Guide de Biélorussie : Mode de vie

Vie sociale

Une blague biélorusse raconte l'histoire d'un homme qui se met à pleurer au milieu de la rue à Minsk. Un policier s'approche et lui demande : - Pourquoi pleurez-vous ? - Je veux vivre en Biélorussie ! - Eh ben, vous y vivez déjà ! - Mais non, je veux vivre dans la Biélorussie qu'on montre à la télé !

En Biélorussie on respire encore une atmosphère de type soviétique. Un pouvoir politique fort, voire autoritaire, une économie en prévalence contrôlée par l'État avec encore peu de place laissée à l'initiative privée, une vie culturelle étouffée marquent aussi bien le paysage urbain que la société biélorusse. Tout visiteur sera frappé par la presque absence de panneaux publicitaires aussi bien en ville que sur les routes extra-urbaines. A leur place, on trouvera des grandes affiches sur la Biélorussie et les Biélorusses. Des puissants tracteurs au milieu d'un énorme champ de blé, des industries à l'avant-garde, une nature verdoyante et généreuse, des visages souriants et sereins transmettent l'image d'un pays heureux et prospérant qui toutefois ne correspond pas toujours à la réalité.

Avec leurs salaires, beaucoup de Biélorusses peinent à la fin du mois. En vous promenant dans le pays, l'impression que vous aurez sera donc double. D'une part, vous verrez un cadre de vie très agréable, des villes propres, ordonnées, dépourvue de la frénésie à laquelle un Occidental est habitué, des villages colorés aux petites maisons très soignées. Le proverbe le dit : " A quelque chose malheur est bon. " Cette ouverture timide à l'économie de marché a empêché la dégradation sociale qu'on remarque au contraire dans plusieurs pays de l'ancienne URSS. Un niveau minimum de vie est garanti pour tout le monde, les infrastructures sont en bon état, le système sanitaire fonctionne, criminalité et corruption sont des phénomènes isolés. Toutefois, l'image de ce pays paisible et charmant s'associe à celle d'un pays stagnant, d'une stabilité presque effrayante, d'un pays qui a du mal à décoller malgré le désir de changement présent dans la société, notamment dans la jeunesse. On le sait et l'histoire l'a démontré à plusieurs reprises : les Biélorusses ont une capacité de résistance et d'adaptation hors du commun. Les Biélorusses mêmes le disent, ce qu'il y a de bon chez nous, ce sont les gens ! Le concept de solidarité et d'entraide est très actuel pour les Biélorusses. Généreux et accueillants, ils ont un sens de l'hospitalité qui parfois pourra vous mettre mal à l'aise tellement ils sont pleins d'attention à l'égard de leurs invités. N'en doutez pas : ils feront de leur mieux afin que vous gardiez un bon souvenir de leur pays !

Les loisirs au fil des saisons

La façon dont les Biélorusses passent leur temps libre est liée au climat et à l'alternance des saisons. L'hiver est généralement long, il fait froid de novembre à avril, les journées sont courtes et les passants pressent le pas. Les jours fériés, les Biélorusses font du ski de fond dans les forêts proches des centres urbains et, parfois, même dans les parcs citadins. Des patinoires à glace à ciel ouvert font le bonheur des adultes et des enfants qui glissent au son de la musique classique, folklorique et, surtout le soir, pop. Dans les squares, vous verrez toujours des enfants emmitouflés en doudoune et bonnet en train de faire de la luge ou de jouer dans la neige avec sceau et pelle, comme s'ils étaient à la mer ! Les amateurs de bain en plein air, appelés morži (morses), creusent un trou dans la glace et plongent tranquillement dans l'eau. C'est pendant l'hiver que les Biélorusses se réunissent souvent les uns chez les autres. La pratique de kchodit' v gosti (aller voir quelqu'un), apparaît en époque soviétique quand il n'existait pas de cafés, de bars et le fait d'aller au restaurant était un luxe que toutes les familles ne pouvaient se permettre. Encore aujourd'hui, les Biélorusses aiment recevoir leurs amis à la maison, dans une atmosphère détendue, autour d'une tasse de thé fumante, d'une bière ou d'une bouteille de vodka, selon l'occasion ! Avec la fin de l'hiver s'achève aussi la léthargie de ses habitants. La nature explose et les rues se peuplent à nouveau. Les parcs et les cours des immeubles se remplissent de retraités qui jouent aux échecs et tout simplement profitent du beau temps, d'enfants, d'adultes qui font une promenade après le travail ou s'arrêtent lire un livre à l'ombre d'un arbre. Des petites terrasses-cafés font leur apparition. Petit à petit commence l'exode du week-end vers la datcha. Avant de semer la nouvelle récolte, il faut nettoyer le lopin après le long hiver ! Au mois de mai, partout à la campagne, vous verrez des gens affairés à nettoyer, piocher, planter, semer. Pour les Biélorusses avoir un jardin fleuri et riche en fruits et légumes est source de grand orgueil.

