Guide d'Ouganda : L'Ouganda en 35 mots-clés

Afrique des Grands Lacs

A l'origine, l'expression a été utilisée par des explorateurs, comme Burton et Stanley, lancés à la recherche des sources du Nil. Elle désigne la région de l'est et du centre de l'Afrique composée par l'Ouganda, la république démocratique du Congo, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie, pays riverains des lacs Albert, Edward, Kivu, Tanganyika et Victoria. Cependant, les puristes considèrent que seuls les lacs Albert, Edward et Victoria doivent être pris en compte puisque leurs eaux alimentent le Nil Blanc alors que les deux autres font partie du bassin du fleuve Congo. D'un point de vue géopolitique, l'Afrique des Grands Lacs se distingue par une densité humaine élevée, une grande proximité culturelle et linguistique et une expérience de gouvernance commune articulée autour de petits royaumes centralisés. Après la période coloniale, la région s'est tristement distinguée par ses guerres ethniques, particulièrement au Rwanda, au Congo et au Burundi.

Baignade

Comme l'Ouganda ne dispose pas d'accès à la mer, la tentation est grande de se baigner, à l'instar des locaux, dans les nombreux lacs du pays et en particulier sur les belles plages de sable des îles Ssese. Mais, sauf exception (lac Bunyonyi, lac Mutanda...), vous avez toutes les chances d'y attraper la bilharziose, maladie parasitaire - également connue sous le nom de schistosomiase - transmise par des larves de vers (trématodes du genre Schistosoma) qui pénètrent sous la peau avant d'atteindre les organes vitaux. Le bon sens recommande donc d'éviter la baignade. Toutefois, si l'envie se fait trop pressante, les expatriés vous expliqueront que les bains sont possibles si, à votre retour (la période d'incubation dure plusieurs semaines), vous prenez en prévention un traitement à base de praziquantel.

Bananes
La banane est un fruit très consommé en Ouganda.
La banane est un fruit très consommé en Ouganda.

Bien que les chiffres diffèrent selon les sources, les Ougandais compteraient parmi les plus gros consommateurs de bananes au monde, puisque la consommation moyenne avoisinerait les 200 kg par personne par an ! Ce fruit, très nutritif, contribue largement à l'absence de famine dans le pays. Composantes majeures du paysage, les bananeraies occupent près de 40 % des surfaces cultivées. On consomme le fruit tel que nous le connaissons mais il existe de nombreuses autres variétés de bananes ; certaines bananes servent ainsi à la fabrication d'une bière locale tandis que d'autres, voisines des plantains, constituent la base de l'alimentation. Les petites bananes sucrées sont un délice. Les feuilles et les tiges de bananiers sont également utilisées pour cuire la nourriture, pour les toitures et dans les activités textiles.

Bandas

Il s'agit de petits bungalows rudimentaires, prenant généralement la forme de cases rondes, dont le toit est fait de chaume ou de fibres végétales. On en trouve à peu près partout dans le pays, offrant une possibilité d'hébergement bon marché.

Big Five

Cette expression, employée à l'origine par les chasseurs occidentaux, est devenue symbole de la faune sauvage et des grands espaces africains. Elle fait référence à cinq des plus gros animaux du continent : l'éléphant, le buffle, le lion, le léopard et le rhinocéros. Si les quatre premiers cités sont présents dans les parcs nationaux ougandais, le rhinocéros a été décimé par un braconnage intense et la destruction de son habitat, particulièrement durant les années 1970, à tel point qu'il a été déclaré " espèce éteinte " sur le territoire ougandais en 1983. Le sanctuaire de Ziwa, à quelque 170 km au nord-ouest de Kampala, a pour objectif de reconstituer des effectifs de rhinocéros blancs et noirs en Ouganda et, à terme, de les réintroduire dans les parcs et réserves du pays.

Birding

Avec plus de 1 000 espèces d'oiseaux répertoriées, l'Ouganda est une destination de prédilection pour les ornithologues. Le birding, qui désigne l'observation et la reconnaissance des oiseaux (aspect, chant...), est donc une activité très courue à laquelle les guides ougandais sont généralement bien formés. Un livre de référence et une bonne paire de jumelles sont indispensables.

