NEW YORK - guide touristique du Petit Futé

Welcome to New York !

A peine les portes de l'aéroport John Fitzgerald Kennedy passées, la magie opère. Les taxis jaunes se succèdent dans un capharnaüm réjouissant. Un rapide geste de la main, aperçu des dizaines de fois dans les films de Woody Allen ou dans Sex and the City, et un chauffeur s'arrête. Prochain arrêt, New York. Assis sur la banquette arrière, on aperçoit au loin Manhattan et sa skyline. Toutes les images connues de la ville se mélangent. On a l'impression de déjà connaître New York. On se trompe. Times Square, l'Empire State Building, la statue de la Liberté, le pont de Brooklyn étonnent encore et toujours. Et ces lieux mémorables ne sont que la partie visible d'une ville aux mille facettes. New York, c'est aussi les rues étroites de Greenwich Village, l'animation et les odeurs de Bleecker Street, les maisons victoriennes de Ditmas Park, les cafés de Williamsburg, les boutiques de la Cinquième avenue... New York fait partie de ces villes où se perdre est un régal. On découvre alors, au coin d'une rue, un jardin caché, des enfants qui jouent avec l'eau d'une borne d'incendie, un match de basket de rue, un quartet reprenant a cappella Michael Jackson... Et l'on apprend à connaître les autochtones. Ils sont Américains, Mexicains, Chinois, Portoricains, Philippins, Italiens, mais avant tout New-yorkais. Et ils aiment qu'on découvre leur ville. Ils vous diront que New York leur donne l'envie de se surpasser, la volonté de rencontrer sans cesse de nouvelles personnes. Ville-monde où le melting-pot est une règle d'or, New York rassemble plus de 8 millions d'âmes vivant à un rythme effréné. S'immiscer dans le quotidien d'un New-yorkais pour plusieurs jours n'est pas de tout repos. Là où le Financial District, le quartier des affaires, se vide après 18h, le Lower East Side, quartier aux immigrations multiples, n'est jamais aussi peuplé qu'à 1h du matin. Il n'y a qu'à voir les diners, qui proposent les plats américains les plus classiques, faire salle comble passé minuit. Avec ses cinq boroughs, tous différents les uns des autres, New York ne décevra personne. S'il est impossible de dompter la ville, ce guide va essayer de rendre compte du New York d'aujourd'hui et de vous aider à profiter au mieux du spectacle quotidien qui sera sous vos yeux, forcément ébahis.

L'équipe de rédaction

REMERCIEMENTS. A toutes les personnes rencontrées lors de ce séjour.

NEW YORK : les adresses futées

NEW YORK : Idées de séjour

New York est une des capitales mondiales du tourisme, son immensité géographique et la diversité de ses centres d'intérêt offrent une infinité de possibilités. Paradoxalement, elles peuvent déconcerter le visiteur cherchant à savoir par où commencer et comment les sélectionner. Nous vous proposons ici des pistes, à adapter selon votre temps et vos envies. Deux conseils pour bien profiter de votre séjour : vous lever tôt (même si vous pouvez vous coucher tard !) et bien préparer vos journées de visite, pour rayonner dans un quartier ou une zone et éviter de multiplier les va-et-vient.

Séjour court : un week-end à New YorkHaut de page

Deux jours pour parcourir New York, c'est bien peu, mais vous aurez au moins une idée de ce que c'est que de croquer la Grosse Pomme !

