la tapissent. Il faut longer la paroi sur la gauche (quand on est face à l'océan). Il y a un petit chemin qui monte jusqu'aux cabines du téléphérique.

Distance-Durée : compter 1h40 de descente et moins de 5 minutes pour la remontée en téléphérique. Dénivelé de près de 500 mètres en descente.

Difficulté : Sentier étroit et raide, mais agréable. Il n'est exposé qu'à quelques endroits, mais n'est jamais sécurisé (selon l'âge, pas forcément recommandé pour des enfants donc). Le principale danger, c'est la météo, surtout lorsque le chemin est boueux (et donc glissant), ou lorsqu'il y a beaucoup de vent.
Mise en garde particulière pour la plage de rochers à l'arrivée où les vagues peuvent être dangereuses (ne pas se baigner ici).

Parcours : cette belle randonnée invite les marcheurs à descendre jusqu'aux jardins de Fajã da Quebrada Nova, installés sur les éboulements de roches au pied des falaises. Le téléphérique d'Achadas da Cruz a ainsi été construit pour permettre aux cultivateurs de rejoindre leurs champs plus rapidement.

On commence par emprunter un escalier qui descend vers le sentier. Le chemin escarpé entame ensuite sa descente en lacet jalonnée d'une luxuriante végétation (belles vipérines !) jusqu'à Calhau, et sa plage couverte de gros rochers noirs (la baignade n'est pas recommandée). La descente est assez raide, parfois légèrement exposée, mais finalement très accessible. A l'arrivée, ne pas s'engager sur la plage de rocher, mais bien longer les parois sur la gauche pour rejoindre un escalier. Suivez ensuite le sentier jusqu'au téléphérique que vous laissez sur votre gauche pour poursuivre votre marche jusqu'aux terrasses jadis cultivées, ponctuées de maisonnettes. Au bout du sentier, revenez sur vos pas jusqu'à la cabine du téléphérique. Actionnez le bouton vert pour entamer l'impressionnante et vertigineuse montée. Points de vue à couper le souffle !

Côte Nord

(5) Ribeira de Janela : une levada dans la gorge de la rivière

Départ : au départ de Porto Moniz, prenez l'ER 101 pendant 3 km en direction de Funchal, tournez à gauche direction " Levada Ribeira da Janela-Lamaceiros ", puis après 3,4 km de route, garez-vous près du château d'eau de Lamaceiros. Bus n°80 et 139.

Retour : cette randonnée de levada est un aller-retour.

Distance-Durée : environ 25 km aller-retour. 5 à 8 heures, 4 heures pour un aller-retour après le 3e tunnel.

Difficulté : dénivelée insignifiante. Relativement facile. Nécessaire : lampe-torche et blouson imperméable (il pleut abondamment dans l'un des tunnels).

Parcours : cette belle marche est facile d'accès et suit la " Levada Central da Ribeira da Janela ", une des mieux entretenues de l'île. On trouve en plusieurs points du parcours des tables prévues pour le pique-nique. Pour commencer, remontez la levada qui court sur la droite de l'immense bombonne à eau du château d'eau de Lamaceiros. A peine le premier virage passé, un magnifique panorama sur les habitations encadrées des cultures en terrasses de la vallée se dévoile au marcheur, l'océan en arrière-plan ! Rien de plus facile pour s'orienter : suivez la levada qui file droit vers l'intérieur de l'île et sa dense végétation, où hortensias et agapanthes côtoient arbres fruitiers et fougères arborescentes...

Après 45 minutes, on tombe à nouveau sur un espace dédié au pique-nique faisant face à la splendide vallée. Si ce n'est pas là que vous décidez de casser une graine, poursuivez votre chemin le long des parois rocheuses pour déboucher sur l'entrée d'un tunnel. Après 10 minutes dans le ventre de la montagne, c'est une puissante cascade qui se fait entendre en battant de son flot le toit de tôle qui permet de maintenir le levada au sec. A peine a-t-on dépassé cette cuvette que déjà l'on s'engouffre dans un nouveau boyau, certes moins long, mais serpentant tellement qu'on n'en voit pas le bout ! Poussez encore un bon quart d'heure et vous voilà arrivés au mirador final donnant sur la vallée, permettant même d'apercevoir Rabaçal. Ne reste plus qu'à prendre le chemin du retour après s'être repu de silence et de calme.

(6) De la Levada do Rei aux eaux limpides de la Ribeiro Bonito

Départ : c'est à la station d'épuration des eaux de Quebradas, un lieu-dit situé près de São Jorge, que débute la randonnée de la Levada do Rei. En voiture depuis São Jorge, suivre l'ER 101, puis tourner à gauche avant d'arriver à Ribeira Funda. Un panneau indique le début de la randonnée. Bus au départ de Funchal : n° 103 et 138.

Retour : la randonnée s'achève près de son point de départ, à Ribeiro Bonito.

Distance-Durée : environ 10 km aller-retour. 3h30-4h.