Boat cruise

C'est en quelque sorte la version nautique du game drive ; elle a lieu sur le Nil, dans le parc de Murchison Falls, ou sur le Kazinga Channel reliant les lacs George et Edward dans le parc national Queen Elizabeth. D'une durée de 2 à 3 heures, ces balades en bateau à moteur permettent de s'approcher au plus près, et sans crainte, des crocodiles et des hippopotames, d'observer les oiseaux et les éléphants venus s'abreuver au bord du fleuve. Le sunset cruise aux abords des anciennes chutes de Ripon, à Jinja, est un must pour tous les romantiques qui veulent observer la douceur des lumières lors du coucher du soleil sur le Nil.

Boda-boda

Ce terme, qui vient de l'anglais border to border, est né dans les années 1960 pour désigner les bicyclettes qui permettaient de traverser sans visa les frontières kenyanes et ougandaises. Les taxis à deux roues restent très populaires dans le pays, même si, de nos jours, les mobylettes ont, presque partout, remplacé les vélos. Incontournables, les boda-bodas constituent un moyen de transport pittoresque, économique et bien pratique pour éviter la densité du trafic, surtout à Kampala. Les chauffeurs de boda-boda sont particulièrement sympathiques. En revanche ils ont la réputation d'une conduite dangereuse, causant de nombreux accidents. N'hésitez pas à leur demander de ralentir. De plus, des vols à l'encontre de touristes utilisant les services de boda-boda, principalement de nuit, ont été signalés ces dernières années. Nous conseillons donc d'emporter avec vous le minimum si vous avez l'intention de vous déplacer en boda-boda à une heure avancée de la nuit ; vous pouvez également vous renseigner auprès du staff des établissements touristiques (hôtels, restaurants...) qui possède parfois une liste de numéros de téléphone appartenant à des motocyclistes dignes de confiance. En cas de séjour prolongé sur un lieu donné, n'hésitez pas à dresser votre propre liste de contacts.

Café

Avec son climat tempéré et ses terres d'altitude, l'Ouganda bénéficie de conditions idéales pour la caféiculture. Les grains de café constituent la première culture commerciale du pays et leur production représentait 17 % des exportations ougandaises en 2017. Le caféier robusta, qui constitue la majorité des plants de café et quelque 80 % de la production nationale, est principalement cultivé dans la Central Region alors que le caféier d'Arabie, l'arabica, est surtout cultivé dans les caféières qui s'étalent sur les pentes du mont Elgon ou du Rwenzori.

Chimpanzés

Grand pays de primates, l'Ouganda abrite, outre les fameux gorilles, de vastes colonies de chimpanzés. On peut partir à la recherche de nos facétieux cousins éloignés dans la jungle de Kibale, dans la forêt de Budongo (notamment sur le site de Kaniyo Pabidi), dans les parcs nationaux Queen Elizabeth (gorge de Kyambura et forêt de Maramagambo) et Semuliki et dans la réserve de Semliki. Le chimp tracking coûte de 30 à 150 US$ selon le parc (le moins cher se pratique dans la réserve de Semliki) et permet d'observer nos amis anthropoïdes pendant environ soixante minutes après une ou plusieurs heures de marche dans la jungle.

Crane

Le pays fourmille d'établissements dont la dénomination comprend le mot " crane "... Mais alors, que signifie ce crane ? Eh bien c'est simplement le nom anglais de l'oiseau national, la grue couronnée, qui figure comme emblème sur le drapeau et que vous aurez certainement l'occasion d'observer près de quelques points d'eau. C'est un bel et grand échassier qui se distingue par sa tête versicolore surmontée d'une crête de plumes dorées.

Game drive

Un drive est une excursion en 4x4 dans les parcs nationaux, ce que l'on entend généralement par safari. Game désigne la faune abondante de ces réserves, mais les Ougandais apprécient le jeu de mots sur le côté aléatoire du game pris dans l'acception de " jeu ". Le principe des game drives est donc de sillonner un maximum de pistes afin de voir le plus de gibier possible. Ils ont lieu tôt le matin et en fin d'après-midi, en dehors des fortes chaleurs, lorsque les animaux partent en quête d'eau et de nourriture. La réussite d'un game drive dépend de plusieurs facteurs : la chance, bien sûr, car rien ne garantit de se trouver au bon endroit au bon moment, mais aussi la qualité du guide, sa capacité d'observation et de repérage ainsi que l'intérêt et la pertinence de ses explications.

