Guide des Fidji : Mode de vie

Il est difficile de parler d'un mode de vie propre aux Fidji, puisque ce mode de vie va dépendre de l'endroit où l'on est établi, qu'il s'agisse d'une ville développée, au mode de vie occidentalisé ou d'une petite île perdue au mode de vie traditionnel voire archaïque, les choses ne sont pas les mêmes.
Les religions, le niveau d'éducation, le métier, etc., sont tant de paramètres qui entrent bien sûr en compte et qui justifient la diversité de modes de vie, aux Fidji. Enfin, n'oublions pas que les Fidjiens et Indo-Fidjiens sont très différents les uns des autres, leurs langues, la religion et leurs rites sont très distincts et les éloignent.

Taux de natalité

Avec une population totale de 905 200 habitants en 2017, Fidji est le 4e pays le plus peuplé de l'Océanie. En 2017, le taux de natalité était d'environ 19,4 % et de 2,52 enfants par femme. La population fidjienne est composée de plusieurs groupes ethniques : les Fidjiens (51 %), les Indiens (44 %), et le reste (Européens, autres îles du Pacifique, Chinois : 5 %). 66,4 % de la population est âgée de 15 à 64 ans. L'âge médian est de 24,6 ans, le taux de fertilité est de 2,73 enfants par femme. L'espérance de vie est de 69,8 ans. C'est donc un pays peuplé et jeune (31 % de la population a moins de 15 ans) avec un taux de natalité égale à 20,44 ‰ en 2013 (contre 40,45 ‰ en 1960).

Famille

Lorsqu'un couple fidjien se marie, le mari et la femme sont alors officiellement perçus différemment dans la communauté. Ils commencent alors leur vie commune. Chez les Fidjiens de souche, le mariage lie également les deux familles à vie. Ces dernières vont alors communiquer d'avantage et former une nouvelle famille. Aux Fidji, le mariage est très important, il fait partie intégrale de la vie, de la culture. La construction des villages et la création d'autres liens sont d'ailleurs directement liés au mariage.
Aux Fidji, le lien familial est sacré ; il n'est pas rare de rencontrer des familles de 6 ou 7 enfants.

Habitat

L'habitat traditionnel des îles Fidji, est le " Bure ", (similaire à une sorte de cabane en bois), le bois est assemblé à l'aide d'une ficelle. On utilise de l'argile et des feuilles de cocotier pour le sol. Les maisons familiales, plus spacieuses, sont appelées " vale ".
Ces maisons traditionnelles sont sombres car elles ne possèdent pas de fenêtres, la seule ouverture étant la porte d'entrée, les bures sont ainsi isolés de la chaleur.
Bien que de nombreux Fidjiens ont préféré migrer vers un style d'habitat plus confortable et des maisons en dur, la plupart des habitants des villages vivent d'ailleurs toujours dans ces bures.

Vie sociale

Une donnée majeure et immanquable dans le mode de vie fidjien est la différenciation constante et systématique qui est établie entre Fidjiens et Indo-Fidjiens. Il y a un territoire commun, mais des statistiques distinctes pour chacune de ces ethnies, une propriété des terres pour les uns, une location pour les autres, un passé ainsi qu'une culture qui les séparent plus que tout. Aussi, les Indiens et les Fidjiens se côtoient-ils sans se mélanger. S'ils ne se vouent pas une haine viscérale, il est difficile de dire qu'ils s'apprécient. Disons simplement qu'ils coexistent, les uns à côté des autres.

Travail.