L'été est la saison de la récolte et de la préparation des conserves pour l'hiver, confitures et légumes marinés. C'est aussi le moment des vacances. Les week-ends, les villes se vident, les Biélorusses font des excursions dans les lacs et les forêts alentour pour profiter au maximum de la nature et du soleil. N'oublions pas que la Biélorussie est dépourvue de sortie sur la mer... Certains lacs aux environs des villes sont donc aménagés comme des plages, avec parasols, chaises longues et la possibilité de louer bateaux et canoës. Encore peu de Biélorusses peuvent se permettre des vacances à l'étranger, l'Ukraine et la mer Noire restent les destinations les plus fréquentées. Les Biélorusses voyagent beaucoup à travers leur pays, les lacs de Braslav, le parc naturel Naračanski et le parc Pripyatski sont parmi les lieux de vacances préférés.

Mœurs et faits de société

Éducation

La Biélorussie a hérité de la tradition d'éducation de l'URSS dont une des premières mesures fut de généraliser l'éducation dans un pays en prévalence rural. Si au début du XXe siècle le taux d'analphabétisme était extrêmement élevé, aujourd'hui, tous les Biélorusses savent lire et écrire. Les enfants commencent l'école à l'âge de six ans. L'éducation obligatoire de base dure huit ans (jusqu'à 14 ans). Après ils ont le choix d'arrêter ou de poursuivre leurs études. S'ils décident de continuer, à la fin de la 11e classe, ils ont un diplôme de fin d'études. Ensuite, après avoir passé des examens d'admission, ils peuvent entrer à l'université. En fait, les universités biélorusses sont très sélectives et seulement les meilleurs étudiants parviennent à intégrer le système. Les études à l'université ont une durée de 5 ans, suite auxquels, afin de valider le diplôme, les étudiants sont censés passer l'examen d'État concernant leur spécialisation. La Biélorussie a conservé le système soviétique du raspredelenie, de la répartition des étudiants par lieu de travail après le diplôme. Une fois obtenu le diplôme, l'État propose une série de lieux de travail possibles parmi lesquels les étudiants choisissent sans avoir la possibilité de refuser. Pour deux ans, ils seront liés au lieu de travail que l'État a choisi pour eux. Traditionnellement, le système scolaire et universitaire biélorusse a toujours été plutôt efficace et valide. Toutefois, aujourd'hui, la tradition d'excellence de ses universités est en train de se perdre faute de moyens de financement et de réformes. Les meilleures scientifiques quittent le pays car leurs salaires sont misérables. De plus, l'État demeure réticent à toute forme d'innovation et d'ouverture. Le cas de l'Université européenne en sciences humaines de Minsk en est le parfait exemple. Fondée en 1992 par des scientifiques préoccupés par la dégradation du niveau de l'éducation supérieure, cette université s'est toujours présentée comme un îlot de pensée libre dans un univers intellectuel complètement contrôlé par le pouvoir politique. En 2004, Loukachenko accuse l'université de former des cadres pro-européens, hostiles à la Biélorussie et décrète sa fermeture, obligeant l'université à s'exiler en Lituanie, à Vilnius, où elle se trouve à ce jour. Une question épineuse dans le système d'éducation biélorusse concerne la place de la langue biélorusse. Selon la Constitution, chaque citoyen a le droit d'étudier dans la langue qu'il préfère, les langues officielles du pays étant le russe et le biélorusse. Néanmoins, dans la pratique on est loin de là. En époque soviétique, la plupart des écoles biélorusses se trouvait en milieu rural ce qui contribuait à la dévalorisation du biélorusse par rapport au russe. Environ 30 % de la population y étudiait. Au début des années 1990, sur la vague du nationalisme, le nombre d'écoles où l'enseignement se fait en biélorusse augmente sensiblement. En 1993-1994, 76 % des enfants étudiait en biélorusse. La situation change drastiquement, en 1995, suite à l'élection de Loukachenko et au référendum pour l'introduction du russe comme langue officielle. 83 % de la population s'exprime en sa faveur. A partir de ce moment-là, les écoles biélorusses ferment l'une après l'autre. En 2006, seulement 18 % des écoliers étudient en biélorusse. Le lycée biélorusse de Minsk a été fermé en 2003 et aujourd'hui il fonctionne de manière clandestine. Le biélorusse figure dans les programmes scolaires parmi les enseignements obligatoires, comme une sorte de langue étrangère. A l'université, tous les enseignements sont en russe, le biélorusse étant pratiqué uniquement à la faculté de langue et culture biélorusse.