Difficulté : moyenne. Il est nécessaire d'apporter une lampe-torche pour la traversée des tunnels. Dénivelés de 530 à 710 mètres d'altitude. Prévoir un vêtement étanche pour braver les cascades qui jaillissent des parois en fin de parcours.

Parcours : cette superbe randonnée du nord de l'île suit la " levada du roi ", une des plus belles levadas de Madère. Le réservoir d'eau de Quebradas, où débute la randonnée, subvient aux besoins en eau de la région de São Jorge. Suivez le panneau " PR18 - Levada do Rei " et engouffrez-vous dans la végétation luxuriante de l'humide forêt primitive. Quelques éclaircies dans la végétation offrent de magnifiques points de vue sur les cultures de São Jorge et les terres cultivées de Santana.

Ce parcours est fameux pour sa biodiversité où s'épanouit une grande variété d'espèces végétales composée d'endémismes et d'espèces implantées par l'homme. On y retrouve bien sûr les lauriers centenaires de la Laurisilva où s'émoustillent les pinsons des arbres et les roitelets à crête orangée.
Le chemin s'achève sur l'idyllique Ribeiro Bonito, la " belle rivière " aux eaux limpides et à la douce cascade.

(7) L'ascension du " Rocher de l'Aigle ", symbole de la côte nord de l'île

Départ : en empruntant la route reliant Faial à Porto da Cruz, on rejoint le site de Penha d'Águia (" Rocher de l'Aigle "). Le départ de la randonnée se fait près du restaurant Galé à Penha d'Águia de Baixo (il faut ensuite rejoindre le chemin agricole de Penha d'Águia, un chemin bétonné qui grimpe sec !).

Retour : une fois le sommet du Rocher de l'Aigle atteint, on retourne sur ses pas (descente aussi impressionnante que la montée !).

Distance-Durée : Près de 4 km aller-retour. Compter un peu plus de deux heures.

Difficulté : Il s'agit d'une des randonnées les plus difficiles de l'île, notamment à cause de l'âpreté du relief. Son ascension est un vrai défi récompensé par de superbes points de vue sur la vallée et les montagnes centrales. Bonne condition physique. A noter : chemin parfois broussailleux ou encombré. Ne pas entreprendre la randonnée lorsqu'il a plu et que le terrain est boueux (glissant).

Parcours : c'est bien simple, à partir du moment où l'on s'engage dans le Caminho Agricola da Penha d'Águia, ça grimpe, ça grimpe et ça grimpe ! On croise une petite maison blanche au début du chemin, puis un escalier et un petit passage à plat avant d'arriver sur le versant nord du rocher. On est déjà à 320 mètres d'altitude, alors que le Rocher de l'Aigle culmine à 590 mètres. On reprend la marche parmi les bruyères, puis les pins, avant de gagner le sommet. Victoire ! La descente qui s'effectue ici par le chemin de l'aller est tout aussi abrupte (attention, ça glisse par moment), mais elle offre également d'incroyables points de vue sur la vallée de Faial constellée de terrasses.

Côte Est

(8) Pointe de Saint Laurent : la Vereda du bout du monde (PR8)

Départ : au départ de Machico, prenez la VR 1 jusqu'à la " Zona Franca ", puis continuez pendant 5 km en suivant le panneau " Ponta Sao Lourenço ". Un parking surplombant la " Baia d'Abra " marque le départ de la balade. Accessible en bus, N° 113.

Retour : cette randonnée de vereda (chemin) retourne à son point de départ.

Distance-Durée : environ 8 km aller-retour. 2 heures 30 à 3 heures.

Difficulté : 340 m de dénivelée. Montée courte mais raide. Pas d'ombre et parfois des vents puissants. Relativement facile. Utile : bonnes chaussures de marche, maillot de bain.

Parcours : Dévoilant certains des plus beaux paysages de falaises de Madère, cette randonnée explore la longue et étroite péninsule à l'extrémité est de l'île. Les sentiers sont bons, mais vallonnés. Le paysage semi-aride contraste avec la verte abondance répandue sur le reste l'île : la végétation basse et l'absence d'arbres sont dus au vent qui souffle en permanence sur la pointe est.

Le chemin est parfaitement balisé : dès le début de la marche, le panneau " PR8 : Cais do Sardinha " en indique la direction. D'un sentier on passe à un chemin constitué de madriers qui vous emmène dans la vallée en contrebas, d'où l'on aperçoit en levant la tête vers la péninsule, l'imposant sommet du " Morro do Furado ". 15 minutes plus loin, permettez-vous une embardée rapide en empruntant le petit sentier rocailleux qui file sur le gauche : un spectaculaire point de vue tourné vers la pointe de l'île vous attend.

Une fois revenu sur votre route initiale, les choses se corsent : visant la crête de roche en surplomb, c'est un escalier pavé qui donnera du travail à vos mollets ! Passé ce petit moment, vous voici sur une nouvelle plate-forme donnant sur une paroi traversée d'impressionnantes excavations.

On gagne ensuite une sorte de pont naturel sécurisé dont les parois tombent à pic dans l'océan sur près de 100 mètres. Mais c'est surtout lorsqu'on le voit d'en haut que l'on se rend compte de son étroitesse !