Fidji fait partie des pays en développement. Doté de forêts, de minéraux, de poissons, le pays, possèdent une des économies les plus développées des îles du Pacifique.
Le secteur agricole reste prédominant jusqu'aux années 2000, où il employait près de 70 % de la population. Le commerce de la canne à sucre était alors la principale source d'échanges internationaux du pays, bien devant les noix de coco, le gingembre et le manioc. En revanche, le tourisme a pris une place supérieure au fil des années. Ce secteur en expansion depuis les années 1980, est aujourd'hui le secteur économique le plus important du pays. L'économie repose aujourd'hui essentiellement sur le tourisme (31 % du PIB). Près de 700 000 touristes ont visité le pays en 2014 ! Si un quart du tourisme est australien, les touristes viennent aussi de Nouvelle-Zélande, Japon, des Etats-Unis et plus récemment, d'Europe. Ce secteur est amené à se développer encore dans les prochaines années. A l'heure actuelle, de nombreux resorts voient le jour sur les îles.
Toutefois, notons que, si aujourd'hui, la quasi-totalité de la population peut travailler (notons quand même 8,8 % de chômage en 2015), l'ensemble des nouveaux emplois est concentré dans le secteur touristique. Il est important de savoir qu'aux Fidji, le salaire moyen est bien loin d'être élevé. Certes, il est fixé en fonction du niveau et du prix de la vie mais varie entre 5 et 12 F$/heure. Le salaire varie en fonction du poste, du niveau d'éducation et du temps passé dans l'entreprise. Dans le secteur du tourisme, les employés comptent rarement leurs heures et se battent pour garder leur emploi. Dans les villages les plus reculés (sur les îles), il arrive souvent que les parents quittent le village pour travailler dans les resorts. En contre-partie, beaucoup doivent ainsi sacrifier le temps passé à s'occuper des enfants en bas âge et les confient à la famille. Alors que jusqu'à maintenant on allait pêcher pour nourrir les siens, il faut aujourd'hui acheter, par manque de temps. Acheter ce que leurs petits salaires ne permettent pas toujours. Certains font face à une réalité : la réalité d'un mode de vie, où tout se vend et s'achète, le mode de vie occidental qu'ils n'ont pas connu jusqu'alors, et qui s'invite chez eux.

Hobbies.

Le sport est très important dans la vie culturelle des Fidjiens. Dès leur plus jeune âge, la plupart des hommes jouent au rugby, au foot ou encore au cricket (notamment la population indo-fidjienne).
Durant leur temps libre, les hommes aiment se retrouver pour partager une cérémonie de kava, accompagnée d'un bon nombre de rites religieux. Ils parlent alors de tout, de la politique, de leur travail, de la famille. Cette cérémonie de kava est une forme de distraction et de divertissement de l'esprit. Bien sûr, depuis quelques années, l'arrivée de la radio, de la télé et plus récemment, de l'Internet dans les villes et villages, a changé considérablement les formes de loisirs, même si bien sûr ces rites perdurent toujours. Les femmes, elles, aiment se retrouver pour différents ateliers de création et d'artisanat. Les techniques de tissages, de bijoux et de coutures sont d'ailleurs transmises de génération en génération.

Vieillesse.

Aux îles Fidji, il existe un véritable respect, voire un culte de la personne âgée. Cette dernière est considérée comme un puit de connaissances, riche en expériences. On lui accorde alors une véritable place au coeur de la société. Par exemple, lors des rites tels que celui du Kava, c'est toujours à la personne la plus âgée de mener la cérémonie.

Mœurs et faits de société
Ecole colorée sur l'île de Mana.
Ecole colorée sur l'île de Mana.

Education.