Mariage et famille

Le mariage a une place très importante dans la vie des Biélorusses. Par rapport aux standards européens, les Biélorusses se marient très jeunes et ont rapidement un enfant. Aujourd'hui encore, les femmes biélorusses sont orientées dès leur jeune âge pour trouver un bon mari et fonder une famille. Ne soyez donc pas étonné de voir, surtout dans les petites villes et en milieu rural, des jeunes filles d'à peine 18 ans avec un bébé dans les bras ! Néanmoins, il devient de plus en plus difficile de trouver des familles avec plus d'un enfant. La question démographique est à l'ordre du jour en Biélorussie, la population baisse constamment au point que le gouvernement a dû recourir à des mesures drastiques et actuellement un débat est en cours à propos de la possibilité de taxer le hommes de 25 à 45 ans sans enfants ! A la base de cette natalité en chute libre, on trouve une confiance relative en l'avenir, l'insuffisance des moyens économiques, une mortalité infantile encore haute par rapport aux pays de l'Ouest européen et un pourcentage d'avortements significatif si on le compare à celui des naissances. Les Biélorusses sont très attachés aux valeurs familiales. Toutes les fêtes sont passées en famille et les liens entre les générations sont très forts. Aujourd'hui, la taille moyenne d'une famille est plus petite que dans le passé, mais, souvent, il s'agit d'une famille élargie. Les retraites étant microscopiques il arrive que les grands-parents habitent chez leurs enfants. D'autre part, du fait de la modestie des salaires moyens et de la cherté des loyers, en particulier à Minsk, les enfants restent de plus en plus longtemps à la maison. Donc, il n'est pas rare que trois générations cohabitent sous le même toit. Impossible de parler de la famille biélorusse sans mentionner la babouchka, la mamie. Elle est non seulement le pilier de la famille, mais de la société aussi sur laquelle elle exerce une forme de contrôle. Solide et optimiste, traditionnellement assise sur un banc dans la cour, la babouchka observe scrupuleusement ce qui se passe autour d'elle n'épargnant pas les remarques adressées à tous ceux qui, de son point de vue, ont une conduite inconvenante. La société contemporaine lui semble incompréhensible. Et si vous lui demandez son avis sur le monde d'aujourd'hui, elle vous dira que c'était mieux avant quand les gens travaillaient dur sans jamais se plaindre et que les jeunes ne sont jamais satisfaits car ils sont gâtés et ne savent plus travailler.