Gorilles

Ce sont les grandes stars du pays, approchées par de nombreux visiteurs étrangers. Sur les 1 000 gorilles des montagnes que compte approximativement la planète, la moitié se trouve en Ouganda. Les autorités font tout leur possible pour préserver ces grands singes et attirer par la même occasion les touristes et leurs devises. A raison de 600 US$ par permis, la manne financière est importante. L'offre - en 2018, 16 groupes de gorilles étaient " habitués " dans le parc de Bwindi et 1 dans celui de Mgahinga - reste cependant en deçà de la demande et deux groupes de gorilles supplémentaires sont actuellement en cours d'habituation, dans le secteur de Buhoma, pour accueillir davantage de voyageurs.

Idi Amin Dada

Le général Idi Amin Dada est la plus tristement célèbre figure de l'Ouganda. Personnage mégalomaniaque, violent et sanguinaire, il contrôle le pays de 1971 à 1979 laissant derrière lui plusieurs centaines de milliers de morts et une économie exsangue. Décédé en 2003 après un exil doré en Arabie saoudite, il est revenu sur le devant de la scène sous les traits de Forest Whitaker, magistral dans son interprétation du tyran dans Le dernier roi d'Ecosse.

Lodge

Les voyageurs habitués à l'élégance et au raffinement de ce type d'hébergement dans d'autres pays d'Afrique risquent d'être un peu déçus en Ouganda. Entre les gros établissements des parcs nationaux qui ne sont en fait que des hôtels de brousse sans intimité et ceux auxquels manquent le soin des finitions et une décoration stylisée, l'utilisation du terme est parfois abusive. Ce n'est guère gênant lorsque les prix restent corrects, beaucoup plus lorsqu'ils s'envolent. Heureusement, depuis une dizaine d'années de nouveaux lodges de grande qualité (matériaux utilisés, décorations d'intérieur, services et prestations...), situés dans des écrins naturels magnifiques, ont vu le jour et rejoint les quelques adresses qui n'usurpaient pas le terme de lodge ; cet élan qualitatif n'est d'ailleurs pas terminé, et les futurs lodges devraient définitivement contrebalancer l'impression tristounette que laissent certains hébergements...

LRA

La Lord's Resistance Army (LRA), ou, en français, Armée de résistance du Seigneur, est un mouvement de rébellion contre le gouvernement ougandais créé en 1987. Localisée dans le nord du pays, cette guérilla, menée par Joseph Kony, prophète autoproclamé et soutenu par le gouvernement soudanais, a terrorisé la population civile pendant près de 20 ans. Elle est responsable de l'enlèvement d'au moins 20 000 enfants (contraints de devenir enfants soldats ou esclaves sexuels) et de viols innombrables. Le conflit entre la LRA et l'armée ougandaise a entraîné la mort de dizaines de milliers de civils ougandais et le déplacement de près de deux millions de personnes. En 2006, les forces armées ougandaises ont repoussé les rebelles vers la RDC et le sud du Soudan. C'est d'ailleurs à Juba, actuelle capitale du Sud-Soudan, que des pourparlers de paix entre l'Ouganda et la LRA ont eu lieu entre 2006 et 2008 sous l'égide des leaders indépendantistes sud-soudanais. Au terme de ces derniers, les membres de la LRA durent quitter définitivement le sol ougandais pour s'établir dans le parc national de la Garamba, en RDC. Toutefois, aucun accord formel n'ayant été signé, ils continuent à sévir aux confins du Congo, du Sud-Soudan et de la République centrafricaine, et malgré la traque orchestrée par Kampala, avec l'aide des Etats-Unis, leur chef, Joseph Kony, court toujours...

Luganda

Bien que l'anglais soit la langue officielle en Ouganda, le luganda reste la langue la plus utilisée. A l'origine, elle est pratiquée sur les terres du royaume Buganda, à Kampala et dans le centre du pays, mais elle s'est également imposée comme langue véhiculaire entre les différentes communautés. Il sera donc bienvenu d'en apprendre quelques mots pour faire plaisir à vos interlocuteurs.

