Guide de DAKAR : Politique et économie

Politique

Le Sénégal est un Etat laïc, indépendant depuis 1960. Il est régi par un régime présidentiel pluraliste.

Dakar : 19 communes d'arrondissement

En 1996, l'Etat sénégalais et la commune de Dakar se rendent compte de la nécessité de décentraliser le gouvernement de Dakar. Sur le modèle de Paris, la capitale sénégalaise est ainsi divisée en 19 communes d'arrondissement. Chaque commune a son propre maire d'arrondissement.

Les 19 communes d'arrondissement sont les suivantes : Biscuiterie, Cambérène, Dieuppeul-Derklé, Fann-Point E-Amitié, Gueule Tapée-Fass-Colobane, Gorée, Grand Yoff, Grand Dakar, Hann Bel-Air, HLM, Médina, Mermoz-Sacré-Coeur, Ngor, Ouakam, Parcelles Assainies, Patte d'Oie, Dakar-Plateau, Sicap-Liberté, Yoff.

Plus d'un million d'habitants peuplent ces 19 communes.

Structure étatique

Le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. La durée de son mandat est de cinq ans, un mandat renouvelable une seule fois.

Elu la première fois en mars 2000 pour sept ans, Abdoulaye Wade a été réélu en février 2007 pour un deuxième et dernier mandat, qui expire en 2012. Il est le troisième chef de l'Etat du Sénégal depuis son indépendance après Léopold Sédar Senghor (1960-1980) et Abdou Diouf (1981-2000).

Pouvoir exécutif. Le président de la République est le gardien de la Constitution. Il est le premier protecteur des Arts et des Lettres du Sénégal. Il incarne l'unité nationale. Il est le garant du fonctionnement régulier des institutions, de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire.

Il détermine la politique de la nation. Il préside le Conseil des ministres. Le président de la République est responsable de la Défense nationale et le chef suprême des Armées.

Pour son action, le président de la République s'appuie sur le gouvernement, le cabinet, le secrétariat général et les autres services et organismes de la présidence de la République. Les membres du gouvernement rédigent des projets de lois, soumis au vote de l'Assemblée nationale. Le gouvernement conduit et coordonne la politique de la nation sous la direction du Premier ministre. Il est responsable devant le président de la République et devant l'Assemblée nationale.

Le Conseil constitutionnel se prononce sur la constitutionnalité des règlements intérieurs des assemblées, sur la constitutionnalité des lois, sur le caractère réglementaire des dispositions de forme législative, sur la constitutionnalité des lois organiques, sur la recevabilité des propositions de loi et des amendements d'origine parlementaire, sur la constitutionnalité des engagements internationaux, sur les exceptions d'inconstitutionnalité soulevées devant le Conseil d'Etat ou la Cour de cassation et, plus généralement, sur tous les conflits de compétence entre le Conseil d'Etat et la Cour de cassation et entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Le Conseil constitutionnel comprend cinq membres, dont un président et un vice-président, nommés par décret pour six ans non renouvelables. Il est renouvelé tous les deux ans à raison de deux membres au plus.

Le conseil économique et social. Créé en 2008, il constitue, auprès des pouvoirs publics, une assemblée consultative disposant d'une expertise dans les domaines économique, social et culturel.

Le Conseil d'Etat a ses attributions consultatives en tant que conseiller privilégié du gouvernement relativement aux projets de loi, projets de décrets et propositions de loi.

La Cour de cassation vérifie si les lois ont été appliquées correctement par les tribunaux statuant en dernier ressort ou par la Cour d'appel.

La Cour des comptes assiste le président de la République, le gouvernement et l'Assemblée nationale, dans le contrôle de l'exécution des lois de finances.

Le médiateur de la République est une autorité indépendante, nommé par décret pour une période de six ans non renouvelable. Il reçoit les réclamations concernant le fonctionnement des administrations de l'Etat, des collectivités locales, des établissements publics et de tout autre organisme investi d'une mission de service public.