Religion

En voyageant en Biélorussie, vous remarquerez immanquablement dans le centre de n'importe quelle ville la présence d'une église orthodoxe et d'une église catholique se faisant face. Si dans la première, les services religieux sont en russe, dans la seconde la seule langue que vous entendrez sera le polonais. Parfois, pas loin de ces édifices, on trouve encore ce qui reste d'une ancienne synagogue, ou une vieille église protestante ou même une mosquée. Rien de surprenant : un des traits caractéristiques des Biélorusses est la tolérance religieuse.

États multiethniques et multiconfessionnels, le grand-duché de Lituanie d'abord et l'Union polono-lituanienne ensuite comptaient des orthodoxes, des catholiques, des juifs, des protestants et des musulmans qui disposaient de leurs édifices de culte et avaient le droit de pratiquer librement leur religion. Tiraillée entre l'Ouest catholique et l'Est orthodoxe, la Biélorussie s'est toujours positionnée comme le pont entre deux cultures : le catholicisme a toujours dominé dans les régions occidentales du pays, alors que l'orthodoxie est enracinée à l'est. L'orthodoxie apparaît en Biélorussie dans le territoire de la principauté de Polotsk, à la fin du Xe siècle. Toutefois, avec la création du grand-duché de Lituanie, la situation de l'orthodoxie va s'empirer. En 1387, Jagellon, prince du grand-duché de Lituanie, se convertit au catholicisme et épouse la princesse Jadviga devenant le roi de Pologne. Les nobles qui acceptaient la religion catholique disposaient de privilèges dont les nobles orthodoxes étaient dépourvus. Ainsi, la szlachta se convertit au catholicisme, alors que les paysans restent en majorité orthodoxes. L'union de Brest en 1596 et la création de l'Église uniate font de l'orthodoxie une religion fortement minoritaire, jusqu'à ce que, pendant la première moitié du XIXe siècle, le pouvoir tsariste l'impose comme religion principale de l'Empire.

Durant l'époque soviétique, toute forme de culte fut bannie de la société. Les prêtres étaient persécutés ou déportés, les biens de l'église nationalisés, les lieux de culte transformés en bibliothèques, dépôts, planétariums, piscines, etc. Aujourd'hui, la Biélorussie est un pays majoritairement orthodoxe. Le catholicisme est la deuxième religion du pays, pratiquée, en particulier, dans la région de Grodno. Bien que l'État soit laïc et que la liberté de culte soit garantie dans le pays, l'Église orthodoxe occupe une place privilégiée et profite du soutien de l'État se positionnant comme l'Église officielle des Biélorusses. Les vieilles églises ont été progressivement rouvertes, des nouvelles sont construites partout. Les petites églises de campagne sont particulièrement pittoresques, toutes de bois peint. Essayez d'assister à une messe à la campagne. La plupart des fidèles sont des vieilles dames enveloppées dans leurs foulards bariolés qui chantent des litanies accompagnant la messe du jeune prêtre. En Biélorussie, les traditions païennes sont très fortes et ont exercé une certaine influence sur le rite chrétien. Des fêtes comme la commémoration des morts lors de la Radunica, les Koljady pour Noël et la fête de Kupale sont d'ailleurs d'origine païenne.

Les Vieux-croyants

La communauté des Vieux-croyants s'est installée dans le pays depuis la fin du XVIIe siècle suite à leur refus des réformes introduites dans l'Église orthodoxe par le patriarche Nikon en 1653. Largement persécutés en Russie, les Vieux-croyants se réfugient dans les terres frontalières fondant un important centre religieux dans la ville de Vetka, dans la région de Gomel. A ce jour, la plupart des Vieux-croyants se trouve justement dans cette région.