Matatu

Synonyme de taxis collectifs dans toute l'Afrique de l'Est, les matatus sont des minibus qui assurent les déplacements urbains et interurbains. Très économiques, les voyages en matatu constituent par ailleurs un excellent moyen d'aller à la rencontre de la population locale. Jadis, on trouvait toujours de la place dans les matatus, lesquels étaient alors plus que bondés, mais le nombre de passagers est aujourd'hui limité aux places assises, soit 14.

Généreusement décorés, avec des sièges souvent revêtus de tissus façon peau de bête et des slogans religieux sur la lunette arrière ou le pare-brise, ces minibus offrent un véritable spectacle urbain, en particulier autour du New Taxi Park de Kampala, bel exemple de chaos organisé...

Matooke

Ce terme désigne à la fois les bananes vertes (similaires aux plantains), propres à la cuisson, et la purée épaisse qui est préparée avec. Le matooke est véritablement la base de l'alimentation ougandaise. En luganda, tooke signifie banane (pluriel : matooke) et, par extension, le mot est devenu synonyme de nourriture.

Muzungu

Au pluriel, des bazungu. Désigne de manière générique les Occidentaux et les Blancs en général. Le touriste est souvent interpellé de cette façon. Même s'il n'est pas péjoratif, le terme peut parfois agacer, surtout adjoint à la phrase give me my money, qui dans l'ouest du pays indique que le tourisme se développe, avec ses effets pervers. Mais contrairement à nombre de pays, ceci reste bon enfant et le muzungu n'est jamais harcelé.

Nil

Le cours d'eau, qui dispute à l'Amazone le titre de plus long fleuve du monde, parcourt le territoire ougandais depuis le lac Victoria jusqu'au Soudan du Sud. D'après l'explorateur britannique Speke - qui sillonna la région au milieu du XIXe siècle et fut le premier Européen à apercevoir le lac auquel il donna le nom de la reine d'Angleterre, Victoria - le fleuve commence son cours vers la Méditerranée depuis cet immense plan d'eau. Cette assertion fut et demeure disputée par de nombreux scientifiques qui pensent que les sources du Nil sourdent au Rwanda et/ou au Burundi. La question, souvent plus politique que géographique, a depuis longtemps été tranchée par les professionnels de la communication et du tourisme ougandais : c'est bien à Jinja qu'est située la réelle source du Nil ; au grand dam des autorités burundaises et rwandaises !

Orphelins

C'est un des grands malheurs du pays. On estime à 2 millions le nombre d'enfants orphelins en Ouganda, victimes des guerres ou du sida. Ces enfants sont le plus souvent confiés à un grand frère ou une grand-mère mais les orphelinats et les associations sont nombreux.

Pauvreté

Classé à la 163e place sur 187 pays en termes de développement humain en 2016 (à titre de comparaison, la France figure en 21e position), l'Ouganda se classe parmi les pays les plus pauvres de la planète. Malnutrition infantile, équipements sanitaires lacunaires et faiblesse de l'accès à l'électricité sont quelques-uns des maux affligeant une part importante de la population ougandaise. On note toutefois une sensible amélioration dans le domaine de la pauvreté monétaire, puisque la proportion d'Ougandais vivant sous le seuil national de pauvreté serait passée de 31,1 % en 2006 à 19,7 % en 2013, tandis que la part des citoyens vivant avec 1,90 US$ ou moins par jour aurait chuté de près de 19 points sur la même période (de 53,2 à 34,6 %), selon les données de la Banque mondiale (2016). Ces chiffres positifs masquent néanmoins de fortes disparités régionales : ainsi, toujours selon la Banque mondiale (2016), le nombre de pauvres dans l'est et le nord du pays aurait augmenté dans le même temps de 16 points (de 68 à 84 %). Si le PNUD, dans son Uganda Human Development Report 2015, est moins alarmiste concernant ces régions, évoquant même une faible réduction de la pauvreté, il rejoint la Banque mondiale sur un point similaire : les infrastructures et les services (électricité, santé publique, éducation...) sont moins développés dans le Karamoja et les districts septentrionaux que dans la Central Region. Marginalisation (économique, sociale et politique) et séquelles de conflits et accrochages armés expliquent, en partie, cet état de fait.

