Guide du Burundi : Comment partir ?

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En avion

Prix moyen d'un vol Paris-Bujumbura : de 900 à 1 500 € (selon la saison). La variation des prix dépend de la compagnie empruntée mais aussi et surtout du délai de réservation.

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
Location de voitures
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Se loger
Hôtels

L'offre hôtelière est large, surtout dans les trois grandes villes du pays, Bujumbura, Ngozi et Gitega, et embrasse toutes les gammes de confort. La classification nationale demeure pour l'instant à l'état de projet mais en gros on peut les diviser en trois catégories.

Les hôtels de luxe, franchement onéreux par rapport au niveau de vie local (à partir d'une centaine d'euros la nuit), existent surtout à Bujumbura. Ils offrent les services et commodités d'établissements aux standards occidentaux (on ne les classerait cependant pas tous en 4 étoiles dans les normes européennes).

Les établissements de moyenne catégorie sont, avec les guesthouses qui forment la catégorie la moins chère, les plus fréquents, partout dans le pays. Les premiers ont un confort très correct et des équipements normalement en état de fonctionner (à partir de 30 000 BIF). Les seconds, souvent implantés dans des parcelles familiales, disposent de quelques chambres élémentaires (à partir de 7 000 BIF). Il faut être moins exigeant quant au confort, mais souvent l'accueil familial est aussi plus chaleureux.

Chambres d'hôtes

Sauf à être invité chez des connaissances, le logement chez l'habitant n'est pas pratique courante au Burundi. Non pas que les étrangers ne soient pas les bienvenus dans les familles burundaises, mais ces dernières sont souvent elles-mêmes entassées dans de petits logements. La notion de chambre d'hôtes n'existe en conséquence pas vraiment ici.

Auberges de jeunesse

Il n'y a pas d'auberge de jeunesse appartenant au réseau mondial du même nom au Burundi. Les gîtes d'accueil des paroisses ou certaines petites guests peu coûteuses de Bujumbura en ont toutefois l'ambiance.

Campings

Le camping n'est pas vraiment répandu au Burundi. A Nyanza-Lac (Saga Nyanza Résidence) ou près de Rumonge (Tanganyika Blue Bay Resort), on peut dormir sur la plage sous des tentes louées assez chèrement, mais ce sont à peu près les deux seuls lieux connus de ce type. L'Office national du tourisme prévoit de développer un campement de luxe dans le parc de la Ruvubu, non loin de Gasave, mais le projet végète un peu.

Il faut éviter le camping sauvage : la situation sécuritaire n'est pas telle qu'on puisse rêvasser sous une toile sans se préoccuper d'éventuels " bandits " rôdant aux alentours.

Tourisme rural – Agritourisme

Ce sera sans doute l'un des avenirs du tourisme au Burundi, dans la mesure où 90 % de la population vit encore en milieu rural. Pour le moment, quelques tours-opérateurs proposent des circuits agrotouristiques, mais il n'y a pas d'accueil comparable au tourisme " à la ferme " en Europe.

Bons plans

Missions. Les missions, catholiques ou protestantes, sont souvent des lieux où l'on peut être hébergé. Certaines paroisses ont pignon sur rue en matière de logement (la PAR et le Centre communautaire à Bujumbura, les soeurs Bene Tereziya à Banga, Gitega et Kigozi, les Bene Mukama à Ijenda, les frères Bene Yosefu à Giheta). Ailleurs, il faut se renseigner avant de prévoir une nuit sur place.

Les ONG. Autres missions, autre style : si vraiment vous êtes un jour coincé quelque part, pensez à demander de l'aide au personnel des missions humanitaires ou des ONG installées à proximité. L'accueil est variable, mais on ne laissera probablement pas un égaré dans le pétrin.

Location. A Bujumbura, on trouve des logements à louer à la semaine, au mois ou à l'année. Des adresses sont indiquées à la rubrique concernant la ville, mais des particuliers louent aussi des biens, on le sait par des brokers ou le bouche-à-oreilles. Les logements sont en général loués meublés. Les prix ont flambé ces dernières années : minimum 450 $ par mois pour une chambre équipée, à partir de 1 000 $ et jusqu'à 3 000 $ ou plus pour une maison avec jardin (et parfois piscine).

Se déplacer

Le grand avantage du Burundi, c'est qu'il est petit et que les distances sont toujours courtes d'un point à un autre. On n'est jamais à plus de 250 km à vol d'oiseau d'un point frontalier à un autre et l'une des plus grandes distances par route, entre Mabanda au sud et Kirundo au nord-est, fait seulement 304 km.

Les temps de parcours en revanche dépendent beaucoup de l'état de la route empruntée et du mode de déplacement. Le mieux partagé est la marche, qui peut être pour les courageux une belle manière de découvrir le pays.