Vous n'êtes à présent plus très loin de la " Casa do Sardinha ", mais il est conseillé de virer vers la gauche pour un petit circuit aménagé en forme de boucle, surplombant la maison. Ensuite, c'est au " Morro do Furado " qu'il faut s'atteler : le pic oriental du " percé " dépasse son petit frère de 3 mètres. On y accède par un escalier assez raide et vite fatiguant, effort récompensé par la jolie vue.

Le petit circuit plus tôt emprunté continue sa route sur le versant sud du pic, permettant de rallier " Cais do Sardinha " où l'on peut, si la mer le permet, se tremper les pieds. Enfin, on mettra le cap sur l'ouest pour retrouver le chemin de madriers longeant la baie d'Abra.

Intérieur

(9) A L'ouest : Risco et les 25 fontaines, au coeur de la forêt primaire (PR6/PR6.1)

Départ : au départ de Funchal, prendre la direction de Rabaçal via le Col d'Encumeada et Paul da Serra. Point de départ au parking de Rabaçal, 1278 m. Cette randonnée (l'une des plus populaires !) étant souvent prise d'assaut, mieux vaut arriver avant 10h pour en profiter tranquillement. Pas accessible en bus. Depuis le parking de Rabaçal, moyennant quelques euros, possibilité de descendre en navette jusqu'au poste forestier (à partir de 9h). Ces deux kilomètres entre le parking et le poste forestier n'ont que peu d'intérêt pour les marcheurs.

Retour : retour au point de départ. Au retour, on peut également emprunter la navette reliant le poste forestier au parking.

Distance-Durée : environ 10 km. 3 à 4 heures.

Difficulté : dénivelée de 320 m. Certains passages très étroits sur la levada de la deuxième partie du parcours.

Parcours : cette randonnée est en fait formée par deux itinéraires : la balade vers le cascade de Risco et celle qui file vers les 25 fontaines. Quand vous êtes au parking de Rabaçal, d'où l'on peut admirer la vallée les jours où la brume n'est pas de la partie, suivez la pente douce de la route bétonnée. Après 2 km de descente sur la route asphaltée, vous débouchez sur le poste forestier de Rabaçal. Notez que les navettes sont les seuls véhicules autorisés à emprunter la route bétonnée qui descend vers le poste de Rabaçal.

Une fois arrivé au poste forestier, on débute le sentier vers Risco et les 25 fontaines. Remontez le courant de la levada do Risco, et quand vous êtes à la première bifurcation, continuez tout droit : vous vous enfoncez tranquillement dans la foret primaire de Madère et vous voilà bientôt entourés d'arbres multi-centenaires couverts d'une mousse fraîche et verte. Après 10 minutes dans ce paysage féérique, une nouvelle bifurcation croise votre chemin. Poursuivez alors tout droit en collant à la levada pendant quelques minutes et vous tomberez nez à nez avec l'impressionnante cascade ! Vous aurez alors sans doute à négocier avec les pinsons, un peu trop habitués à la présence de l'homme, qui viendront de leurs pépiements réclamer un repas.

Pour l'étape suivante, rebroussez chemin jusqu'à la toute première bifurcation, non loin du poste forestier, et prenez à droite en suivant l'indication " Levada das 25 fontes ". Une fois la levada rejointe, prenez à droite encore pour la remonter à contre-courant, le chemin est ici plutôt large et le plafond végétal généreux. Au moment où la levada disparaît, vous aurez à descendre le long d'une paroi rocheuse, à découvert, pour rallier le pont qui enjambe la Ribeira Grande. Remontez alors et, ô miracle, revoilà cette bonne vieille levada ! On s'enfonce alors dans un tunnel de bruyère arborescente et vos pieds devront naviguer entre le muret de la levada, le parcours de pierre qui l'épouse et la piste juste en dessous. La nature est ici riche et fraîche. Une quinzaine de minutes plus tard, vous faites face au ruissellement enchanteur et reposant des 25 fontaines. La paroi tapissée de fougères verdoyantes laisse glisser l'eau en une multitude de sources qui viennent couler dans les petits étangs de ce sanctuaire naturel, avant de rejoindre le gros du fleuve. Marchez sur vos pas en direction du parking, quand le moment se fait sentir !

(10) Une balade pastorale le long de l'étroite levada da Bica da Cana

Départ : se rendre à Ponta do Sol. La marche débute au poste forestier de Cova Grande, au sud du plateau de Paul da Serra. Sur la route vers Canhas, puis Paul da Serra (indiquée par un panneau depuis Ponta do sol), repérer la statue du " Christ Roi " (à une dizaine de kilomètres de la station-service de Canhas, après avoir suivi la route en direction de Paul da Serra). La levada croise la route 100 mètres plus loin.

Retour : une fois arrivé au lieu où la levada prend sa source, rebrousser chemin jusqu'au parc forestier de Cova Grande.

