Guide du Kirghizistan : Le Kirghizistan en 30 mots-clés

<p>Femme nomade à l'intérieur de sa yourte.</p>

Femme nomade à l'intérieur de sa yourte.

Faire, ne pas faire

Faire

Marchander. Au Kirghizistan, marchander fait partie intégrante des relations commerciales. Vous devez bien connaître la fourchette des prix et essayer d'atteindre sa limite la plus basse. Si votre fourchette est mauvaise, soit vous perdrez en payant trop, soit vous vexerez votre interlocuteur en lui proposant un prix trop bas. Il quittera alors le jeu immédiatement. Sont négociables les souvenirs artisanaux sur les bazars et dans les fabriques (et dans une moindre mesure dans les magasins de souvenirs à Bichkek), les trajets en taxi et les tarifs des excursions et randonnées à cheval. Ne sont pas négociables les tarifs des trajets en bus et les prix dans les restaurants. Pour ce qui concerne l'hébergement, tout dépend de la saison à laquelle vous voyagez dans le pays et de votre durée de séjour dans tel endroit.

Administratif. Conservez toujours sur vous une photocopie de votre passeport et éventuellement de la page de votre visa. Ne confiez jamais votre passeport à un policier, prétextez que vous l'avez laissé à l'hôtel pour les procédures d'enregistrement.

Sous la yourte. L'habitat traditionnel kirghiz répond à un certain cérémonial mais ne vous mettez pas martel en tête. Sachez que, en tant qu'invité, vous serez assis à l'ouest et les femmes à l'est. Mais dans la plupart des campements de yourtes fréquentés par les touristes, les Kirghiz sont évidemment peu regardants sur le sujet. Pour le reste, politesse et conseils d'hygiène basiques sont suffisants pour ne pas offenser votre hôte. Goûtez à tout ce qui vous est proposé, saisissez ou tendez tout ce passe par vous de la main droite, et remerciez Allah pour les repas à la manière de vos hôtes, c'est-à-dire en joignant vos mains, paumes ouvertes vers le ciel, puis en passant celles-ci devant votre visage.

Ayez avec vous de nombreuses photographies de votre famille, de votre voiture, de votre maison, de l'endroit où vous vivez... Les Kirghiz sont curieux et friands de nouvelles de l'extérieur. Un petit album photos facilitera grandement vos contacts.

Tâchez d'avoir toujours avec vous un petit présent à remettre à vos hôtes ou à leurs enfants en guise de remerciement lorsque vous aurez été accueilli par pure hospitalité, ce qui ne manquera pas de vous arriver. Des échantillons de parfums, des photos de footballeurs, des petites lampes électriques sont de bons cadeaux peu encombrants et bienvenus.

Ne pas faire

Boire votre verre d'alcool avant qu'un toast ait été porté. Pensez à porter vous-même un toast au cours duquel vous vanterez l'hospitalité de vos hôtes et leur souhaiterez une bonne santé ainsi qu'une longue vie pour leurs enfants et le succès dans les affaires.

Ne vexez pas vos hôtes inutilement en engageant une discussion politique et ne vous " lâchez " pas trop sur l'ère soviétique : Kirghiz et Russes sont restés bons amis depuis l'indépendance !

Aksakal

Ce mot désigne les anciens, les " barbes blanches ", ces vieillards barbus que l'on voit partout réunis, en train de discuter, jouer aux dominos, ou simplement siroter un thé à l'ombre. Ils sont l'une des figures emblématiques de l'Asie centrale, et gardent un rôle important dans l'organisation sociale locale en présidant les conseils de quartier. Les décisions de ces sages sont respectées à la lettre, même si elles n'ont aucune valeur officielle. Les aksakal sont en outre la mémoire vivante de leur quartier, et la source d'une transmission orale de l'histoire locale. Ils sont choisis par cooptation pour leur sagesse et leur vertu, et sont en général issus d'une famille respectée par la communauté.

Assalam Aleïkoum

C'est la forme de salutation commune à tous les pays musulmans, traditionnellement accompagnée d'un geste de la main sur le coeur. En pratique aujourd'hui, de nombreux habitants d'Asie centrale se serrent la main droite, tout en continuant à poser celle-ci sur le coeur après le salut. Quand on se croise dans la rue, un simple " Salam " suffit à faire preuve de politesse. À Bichkek néanmoins, on se salue bien souvent en russe.