Jour 1. Pour vous immerger dans New York au plus vite, commencez votre journée sur Union Square. Cette immense place est à l'image de la ville : bruyante, excitante et éclectique. Des danseurs de hip-hop, des joueurs d'échecs, des caricaturistes, des groupes de musique et un marché bio se côtoient dans un joyeux capharnaüm. A partir d'Union Square, sur la 14e rue, remontez Broadway jusqu'à la 44e rue. Vous croiserez le Flatiron Building et Washington Square Park sur la 23e rue, le quartier coréen Korea Town et Herald Square sur la 32e rue. Arrêtez-vous à Macy's, le plus grand centre commercial au monde, et au Manhattan Mall sur la 34e rue pour acheter des jeans Levi's par chers à JC Penney. Continuez sur Broadway jusqu'à Times Square sur la 44e rue. Déambuler sur Broadway est aussi le meilleur moyen de découvrir la verticalité de la ville. Depuis Union Square, la hauteur des immeubles est progressive jusqu'à Times Square. Après avoir pris des photos des immenses publicités, direction l'Empire State Building, pour une des vues les plus incroyables au monde. Puis remontez la 5th Avenue jusqu'à la New York Public Library, reconnaissable à ses deux lions de pierre devant l'entrée. Adjacent à la bibliothèque, Bryant Park, toujours très animé été comme hiver. Bifurquez à droite vers Grand Central, chef-d'oeuvre du style Beaux-Arts. Continuez vers l'est, le long de la 42nd Street. Admirez le Chrysler Building, joyau Art déco, et marchez jusqu'au siège des Nations unies, impressionnante ville dans la ville et Etat dans l'Etat (et le seul endroit où vous pouvez acheter le fameux timbre de l'ONU). Promenez-vous dans Tudor City, à quelques blocks en face de l'ONU, où vous admirerez les beaux immeubles et profiterez de l'atmosphère paisible qui y règne. Revenez sur la 5th Avenue par la 46th Street et montez vers la majestueuse St Patrick Cathedral et le Rockefeller Center. A découvrir : ses Channel Gardens, sa statue de Prométhée et sa Lower Plaza, où sont installés, en hiver, un arbre de Noël géant et une imposante patinoire. Et si vous n'êtes pas monté au sommet de l'Empire State, essayez le sommet du Rockefeller, le Top of The Rock, moins bondé. De là, un détour s'impose pour une visite du MoMA.

Jour 2. Direction Downtown pour un passage à Ground Zero, le site devenu mémorial où se dressaient les Twin Towers. Vous pourrez ainsi vous approcher au plus près du nouveau One World Trade Center, le gratte-ciel le plus haut de la ville et de l'Occident. Faites un saut au City Hall et au pied du Woolworth Building. Traverser le pont de Brooklyn dans les deux sens pour la magnifique vue sur le sud de la ville. Une fois revenu à Manhattan, descendez le long de Broadway jusqu'à Battery Park. Vous croiserez en route, pour un coup d'oeil ou une visite, Wall Street avec le New York Stock Exchange et le Federal Hall, le Museum of the American Indian sur Bowling Green ou le Museum of Jewish Heritage de Battery Park. De là, embarquez sur le ferry pour la statue de la Liberté et Ellis Island, petite île par laquelle ont transité (venant du monde entier), les aïeux d'un quart de la population américaine. Au retour, faites une balade par le South Street Seaport, le long et autour de Fulton Street et du Fish Market, un des plus vieux quartiers de New York et haut lieu de la mafia. Dîner à Chinatown et sortie dans un lounge chic SoHo, un wine bar de Greenwich Village ou une boite de nuit branchée du Meatpacking District.

Séjour long : une semaine à New YorkHaut de page

Jours 1 et 2. Suivez l'itinéraire du week-end ci-dessus.

Jour 3. Culture et nature. Quoi de mieux, pour commencer sa journée, qu'une longue balade à Central Park, le poumon de New York ? Vous pourrez même y louer une bicyclette pour en faire le tour (cela ne vous demanderait pas loin d'une journée entière pour le faire à pied). Arrêtez-vous sur la grande pelouse du parc, à hauteur de la 86e rue pour regarder un match amateur de baseball. Ensuite, direction le Museum Mile (dans l'Upper East Side), où près d'une quinzaine de superbes musées se succèdent le long du parc, sur 1,5 km. Le plus fameux d'entre eux, le Metropolitan Museum of Art (l'équivalent du Louvre), est immanquable. Vous pourrez arpenter des heures ses somptueuses galeries. Entre la Frick Collection, la Neue Galerie, et le Guggenheim (pour ne citer que les plus fameux), le choix ne sera pas facile, mais pourquoi ne pas tous les visiter, quitte à revenir le lendemain ? En dessous de Central Park se trouve l'indispensable musée d'Art moderne, le MoMA. Vous pouvez tout à fait répartir sur deux jours une visite plus poussée du Museum Mile. Vous ne le regretterez pas.