Aux Fidji, l'école est obligatoire, près de 98 % des enfants vont à l'école pendant le premier cycle : Primary School (de 6 à 12 ans). Le second cycle (de 12 à 16 ans) était jusqu'alors quelque peu déserté, car il était payant, mais depuis 2015, l'école est gratuite pour tout le monde. Il s'agit d'une scolarité bilingue. En primaire, on étudie en anglais, langue officielle et obligatoire, puis en fidjien ou en hindi, selon son ethnie et surtout la proximité de l'école. Résultat, étant donné le grand nombre d'écoles indiennes, certains Fidjiens sont trilingues et apprennent l'hindi alors que rares sont les Indo-Fidjiens qui comprennent le fidjien. A partir du secondaire, tous les cours sont également dispensés exclusivement en anglais. Le pays compte 712 écoles primaires, 157 écoles secondaires, ainsi que 4 centres de formation pour professeurs, le tout n'étant pas géré par l'Etat. La quasi-totalité des écoles sont communautaires ou religieuses, et donc financées et régies par les groupes ethniques eux-mêmes. Le gouvernement gère moins de 1 % des écoles primaires et 8 % des écoles secondaires. Le budget total alloué à l'éducation ne compte que pour 5,6 % du budget de l'Etat, dont la majeure partie est utilisée pour le cycle universitaire. En effet, depuis 1968, Fidji reçoit à Suva, dans son University of South Pacific (USP), les étudiants de 12 régions du Pacifique. On y donne des cours de comptabilité, agriculture, finances, sciences, tourisme... suivis par près de 15 000 étudiants. Mais la moitié d'entre eux le font par correspondance via le système USPNet. Fidji possède également une école de médecine, qui forme, en 6 ans, des médecins généralistes, des chirurgiens et des dentistes. Les autres spécialités ne sont pas abordées. Conscient de la nécessité de former la nouvelle génération, le gouvernement s'investit aujourd'hui plus activement dans l'éducation, en mettant notamment en place un système d'examen national à tous les échelons.

Relations hommes / femmes et place des femmes.

Si, dans les temps anciens, le statut de la femme n'était pas très enviable, alors que la prédominance masculine était incontestable, aujourd'hui, il n'en est pas de même. Fini le temps où l'homme était le chef absolu et pouvait décider d'avoir autant de femmes qu'il le souhaitait. Ce nombre pouvait jadis aisément excéder la centaine. La femme se bornait alors à être " la femme de " et sa dévotion pour son mari devait être entière. Quand le mari mourait, on la faisait enterrer vivante, afin qu'elle le suive jusque dans la mort... Fort heureusement, la situation aujourd'hui a bien changé. Les femmes travaillent au même titre que les hommes et occupent des postes tout aussi importants que les leurs. Bien sûr, des progrès sont encore à faire ; les femmes (particulièrement les indo-fidjiennes) sont souvent victimes de la violence domestique et sont toujours surreprésentés parmi les chômeurs. Un ministère leur est même consacré, le ministère de la Femme et des Affaires sociales, qui veille à l'égalité de leur statut dans la société.

Mariage.

Aux Fidji, le mariage religieux est la norme, mais le mariage civil existe aussi depuis 1928. Parmi les Fidjiens dits de " pure souche ", le mariage était arrangé par les parents. Il s'agissait le plus souvent du choix du père du marié. Ce dernier choisissait en principe une jeune femme d'un autre clan, déjà connaissance de la famille. Les liens entre les familles étaient ainsi renforcés. Si cette méthode n'est plus d'actualité et que chacun est libre de choisir l'élu de son coeur, le mariage est toujours considéré comme une alliance, non seulement entre deux individus mais entre deux familles, au sens large. Les mariages polygames n'existent plus, en revanche, les divorces et remariages sont chose commune. Enfin, les mariages mixtes entre Fidjiens et Indo-Fidjiens sont rares, mais il est fréquent de voir les Fidjiens épouser des Européens, Chinois ou autres ressortissants de pays du Pacifique.

Sexualité.

