Située au centre de la Martinique, la commune du Lamentin s'étend sur le territoire le plus vaste de l'île. La ville conserve dans son nom le souvenir des lamantins - avec un a -, des animaux aquatiques aujourd'hui disparus en Martinique. Ces mammifères marins, physiquement proches des phoques, ont été chassés à cause de leur peau et de leur graisse à l'arrivée des Européens dans l'île. Touchée par la crise depuis les premières difficultés de la canne à sucre, la commune du Lamentin a connu de grandes grèves agricoles et des drames sociaux comme la mort de trois manifestants tués sans sommation par le commissaire de l'époque (1961). Deuxième ville du pays, elle abrite l'un des aéroports les plus modernes de la Caraïbe. Première région industrielle de la Martinique, on y trouve l'aéroport international, une importante raffinerie et de nombreux équipements de loisirs et de sport. La voisine de Fort-de-France est l'une des communes la plus connue de l'île. Ce succès ne lui vient point de ses plages ou d'autres atouts touristiques : jusqu'à récemment, l'aéroport portait son nom et plusieurs zones industrielles et commerciales la rendent incontournable dans l'économie de l'île.

Histoire

La paroisse du Lamentin, riche de sa mangrove et de ses pays noyés, reste au XIXe siècle le grenier de la Martinique. Comme les curieux s'en doutent, la commune érigée en 1837 tient son nom des lamantins (avec un a) des Antilles. A cette époque, son territoire inhabité à cause de ces nombreux marécages y héberge toutes sortes d'espèces fluviales. La lézarde courant sur 35 kilomètres y abritait donc cet étrange animal tirant son nom de ses lamentations. Pourvu d'un buste généreux, ce dernier était souvent confondu avec la sirène de nos mythologies par des marins perturbés par un trop long séjour au large. Cette vache de mer mesurant entre 2,50 m et 4,50 m et pesant jusqu'à 600 kg n'avait rien en commun avec ces belles de mer... si ce n'est leur large queue ! A l'arrivée des colons, la chasse fut ouverte : en moins d'un siècle le lamantin disparut de la rivière laissant les Lamentinois à leurs rêves siréniens. Depuis la nuit des temps, ce légendaire mammifère au déplacement lent et maladroit, reste ce que l'on a trouvé de mieux pour brouter les plantes aquatiques bouchant les canaux d'irrigation. Aussi espérons qu'un jour prochain, ces attendrissants bovins marins réintégreront leur place sous les tropiques.

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11.95 €
2019-01-02
480 pages
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