C'est à l'extrême Sud-Ouest du sous-continent indien, séparé du reste du pays par le majestueux massif montagneux des Ghâts occidentaux, que le Kerala, " pays de Dieu " comme le nomment ses habitants, déploie ses paysages splendides faits d'une myriade des canaux et lagunes, de plages superbes donnant sur le mer des Laquedives et de forêts tropicales. Au-delà d'une nature exubérante, le Kerala abrite un patrimoine culturel épatant et singulier : une gastronomie subtile, une architecture protéiforme héritée des juifs, musulmans, Hollandais et Portugais qui jadis s'adonnaient au commerce maritime des épices, des traditions uniques comme le theyyam (art rituel proche de la transe), le kathakali (théâtre dansé traditionnel) ou encore l'ancestral art martial nommé kalarippayatt, toujours pratiqué à Calicut... Le guide touristique du Kerala vous fera découvrir une Inde bien éloignée des clichés, les infrastructures touristiques sont ici fort bien développées, et vous permettra d'en sillonner les terres et les eaux, tantôt à bord d'un houseboat, bercé par les remous des backwaters, tantôt dans les couchettes d'un train aussi ancien que magnifique filant en direction de la cosmopolite Fort Cochin. Et que dire ce ces plantations de thés de Munnar, courant infiniment vers l'horizon, sans oublier la falaise de Varkala ou le plage de Kovalam... Namaskaram !

Les lieux incontournables du Kerala

Quand partir dans le Kerala ?

Quand partit au Kerala ? La meilleure période pour visiter le Kerala va d'octobre à mars, et les deux meilleurs mois pour visiter cette partie sud de l'Inde sont janvier et février. Comme c'est le cas avec toutes les destinations très courues en saison, il y a des désavantages à venir en Inde pendant les mois les plus touristiques : les touristes affluent, à Kovalam et Varkala par exemple. Les hôtels également font gonfler leurs prix pendant ces périodes, ce qui fait que l'on peut préférer venir pendant l'arrière-saison (avril, septembre, octobre et mars), quand il y a moins de monde et que les prix redeviennent négociables. La mousson inonde le Kerala entre juin et septembre. Quelques régions sont au sommet de leur beauté pendant la mousson (notamment les Ghâts occidentaux), mais alors il est difficile de circuler et le risque est plus grand de se trouver exposé à des maladies comme la malaria. Les inondations, les pannes de courant et les catastrophes naturelles ne sont pas rares non plus. Quand partir au Kerala ? Idéalement en septembre-octobre et mars-avril, voire de  décembre à mars en prenant soin de réserver ses logements bien à l'avance.

Comment partir dans le Kerala ? Nos conseils & astuces

  • Voyages organisés
  • Partir seul(e)
  • Se déplacer

Peut-être plus qu'ailleurs en Inde, les prestataires de voyages ne manquent pas pour organiser un séjour dans le Kerala. La région dispose en effet d'infrastructures touristiques très bien développées et correspondant à tous les budgets. On pourra concentrer sa visite sur telle ou telle zone du Kerala, mais il est également tout à fait envisageable de monter, de paire avec l'agence de voyage de votre choix, un circuit sur mesure permettant de découvrir l'essentiel de la région.

Découvrez notre sélections d'agences de voyages pour cette destination

Pour se rendre au Kerala par vos propres moyens, la voie la plus comode est certainement celle des airs. Selon la région que l'on souhaite visiter, on visera l'aéroport de Thiruvananthapuram ou de Kochi. Bangalore et Bombay sont également des portes d'entrée possibles, mais il faudra prévoir un bout de trajet supplémentaire (train, avion ou taxi) pour rallier le Kerala. Tout comme pour le logement, afin de faire des économies, on prendra soin de réserver bien à l'avance.