Bazar

Le bazar est l'âme des villes et villages et reste un des endroits les plus imprégnés de culture d'Asie centrale. On y fait des affaires, on boit, on mange, on échange des nouvelles... Les marchandises au Kirghizistan sont très souvent importées de Chine ou de Turquie. Rien de commun avec les tapis, soieries et épices de leur apogée, mais l'ambiance y est demeurée tout aussi pittoresque et colorée qu'à la grande époque des caravanes de la route de la soie. Au Kirghizistan, les marchés incontournables sont le bazar d'Osh et le bazar Dordoy à Bichkek, le marché aux animaux de Karakol, le plus grand du pays, qui se tient tous les dimanches matin dès le lever du soleil, et le bazar d'Osh, à la frontière avec l'Ouzbékistan.

Caravansérail

Égrenés le long des routes commerçantes, ces ancêtres des motels devaient être de véritables tours de Babel. Des marchands de tous horizons s'y croisaient le temps d'une étape, pour discuter, échanger des idées ou des informations, et faire du commerce. Les cellules ouvertes sur la cour centrale pouvaient se transformer en échoppes. Et les portes des caravansérails étaient suffisamment hautes pour laisser entrer les chameaux dans la cour intérieure. Le Kirghizistan abrite l'un des plus beaux caravansérails d'Asie centrale, Tash Rabat, isolé dans son écrin de verdure sur la route de Torugart.

Chachlyks

Ces brochettes de viande légèrement épicées, souvent arrosées de vinaigre et accompagnées d'oignons, sont servies dans toute l'Asie centrale. On en trouve au boeuf, au mouton, au poulet, avec des morceaux entiers mélangés à du gras ou bien sous forme de farce. Littéralement, chachlik signifie " six morceaux ". Les brochettes sont aussi appelées " kébab ", c'est-à-dire " viande grillée ", mais il s'agit alors plus souvent de farce que de morceaux.

Cheval

Les chevaux célestes de la vallée de Ferghana sont à l'origine du développement de la route de la soie. C'est l'animal indispensable des guerriers nomades, ceux qui leur ont permis de dominer l'Orient depuis l'Antiquité, et sera également celui des armées chinoises. Un proverbe kirghiz affirme même que les " chevaux sont les ailes de l'homme ". Aujourd'hui encore, au Kirghizistan plus que partout ailleurs, le cheval conserve une grande place dans les traditions et le mode de vie. Moyen de locomotion privilégié pour des populations pauvres ou loin des routes bien entretenues, parfaitement adapté à la montagne et à la vie dans les jailoo, il a bénéficié du retour à la vie nomade après l'effondrement de l'URSS et a retrouvé toute sa place dans la société. La viande de cheval est un mets de choix dans le beshbarmak traditionnel, et le lait de jument légèrement fermenté, le célèbre kumiss, est considéré comme la boisson nationale kirghize.

Compagnies aériennes kirghizes

À éviter absolument... Les rares compagnies locales desservent essentiellement, à partir de Osh et Bichkek, les villes russes de Moscou, Novossibirsk, Ekaterinburg... Les appareils sont renouvelés peu à peu et la situation tend à s'améliorer, mais les compagnies restent toutes sur liste noire.

Corruption

Elle est présente dans toute l'Asie centrale et le touriste peut s'en trouver victime, lors d'une demande de visa, pour l'obtention d'une chambre à l'hôtel ou au cours d'un simple contrôle de police. Soyez particulièrement vigilant au passage des frontières lors des contrôles de bagages et de papiers.

Drogue

L'Afghanistan est le principal producteur mondial d'opium. La production afghane transite par le Tadjikistan, la vallée de Ferghana, le Kirghizistan et le Kazakhstan, pour rejoindre la Russie d'où elle est distribuée en Europe et aux États-Unis. Si la politique officielle est de lutter contre ce fléau et tente d'éradiquer les réseaux, la réalité sur le terrain est toute autre et la drogue génère de telles richesses comparées au niveau de vie local qu'acheter le silence d'un policier ne coûte pas bien cher aux trafiquants. Au Kirghizistan, certaines vallées reculées autour du lac Issyk Kul se sont même mises à produire opium et cannabis et entretiennent leurs propres réseaux. Les sanctions pénales demeurent néanmoins très lourdes pour les producteurs, dealers ou consommateurs arrêtés en possession de drogue.