Les Burundais sont des randonneurs aguerris, surtout les ruraux. Chaque jour, sur les collines, ils parcourent des dizaines de kilomètres à pied, pour rejoindre des voisins, aller au champ ou vendre leur récolte au marché, chercher de l'eau, faire paître les troupeaux, se rendre à l'église ou à l'école. Les Occidentaux sont réputés pour ne se déplacer qu'en voiture (et même spécialement en 4x4), aussi un Muzungu (ou tout étranger) déambulant à pied sur les sentiers constitue une attraction aussi extraordinaire qu'improbable. Rien de tel que cette surprise pour favoriser les rencontres. Il faut faire attention à quelques zones signalées avec des mines antipersonnelles (notamment aux frontières), et ne pas marcher une fois la nuit tombée.

Avion

Après la terre, découvrir le Burundi par les airs, n'y comptez pas trop. Même si le pays est doté d'aérodromes en dehors de l'aéroport international de Bujumbura, aucun n'accueille de vols intérieurs.

Bateau

Le transport sur le lac Tanganyika est presque exclusivement consacré aux marchandises. Sauf la liaison partant vers Mpulungu en Zambie, il n'y a pas sur le lac de service équivalent à un bateau-bus par exemple. Reste donc pour circuler par voie lacustre la solution de la location d'un voilier (à Bujumbura, au Cercle nautique) ou du cabotage improvisé sur une pirogue. Dans le premier cas, il est impératif de savoir naviguer, dans le second il faut négocier avec des pêcheurs. En tout état de cause, la prudence s'impose : le Tanganyika n'est pas une mer calme et les crocodiles et les hippopotames pas des animaux de compagnie.

Le bateau qui autrefois assurait la liaison lacustre entre Bujumbura et la Tanzanie ne s'arrête plus que de manière aléatoire à Kigoma. En revanche il y a au moins une fois par semaine un cargo qui assure le transport de marchandises (et de quelques passagers) entre Buja et Mpulungu (Zambie), à l'extrême sud du lac Tanganyika (compagnie Batralac, voir la partie " Transports " à Bujumbura).

Bus
De nombreux minibus sillonnent le pays.
De nombreux minibus sillonnent le pays.

Des minibus et des autobus privés ou publics (Aigle postal, Yahoo, Belvédère Lines, Otraco) sillonnent tout le pays et relient entre elles les principales localités. Les coûts sont réduits, les liaisons fréquentes, mais les dangers réels. Le parc automobile que constituent ces véhicules (Hiace, Coaster) n'est pas très reluisant et les chauffeurs s'emploient à faire un maximum de rotations dans la journée, roulant excessivement vite... Les mêmes minibus rapides fendent les embouteillages dans Bujumbura. Cela dit, l'atmosphère dans ces petits bus est en général chaleureuse, voire même parfois festive.

Des autobus long courrier assurent des liaisons régulières entre le Burundi d'une part et le Rwanda et la Tanzanie d'autre part. Ils partent quotidiennement de Kigali (et parfois en amont, de Kampala en Ouganda) et franchissent la frontière soit par la Kanyaru-Haut, soit par Gasenyi (le plus usité, 6-7h de trajet, environ 15 000 BIF l'aller). On peut aussi faire un direct entre Dar-es-Salaam et Bujumbura une fois par semaine, pour 80 000 BIF (compagnie Taqwa, trois jours, avec arrêts à Singida et Dodoma), ou passer par Kigoma puis prendre des minibus (compter 15 000 BIF par ce biais Kigoma-Bujumbura).

Train

Une liaison ferroviaire entre l'océan Indien et le Rwanda et le Burundi est bien en projet, mais pour l'instant pas le moindre rail ne traverse ces pays. On peut éventuellement prendre le train entre Dar-es-Salaam et Kigoma ou Mwanza en Tanzanie, puis poursuivre en bus vers le Burundi, mais le trajet est éprouvant et surtout la ligne de train tanzanienne connaît beaucoup de ratés ces dernières années.

Voiture

Le Burundi est relié à l'extérieur par trois grands couloirs routiers. Celui du Sud en provenance de Tanzanie (Kigoma) n'est pas goudronné sur tout le parcours mais devrait le devenir. Au Nord on passe au Rwanda par deux axes bitumés et en bon état (postes-frontière de Kanyaru-Haut et de Gasenyi). Enfin à l'Est on part vers la Tanzanie par Kobero (près de Muyinga) ou Gisuru, sur du goudron dans le premier cas, par piste dans le second.

Le trajet depuis les plus grosses villes étrangères est toujours fatiguant. Il faut rester très prudent en voiture car les camions et les transports collectifs s'organisent selon des règles étonnantes et souvent imprudentes. Une fois au Burundi, les choses ne s'arrangent pas : les accidents sont courants et la sécurité routière mériterait sûrement de figurer parmi les priorités nationales.

La voiture est une bonne solution pour parcourir le pays mais en restant sur les routes goudronnées. En effet, le réseau asphalté s'est amélioré et a grandi ces dernières années, mais il reste d'innombrables pistes inaccessibles aux berlines.