Perche du Nil

Introduite dans les années 1950 dans le lac Victoria, officiellement pour stimuler le développement économique et officieusement pour permettre aux membres de l'administration coloniale britannique de s'adonner à la pêche sportive, la perche du Nil (Lates niloticus) est un " monstre " qui peut parfois peser jusqu'à un quintal, voire davantage. Cette introduction a eu des conséquences néfastes sur la diversité biologique lacustre, puisque la perche a proliféré aux dépens des espèces endémiques, au premier rang desquelles les cichlidés. Certains chercheurs estiment que plus de 65 % des espèces peuplant le lac aurait disparu à cause de l'espèce envahissante qu'est Lates niloticus. En revanche, son commerce, florissant dans les années 1990, alimente depuis près de 30 ans les tables et les restaurants des pays riches, avec des exportations de plusieurs tonnes par jour. Si les gouvernements des pays bordant le lac (Ouganda, Tanzanie et Kenya) et les entreprises de pêche industrielle s'enrichissent, la population riveraine a vu son stock vivrier se réduire drastiquement avec pour corollaire modification des techniques de pêche et changements alimentaires. Le film documentaire Le Cauchemar de Darwin dénonce tous les trafics liés à ce commerce, faisant de la perche du Nil le symbole des effets néfastes de la mondialisation. On notera toutefois que le désormais célèbre poisson est lui-même victime de son succès : la surpêche a entraîné, depuis le début du nouveau millénaire, une chute importante des prises. Ce qui ne va pas sans conséquences économiques pour les nombreux pêcheurs qui s'étaient tournés vers la manne financière que constituait la perche...

Perle de l’Afrique

Cette jolie expression qui dépeint si bien l'Ouganda est plus qu'un slogan de promotion touristique. Elle nous vient de Winston Churchill qui, en 1908, désigne ainsi le pays dans son oeuvre, My African Journey : " Pour la magnificence, pour la variété des formes et des couleurs, pour la profusion d'une vie fabuleuse - plantes, oiseaux, insectes, reptiles, bêtes - à grande échelle, l'Ouganda est vraiment la perle de l'Afrique ".

Pétrole

C'est le grand défi économique de ces prochaines années. Si les études géologiques et géophysiques entreprises dès les années 1920 ont révélé très tôt le potentiel pétrolier du bassin du lac Albert, c'est surtout l'exploration, entamée dans les années 1990, qui a mené à la découverte de gisements d'hydrocarbures commercialisables lors de la décennie 2000. En 2017, la réserve de pétrole directement exploitable s'élevait à 1,7 milliard de barils (sur une réserve totale estimée à 6,5 milliards de barils). L'exploitation et l'exportation du pétrole ougandais, déjà reportées, devraient débuter d'ici 2020 ou 2021, une fois achevées l'édification de la raffinerie de Kabaale (district de Hoima) et la construction de l'oléoduc acheminant l'or noir du graben albertin jusqu'au littoral de l'océan Indien, à Tanga (Tanzanie). L'État ougandais escompte glaner annuellement plus de 2 milliards d'euros en recettes pétrolières dès le début de la décennie 2020. Présentée par les autorités étatiques comme une aubaine pour le développement du pays, l'exploitation pétrolière à venir n'en soulève pas moins de nombreuses questions environnementales, sociales et économiques, particulièrement dans les districts de Hoima et de Buliisa dans lesquels la plupart des forages sont situés. Relations avec la RDC, avec laquelle l'Ouganda partage les eaux du lac Albert, et établissement potentiel d'un État rentier sont deux points, parmi d'autres, soulevés par les observateurs, nationaux et internationaux, de la scène politique ougandaise.

Posho

Élément de base de la cuisine traditionnelle, le posho (que l'on retrouve par exemple au Kenya sous le nom d'ugali) est une pâte à base de farine de maïs mélangée et épaissie dans de l'eau bouillante. Le posho s'utilise comme du pain et se mange avec les doigts. On en fait une boulette creuse avec laquelle on récupère les légumes (épinards, petits pois...) et éventuellement la viande, produit de luxe que la plupart des Ougandais ne consomment que pour les grandes occasions. Très consistant, voire bourratif, le posho calera même les plus gros appétits.