Côté aérien, plus de 70 villes sont régulièrement desservies par la compagnie nationale Indian Airlines. Les ferries publics constituent un moyen de transport agréable et bon marché, bien qu'un peu lent. Ils circulent sur les backwaters et relient notamment les villes de Kollam, Alleppey, Kottayam et Kumarakom. En bus, le confort est sommaire et ils sont souvent archi-bondés, tandis que le réseau ferroviaire indien est le second plus grand du monde et dessert pratiquement toutes les régions du pays. Moins cher que l'avion, le train représente souvent la meilleure solution pour couvrir de longues distances. La voiture enfin reste une option offrant plus d'autonomie, avec chauffeur de préférence.

Organiser son voyage dans le Kerala

Les circuits touristiques dans le Kerala

Le Kerala pour tous en une semaine

L'État du Kerala se visite sans mal, en toutes saisons, et est accessible à toutes les bourses et à tous les âges. Le temps paraît court certes, mais sachez qu'en sept jours vous pourrez faire des mil...

L'essentiel du Kerala en une semaine

En toutes saisons, vous pouvez visiter le Kerala et découvrir la magie de cet État du sud de l'Inde. Une semaine même peut être suffisante pour avoir un premier aperçu des richesses de la région.

Photos du Kerala

Découvrir le Kerala

Les plus du Kerala

<p>Plage d'Odayam à Varkala.</p>

Plage d'Odayam à Varkala.

Les backwaters : des sites uniques au monde

Cet ensemble de lacs, de rivières, de canaux et de marais, situé au coeur d'une végétation tropicale luxuriante longeant la côte de Malabar, constitue le plus souvent l'apogée d'un séjour au Kerala.

Une croisière à bord d'un houseboat, glissant lentement le long des canaux ombragés par les palmiers, est une expérience inoubliable. C'est également une opportunité pour observer la vie des petits villages où les familles vivent dans des maisons situées à fleur d'eau, tout en se laissant bercer par la sérénité qui imprègne les lieux.

C'est une expérience accessible même pour les voyageurs à petit budget. Les backwaters les plus fréquentés sont ceux du Sud du Kerala mais on en trouve également dans le Nord, près de Nileshwar. La saison la plus propice à leur visite s'étale de septembre à mai.

Des réserves naturelles captivantes

L'Inde compte presque une centaine de parcs nationaux ainsi qu'une multitude de réserves naturelles, dont certains des plus prestigieux se trouvent au Kerala. Espérer entrevoir un tigre en liberté ou observer des éléphants dans leur milieu naturel constitue une étape inévitable.

Situés dans les montagnes des Ghâts occidentaux, ces parcs ont été créés pour préserver une biodiversité parmi les plus riches au monde, par conséquent leur accès est souvent limité à des visites guidées (à pied, en jeep, en bateau, ou encore à dos d'éléphant !), afin de ne pas perturber un écosystème déjà fragile.

Lors de la mousson, plusieurs de ces parcs ferment afin d'effectuer un recensement de leur population, aussi renseignez-vous bien avant de vous y rendre. Les possibilités d'hébergement étant souvent limitées, mieux vaut réserver à l'avance.

Une cuisine savoureuse

L'usage intensif de la noix de coco et la proximité de la côte dessinent les contours d'une cuisine unique en Inde. Le Kerala est l'épicentre de la production de poivre et d'épices en Inde depuis des siècles et les échanges marchands avec les autres continents ont eu une influence sur sa culture culinaire. Souvent moins épicée que celle du Nord, elle offre au voyageur une palette de saveurs étonnante pour un prix souvent modique.

Le thali, repas servi sur une feuille de bananier composé de riz, de plusieurs plats en sauce et quelques fois de poisson ou de crevettes, constitue le repas traditionnel du déjeuner.

Une grande variété de poissons et de fruits de mer, provenant de la côte de Malabar ou des backwaters, est présente dans les menus : red snapper (vivaneau rouge), king fish (thazard, succulent), pomfret (castagnole, un poisson plat), swordfish (espadon), prawns (crevettes), lobster (homard) et autres squids (calamars). On peut souvent faire son choix parmi la pêche du jour sur les étals des restaurants et décider de la façon de les préparer : en curry avec de la noix de coco, grillés, marinés et passés au tandoor (four en terre cuite).

La mangue, la papaye, la banane (jaune ou rose) et l'ananas font partie des fruits les plus répandus, ils sont également consommés sous forme de jus frais ou bien dans un lassi (boisson rafraichissante au yaourt).