Frontières

Les frontières entre les pays d'Asie centrale ont été tracées par Staline entre 1924 et 1936. Elles ne correspondent à aucune logique géographique ou ethnique, et sont truffées d'aberrations, à l'image des enclaves ouzbèkes en territoire kirghiz, dans la région de Batken. Le résultat est déstabilisant pour toute la région : Osh, Djalalabad et Arslanbob sont des villes peuplées à 90 % d'Ouzbeks. Les Ouzbeks vivants dans les enclaves de Soukh, Voroukh ou Chakhimardan sont entourés de Kirghiz. Ces derniers constituent moins de 65 % de la population du Kirghizistan et de très nombreux Kirghiz vivent en Ouzbékistan, en Chine, au Tadjikistan et on en compte encore quelques uns en Afghanistan. La situation donne lieu à de rudes tensions interethniques comme ce fut le cas peu après l'indépendance, à Osh, en 1990, ou plus récemment dans l'ensemble du Ferghana kirghize en 2010.

Hospitalité

Tradition nomade et culture musulmane obligent : en Asie centrale, l'invité est vraiment roi : on vous offrira toujours à manger, même si ce n'est pas l'heure du repas, on vous réservera la meilleure place, le meilleur morceau de viande. Tous les habitants d'Asie centrale, habitués depuis des centaines d'années au passage de voyageurs de tous horizons, sont toujours curieux du monde extérieur et apprécient celui qui leur raconte son voyage ou son pays. Un dicton rappelle avec humour que " si un invité imprévu arrive, c'est un cadeau de Dieu ; si l'invité est attendu, c'est une punition de Dieu ". Les marques d'hospitalité sont d'autant plus fréquentes que l'on s'éloigne des grandes villes.

Kalpak

La coiffe des hommes kirghiz est différente des calottes que l'on peut voir dans le reste de la région. Ce chapeau de feutre de forme conique aux bords retroussés sur le devant est en général blanc avec des motifs noirs. Il se veut symbole de la montagne.

Kumiss

Lait de jument fermenté, et légèrement alcoolisé, le kumiss est la boisson favorite des nomades. Présent dans toute l'Asie centrale sauf au Turkménistan où l'on préfère le lait de chamelle, le kumiss est incontournable au Kirghizistan et dans certaines régions du Kazakhstan. Attention toutefois aux effets parfois dévastateurs pour les estomacs occidentaux... Fabriqué au printemps ou en été, il est ensuite conservé pour être consommé tout au long de l'année.

Lacs

Le Kirghizistan possède de magnifiques lacs d'altitude, résidus d'un océan disparu où les auteurs grecs avaient l'habitude de situer l'Atlantide. Autour du lac Issyk Kul, à 1 600 m d'altitude, règne en été une ambiance typiquement balnéaire avec ses fous du bronzage, des jeux de plage, de jet-skis... avec une eau à 18 °C. Plus authentique, le lac Song Kul s'est résolument tourné vers le tourisme et accueille même en été des festivals où les montagnes se reflétant dans les eaux turquoise forment un décor extraordinaire.

Encore plus loin des sentiers battus, de nombreux autres lacs comme Sary Chelek ou Chatyr Kul n'attirent que ceux qui sont bien décidés à randonner plusieurs jours, à pied où à cheval, pour accéder à toutes les merveilles du Kirghizistan.

Lénine

Le Kirghizistan est certainement l'un des derniers pays au monde où vous pourrez admirer autant de statues de Lénine. Les plus grandes sont celles de Bichkek et de Osh, mais on en trouve également de format plus réduit, ou simplement des bustes, à Naryn ou Karakol. Pour bien marquer l'amitié que les Kirghiz vouent au " grand frère " russe, il n'est pas une ville qui n'ait gardé une rue, ou plutôt une avenue, baptisée du nom du grand révolutionnaire. Le point d'orgue est évidemment le Musée historique de Bichkek : une véritable rétrospective de la propagande révolutionnaire orchestrée autour du culte de Vladimir Illitch Oulianov, dit Lénine.

Marchroutka

Ces minibus souvent délabrés d'une dizaine de places sont le transport en commun le plus économique en Asie centrale. Certains officient sur des longues distances, beaucoup sont présents dans les grandes villes. On ne les prend ni pour leur confort ni pour leur rapidité, mais ils permettent de se déplacer à moindre coût, et surtout de partager un peu du quotidien des populations locales. Au Kirghizistan, les vénérables engins de l'ère soviétique continuent d'opérer en ville mais sont de plus en plus souvent remplacés, sur les longues distances, par des Ford plus rapides et plus fiables.

Mal des montagnes

Avec plus du tiers du pays situé à plus de 3 000 m et l'impossibilité de faire le moindre trajet sans aller passer par des cols encore plus hauts, le mal des montagnes n'est pas à prendre à la légère. Si vous savez être sujet à ce malaise, consultez votre médecin avant le départ. Si vous en souffrez sur place, tâchez de redescendre dans les vallées le plus vite possible et contactez un médecin à Bichkek.

