Guide du Tarn : Les immanquables

Carte d'identité

Numéro de département : 81

Communes : 319

Population : 386 543 habitants

Densité : 67 hab/km2

Superficie : 5 758 km2

Préfecture et sous-préfecture : Albi et Castres

Région d'appartenance : Occitanie

Point culminant : Pech de Montgrand, 1270 mètres (monts de Lacaune)

Cours d'eau principaux : Tarn, Agout, Dadou, Sor

Tarn
La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi
Gaillac et son vignoble

Gaillac, autrefois Ager Gallacus (nom d'origine romaine signifiant " le champ de Gallacus "), est née aux alentours du Xe siècle sous l'impulsion de moines bénédictins qui développent autour de l'église abbatiale, sur la colline du château de l'Hom, un bourg appelé Galhac. C'est dire si la ville actuelle mérite plus qu'une simple traversée, surtout pour celles et ceux qui n'en connaissent pas déjà les attraits. 2000 ans d'histoire se retrouvent dans ses vieux quartiers, dont celui de la Portanelle, qui regorge de vieilles maisons et d'hôtels particuliers. Ses rues étroites ont un charme suranné. Une architecture puissante de briques couleur saumon, qui n'est pas sans rappeler les vieux quartiers de Rome, donne aux lieux une ambiance particulière. Mais qui parle de Gaillac parle bien évidemment aussi de son vignoble, dont l'origine est encore plus ancienne puisqu'elle remonte au Ier siècle avant Jésus-Christ. Implanté par les Romains, le vignoble fut célèbre dès le haut Moyen Age, ce qui en fait l'un des plus vieux de France. L'appellation d'origine contrôlée fut définie en 1938 pour les blancs et en 1970 pour les rouges et les rosés. Aujourd'hui, l'appellation Gaillac représente plus de 2 500 ha, répartis sur 73 communes. Le retour aux cépages d'origine et aux méthodes ancestrales se développe de plus en plus, notamment en ce qui concerne les blancs doux ou effervescents. Les rouges sont puissants, épicés, et le primeur a été le plus primé de France. Les vins de Gaillac, aussi connus sous le nom de " vins du coq ", en référence à la marque qui était apposée sur les tonneaux, sont aujourd'hui classés parmi les grands vins de France.

Cordes-sur-Ciel

" Quel nom poétique, et en même temps si juste ", se dit-on lorsque l'on aperçoit la cité perchée en haut de son promontoire tel un aigle royal ! Son nom proviendrait, comme celui de Cordoue en Espagne, de l'industrie des cuirs et du tissage qui y prospéra aux XIIIe et XIVe siècles - car Cordes, fondée en 1222 par le comte de Toulouse, fut une cité prospère, à tel point qu'elle posséda jusqu'à cinq lignes de fortifications. Elle a donc gardé un grand nombre de monuments médiévaux, c'est pourquoi on la nomme aussi la " ville aux cent ogives ". Tout au long d'une raide montée, on remonte aussi le temps, car après être passé par des enceintes, portes et ruelles pavées bordées de vieilles maisons historiques, on arrive dans la Grand-rue, devant de hautes et vastes maisons gothiques, uniques en France avec leurs ogives, leurs sculptures et leurs statues symboliques ou mystérieuses. Mais Cordes a plus d'une corde à son arc : la cité qui flirte avec le ciel compte aussi une église de type gothique méridional, et surtout nombre de musées, artistes et artisans.

Ambialet

C'est un voyage dans le temps, un joyau de l'art gothique planté tel un diamant précieux sur sa colline, un site unique, à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Albi. " On voyage pendant des années sans trop savoir ce que l'on cherche, on erre dans le bruit, empêtré de désirs ou de repentirs et l'on parvient soudain dans l'un de ces deux ou trois lieux qui attendent chacun de nous en ce monde. Le voyageur qui, de la terrasse de Cordes, regarde la nuit d'été sait ainsi qu'il n'a pas besoin d'aller plus loin et que, s'il veut, la beauté ici, jour après jour, l'enlèvera à toute solitude. " (Albert Camus). Une fascination qui enchante de sa singularité chacun de ses visiteurs. En fait, il s'agit d'un isthme dans un méandre du Tarn (la rivière), long de 3 km. L'un des plus étroits d'Europe, il sépare en deux le village d'Ambialet, dont une partie ressemblerait presque à une presqu'île. Sur les sommets, tout autour, se trouvent les ruines d'un château et de deux vieilles églises, dont l'une date du XIe siècle. Perchée sur son éperon, elle domine le village et la vallée, si bien qu'on bénéficie depuis son parvis d'une vue splendide et spectaculaire sur la vallée tarnaise. Vous apprécierez aussi de superbes promenades aux alentours. Tous les étés, un spectacle son et lumière retrace le passé prestigieux d'Ambialet et met en valeur la beauté de ce site, que vous n'oublierez pas de sitôt.

Le Sidobre
Sorèze

Serti dans l'écrin de verdure de la montagne Noire, Sorèze est un petit bijou dont la personnalité s'impose immédiatement. Situé en bordure de la plaine du Lauragais, le village conjugue à la fois la rigueur militaire de celle qui fut le siège de l'École royale (sous Louis XVI), à la renommée internationale, et l'ombre sage du père Lacordaire avec le charme inimitable des maisons à pans de bois et à encorbellements des XVIe et XVIIe siècles, sur lesquelles grimpent lierres et fleurs multicolores. Le clocher Saint-Martin (XVe siècle) rythme le temps, apprivoisé par les vieilles pierres. Sur ce chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, à l'abri de la fraîcheur des vestiges des remparts du Moyen Age, s'épanouissent la porte Malmagrade, la porte de Castres, les ruines du château cathare de Roquefort, ou encore les ruines de la chapelle de Saint-Jammes. On retient surtout les rues pittoresques, les maisons à colombages, les galeries de peinture et d'artisans locaux, les librairies discrètes (notamment à propos de la rareté de certains de leurs ouvrages), le musée du Verre... Le caractère de ce village dynamique est aussi marqué par les artisans et industries du bois : le barrage de Saint-Ferréol, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, créé par Riquet pour alimenter le canal du Midi, l'oppidum de Berniquant, la grotte de Calel et les cascades de Malamort-Durfort.

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