Distance-Durée : près de 12 km aller-retour. Il faut compter environ 1h45 pour rejoindre l'arrivée, et le même temps pour revenir sur ses pas. Au total, prévoir donc environ 3h30 de randonnée.

Difficulté : il s'agit d'une balade, idyllique par beau temps et relativement facile, avec quelques légers risques de vertige lorsque la levada épouse les parois rocheuses (et offre par la même de beaux points de vue sur la côte sud). Il faut tout de même avoir un peu d'endurance, car la marche est assez longue. Prévoir de quoi vous restaurer (pas de possibilités de restauration sur le trajet). Attention à la météo, le plateau de Paul da Serra étant fréquemment avalé par la brume. Aucun équipement spécifique nécessaire.

Parcours : la randonnée commence depuis le poste forestier de Cova Grande, tout près de la statue du Cristo Rei. On rejoindra en premier lieu le fin canal de la levada da Bica da Cana, qui rencontre la route principale à une centaine de mètres de là. La randonnée se démarque des autres parcours de levada, car elle traverse les paysages pastoraux de l'île où viennent brouter bon nombre de vaches, contrairement à la plupart des autres canaux d'irrigation qui s'enfoncent généralement dans la forêt laurifère. On appréciera d'autant plus la balade à la belle saison lorsque les arbustes sont fleuris et les champs couverts de jaune.

On suit donc la levada sur la gauche (à contre-courant), en passant par une route pavée qu'il faut traverser, jusqu'à arriver à une clôture que l'on franchi à l'aide d'une échelle en bois. En suivant l'étroite levada, de beaux points de vue panoramiques s'ouvrent sur les reliefs montagneux de la côte sud de Madère (quelques points relativement vertigineux à prévoir !). La prochaine étape : une cascade de 40 mètres, la Fonte do Juncal. Une petite pause à l'arrivée pour reprendre des forces, et c'est déjà l'heure de rebrousser chemin et de regagner le poste forestier.

(11) A L'est : Caldeirão Verde, une merveille de cascade dans la jungle (PR9)

Départ : au départ de Santana, suivre l'étroite route en direction de Queimadas sur 4,5 km jusqu'au parking, 880 m. Randonnée-reine également, il est conseillé d'arriver avant 10 heures pour en profiter tranquillement. Bus : Depuis Funchal (à côté du téléphérique) jusque Santana : N° 103 ou 56. Prendre un taxi pour rejoindre le parc forestier de Queimadas.

Retour : retour au point de départ.

Distance-Durée : environ 13 km. 4 à 5 heures.

Difficulté : dénivelée insignifiante. Le chemin de levada se rétrécit petit à petit, forçant parfois à avancer sur un muret de 30 cm de large. Vertiges possibles. Peut être glissant en hiver et par temps de pluie. Nécessaire : bonnes chaussures de marche, lampe-torche et blouson imperméable.

Parcours : classée patrimoine culturel mondial de l'Unesco, la randonnée du " chaudron vert " est l'une des plus spectaculaires de Madère. Quand vous êtes au parking du parc forestier de Queimadas, laissez sur votre gauche la jolie chaumière " Casa do Abrigo " et dirigez-vous en suivant le panneau " PR Caldeirao Verde ". La première beauté du parcours ne se fait pas attendre : à peine la marche entamée, l'imposant Sapin de Douglas et ses branches pliées vers le ciel semblent saluer le marcheur. Le chemin qui remonte la " Levada do Caldeirao Verde " est large et les vertigineux à-pics ne se font pas sentir tant la végétation est dense. Apparaît bientôt le plus petit village de Madère sur la droite : Achada do Marques, élégamment niché au fond de la vallée...

La levada ne tarde pas à s'enfoncer dans la majestueuse vallée de la " Ribeira dos Cedros " où le marcheur aura à redoubler d'habileté pour ne pas se faire doucher par la cascade qui, du haut de ses 25 m, arrose abondamment le chemin. A ce stade du parcours, le sentier ne cesse de rétrécir alors que l'espace sur votre droite a plutôt tendance à se faire sentir. Pas de panique, les clôtures sont solides et font leur travail de sécurité ! Attention toutefois, des glissements de terrain peuvent occasionnellement semer quelques embûches à dépasser prudemment.

A un peu plus de la moitié du chemin, munissez-vous d'une lampe torche pour traverser plus aisément le petit tunnel coudé, avant de vous enfoncer dans le deuxième tunnel, 3 minutes plus tard, juste après la bifurcation pour Ilha. Pas le temps de dire " ouf " que le 3e tunnel se présente. Pensez alors bien à vous baisser, ce dernier obstacle est bas de plafond et en hiver, à cause de la pluie, il peut être nécessaire d'évoluer sur le petit muret de la levada pour ne pas mouiller ses chaussures. Un 4e et dernier tunnel, tout petit celui-ci, s'interpose sans trop de résistance entre le marcheur et les 15 minutes qui le séparent du Chaudron Vert... On débarque finalement dans un gigantesque cirque aux murs filant abruptement vers le ciel. Le charmant étang qui trône au milieu, serti de rochers, reçoit le puissant jet de la cascade de 100 m de haut sans sourciller. Les plus téméraires iront jusqu'à tenter une petite baignade ! Ensuite, vous aurez le choix entre poursuivre la balade jusqu'au " Caldeirao do Inferno " (45 minutes supplémentaires aller) ou rebrousser chemin !