Pouvoir législatif. Depuis 2007, le Sénégal compte un parlement bicaméral. L'Assemblée nationale compte 150 membres élus au suffrage universel pour cinq ans. Au moment de l'indépendance, le nombre de députés était de 80. L'effectif est passé à 100 en 1978, à 120 en 1983 et à 140 en 1998. Il a ensuite été réduit à 120 en 2001 puis porté à 150 en 2007. Sur les 150 députés, 90 sont élus au scrutin majoritaire et 60 au scrutin proportionnel. Lors de la précédente législature (2001-2007), l'Assemblée nationale comptait 120 députés. Le Sénat, qui avait été dissous en 2001, a été réinstitué en 2007. Cette institution parlementaire a été créée pour la première fois en 1999. Elle compte 35 membres élus et 65 nommés par le président de la République. Son président est désormais la deuxième personnalité de l'Etat. La loi est votée par l'Assemblée nationale. L'initiative de la loi appartient au président de la République (projet de loi) et aux députés (proposition de lois). Les projets ou propositions de loi sont soumis à l'Assemblée nationale. Lorsque le projet ou la proposition de loi sont adoptés par l'Assemblée nationale, la loi est transmise au Sénat. Après adoption par le Parlement, la loi est transmise au président de la République pour promulgation. Les députés peuvent poser aux membres du gouvernement, qui sont tenus d'y répondre, des questions écrites et des questions orales. L'Assemblée nationale peut désigner en son sein des commissions d'enquête. Elle peut aussi provoquer la démission du gouvernement par le vote d'une motion de censure.

Pouvoir judiciaire. L'Etat s'est doté d'un Conseil constitutionnel ainsi que d'un Conseil d'Etat qui fonctionnent, pour ainsi dire, sur le modèle de leurs homologues français.

Les cours d'appel sont les juridictions de second degré. Elles jugent l'appel de toutes les décisions rendues en premier ressort par les tribunaux régionaux. Dans la pratique, en raison de problèmes d'effectifs, il n'y a sur le territoire sénégalais qu'une seule Cour d'appel, celle de Dakar.

La compétence territoriale de chaque tribunal régional couvre les limites administratives de la région où il est implanté. Les tribunaux départementaux existent dans les localités suivantes : Dakar, Rufisque, Pikine, Thiès, Tivaouane, Mbour, Diourbel, Mbacké, Kaolack, Kaffrine, Fatick, Gossas, Ziguinchor, Kolda, Vélingara, Sédhiou, Tambacounda, Kédougou, Bakel, Louga, Linguère, Kébémer, Saint-Louis, Podor, Matam, Dagana, Bambey, Oussouye, Foundiougne et Nioro.

Enfin, le tribunal du travail est une juridiction spécialisée composée d'un président et de juges, implanté dans le chef-lieu de chaque région du pays. Il s'agit d'une juridiction spécialement et exclusivement compétente pour régler des différends individuels nés à l'occasion d'un contrat de travail.

Partis

Représentation des partis à l'Assemblée nationale :

Coalition Sopi 2007 (autour du PDS du président Wade) : 131 sièges.

Coalition Takku Defaraat Sénégal : 3 sièges.

Coalition And Defaar Sénégal : 3 sièges.

Coalition Waar Wi : 3 sièges.

Rassemblement pour le peuple : 2 sièges.

Front pour le socialisme et la démocratie - Benno Jubei : 1 siège.

Alliance pour le progrès et la justice - Jef-Jei : 1 siège.

Convergence pour le renouveau et la citoyenneté : 1 siège.

Parti socialiste authentique : 1 siège.

Union nationale patriotique - Tekki : 1 siège.

Mouvement de la réforme pour le développement social : 1 siège.

Rassemblement des Ecologistes du Sénégal - Les Verts : 1 siège.

Parti social-démocrate - Jant Bi : 1 siège.

Enjeux actuels

Depuis l'arrivée d'Abdoulaye Wade aux commandes, le pays opère une décentralisation. Les pouvoirs des régions ont donc été renforcés.

Dix subdivisions administratives existaient sous le régime de son prédécesseur, il en a créé une onzième, Matam, en 2001, et une procédure a été lancée en mai 2007 pour aboutir à la création de trois nouvelles régions : Kaffrine (centre, précédemment localisée dans la région de Kaolack), Sédhiou (sud, précédemment localisée dans la région de Kolda) et Kédougou (extrême sud-est, précédemment localisée dans la région de Tambacounda).

Chefs-lieux de région (y compris les trois nouvelles) : Dakar, Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor.

Sur le plan des relations interafricaines, le Sénégal a très tôt montré sa volonté politique de se rapprocher de ses voisins et de remettre en commun des entités séparées à la fin de la colonisation.

A l'aube de l'indépendance, il a lutté pour créer la Fédération du Mali, qui n'aura qu'une existence éphémère. Une seconde expérience a été tentée avec la création de la Confédération de la Sénégambie en 1982 ; elle sera dissoute en 1989.

Ces échecs n'ont en rien entamé la volonté des pouvoirs publics de créer des espaces d'intégration régionale et sous-régionale. Le Sénégal travaille activement à leur renforcement. Les organismes régionaux et sous-régionaux auxquels participe le Sénégal sont les suivants :

Union africaine. L'UA, qui remplace l'Organisation de l'unité africaine (OUA), a pour objectif ultime l'amélioration des conditions de vie des populations du continent, à travers l'unité, la coopération et la solidarité de ses Etats membres.

Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. La CEDEAO est un regroupement régional de quinze pays, créé en 1975. Sa mission est de promouvoir l'intégration économique dans tous les domaines de l'activité économique.

Union économique et monétaire ouest-africaine. L'UEMOA regroupe huit pays de l'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Côte-d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo. Elle se caractérise par la reconnaissance d'une même unité monétaire, le franc de la communauté financière africaine (FCFA).

Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal. L'OMVS a pour mission de promouvoir l'aménagement et le développement agricole du fleuve Sénégal dans un cadre de coopération regroupant les Etats riverains : Mali, Mauritanie, Sénégal, Guinée.

Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie. L'OMVG a pour objectif la mise en place d'un réseau d'observation des systèmes de production et l'installation de techniques de conservation du milieu à l'échelon de quatre pays : Gambie, Guinée-Bissau, Guinée Conakry, Sénégal.

Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel. Le CILSS a pour mandat de s'investir dans la recherche de la sécurité alimentaire et dans la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification au niveau des pays membres : Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad.

Économie
Principales ressources

Dans le pays, l'économie s'organise à petite échelle, 19 % du PNB étant produit par le secteur primaire (pêche, culture maraîchère), 17 % par le secondaire (huilerie, conserverie, brasserie, savonnerie, textile, raffinerie de pétrole) et 62 % par le tertiaire (administration et transports). Les Peuls restent fidèles à leur réputation de pasteurs, le fleuve et l'océan fournissent leurs poissons aux pêcheurs, les paysans produisent arachide, riz et mil de leur terre, de quoi subsister sans prévoir les récoltes difficiles ou les retards de plus en plus fréquents de la pluie. La pêche, avec plus de 600 000 emplois, tente de se faire une place dans l'économie du pays. La canne à sucre est de plus en plus plantée dans les parages de Richard-Toll et le maraîchage des Niayes (dépression fertile) de la Grande Côte offre également quelques perspectives d'avenir, surtout dans une économie d'exportation qu'on a tenté de redynamiser par la dévaluation du franc CFA en 1994. Quelques engouements surgissent depuis le développement des exploitations de phosphate (environ 1,7 million de tonnes), douzième au rang mondial, et la possible présence de pétrole au large de la Casamance. 500 kg d'or sont également extraits du sous-sol au Sénégal. La production de bois, avec 6 millions de m3, et le cheptel, plus de 3 millions de bovins et 5 millions d'ovins, sont deux autres composantes importantes de l'économie du Sénégal. Le rapport entre exportations et importations est encore en déficit de 297 milliards de dollars, le poisson, le phosphate et l'arachide ne compensant pas les équipements, les produits intermédiaires, le pétrole et le riz. En ville, les chauffeurs appuient sur le champignon pour compenser l'âge avancé des chevaux sous le capot, et une large majorité travaille dans les bureaux. Concernant le marché intérieur, l'absence de réelle diversité, les fluctuations des cours de l'arachide et la concurrence des pêches industrielles ont fait augmenter le nombre de ceux qui débarquent à Dakar et à Saint-Louis, les anciennes capitales bénéficiant d'infrastructures à la française, pour venir grossir le nombre de ceux qui se débrouillent, jouant les commerçants, les intermédiaires en tout genre, parfois escrocs, souvent pauvres, et à la merci de requins aux dents mieux aiguisées. La population de la capitale ne cesse de croître pour atteindre aujourd'hui plus de 3 millions d'habitants.

Côté nouvelles technologies, plus de 300 sociétés d'informatique occupent le paysage, pour un chiffre d'affaires de quelques dizaines de milliards de FCFA, selon des estimations de la Mission économique française au Sénégal. Dans le lot, une dizaine de sociétés dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard de FCFA, les autres réalisant entre 70 et 400 millions de FCFA. Un fait assez rare pour être souligné, des ordinateurs sont fabriqués sur place depuis janvier 2002 par deux sociétés (environ 2 500 ordinateurs par an à elles deux). Le Sénégal n'atteint pas encore les niveaux de ses " concurrents " comme le Maroc ou l'Afrique du Sud, mais il commence à se faire une place au soleil en matière de centre d'appels. Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises s'adjoignent les services de ces call centers pour gérer à distance la relation avec leurs clients.

Place du tourisme

Le Sénégal est la destination privilégiée des Français en mal de soleil l'hiver. C'est une chaleur que le Maghreb peine à fournir et qui permet d'éviter le fort décalage horaire des Antilles. L'histoire, la langue et les liens très étroits qui ont subsisté avec l'ancienne métropole font que parler du touriste de langue française est presque une redondance.

