Guide de Sète : Économie

<p>Conchyliculteurs</p>

Conchyliculteurs

Ressources naturelles

Le tourisme restant la principale source de revenus du Pays de Thau, la région n'en possède pas moins des ressources naturelles. Dans l'arrière-pays, les vignes sont nombreuses et une quantité non négligeable de vin y est produit, dont notamment le fameux Vin de Pays des Côtes de Thau, dont des écrits parlent déjà depuis le XVIIe siècle. Majoritairement blanc, ce vin est notamment produit en quantité conséquente autour d'Agde et de Marseillan, et est connu sous non moins de 18 appellations différentes. En moyenne, sa production avoisine les 55 000 hectolitres annuels, répartis dans 4 caves coopératives et 13 exploitations particulières. 1 600 hectares sont classés en AOP (Appellation d'Origine Protégée). C'est aussi le terroir de vins reconnus Indication Géographique Protégée (IGP), comme par exemple Les Côtes de Thau, les Collines de la Moure, et les vins des Sables du Golfe du Lion

Huîtres et moules font également partie des principales ressources naturelles de la région. Leur production est principalement centrée sur l'Etang de Thau, où près de 600 producteurs sont rassemblés. Une production annuelle de dizaines de milliers de tonnes qui font non seulement le bonheur des locaux mais s'exportent à travers tout le pays et parfois même à l'étranger !

Mer oblige, poissons et fruits de mer constituent également des ressources d'une importance indéniable, tant à la vente locale que nationale. C'est d'ailleurs également une des plus anciennes sources de revenus des Sétois et des habitants du Pays de Thau.

Agriculture

Pêche et culture marine, un secteur économique de premier plan

Sète est le premier port de pêche français en Méditerranée tant en tonnage qu'en valeur et en nombre de navires. A l'échelle nationale, c'est le dixème port en tonnage et le douzième en valeur.

La pêche, avec ses activités en amont (réparation navale, avitaillement...) et aval (commercialisation, transformation, transport...) représente un poids socio-économique réel et permanent sur l'ensemble de l'année. La valeur des débarquements, tous navires confondus approche les 50 millions d'euros­, pour plus de 800 emplois directs. 80% des marins actifs du Languedoc-Roussillon relèvent du quartier maritime de Sète.


Les professionnels de la pêche :

Les petits métiers

La pêche est l'activité la plus ancienne sur la lagune de Thau.

Pratiquée aujourd'hui par les petits métiers, ces pêcheurs sont le plus souvent polyvalents, exerçant leur activité aussi bien sur les étangs qu'en mer.

Un métier polyvalent

Ils se caractérisent par la grande diversité des engins utilisés et par leur souplesse d'adaptation face aux variations du milieu et des stocks exploitables. Leur savoir-faire spécifique permet de pêcher toute l'année, selon les saisons, des poissons (loup, daurade, muge, anguille..) et des coquillages (palourde, murex, moule...). Cette activité est souvent liée à l'activité conchylicole et la pluriactivité est fréquente. Comme la conchyliculture, la petite pêche en étang est fortement dépendante de la qualité des milieux lagunaires.

Des pêcheurs regroupés en prud'homies

Les patrons pêcheurs sont rattachés aux prud'homies, groupements issus du Moyen Age et régis par décret impérial de 1859. Jouissant d'une autorité morale essentielle dans la profession et la gestion des ressources halieutiques, elles sont des interlocuteurs privilégiés des autorités administratives.

Concernant les coquillages, de multiples techniques de pêche sont utilisées selon les sites et les espèces. Dans la zone des 3 miles, les escargots, violets et moules sont pêchés à la plongée ou à la pêche à la drague remorquée. La pêche à pied, la plongée en apnée ou l'arseillère sont les techniques les plus utilisées pour la pêche des palourdes en étang.

Les chalutiers

Les chalutiers exercent leur activité sur l'ensemble du Golfe du Lion au-delà de la bande côtière des 3 milles nautiques, interdite aux arts traînants. Tous les chalutiers méditerranéens sont polyvalents, mais ils peuvent se spécialiser soit dans le poisson blanc ou démersal (merlu, poulpe, loup, baudroie, daurade, sole, encornet...) soit dans le poisson bleu ou pélagique (sardines et anchois).

Les thoniers

La flotte de thoniers senneurs ciblée sur le thon rouge est relativement récente, puisque apparue vers 1970. Elle a connu des évolutions techniques notables durant les 10 dernières années : construction de nouveaux navires avec augmentation des longueurs, modernisation des équipements de détection du poisson, diversification des zones de pêche.

Le principal débouché commercial demeure le marché asiatique notamment japonais.

Cette pêche est caractérisée par un encadrement très strict des périodes d'activité et des tonnages capturés. Aujourd'hui, la réglementation impose des quotas très stricts et limite fortement la saison de pêche en Méditerranée (quelques semaines entre avril et mi-juin), et les zones prospectées sont principalement les eaux libyennes, Chypre et les Baléares.

Les navires stationnent donc à quai une grande partie de l'année.

Lagune de Thau, les cultures marines en chiffres

La lagune de Thau en chiffres :

2e pôle économique agricole de l'Hérault après la viticulture.

2 800 tables ou parcs à huîtres sur la lagune.

3 300 ha en mer réservés à la culture marine.

5 ports et zones conchylicoles sur Thau.

13 000 tonnes/an d'huîtres, soit 10 % de la production nationale et 90 % de la production conchylicole méditerranéenne française.

3000 tonnes de moules (moitié de la production en mer, moitié en étang).

Un chiffre d'affaires d'environ 35 millions d'euros.

Environ 2 000 emplois directs et autant d'emplois indirects.

Près de 800 producteurs regroupés en plus de 566 exploitations.

400 établissements, tous agréés pour la purification et l'expédition de coquillages.

12 mois nécessaires pour produire des huitres à Thau contre 24 à 36 mois sur l'océan Atlantique.

Tourisme

Thau, un territoire où le tourisme occupe une place prépondérante
L'activité touristique génère un chiffre d'affaires de 275 millions d'euros.

Balaruc-les-Bains, première station thermale de France

Le thermalisme participe pleinement à l'attractivité du territoire et à son rayonnement. La station thermale de Balaruc-les-Bains accueille chaque année plus de 53 000 curistes, ce qui en fait la première station thermale de France. Les curistes sont prêts à faire de nombreux kilomètres pour profiter de la double orientation de la station : la rhumatologie et la phlébologie.

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