Rafting sur le Nil

Connu mondialement, le rafting sur le Nil, en aval de Jinja, est une activité phare du pays. Composée de chutes, de tourbillons et de bouillons, cette descente, dont certaines sections sont classées niveau 5 (extrêmement difficile), s'apparente à maintes reprises à des montagnes russes. Ce véritable raid qui attire chaque année des milliers d'aventuriers du monde entier, est un must à ne pas rater, d'autant que plusieurs agences très sérieuses l'organisent. Sensations garanties !

Rift Valley

L'Ouganda est lové entre les branches orientale et occidentale du Rift est-africain, une faille, un fossé, une cassure (tels sont les sens du mot anglais rift) qui court sur plusieurs milliers de kilomètres du Mozambique à la mer Rouge et au golfe d'Aden. Fruits d'une activité tectonique intense depuis 30 millions d'années, volcans, dépressions et grands lacs jalonnent la Rift Valley. L'imposant massif du Rwenzori, la chaîne des Virunga et les vastes plans d'eau que sont les lacs Edward et Albert ponctuent la branche occidentale (également appelée rift albertin) de cette faille qui devrait séparer, un jour, les plaques africaine (sur laquelle l'Ouganda et le rift occidental sont situés) et somalienne (Somalie, Est de l'Éthiopie, du Kenya et de la Tanzanie).

Royaumes

Les principaux royaumes incorporés par la colonisation dans l'entité ougandaise commencèrent vraisemblablement à se conformer à la charnière des XVe et XVIsiècles. Abolis en 1967 par Milton Obote, ils ont été rétablis en 1993, en tant qu' " institutions culturelles ", par Yoweri Museveni. Dénués de réels pouvoirs politiques, mais conservant une certaine influence, les rois détiennent avant tout une charge honorifique et symbolique. Le fonctionnement des royautés et leurs rapports avec l'État restent néanmoins essentiels à la compréhension de l'Ouganda contemporain. Le royaume du Buganda, qui a donné son nom au pays, demeure, comme avant l'abolition de 1967, la monarchie la plus importante de la " perle de l'Afrique ". Hormis le Buganda, le Bunyoro et le Toro sont les deux principaux royaumes ayant été restaurés il y a 25 ans.

Sida

A l'instar des autres pays d'Afrique, l'Ouganda est sérieusement touché par le virus. Mais avec un taux de prévalence adulte passé en 25 ans de 19 % (taux le plus élevé au monde à cette époque) à 7 %, le pays est montré en exemple par les institutions internationales en matière de lutte contre le fléau. La campagne de protection mise en place par le président Yoweri Museveni depuis les années 1990 repose sur le principe " ABC " : A comme Abstinence, B comme Be Faithful (fidélité), C comme Condom (préservatif). En plus de la prévention, l'Ouganda vient de se lancer dans la production de médicaments anti-rétroviraux.

Taxi

Pour les Ougandais, ce terme désigne les matatus ou, sur les trajets peu fréquentés, des voitures collectives. Pour obtenir un véhicule privé, vous devrez demander un special hire et marchander fermement le prix de la course. Depuis l'aéroport en revanche, si vous n'avez pas organisé votre transfert avec votre hôtel au préalable, on vous proposera un taxi. Pas de confusion possible, il n'y a pas de matatu !

Tracking

Le tracking désigne une marche dans la forêt à la recherche des gorilles ou des chimpanzés. Il s'effectue en petits groupes et sa durée dépend de la position - sans cesse suivie par des rangers de l'UWA - des primates ; on peut donc marcher 20 minutes comme 5 heures avant de les trouver ; en revanche, le temps d'observation est limité à 1 heure. Les trackings de gorilles sont sérieusement encadrés par des rangers armés, sûrement davantage pour protéger les touristes d'éventuels rebelles que des grands singes inoffensifs...