Jour 4. Quartiers ethniques et shopping. Après le faste des musées et des grandes zones touristiques, les balades dans l'East Village et le Lower East Side permettent de souffler un peu, de s'éloigner de la foule et des buildings et de s'imprégner de l'ambiance de ces quartiers. Commencez par vous restaurer dans un des Deli's typiques du coin, puis partez à la découverte de ce quartier multiethnique (juif d'Europe de l'Est au sud du Lower East Side, polonais et ukrainien vers la 2nd Avenue, indien sur Curry Row) et des bars du coin. Nombre de boutiques de fripes, de jeunes créateurs, de déco et d'antiquités vous attendent. Allez plus au sud et arpentez les quartiers de Chinatown (fascinant d'activité) et de NoLita, au nord de Little Italy (entre temps suspendu et boutiques élégantes). De quoi terminer son tour du monde en une journée d'une belle manière.

Jour 5. Harlem et l'Upper West Side. Montez vers Harlem et ses vieilles maisons de briques, promenez-vous dans ce quartier en plein renouveau autour de la 125th Street et régalez-vous avec de la soul food ou un gospel. Faites un tour sur le campus de Columbia University, une des facultés les plus prestigieuses des Etats-Unis. Baladez-vous dans le sud de l'Upper West Side entre la 80e rue et la 59e rue. Arrêter-vous à Central park ouest, à hauteur de la 72e rue. D'un côté de la rue, le Dakota Hôtel, d'où sortait John Lennon avant de se faire assassiner en 1980. En face de l'hôtel, dans le parc, une plaque à sa mémoire.

Jour 6. Brooklyn. La diversité de cette banlieue de Manhattan mérite qu'on y passe la journée. L'ambiance y est différente, plus calme et plus reposante. Traversez de bon matin l'emblématique Brooklyn Bridge. Vous allez tomber sur un quartier bohème peuplé d'artistes avec ses rues en pavés et vieilles maisons : DUMBO (Down Under the Manhattan Bridge Overpass). Visite du Brooklyn Museum of Art, dont l'esplanade, récemment rénovée et résolument moderne, contraste avec le reste du bâtiment. A ne pas rater : la collection sur l'Egypte ancienne, une des plus belles au monde. Continuez votre journée par la visite de l'adjacent et ravissant Brooklyn Botanic Garden (à admirer : un jardin de roses d'une beauté à couper le souffle, surtout au mois de juin) avant d'effectuer une balade dans le vieux quartier de Brooklyn Heights (à proximité du Brooklyn Bridge), où les bâtiments figurent parmi les plus beaux de la ville. Marchez le long de la promenade qui fait face aux buildings de Downtown et admirez un spectaculaire coucher de soleil. Rendez-vous à Williamsburg le soir. Baladez-vous sur Bedford Ave pour trouver un bon restaurant puis sur les rues parallèles Berry et Driggs pour un bar sympa. Enfin, marchez jusqu'à l'East River pour avoir une vue inoubliable de Manhattan la nuit.

Jour 7. Greenwich Village et Chelsea. Dernière journée. Détente, balades informelles dans le très attachant et intimiste quartier de Greenwich Village. Prenez une photo de l'immeuble ou étaient censés habiter les protagonistes de la série Friends, au croisement de Grove et Bedford Ave. Détour dans le Meatpacking District, un quartier qui oscille entre vétustes entrepôts de viande, magasins branchés hors de prix, restaurants à la mode et clubs, et découverte de Chelsea et de ses galeries. Pour finir, faites une dernière balade sur la Highline, une voie verte suspendue à 20 mètres du sol. Un lieu, calme, relaxant, pourtant en plein coeur de Manhattan. Retour à l'hôtel et direction l'aéroport.

Si vous disposez de 10 ou 15 jours, profitez-en pour aller à Coney Island (Brooklyn), avec sa fête foraine du fond des âges, passez une journée à la plage à Rockaway ou prenez le ferry pour découvrir Staten Island. Vous pourrez également aller dans le Bronx pour visiter le fantastique zoo, ou dans le Queens pour y visiter, entre autres musées, le PS1, annexe du MoMA et Centre d'art contemporain qui met en valeur le visage actuel de l'art contemporain américain. Des soirées Warm Up prisées par les jeunes, avec des DJ à la mode, sont organisées ici certains jours de la semaine et surtout le samedi en été.