(12) Pico Ruivo, Sommet de Madère (PR1.2)

Départ : Achada do Teixeira. Depuis Santana, en voiture ou en taxi, vous pouvez rejoindre Achada do Teixeira puis entamer la montée jusqu'au Pico Ruivo.

Retour : retour au point de départ.

Distance-Durée : 5,6 km A/R, environ 2 heures de marche.

Difficultés : Très facile jusqu'au refuge. Ascension au pico Ruivo plus difficile, mais sur une courte distance (montée d'escaliers). La randonnée reste accessible à tous.

Parcours : La marche début au parking d'Achada do Teixeira où l'on trouvera sans difficulté le chemin pavé qui file jusqu'à la Casa de Abrigo, refuge de montagne construit en 1939 (fermé). Le long du chemin, sans difficultés, on croisera trois petits refuges de montagne en pierre où s'abriter du vent et on profitera de multiples points de vue époustouflants sur le nord de l'île et sur le Pico do Arieiro. Juste avant d'arriver à la Casa de Abrigo, et après avoir laissé le troisième refuge derrière nous, on croise une intersection où s'arrêtent un instant les randonneurs venus du Pico di Arieiro pour entreprendre la montée du Pico Ruivo (il n'y a pas de panneau qui indique le Pico Ruivo à ce carrefour, il faut prendre le chemin qui monte jusqu'au refuge). Après la Casa de Abrigo (toilettes et eau sur place), la montée par les escaliers jusqu'à la colonne sommitale du Pico Ruivo se fait plus raide, mais reste assez courte. Essoufflez ? Vous voilà sur le toit de Madère ! Pour le retour, rebrousser simplement chemin.

(13) Les crêtes : sur les toits de Madère, entre le Pico do Arieiro et le Pico Ruivo (PR1)

Il s'agit d'un fabuleux sentier des crêtes reliant deux des sommets les plus hauts de l'île : le Pico do Arieiro et le Pico Ruivo. C'est l'une des randonnées les plus sensationnelles de Madère, mais aussi l'une des plus difficiles... Le jeu, en revanche, en vaut largement la chandelle ! Si vous hésitez à vous lancer, essayez de discuter avec d'autres randonneurs ou des locaux, qui bien souvent, sans minimiser la difficulté, sauront vous rassurer. Pour les plus matinaux, le lever de soleil au Pico do Arieiro offre un spectacle inoubliable.

Départ : Pico Arieiro ou Pico Ruivo.

Retour : retour au point de départ.

Distance-Durée : environ 11,5 km. 4 à 7 heures.

Difficultés : difficile. Vertigineux.

Parcours : Après avoir rejoint le radar entourée d'une mer de nuages, on gagnera le belvédère Ninho da Manta (nid de la buse) en quelques minutes. On emprunte ensuite un chemin vertigineux mais sécurisé habillé d'escaliers avant d'arriver au premier tunnel (50 mètres de long). Peu de temps après, le chemin se sépare en deux, mais la route est étant fermée, on suivra la route ouest sans hésiter (indiquée par un panneau). Le chemin monte et descend avant que l'on arrive aux escaliers métalliques. Au croisement, tournez à gauche et remontez les escaliers jusqu'à atteindre un col situé à 1630 mètres d'altitude. On redescend ensuite jusqu'au croisement de la route est (fermée) venant de droite, et on suit la route pavée qui trace l'itinéraire jusqu'à la Casa de Abrigo où vous croiserez bon nombre de randonneurs venus d'Achada do Teixeira pour gravir le Pico Ruivo. La montée escarpée par les escaliers jusqu'au Pico Ruivo sera récompensée par les superbes points de vue s'ouvrant sur l'île toute entière.

(14) Ascension du Pico Grande, géant de pierre

Départ : pour débuter cette superbe randonnée de crête, il faut se rendre à Jardim da Serra (au nord d'Estreito de Câmara de Lobos). Il y a un bus, le n°96 (Rodoeste), qui relie la capitale à Jardim da Serra. Une fois arrivée au village, il faut monter vers le Boca da Corida qui se trouve à une dizaine de minutes toujours plus au nord. A l'arrivée, poste forestier, chapelle et parking. Depuis le Boca da Corida, également belle randonnée vers le col d'Encumeada (PR12) pour les plus endurants (compter environ 5 heures de descente et 12,5 km).

Retour : on retourne sur ses pas pour regagner le poste forestier du Boca da Corrida. A noter que si on ne souhaite pas retourner au Boca da Corrida, on peut aussi descendre en direction de la Vallée des Nonnes.

Distance-Durée : Il faut compter environ 4 heures aller-retour (10 km).