UWA

L'Uganda Wildlife Authority (UWA) désigne l'agence ougandaise chargée de préserver la faune et la flore sauvage. Elle intervient dans la gestion des réserves et des parcs nationaux, dans la lutte contre le braconnage et dans la définition et la mise en oeuvre de mesures de protection des espèces animales et végétales. Elle détermine également les quotas de chasse et mène ou commande des recherches et enquêtes scientifiques. Les factures émises par l'UWA constitueront certainement un poste de dépenses important lors de votre voyage, puisque cet organisme encaisse l'argent des permis gorilles et chimpanzés, ainsi que les droits d'entrée, de camping et de croisière dans les parcs nationaux. Mais cela reste une bonne nouvelle si cet argent sert effectivement à la protection de la nature !

Waragi

Ce terme vient de l'anglais war gin, employé par les expatriés britanniques dans les années 1950 et 1960. Il désigne toute boisson distillée de façon artisanale, fabriquée à base de manioc, de bananes, de millet ou de sucre de canne selon la région. Dans les villages, vous verrez souvent des cargaisons de bidons jaunes transportant le breuvage local. Le terme waragi figure en outre la marque Uganda Waragi, célèbre alcool à base de millet commercialisé par East Africain Breweries.

Faire / Ne pas faire

Faire

Saluer son interlocuteur avant le début de toute conversation et lui demander comment il se porte. Lorsqu'une personne s'avance vers vous, c'est à vous de la saluer en premier. Un homme doit attendre qu'une femme lui tende la main avant de tendre la sienne.

Toujours faire preuve de patience et de gentillesse à l'égard des forces de l'ordre et de l'administration. L'excitation et l'empressement agacent les Ougandais qui ont alors tendance à se braquer et à prendre beaucoup plus de temps pour résoudre les problèmes. Soyez diplomate et exercez votre sens de l'humour, c'est encore la meilleure façon d'accélérer le mouvement !

Marchander modérément. S'il est normal de négocier l'achat de souvenirs ou une course en taxi, gardez à l'esprit que les Ougandais sont pauvres (et honnêtes de surcroît) et que quelques shillings de plus ou de moins pour acheter des fruits sur le bord de la route ne mineront pas votre budget.

Utiliser toujours sa main droite pour les salutations ainsi que pour recevoir ou donner un objet, cela simplifiera les choses lorsque vous vous trouverez en présence d'une personne de confession musulmane.

Laisser un pourboire aux guides et chauffeurs de safaris à la fin de votre aventure. Cinq dollars par jour constituent une bonne base. Vous pouvez également laisser quelques milliers de shillings aux employés des parcs qui vous accompagnent pour une balade.

Pendant les safaris et trackings, écouter les conseils du guide et se fier à son expérience. Aussi forte que soit l'envie d'approcher les animaux, la faune sauvage est imprévisible et une charge n'est jamais à exclure. Prudence et respect sont de mise.

Contribuer à la préservation de la savane en ne jetant aucun déchet ou mégot, transporter des sacs plastiques que vous utiliserez comme poubelle. Brûler et enterrer le papier toilette et ne pas mettre de savon dans les rivières ou les lacs.

Ne pas faire

Ne pas fumer dans les lieux publics, c'est tacitement interdit, ni même dans la rue à proximité d'une personne, les Ougandais - et surtout les Ougandaises - n'appréciant pas trop la fumée de cigarette.

Ne jamais photographier les bâtiments officiels (ministères, casernes, postes de police...) ou les personnes en uniforme (policiers, soldats, gardiens). De manière générale, ne pas prendre les gens en photo sans leur demander la permission, d'autant que les Ougandais aiment poser devant l'objectif et il est peu probable qu'ils refusent.

Ne pas donner l'aumône aux enfants : la mendicité est rare en Ouganda et il appartient à l'intelligence des voyageurs de faire que cela dure. Les choses commencent d'ailleurs à changer dans l'ouest du pays où la phrase Give me my money est une nouvelle mode. Si vous souhaitez faire des dons de matériel pour les enfants, mieux vaut le faire directement auprès des écoles ou prendre contact avec des associations.

Ne pas acheter d'objets en ivoire ou provenant d'une autre espèce animale protégée si vous en voyez.

Ne pas s'adonner en public à des démonstrations d'affection excessives envers votre partenaire (petits câlins et baisers langoureux à garder pour la maison !). Bien que tolérants, les Ougandais restent puritains et les débordements peuvent être mal perçus.

Ne soyez pas surpris de voir des personnes du même sexe déambuler dans la rue main dans la main en témoignage de leur amitié.

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