Séjours thématiquesHaut de page
Le New York de Woody AllenHaut de page

Le cinéaste américain préféré des Français est new-yorkais jusqu'au bout des ongles. Source d'inspiration inépuisable, sa ville de prédilection plante le décor de la majorité de ses films. En témoigne le premier plan-séquence de Manhattan (1979), véritable hommage à la beauté spectaculaire de cette ville. On retrouve les thèmes chers à Woody Allen dans ce film assez autobiographique : le jazz, l'amitié, l'écriture et bien sûr, les femmes...

" La célébrité m'a apporté un gros avantage : les femmes qui me disent non sont plus belles qu'autrefois ".

Voici une liste non exhaustive d'endroits glanés au fil des scènes d'Annie Hall, de Manhattan ou de Broadway Danny Rose qui permet, sur les pas du réalisateur, de découvrir parmi les lieux les plus emblématiques de Big Apple.

A Midwood. C'est au fin fond de Brooklyn, dans ce quartier juif, perdu et résidentiel, que tout commence. " Des erreurs, j'en ai fait. D'abord, je suis né. Première erreur ! " Allen Königsberg (le vrai nom de Woody Allen) y grandit.

Il fait déjà rire ses camarades de classe de la Midwood High School, qui lui inspirent cette boutade : " J'ai été expulsé du lycée pour avoir triché pendant un examen de métaphysique ; je lisais dans les pensées de mon voisin ". A part ça, l'intérêt touristique de ce quartier est quasiment nul, à l'exception de la fameuse pizzeria Di Fara à Brooklyn. M° Avenue J (ligne Q).

Restons à Brooklyn. C'est à Coney Island, ce quartier russe connu pour sa plage et ses fêtes foraines, qu'ont été tournées des scènes de son film oscarisé Annie Hall. La grande roue de Coney Island a aussi donné son nom et son décor de fête foraine à son dernier opus, Wonder Wheel, sorti en France en janvier 2018. M° Coney Island (ligne W).

À Manhattan. Plusieurs restos ont été immortalisés par la caméra de Woody. Le Carnegie Deli, ce deli apparaît dans Broadway Danny Rose. Dean & Deluca, des scènes du film Maris et Femmes se passent dans ce café de SoHo. Quant à John's Pizzeria, le cinéaste n'est pas le seul à apprécier cette vieille pizzeria familiale et populaire du Village. Al Pacino, Frank Sinatra, Harry Connick Jr. et Rudolph Giuliani ont compté ou comptent parmi ses clients. John's apparaît dans Manhattan, dans la scène où la jeune Mariel Hemingway annonce à Woody Allen qu'elle part étudier à Londres. Dans Crimes et Délits (1989), Alda propose à Woody un job à l'élégante Tavern on the Green, le restaurant le plus célèbre de Central Park, mythique mais malheureusement fermé depuis 2010. Et la cérémonie de mariage qui clôt le film est tournée au non moins célèbre hôtel Waldorf Astoria.

Last but not least, deux adresses fétiches de Meurtres mystérieux à Manhattan (1993). La New York Public Library, lieu romantique n° 2 dans le film !

" J'aimerais terminer sur un message d'espoir. Je n'en ai pas. En échange, est-ce que deux messages de désespoir vous iraient ? " (Woody Allen).

Jazz in New YorkHaut de page

New York est la capitale mondiale du jazz (et du hip-hop !). Les noms de clubs sonnent comme autant de performances légendaires et de moments clés de l'évolution de cette musique. Beaucoup de ses plus grands musiciens vivent à New York et s'y produisent régulièrement, qu'il s'agisse des " historiques " ou de l'avant-garde. Le passionné de jazz a de quoi avoir le tournis et risque de passer quelques nuits blanches après avoir pris connaissance du programme hebdomadaire des concerts... Amateur ou novice, il serait dommage de quitter la Grosse Pomme sans avoir passé une soirée dans la pénombre des clubs. Nous avons sélectionné des établissements d'exception, qu'il s'agisse des incontournables ou des repères de jeunes talents. De quoi vibrer pendant quelques bonnes soirées... Nous vous conseillons de vous renseigner sur la programmation des clubs, sur les prix (variables, mais qui vont rarement au-delà de 20 à 50 US$) et les horaires des sets (variables eux aussi). Il est également possible de réserver auprès des clubs.