Difficulté : l'ascension du Pico Grande, qui compte parmi les plus hauts sommets de l'île, est une randonnée alpine difficile qui demande un peu d'expérience et une bonne condition physique. C'est la randonnée des marcheurs chevronnés ! Et elle est superbe. Comme souvent, mais ici plus encore, il faut bien faire attention à la météo, car la brume peut vite vous plonger dans l'incertitude. La partie la plus difficile se trouve en fin de parcours. Bien prévoir de quoi se restaurer.

Parcours : le début de cette marche alpine spectaculaire se fait tout près de la chapelle où l'on suit sur quelques mètres le PR12 vers le col d'Encumeada, et l'on tourne à droite en direction du Boca do Cerro (qui s'élève à 1290 mètres d'altitude). Une fois au Boca do Cerro, on prend le sentier à droite qui monte vers le Pico grande. On arrive, quelques mètres plus loin, à une intersection : bien prendre le chemin qui monte vers le Pico Grande (sur la gauche), car si on continue tout droit on descend vers la Vallée des Nonnes. C'est une fois la grotte passée que le sentier se corse. Un câble seulement nous sépare du vide avant de rejoindre une série d'escaliers menant à un belvédère qui s'ouvre sur la vallée. Superbe ! Après cela, l'abrupt sentier tourne sur la gauche en direction d'une sorte de " forteresse " de roche. Prendre à gauche vers le monticule rocheux qui chapeaute le Pico Grande et rejoindre, en dessous, une zone aplanie où un câble invite à dépasser une sorte de tunnel de plusieurs mètres menant au sommet (un brin d'escalade ici !). On est à 1654 mètres d'altitude ! De là, la vue sur les montagnes du centre de l'île et le plateau de Paul da Serra est à couper le souffle. On ne regrettera donc pas l'ascension. La redescente se fait par le même chemin qu'à l'aller.

(15) D'Eira do Serrado à la Vallée des Nonnes

Départ : depuis Eiro do Serrado (1094 mètres), facilement accessible en voiture, à 25 minutes au nord de Funchal. Egalement bus n°81 qui relie la capitale à Eiro do Serrado (bien vérifier que le bus dessert cet arrêt !).

Retour : si on est venu en bus de Funchal, possibilité de reprendre le n°81 à l'arrivée jusqu'à Funchal. Si on a laissé sa voiture au point de départ, on peut prendre le même bus jusqu'à Eira do Serrado pour regagner son véhicule.

Distance-Durée : le parcours s'étend sur près de 4 km. Il s'agit d'une randonnée assez courte en temps puisqu'il faut compter environ 1h30 de descente.

Difficulté : moyenne. La principale difficulté réside ici dans l'inclinaison du terrain lors de la descente qui est tout de même bien abrupte ! Mais rien d'impossible pour ceux qui ne sont pas des chevronnés de la marche à pied, notamment parce que le chemin est bien pavé et que les sensations de vertige sont rares. Il faut compter 475 mètres de dénivelé.

Parcours : on rejoint dans un premier temps le fameux belvédère d'Eira do Serrado offrant une vue à couper le souffle sur les plus hauts pics de l'île et la Vallée des Nonnes, en contrebas. Après ce petit crochet, il faut rejoindre le chemin qui part là où se trouve le panneau " Eira do Serrado " et serpente jusqu'à la vallée.

Bon à savoir : la descente vers le village offre une belle balade (sans être incontournable), bien que la végétation ne soit pas la plus intéressante de l'île. Le village est certes l'objectif à atteindre, mais outre quelques boutiques de souvenirs et de produits typiques (le site est très touristique), on en fera vite le tour. Le belvédère d'Eira do Serrado, en revanche, est un must !

(16) Vereda dos Balcões : un point de vue exceptionnel sur les plus hauts pics de l'île (PR11)

Départ : La randonnée commence sur la route ER 103 à Ribeiro Frio. C'est la route qui relie Funchal à Faial au nord de l'île, elle traverse le Parc Naturel de Ribeiro Frio.

Bus au départ de Funchal : n°56, 103 et 138.

Retour : cette randonnée retourne à son point de départ.

Distance-Durée : environ 1,5 km aller et 1,50 km retour. 1 heure.

Difficulté : voici une des randonnées les plus faciles de Madère ! Pas de dénivelé, ni de risques de vertige, à part peut-être, du haut du belvédère.

Parcours : depuis Ribeiro Frio, cette courte marche empreinte un chemin forestier au coeur de la Laurisila, où vous pourrez admirer bon nombre d'endémismes. Il s'achève sur le Miradouro dos Balcões, un belvédère peuplé d'oiseaux qui offre une vue superbe sur la cordillère centrale, souvent tapissée de brume. Pour admirer ce point de vue populaire de Madère, mieux vaut venir tôt lorsque l'endroit est encore peu fréquenté. Par temps de pluie, la boue peut rendre la balade un peu glissante. Au poste forestier de Ribeiro Frio, suivre les panneaux " PR11 Balcões " et prendre le chemin qui monte sur la gauche, après avoir dépassé le restaurant Ribeiro Frio.