Navrouz

Le Nouvel An musulman est fêté la nuit du 21 au 22 mars. Il correspond à la fête du printemps des anciens Iraniens, qui symbolise le renouveau de la nature. Navrouz veut dire " nouveau jour " en farsi. Interdite sous les Soviétiques, cette fête est de nouveau autorisée depuis l'indépendance. À cette occasion sont organisées de grandes festivités un peu partout dans le pays, en particulier les célèbres oulak-tartych (voir ci-dessous).

Oulak-tartych

Quel lecteur de Joseph Kessel n'a pas un jour rêvé d'assister au grand bal des cavaliers nomades. Ce jeu emblématique, mieux connu sous son nom afghan, le bozkachi, consiste pour plusieurs cavaliers, parfois jusqu'à des centaines lors des plus grands tournois, à se disputer une caracasse de chèvre et, s'en étant emparé, d'effectuer un parcours prédéterminé avant de ramener la dépouille dans le " cercle de justice ". Entre-temps, tous les coups, ou presque, sont permis pour dérober la carcasse au cavalier qui s'en est emparé en premier, ce qui se traduit par de violentes mêlées et de furieux galops selon la tournure que prend le jeu...

Shyrdak

Ces tapis de feutre se trouvent en guise de décoration dans toutes les yourtes et souvent dans les maisons kirghizes. Et également, bien sûr, dans tous les magasins d'artisanat. C'est LE souvenir kirghiz à ne pas manquer. Tâchez de visiter un atelier de fabrication avant de passer à l'achat. Vous pourrez ainsi vous faire une idée des techniques de fabrication et éventuellement, pour certains, passer commande du shyrdak orné des motifs et couleurs de vos rêves...

Soie

Pendant près de 3 000 ans, la Chine a jalousement gardé le secret et le monopole de sa fabrication. Pendant des siècles, la soie fut la monnaie de référence des commerçants chinois et perses. Les Byzantins ne commencèrent à la fabriquer qu'au VIe siècle, les Siciliens au XIIe siècle, et la première manufacture française ne fut ouverte à Lyon qu'au XIVe siècle ! La route de la soie, ou plutôt les routes de la soie ont été des voies d'échanges commerciaux, culturels et religieux du IIe siècle av. J.-C. jusqu'au XVIe siècle de notre ère, date à laquelle elles sont détrônées par les voies maritimes. L'intégralité de l'Asie centrale porte aujourd'hui encore les marques de cette période de prospérité et de bouillonnement culturel sans pareil, qui a façonné les villes et influencé les modes de vie.

Au Kirghizistan, la route de la soie passait par le sud, à Tash Rabat, avant de rejoindre le Ferghana kirghize puis Marghilan, en Ouzbékistan ; ou bien au nord, le long de la vallée de la Chouy. Le pays a conservé moins de traces architecturales que l'Ouzbékistan voisin, avec Samarkand ou Boukhara et leurs innombrables caravansérails et coupoles marchandes, mais ici vous aurez l'opportunité de sillonner la piste légendaire à la manière des caravaniers de l'époque, à cheval, étape après étape.

Sources thermales

Comme dans tout pays de montagne qui se respecte, le Kirghizistan possède de nombreuses sources d'eau chaude : à Cholpon-Ata, à Karakol, à Djalalabad... Dans toutes ces villes, les Russes avaient bâti des sanatoriums. Certains, comme celui de Djalalabad, sont restés pour ainsi dire des témoins de leur époque, et surtout des témoins du temps écoulé depuis cette époque... D'autres, comme à Cholpon-Ata, ont été parfaitement rénovés et sont devenus aujourd'hui très prisés des riches familles kirghizes, russes ou kazakhes. Dans bien d'autres endroits du pays, de simples cahutes de bois sont construite autour de la source d'eau chaude où les habitants vous inviteront à aller vous tremper.

Takhtan

Une estrade en bois surélevée, bordée de barrières en bois ou en fer forgé, et sur laquelle est posée une table basse autour de laquelle les Ouzbeks de la vallée de Ferghana s'installent, sur des coussins, en tailleur, discutent et boivent du thé toute la journée. On en voit dans presque toutes les tchaïkhanas, à l'ombre. Une façon de passer confortablement et au frais les heures chaudes de la journée.