Du côté des grands classiques, le Blue Note et le Village Vanguard dans le West Village sont les deux clubs de jazz les plus connus au monde (ils sont aussi chers et pris d'assaut par les touristes). Les jazzmen de renom y ont donné certaines de leurs plus fameuses prestations et y ont enregistré en live. Coltrane, Monk, Evans, Rollins... La programmation de ces salles, irréprochable, rime toujours avec grande classe. L'Iridium figure également sur la liste des clubs dans lesquels on peut se rendre les yeux fermés. Le Birdland demeure magique, même s'il est en légère perte de vitesse. Le Jazz at Lincoln Center, administré par le trompettiste Wynton Marsalis, met également à l'honneur, dans un cadre plus institutionnel, la grande époque du jazz. Pour un parcours plus avant-gardiste, direction la Knitting Factory, haut lieu de la contre-culture, qui a déménagé à Brooklyn. D'autres clubs, plus petits, constituent des hauts lieux de l'avant-garde : le Fat Cat, ouvert très tard dans la nuit, propose des jam-sessions intenses et enfiévrées où se mélangent talents confirmés et jeunes musiciens en passe de se faire un nom. Autre sélection : le Smoke, où de glorieux quadragénaires et quinquagénaires viennent régaler le public chaque week-end.

New York à travers ses filmsHaut de page

On a l'impression de connaître New York sans y avoir jamais mis les pieds. Il faut dire que la ville occupe l'actualité mais également le grand écran. Depuis toujours, New York fascine les réalisateurs. Quand il ne la détruise pas (Independance Day, le Jour d'Après, Cloverfield), les réalisateurs filment la Grosse Pomme sous tous ses angles.

Midtown East, le 15 septembre 1954, des centaines de photographes furent invités à se rendre au coin de la 52e rue et de Lexington. Le réalisateur de Sept ans de réflexion, s'apprêtait en effet à tourner une des plus célèbres scènes du cinéma : Marylin Monroe, marchant dans les rues de New York surprise par le passage sur une bouche de métro qui soulevait sa robe blanche. Le réalisateur, Billy Wilder, fit refaire la scène plusieurs fois, provoquant la colère du petit ami de l'époque de Marylin, le joueur de baseball Joe DiMaggio. Deux semaines plus tard, les deux stars se séparaient.

Midtown East toujours, juste au sud de Central Park pour marcher sur les pas d'une autre star de la mode et du cinéma Audrey Hepburn. C'est en effet devant le magasin Tiffany & Co., au croisement de la 57e rue et de la 5e Avenue que furent tournées plusieurs scènes d'extérieur de Diamants sur canapés avec Audrey Hepburn, un café à la main, en train d'admirer les vitrines de la boutique. Tiffany & Co. n'a pas bougé depuis le tournage, en 1961.

Harlem East, sur les traces d'un des films les plus emblématiques sur New York, West Side Story. Les deux gangs rivaux, les Sharks et les Jets s'affrontent au début du film, et dans la scène finale sur la cour de récréation de l'école située sur la 110e rue, entre 1st Avenue et 2nd Avenue. Plusieurs scènes ont d'ailleurs été tournées sur ce block, et vous reconnaîtrez les beaux immeubles en briques avec leurs escaliers de secours. Seules les voitures garées devant ont changées. Harlem Est est un quartier à découvrir car il a, dans son ensemble, peut changé en terme d'architecture.

New York Public Library, ce lieu iconique de New York est un très présent dans de nombreux films où les personnages ont un travail de recherche à faire. On retrouve la bibliothèque dans L'Affaire Thomas Crown, Spider-Man, ou Sex And the City : The Movie. C'est aussi ici que se réfugient les survivants du Jour d'après, non sans brûler quelques livres pour se réchauffer.

TriBeCa dispose de la caserne de pompiers la plus célèbre de New York ! C'est effet derrière les portes de la caserne du 14N. Moore Street que se trouvait la Ghostbusters FireHouse ! Qui sait, Bill Murray cache peut-être encore quelques aliens dans ce lieu !