Pénétrez dans la forêt et suivez la levada de Serra do Faial qui s'engouffre entre deux parois rocheuses. Sur votre chemin vous croiserez également un snack-bar, Flor da Selva. La levada qui serpente, bordée d'arbres, les parois couvertes de mousses et la végétation luxuriante vous accompagnent jusqu'à l'immanquable panneau jaune indiquant " Balcões ". Empruntez le pittoresque chemin pavé pendant environ cinquante mètres (le chemin qui suit la levada sur la gauche est fermé aux randonneurs). Perché à 850 mètres d'altitude, le Balcões offre une vue à couper le souffle ! S'il n'est pas envahi par la brume, il donne à voir l'un des plus beaux panoramas de l'île. Face à vous, outre les vallées luxuriantes de la Laurisilva, vous apercevrez les plus hauts sommets du centre de l'île : le Pico do Arieiro sur la gauche, les Pico das Torres et Pico do Gato au centre, ainsi que le Pico Ruivo, sur votre droite. Par temps brumeux, vous pourrez tout de même observer l'imposant " Rocher de l'Aigle ". De là, on aperçoit également la centrale hydroélectrique de Fajã da Nogueira. Elle récupère l'eau puisée par les arbres, puis redistribuée dans les sources, pour la transformer en électricité et ainsi alimenter toute la ville de Santana !
Le Miradouro dos Balcões est un lieu privilégié pour le birdwatching, où l'on peut observer les espèces endémiques de la forêt laurifère. Un panneau explicatif installé sur le belvédère vous informe sur les différentes espèces d'oiseaux qu'il est possible d'apercevoir, avec des illustrations pour les reconnaître. On y retrouve le rare et protégé pigeon trocaz (Columba trocaz) qui se nourrit des fruits des arbres de la forêt, le roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapillus maderensis) plus petit oiseau de la Laurisilva, le merle noir (Turdus merula cabreae) ou le pinson des arbres (Fringilla coelebs maderensis), toujours à l'affût d'une miette abandonnée.
Une fois le belvédère atteint, vous pouvez rebrousser chemin. Ne manquez pas d'observer la flore endémique qui s'offre à vous : lauriers de Madère, lauriers royaux, myrtilles, orchidées, chênes pédonculés et platanes communs façonnent ce paysage forestier des plus enchanteurs.

(17) Levada do Furado : de la " Rivière Froide " à Portela (PR10)

Départ : la randonnée commence sur la route ER 103 à Ribeiro Frio. C'est la route qui relie Funchal à Faial au nord de l'île, elle traverse le Parc Naturel de Ribeiro Frio.

Bus au départ de Funchal : n° 56.

Retour : cette randonnée se termine à Portela. De là, il est conseillé de prendre un des taxis qui stationnent en fin de randonnée, afin de retourner à votre véhicule que vous aurez garé dans le parking de Ribeiro Frio. Comptez une trentaine d'euros la course. Les plus téméraires pourront faire le chemin inverse à pied. Autre possibilité, le bus n°53 qui relie Portela à Funchal.

Distance-Durée : 11 km. Environ 5 heures.

Difficulté : moyenne. Cette zone très humide peut être boueuse par temps de pluie. De nombreuses sources jaillissent des parois, mieux vaut prévoir un vêtement et des chaussures étanches. La randonnée comporte plusieurs passages vertigineux, mais ils sont sécurisés par des clôtures. Vous pouvez éventuellement vous munir d'une lampe-torche pour traverser les tunnels, mais elle n'est pas indispensable, les tunnels étant assez courts pour que la lumière y pénètre.

Parcours : cette randonnée commence à Ribeiro Frio. Face au restaurant éponyme, suivez le panneau indiquant " PR10 Portela - 11 km " et empruntez le chemin qui part sur la droite. Un pont vous permet de traverser la " Rivière Froide " qui chante sous vos pieds, avant de pénétrer dans la forêt subtropicale de Madère ! La randonnée longe une des toutes premières Levada acquises par l'Etat en 1822, dans le but d'irriguer les terres fertiles de Porto da Cruz. Plusieurs sources d'eau confluent dans la levada qui s'achève à Lamaceiros, où les eaux se séparent. La forêt offre ici ce qu'elle a de plus sauvage : la végétation luxuriante transpire sans cesse, les parois sont couvertes de mousse, partout les sources jaillissent des murs, plus ou moins modérément selon la saison. Les lauriers endémiques s'épanouissent avec magnificence dans ce cocon humide. Sur votre chemin, vous pourrez admirer les épis colorés des digitales de Madère, l'intense bleu des vipérines qui jaillissent des massifs, les blanches marguerites de Madère ou les surprenantes petites orchidées endémiques qui poussent le long des levadas. Les roitelets à triple bandeau - à calotte blanche, noire et orange - et les dodus pinsons quémandeurs de miettes ne sont jamais bien loin. Après environ trente minutes de marche dans ce paysage sauvage et primitif, la végétation se fait moins dense et finit par découvrir les hauts sommets de l'île, quand ils ne sont pas engloutis par la dense brume. C'est ici que se dévoilent les points de vue les plus vertigineux de la randonnée. La marche se poursuit sur les murs étriqués de la levada qui serpentent sous les parois rocheuses, traversent les sources jaillissantes et les cascades d'eau gelée. Une seconde percée le long du chemin dévoile de nouveau une vue imprenable sur les montagnes. Vertige ! Par la suite, le parcours traverse plusieurs tunnels de quelques mètres de long seulement, avant de vous mener jusqu'au château d'eau de Lamaceiros, où s'est installée une pittoresque aire de pique-nique bordée de fougères arborescentes, invitant le randonneur à prendre une petite pause dans ce paysage enchanteur. Pensez à vous hydrater, gare aux courbatures ! La fin de la randonnée est proche, cela fait environ deux heures et demie que vous bravez la forêt impénétrable. Quittez le Poste forestier de Lamaceiros (et la Levada do Furado) pour rejoindre le chemin. Faites un arrêt au point de vue donnant sur l'imposant " Rocher de l'Aigle ". Lorsque le chemin se sépare, suivez le panneau " Portela " sur la gauche pour rejoindre la Levada de Portela qui entame sa descente jusqu'au village du même nom. C'est sur l'ER 102 que la randonnée s'achève.