Tchaï

Le thé est la boisson incontournable de tout séjour en Asie centrale. Vert ou noir, on le sirote à tout moment de la journée. Premier geste de bienvenue dans une maison, il est systématiquement offert aux visiteurs. Avant de le donner, l'hôte verse le thé dans un bol puis à nouveau dans la théière, répétant trois fois ce geste appelé khaïtarma. Le sens attribué à ce rite peut différer selon les régions, mais on dit en général que le premier kaïtarma représente le feu, le danger, le mal, le second représente l'eau qui éteint le feu, et l'on ne boit le thé qu'au troisième, afin d'apaiser sa soif et de reprendre des forces grâce au breuvage.

Tchaïkhana

Maison de thé. Les tchaïkhanas authentiques ne proposaient que du thé et des galettes de pain. Les cuisines étaient en revanche à la disposition des clients, qui apportaient leur propre réserve de viande et de légumes, et préparaient eux-mêmes leur repas. Aujourd'hui, de nombreuses tchaïkhanas sont également dotées d'un restaurant ou au moins d'un barbecue à chachliks. Les tchaïkhanas sont restées un lieu de convivialité, où les hommes s'installent parfois pendant des heures pour discuter autour d'une tasse de thé.

Tioupé

Nom du chapeau traditionnel ouzbek, sorte de calotte en carton ou en velours noir, ornée des motifs blancs symbolisant les différentes villes du pays. Alors que vous aurez été habitué à voir le kalpak, la coiffe kirghize, dans les parties montagneuses du pays, le tioupé sera omniprésent dans le Ferghana kirghiz, où les Ouzbeks sont majoritaires.

Tremblements de terre

L'Asie centrale est une zone sismique et les secousses y sont fréquentes. Si la plupart passent inaperçues, quelques unes font régulièrement parler d'elles. Au Kirghizistan, le dernier séisme en date a eu lieu en juillet 2011 et a atteint une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter. Son épicentre se trouvait à 30 km au sud de Ferghana, à la frontière avec l'Ouzbékistan. Trois ans plus tôt, à la frontière avec la Chine, un autre séisme de magnitude 6,6 avait fait une centaine de morts dans un village de montagne. Plus d'une centaine de tremblements de terre de magnitude supérieure à 4 frappent tous les ans le Kirghizistan et dix fois plus dans les magnitudes inférieures. Les secousses sont souvent à peine perceptibles alors si vous voyez osciller des réverbères dans la rue, ne vous étonnez pas : le vent n'est pas forcément responsable.

Plus dangereux pour le voyageur : les glissements de terrain et les avalanches. Avec son relief montagneux, plus de la moitié du pays y est sujette pendant 6 à 8 mois de l'année. Autre danger à souligner : les inondations. Elles sont de plus en plus importantes au printemps, notamment à cause de la fonte de plus en plus rapide des glaciers et se traduisent par des routes submergées, des crues de rivières aussi subites que violentes ou des coulées de boue.

Tsum

Une abréviation pour " tsentralni ouniversalni magazin ", un héritage des Soviétiques. Ce sont des grands magasins, souvent partiellement privatisés. L'organisation n'y est pas des plus fonctionnelles pour le consommateur, mais on peut y acheter des produits souvent difficiles à trouver ailleurs, comme les cosmétiques ou les produits ménagers. Les tsum sont en général de bonnes adresses pour trouver des souvenirs : bien qu'ils soient plus chers qu'ailleurs, ils ont l'avantage d'être tous rassemblés au même endroit.

Tunduk

Cet orifice circulaire situé au sommet de la yourte peut être fermé ou ouvert et permet à la fois l'entrée de la lumière et l'aération de l'espace intérieur. Il est consolidé par deux rangées de trois pièces de bois entrecroisées et les montants de la yourte viennent tous s'appuyer sur l'extérieur du cercle. Le tunduk est devenu un emblème national. Il figure sur le drapeau kirghiz, et on peut également le reconnaître comme ornement de nombreuses tombes dans les cimetières.

Yourte

Habitat traditionnel des nomades, la yourte est une tente de feutre soutenue par une armature de bois démontable. On l'appelle ger, un nom qui, à l'origine, qualifie la yourte elle-même mais aussi le lieu où elle est posée et, par extension, le pays des nomades. Un artisan expérimenté met en moyenne vingt-cinq jours pour confectionner une yourte. La durée de vie de celle-ci est d'environ 25 ans. Son installation ne prend que quelques heures : on commence par poser le montant de la porte puis un assemblage de claies qui forme les " murs " en treillis ; on ajoute ensuite un cercle de bois, soutenu par de fines perches attachées au treillis et qui forment un toit en coupole ; le tout est ensuite recouvert d'épaisses couvertures de feutre.

Adresses Futées du Kirghizistan

Où ?
Quoi ?
Ailleurs sur le web
Avis