Times Square a été le théâtre d'une photo d'une star de cinéma très célèbre, symbole du New York de l'époque. Si la photo n'est pas tirée d'un film, on y voit l'acteur James Dean sous la pluie, habillé d'un trenchcoat, une cigarette à la bouche. Cette photo a été prise en 1955 par Dennis Stock lors du tournage de La Fureur de vivre, sur la 7e Avenue entre la 43e et 44e rue.

Visite architecturale de New YorkHaut de page

Empire State Building, St. Patrick's Cathedral, Grand Central Terminal,... des incontournables que vous visiterez quel que soit votre intérêt pour l'architecture ancienne ou moderne. Que les férus d'Art déco, de style georgien, Beaux-Arts ou gothique russe se rassurent, voici une visite de Manhattan sous tous ses angles architecturaux !

Jour 1, Times Square. Le New Amsterdam Theater (214 West 42nd street), est l'un des plus anciens théâtres de Broadway et le plus vieil exemple d'Art nouveau à New York. A noter, sa façade style Beaux-Arts, en partie cachée en 1937, lors de sa transformation en cinéma, par un pilier surmonté d'une horloge. On peut encore apercevoir au-dessus de l'horloge les sculptures représentant des groupes d'angelots. Les belles décorations Art nouveau ont été conservées à l'intérieur.

Le Lunt-Fontanne Theatre (205 West 46th street), achevé en 1909, a été dessiné par les architectes Carrère et Hastings, concepteurs de la bibliothèque principale de New York sur la 5e avenue. Il a conservé sa façade Beaux-Arts qui est toujours intacte au-dessus de la marquise dorée qui longe tout le bâtiment.

Le Paramount Building (1501 Broadway), de type pyramidal, était le plus haut du quartier à son achèvement en 1927. Il est surmonté d'une horloge monumentale et d'un globe terrestre lumineux. Il fut longtemps le siège de la Paramount, dont les studios de cinéma se trouvent aujourd'hui à Hollywood. Jusqu'en 1964 une salle de cinéma s'y trouvait, lieu privilégié des avant-premières du géant de la production cinématographique.

The Chatwal Hotel (128 West 44th Street), fondé en 1905 par un groupe d'acteurs professionnels et alors appelé The Lambs club, fut le premier club de théâtre américain. Il servait à la fois de clubhouse et de lieu de résidence et de travail pour les professionnels du théâtre. Le bâtiment fut réalisé par Stanford White, l'architecte de l'arc du Washington Square, qui termina sa vie sous les balles d'un rival amoureux. Immeuble de briques, de style georgien, le premier étage est orné de colonnes et de pilastres décorés de têtes de béliers, allusion aux commanditaires. Les têtes de béliers se retrouvent sculptés sur les deux niveaux suivants. Le bâtiment abrite aujourd'hui un hôtel, le Chatwal, et un restaurant qui a repris le nom originel du lieu, The Lambs Club.

I. Miller Building (1552 Broadway) : on est là en plein Times Square, toutes les façades sont cachées par les écrans. Mais au 1552, si on tourne à l'angle de la 46e rue, on découvre le côté sud de ce petit immeuble. Quatre niches en façade abritent les statues des plus célèbres actrices des années 1920, la deuxième à partir de la gauche est Mary Pickford, surnommée "America's Sweetheart", pionnière d'Hollywood.

Jour 2, SoHo. Le Little Singer Building (561/563 Broadway), magnifique immeuble de 1903, est en acier et brique rouge, avec des décors en terre cuite. Une grande baie centrale, sur neuf niveaux et cinq fenêtres de large, et des balcons ouvragés lui donnent toute son élégance. On peut admirer l'autre façade de ce bâtiment en L au 88 Prince Street, entre deux immeubles avec escaliers de secours.

On remarque à côté le Scholastic Building, immeuble moderne d'Aldo Rossi qui utilise les mêmes matériaux. Il fut achevé après la mort accidentelle de son concepteur italien en 1997.

Le Roosevelt Building (478 Broadway) est un superbe exemple de cast-iron building, type de constructions à ossature de fonte qu'on admire essentiellement dans SoHo. Cet immeuble de 1873 qui annonce l'Art nouveau, est l'oeuvre de Richard Morris Hunt, l'architecte du socle de la Statue de la Liberté.