Des côtes paradisiaques

La côte de Malabar offre des plages de sable blanc peu fréquentées, bordées de palmiers au Nord, et des stations balnéaires plus festives dans le Sud. Ce sont de véritables petits coins de paradis où l'on oublie le reste du monde en dégustant du poisson et des fruits de mer fraîchement pêchés, à l'ombre des cocotiers. Certaines de ces plages sont d'étroites bandes de sable coincées entre la mer d'Arabie et les backwaters, offrant des paysages idylliques (sur l'île de Vypeen à Kochi ou encore à Poovar, dans le Sud de l'Etat).

Et n'oubliez pas que vous vous trouvez dans un pays dans lequel les vaches ont le beau rôle, aussi ne soyez pas étonné de la présence de ce compagnon de plage insolite.

Le pays de l'Ayurveda

L'Inde est, bien sûr, le pays de l'Ayurveda, " science de la vie " en sanskrit. De plus en plus populaires dans les pays occidentaux, la médecine et les massages ayurvédiques constituent une science médicale antique qui commence à être acceptée par les réfractaires à l'allopathie.

La méthode ayurvédique s'adresse à la personne dans son intégralité, corps et psychisme, sans la découper en parties distinctes. Elle a recours à des remèdes à base de plantes et de minéraux, des massages et des régimes alimentaires particuliers.

Le traitement peut aller d'une thérapie d'une heure jusqu'à des sessions de plusieurs jours, selon les besoins, le budget et le temps disponible.

La plupart des voyageurs ayant vécu cette expérience ont émis des jugements positifs sur le traitement. Les centres de cures ayurvédiques sont particulièrement nombreux au Kerala - développement rapide du tourisme oblige - et permettent aux visiteurs de se faire chouchouter dans un cadre paradisiaque.

Sublimes danses

Offrant l'une des visions les plus magiques qui soient, les danses jouent un grand rôle dans la vie culturelle de la région. Le bhârata-natyam et le kathakali figurent parmi les plus anciennes du monde. Dans la tradition du kathakali, à mi-chemin entre danse et théâtre muet, les danseurs interprètent des rôles tirés de la mythologie hindoue, particulièrement des deux épopées, le Râmâyana et le Mâhâbharata. L'un des aspects les plus intéressants du kathakali est son code de maquillage complexe, qui indique la nature et les caractéristiques de chaque protagoniste, notamment par le biais des couleurs utilisées. Les visages de personnages masculins nobles, comme les rois vertueux ou le héros divin Râma, présentent un maquillage où domine le vert. Les personnages de haute naissance qui ont une mauvaise ascendance, comme le roi des démons, Râvana, arborent un maquillage vert similaire, mais avec des marques rouges sur les joues. Des personnages extrêmement fâchés ou excessivement mauvais portent un maquillage à dominante rouge et une fort gracieuse barbe rouge. Les habitants de la forêt, tels les chasseurs, sont représentés avec une base de maquillage principalement noire. Les femmes - interprétées par des hommes - ont des visages brillants, jaunâtres...

Très différent mais non moins envoûtant, le bhârata-natyam (Tamil Nadu) est dansé par des hommes et des femmes, au son du tabla et parfois d'autres instruments. Dans cette très ancienne danse sacrée, chaque position des mains, chaque mouvement des yeux est porteur d'une signification.

Un merveilleux voyage à des tarifs très raisonnables

Les prix pratiqués pour cette destination sont également souvent une incitation au voyage. Relativement bas, ils sont à la portée d'un budget même modeste, à condition que le voyage soit planifié, avec quelques bons conseils de gens du pays et un peu de recherches.

Hors saison touristique, un billet pour l'Inde du Sud peut coûter jusqu'à 40 % moins cher. Aussi, cela vaut la peine de chercher un peu et de profiter des prix bas qu'offre la destination. Pour environ 600 € on trouve des billets aller-retour Paris-Cochin ou Paris-Trivandrum (via Bombay ou via Abu Dhabi).

Avis