Aux Fidji, la majorité sexuelle est fixée à 18 ans. Il est formellement interdit d'avoir une relation sexuelle avec une fille mineure. Ce qui est d'ailleurs sévèrement puni par de l'emprisonnement. Les îles Fidji, comme l'ensemble des îles du Pacifique sont confrontées à l'influence croissante du monde occidental. Cela crée des tensions entre les valeurs traditionnelles de la société Pacifique et le désir de migrer vers un nouveau mode de vie. Attirés par la modernité du monde occidental, les jeunes Fidjiens sont influencés par de nouvelles idées et rejettent le mode de vie traditionnel qui leur a été pourtant inculqué depuis leur plus jeune âge. La volonté des éducateurs, d'introduire l'éducation sexuelle et de briser les tabous liés à la sexualité, (parler de relations sexuelles et de santé reproductive) directement dans les écoles n'a pas été bien accueilli par tous et a suscité de nombreux débats controversés.
Les barrières sont culturelles. Des études ont montré qu'il y avait un manque de soutien de la part des groupes religieux, qui ne facilitent pas l'ouverture de débats et de communication sur le sujet. Les habitants de Fidji, en particulier les étudiants, se retrouvent donc dans l'incapacité de prendre de bonnes décisions sur les questions de santé sexuelle et reproductive. Une réalité qui ne devrait, on l'espère, tarder à s'inverser dans ce pays pourtant précurseur en faveur d'autres causes : rappelons qu'en 2010, Fidji devient le premier pays des îles du Pacifique à dépénaliser officiellement les rapports sexuels entre hommes.

Homosexualité.

En février 2010 ; Fidji franchit une étape importante en faveur de la légalisation de l'homosexualité, en adoptant une loi, consentie dans le cadre du Décret national sur la criminalité. Le pays devient alors le premier pays des îles du Pacifique à dépénaliser officiellement les rapports sexuels entre hommes.
En 1997, devenait le deuxième pays au monde à mentionner explicitement dans sa constitution, l'interdiction de discrimination envers l'homosexualité. En 2013, la nouvelle constitution est promulguée. Celle-ci bannie et punie sévèrement toute discrimination fondée sur l'orientation et les choix sexuels, ainsi que l'expression des genres.
Aux Fidji, la loi ne reconnaît ni les mariages, ni les unions civiles homosexuelles. Depuis 2002, ces dernières sont même interdites. En 2013, le gouvernement se prononce contre le mariage homosexuel, ce dernier étant considéré comme " contraire à toute croyance religieuse ".

Ponctuel n’est pas fidjien !

Aux Fidji, la notion d'horaire est chose abstraite, voire même fantaisiste. " Fiji Time " est le leitmotiv des habitants ! Il s'agit d'une conception de vie qui consiste à considérer que les choses arrivent quand elles arrivent (si toutefois elles arrivent). On vit ici au ralenti, chaque minute compte un bon millier de secondes et aux expressions européennes " être en retard ", " être en avance " ou " être à l'heure " se substitue le terme fidjien " arriver "... Les choses " arrivent "... ou pas. Le temps qui passe n'a pas grande réalité et la douceur de vivre n'en est, elle, que plus sensible.

Religion

Aux Fidji, trois tendances sont représentées, concrétisées par des églises, des mosquées et des temples. Le plus magique de ces lieux de culte est celui de Nadi. Il s'agit du plus important temple hindou de l'hémisphère Sud. Coté représentativité, on recense 64,5 % de chrétiens, 28 % d'hindouistes et 6,3 % de musulmans. Les Fidjiens de souche sont à 80 % des méthodistes, une tradition héritée de la période coloniale. Les premiers missionnaires méthodistes sont arrivés en 1835 et ont converti les Fidjiens au christianisme, plus particulièrement au méthodisme. Les Fidjiens sont très pratiquants. Ils se rendent chaque dimanche à la messe, les hommes vêtus d'un sulu (longue jupe) et d'une chemise, et les femmes d'une robe. Chaque village a sa propre église, où tous s'en donnent à coeur joie et chantent de toute leur âme. Il en résulte quelque chose de véritablement mystique. Pendant votre séjour, prenez le temps d'assister à une messe fidjienne, c'est un très joli moment.

Préparez votre voyage !

transports
  • Vol pas cher
  • Louer une voiture
hebergement
  • Réservez un hôtel
  • Votre logement Airbnb
  • Location de vacances
  • Trouvez votre camping
Séjours
  • Voyagez sur mesure
  • Week-ends en France
Sur place
  • Réservez une table
  • Trouvez une activité
  • Expériences & Boxs

Adresses Futées des Fidji

Avis
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un week-end pour 2 à Caen !

1 week-end découverte de Caen pour 2 personnes avec l'OT Caen la mer .