Plus de 75 % des visiteurs sont français, selon l'office du tourisme à Paris, et plus de 80 % d'entre eux sont francophones. Jusqu'à très récemment, Britanniques, Allemands et Scandinaves tendaient à se rabattre sur la Gambie anglophone, générant plus de 200 millions de dollars par an. La politique actuelle cherche à détourner une partie de ce flux vers le Sénégal. Ce sont avant tout les plages qui ont écrit ses lettres d'or au tourisme sénégalais. Luxueuses, les lourdes infrastructures ont largement été plébiscitées des tours organisés, en autarcie avec la culture du reste du pays. La Casamance fut le terrain de prédilection des investisseurs, ses plages au sable fin et la couleur du rivage se prêtant bien aux clichés de type carte postale.

Mais le conflit qui agita la Casamance, rendant la région dangereuse dans les années 1980-1990 modifia considérablement le paysage touristique sénégalais. La Casamance fut progressivement délaissée au profit d'autres régions.

Profitant de la " disparition " de la destination Casamance, la Petite Côte vint grossir le paysage des plages sénégalaises développées pour le tourisme. L'accent fut aussi mis sur les contrastes culturels qui donnent sa valeur au pays : Dakar et ses musées jusqu'alors peu fréquentés, Saint-Louis et son atmosphère coloniale, les parcs de l'intérieur des terres (Djoudj, Niokolo Koba), où des lodges sur le modèle anglais pouvaient désormais accueillir les visiteurs.

Aujourd'hui, avec la crise économique mondiale, le nombre de touristes au Sénégal a baissé de 20 à 30 %.

Depuis 2010, la tenue du salon TICAA (Salon du tourisme, des industries culturelles et de l'artisanat d'art) organisé par l'Agence nationale de promotion du tourisme reflète bien la politique ambitieuse du ministère du Tourisme. L'objectif est en effet de voir le Sénégal classé dans le top 5 des destinations favorites du continent africain en accueillant 1 500 000 visiteurs par an, le tout selon " la vision novatrice actuelle des autorités pour le secteur : un tourisme haut de gamme, sain et responsable, maîtrisé et profitable à l'économie nationale ".

Enjeux actuels

Si sa politique et en particulier sa démocratie isolent dans le bon sens le Sénégal de nombreuses nations africaines, l'économie ne suit pas. Dakar est loin d'avoir dans ce domaine le leadership de l'Ouest africain, rôle qu'on attribue plus volontiers à Abidjan, en Côte-d'Ivoire, même si les conséquences de la rébellion politico-militaire ayant éclaté en septembre 2002 dans ce pays ont légèrement modifié ces données ces dernières années. Le PIB, d'à peine 6,149 milliards de FCFA en 2010 pour plus de 12 millions d'habitants, est encore trop faible.

Le Sénégal, qui figure au palmarès des Etats les plus aidés d'Afrique, a cependant du mal à surmonter sa dette extérieure estimée à plus de 4 milliards de dollars. Les grands pontes de Dakar, qui abrite 90 % des industries, ne compensent pas le chômage, qui atteint plus de 25 % de la population. Le chômage touche avant tout la myriade de bana-banas, vendeurs urbains malins, alors que certains tendent la main pour survivre au quotidien.

L'exode vers l'étranger n'est pas non plus une mince affaire dans certaines provinces, car le travail a la réputation de faire vivre plus facilement du côté des contrées européennes. C'est ce qui explique ces gens manquant à Podor ou à Bakel qui, dans Paris, se lèvent plus tôt que la moyenne et s'habillent en vert pour s'occuper des poubelles ou pour réaliser des travaux difficiles et mauvais pour la santé. Tout cela afin d'envoyer un mandat à la fin du mois et faire vivre la famille demeurée là-bas. Il faut savoir qu'entreprendre le grand départ vers la France, c'est en quelque sorte s'engager moralement à faire fortune suffisamment pour envoyer régulièrement un mandat à ceux restés sur place. Ne pas pouvoir rentrer en fanfare, pour les vacances ou définitivement, est souvent synonyme de ne pas rentrer du tout, réputation oblige. L'exode ne touche pas que la classe moyenne et le pays souffre cruellement d'un manque d'élites. L'équation est simple : quel serait le jeune diplômé sénégalais qui préférerait rentrer au pays pour percevoir un salaire de cadre supérieur d'à peine 200 000 FCFA par mois quand on lui en offre plus en France ou au Canada ?

L'économie du pays tend à être prise en main par les pontes internationaux que sont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), qui jouent des coudes pour imposer leurs orientations économiques. En réponse, les industriels dénoncent des modèles inadéquats importés d'autres pays et qui s'appliquent mal au contexte sénégalais.

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