En continuant Broadway vers le sud, on peut voir du 36 au 56 White Street un ensemble de cast-iron buildings, ceux-là de style Renaissance italienne.

Thomas Twinns (319 Broadway) : encore plus au sud, on peut découvrir la façade principale de cet ancien immeuble commercial cast-iron sur Thomas Street, qui date de 1869. Son jumeau, de l'autre côté de la rue a malheureusement été détruit au profit d'un Mc Donald's... Les grandes surfaces vitrées sont caractéristiques de ce type de constructions.

En continuant Thomas Street sur 50 mètres (8 Thomas street), on arrive à une curiosité : le rez-de-chaussée de type cast-iron est surmonté par trois étages en briques avec colonnades en granit... de type gothique russe !

En poursuivant vers l'Hudson, on peut voir la House of Relief, " La maison du soupir " (67 Hudson Street), un immeuble de style Renaissance italienne. Les échelles de secours sont postérieures à sa construction en 1904. Si l'on en fait le tour, dans Staple Street on voit le passage entre les immeubles inspiré par le Pont des Soupirs de Venise.

Au bout de Staple Street, on aperçoit au 6 Harrison Street un bel immeuble de briques rouges avec une tour, le Mercantile Exchange, ancienne bourse de New York, achevé en 1884. Tout près, d'autres beaux exemples de cast-iron, comme l'immeuble d'un seul étage du 172 Duane Street (1872) ou celui du 75 Murray Street (1858), une des plus anciennes façades dans ce matériau, où la fonte imite la pierre.

Jour 3, Lower Manhattan. Arrêt devant le One Wall Street - BNY Mellon Building. Construit à l'angle de Wall Street et Broadway et en face de la Trinity Church, le gratte-ciel qui abrite aujourd'hui la Bank of New York a été achevé en 1931. Il culmine à 199 mètres, avec 50 étages et une façade en pierre calcaire sans décrochage destinée à impressionner par sa hauteur. À l'intérieur, le hall offre de belles mosaïques Art déco.

The Trump Building (40 Wall Street), construction de type Art déco avec sa structure en acier et sa façade calcaire, était le plus haut gratte-ciel du pays à son achèvement en 1931, avec 72 étages et 281 mètres de haut. Il fut doublé la même année par le Chrysler Building dont l'architecte ajouta secrètement une flèche de 38 mètres, totalisant 319 mètres, nouveau record... jusqu'à l'achèvement de l'Empire State building l'année suivante.

Le Wall & Hanover Building, "The Crest" (63 Wall Street, à l'angle de Hanover Street), est un immeuble de 35 étages (123 mètres) qui fut construit en un temps record en 1929. Il est d'inspiration Art déco, mais ses éléments de décoration sont éclectiques : en partie basse, des grands médaillons représentent des monnaies grecques antiques, son sommet est de style gothique, avec des gargouilles.

Le Twenty Exchange Place (20 Exchange Place), non loin de Wall Street, à l'origine The City Bank Farmers Trust Building, de type Art déco, a été achevé en 1931. Il est difficile d'en voir le sommet à 226 mètres dans cette rue étroite. Quatorze bustes de personnages encapuchonnés décorent sa façade ; ils représenteraient les géants de la finance, dont sept sourient et sept grimacent ! Ne pas manquer le hall.

The Delmonico's Building (56 Beaver Street), un peu plus au sud, est une exception. Ce petit bâtiment de briques de huit étages achevé en 1891 est de style Beaux-Arts. On dit que le portail de marbre derrière les colonnes de façade provient de Pompéi. Les Del Monico, une famille de restaurateurs l'aurait rapporté et déjà utilisé pour un précédent restaurant bâti en 1835.

Le Barclay Vesey Building (140 West Street) est situé juste en face du World Trade center et a été endommagé en 2001, avant d'être réhabilité. Il occupe tout un block. Construit de 1923 à 1927 dans un style Art déco, haut de 152 mètres, c'est un bel immeuble de briques ocre jaune ornées de sculptures sur pierre calcaire, avec des arcades sur Vesey Street.

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