L'essence. Elle est aussi chère au Burundi qu'en Europe, sinon plus (2 360 BIF le litre en septembre 2014). En location, surtout si un parcours à l'intérieur est prévu, le budget carburant est conséquent et il doit être pris en compte. Tous les chefs-lieux de province disposent d'au moins une station-service mais il faut se méfier des pénuries temporaires qui peuvent arriver.

Les dangers de la route sont majeurs et réels. On voit des accidents régulièrement, autant ne pas y être impliqué. Les automobilistes sont en cause, qui ne respectent pas les règles élémentaires du code de la route et vont trop vite, mais les piétons, les enfants et les deux-roues sont aussi des dangers en puissance. Les piétons et les enfants sont innombrables, ils arpentent les routes, discutent sans prêter attention au bruit du moteur, jouent sur la route ou s'y allongent. Pour prévenir du passage du véhicule, on klaxonne à l'approche des groupes ou des enfants, surtout de ceux qui tournent le dos à la route. Dans les centres urbanisés, on doit résolument rouler au pas, car des foules peuvent se cacher au détour d'un virage. En cas d'accident, il ne faudra guère compter sur un secours public (presque pas d'ambulance, ni de police), aussi il est vraiment préférable de ne pas en avoir. On balise les lieux des accidents avec des branchages posés sur la route.

Barrières. Il en existe deux sortes, signalées par un bout de ficelle tendu au milieu de la route : les barrières commerciales qui, à l'entrée des villes, ne concernent que les minibus et les véhicules de transport de marchandises, et les barrières policières pour des contrôles routiers, ou militaires pour des raisons sécuritaires. Ces dernières ont toutes été levées depuis 2 ou 3 ans, mais sporadiquement elles peuvent être rétablies lorsque la situation se tend.

Location de voiture. On n'atteindra vraiment les recoins les plus intéressants (parcs) et les plus méconnus du pays qu'en disposant d'un véhicule capable d'affronter les mauvaises pistes. Les enseignes de location se sont multipliées (voir la rubrique " Transport " dans Bujumbura). Toutes affichent des tarifs journaliers comparables assez élevés (60 000 BIF par jour pour un 4x4, avec chauffeur). On peut négocier des rabais pour plusieurs jours d'affilée.

Les véhicules sont loués en général avec leur chauffeur (aussi mécanicien, toujours utile !). Son salaire et ses per diem sont inclus dans le forfait. En conduisant seul, il faut toujours être en possession des documents du véhicule et du permis de conduire (international ou national).

Taxi

Les taxis sont en priorité déployés dans les centres urbains. À Bujumbura et dans les capitales régionales comme Gitega, il y en a pléthore (course moyenne : 3 500 BIF) et certains acceptent de faire des forfaits journaliers (à négocier sérieusement pour que cela soit rentable).

Pour partir à l'intérieur, si l'on n'a pas de voiture et qu'on ne souhaite pas en louer une, des taxis collectifs (" Bagdad ") assurent certaines liaisons entre les grosses villes. Ils sont parfois dangereux parce qu'ils sont surchargés (normalement 4 clients, souvent 5, et on a expérimenté le double) et cherchent à faire trop de rotations dans la journée. Ils n'hésitent cependant pas à prendre de mauvaises pistes, ce qui est tout de même parfois bien arrangeant. Leur prix est un peu plus élevé que celui des minibus.

Deux-roues

Le vélo est un moyen unique de découvrir le pays. D'abord parce que c'est l'un des principaux véhicules des Burundais eux-mêmes, ensuite parce que les rencontres dans ce cadre sont forcément hautes en couleurs. Mais le danger est réel, omniprésent sur les routes pour les bicyclettes, et les reliefs sont abrupts, bien plus qu'en Irlande où la randonnée à vélo semble une promenade de santé en comparaison.

Le même type de remarque sécuritaire est valable pour les deux-roues motorisés, auxquels les automobilistes ne font pas beaucoup plus attention que les vélos.

En ville, vélos et motos font le taxi. Un futé prudent évitera de recourir à ces moyens de transports, les plus dangereux même s'il ont un côté exotique qui fait envie.

Si vous êtes impliqué dans un accident avec une moto, attention au corporatisme : toutes les autres motos s'arrêtent en général et souvent le véhicule en face est houspillé, responsable ou pas.

Auto-stop

Le " lift " comme on dit au Burundi est une pratique répandue, à Buja comme sur les collines. Les véhicules sont trop rares pour qu'ils ne soient pas remplis au maximum. On se poste au bord d'une route en attendant le premier qui passe, pick-up, minibus ou véhicule privé.

Prévoir un voyage entier comme cela peut quand même réserver des surprises : une voiture vous laisse, par exemple, là où aucune autre ne passera avant plusieurs heures ; ou encore on se fait chiper une place par un resquilleur qui se poste juste devant au dernier moment...

Il faudra aussi compter avec l'étonnement des Burundais devant un étranger demandant un lift, alors que d'ordinaire ce sont les Bazungu qui les accordent... Un défraiement peut aider les Burundais à remplir leur réservoir. Ce n'est pas un luxe à l'heure où l'essence est une denrée coûteuse et rare.

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