(18) La Levada dos Cedros et les paysages oniriques du plateau de Paúl da Serra (PR14)

Départ : en voiture depuis Ponta do Sol, suivez la direction de Fanal. Après plusieurs kilomètres vous rejoindrez l'ER 209 qui traverse l'île jusqu'à Ribeira da Janela. La randonnée début sur le célèbre plateau de Paúl da Serra, sur l'ER 209, dans la zone de Fanal. Malheureusement, il n'y a pas de bus qui permettent de rejoindre Fanal, il faut se rabattre sur le taxi.

Retour : le parcours se termine à Curral Falso.

Distance-Durée : 5,8 km. Environ 3 heures.

Difficulté : moyenne. La randonnée est déconseillée aux personnes souffrant de vertiges. Cette zone très humide peut être boueuse par temps de pluie et les escaliers glissants.

Parcours : le chemin débute sur le plateau de Paúl da Serra, dans les paysages singuliers de Fanal. Au coeur de la forêt primitive de Madère, Fanal séduit par ses paysages oniriques dominés par les centenaires lauriers fétides enveloppés par la brume. Elle a été classée " Réserve de Repos et de Silence ". Vous serez surpris par le ballet incessant du brouillard qui façonne les paysages de Fanal ! Le début du parcours est constitué d'un escalier fortement dénivelé qui s'enfonce dans la forêt laurifère jusqu'à la source de la Levada do Cedros, qui serpente sur l'abrupt rivage de la rivière de Janela. Ça ne cesse de descendre ! Cette levada est une des plus anciennes levadas de l'île, construite au cours du XVIIe siècle. Outre les lauriers de la forêt primitive, vous pourrez observer les endémiques myrtilles de Madère (Vaccinium padifolium) qui fleurissent au printemps et donnent des petites baies bleu violacé. Il est possible de poursuivre la randonnée après Curral Falso où plusieurs belvédères offrent des vues vertigineuses sur le paysage vallonné de Ribeira da Janela.

Porto Santo

(19) Ascension du Pico Branco (PSPR2)

Départ : E.R. 111. Accessible en voiture de location ou taxi.

Retour : retour au point de départ.

Distance-Durée : Environ 5,4 km. 2 à 3 heures.

Difficulté : dénivelée de 266 m. De bonnes chaussures de randonnée peuvent s'avérer utiles.

Parcours : cette randonnée rallie le deuxième plus haut sommet de Porto Santo, le Pico Branco qui culmine à 450 m, par de petits sentiers escarpés et assez raides. Elle pousse à apprécier l'île sous un angle différent de celui de " l'île à la plage de sable fin " et dévoile aux plus patients quelques secrets de pierre. On attaque le sentier aux abords de la route régionale 111 pour très vite se retrouver à jouer du mollet. Le paysage est plutôt sec et l'aridité du climat permet au marcheur d'apprécier de splendides roches et formations géologiques couvertes d'une flore endémique assez basse. Tout au long de la montée, vous serez contraints de faire quelques pauses histoire de récupérer un peu de souffle. Jetez alors un oeil au panorama qui vous environne : les multiples sommets de rocailles émergeant avec majesté du bleu turquoise de l'océan laissent pantois ! Alors qu'approche déjà la fin de la balade, une bifurcation apparaît sur le chemin, laissant au marcheur le choix de monter au Pico Banco pour un pique-nique ou de faire durer le plaisir et filant vers le Pico Chã (où un espace consacré à de menus repas vous attend). Quelle que soit votre décision, la vue sur les vallées et l'océan est tout aussi somptueuse de ces deux postes d'observation. On risque alors de tomber en amour de ce morceau de terre que l'on voit soudain d'un autre oeil. Le chemin du retour est derrière vous.

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