Les Musulmans

Concentrés autour de Iwie et de Navahroudak dans la région de Grodno, et à David-gorodok dans la Polésie, les Musulmans de Biélorussie appartiennent à une communauté de Tatars arrivés en Biélorussie à partir de la fin du XIVe siècle quand Vitovt, prince du grand-duché de Lituanie, les invita à servir dans l'armée lituanienne. La plupart d'entre eux s'est parfaitement assimilée et s'est convertie à l'orthodoxie. Néanmoins, dans le pays on trouve des mosquées, notamment à Iwie et de Navahroudak, et plusieurs cimetières musulmans datant des XVIIIe et XIXe siècles.

Les Protestants

Les Protestants apparaissent en Biélorussie à partir de la moitié du XVIe siècle suite à la Réforme. En 1553, Nicolas II Radziwiłł, chancelier du grand-duché de Lituanie, se convertit au calvinisme et fait de Niasvij un centre important de cette confession. En suivant l'exemple de Nicolas II Radziwiłł, beaucoup de princes du grand-duché se convertissent. La mort du chancelier et la contre-Réforme arrêtent l'avancée du protestantisme. Aujourd'hui, il existe une communauté de protestants qui constitue environ 2 % de la population.

Les Juifs

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la Biélorussie comptait une des plus grandes diasporas juives au monde. Chassés et persécutés dans l'Europe occidentale, les Juifs s'installent sur le territoire biélorusse vers la fin du XIVe siècle, attirés par les nombreuses possibilités de travail et les conditions de tolérance ethnique et religieuse proposées par le grand-duché de Lituanie. Venus sur ces terres, ils créent des bourgades, appelées shtetl en yiddish. Juifs et Biélorusses ont toujours vécu en parfaite harmonie, aucun pogrom ne s'est jamais passé sur ces terres. A partir du début du XIXe siècle, l'Empire russe confine toute la population juive dans une zone, appelée " zone de résidence ", entre Biélorussie, Lituanie, Ukraine et une partie de la Pologne. A la fin du XIXe siècle, dans cette zone résidaient presque six millions de Juifs, plus de la moitié des principales villes biélorusses était constituée par des Juifs. Mir, Valojyn, Slonim et Liubavičy ont été, jusqu'aux années 1930, des centres pour l'étude de l'hébraïsme d'importance mondiale. C'est de Biélorussie qui viennent les militants les plus déterminés du mouvement sioniste qui partent fonder l'État d'Israël. Décimées par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des juifs biélorusses prennent le chemin de l'émigration vers Israël à partir des années 1980. Autrefois, centre mondial de la culture juive, aujourd'hui la Biélorussie ne compte que quelques dizaines de milliers de Juifs, concentrés principalement à Minsk.

Les uniates

Bien que l'Église uniate soit traditionnellement associée à l'Ukraine qui abrite d'ailleurs la plus nombreuse communauté, sa fondation est en réalité liée à l'histoire et au territoire biélorusses. En 1596, à Brest, est signée l'Union qui marque la naissance de l'Église uniate ou grecque-catholique. L'Église uniate conserve les rites orthodoxes tout en étant partie intégrante de l'Église catholique dont elle accepte la dogmatique. L'Union était la tentative d'une part de créer une jonction entre les deux principales composantes religieuses de l'État polono-lituanien, catholique et orthodoxe, de l'autre de garder la propre indépendance par rapport au patriarcat de Moscou et à une Moscovie devenant de plus en plus menaçante. A la fin du XVIIIe siècle, les 3/4 de la population étaient de confession uniate, 15 % était catholique et 5 % orthodoxe. Pendant trois siècles, la religion uniate a été la religion des Biélorusses, les messes étant justement dans la langue nationale.

Dans les monastères basiliens auprès des églises uniates fonctionnaient des écoles, où les enseignements étaient également en biélorusse. Les uniates conservaient donc ce qui est considéré comme le fondement de l'identité nationale, la langue. En 1839, la confession uniate est interdite par les autorités du tsar. Les uniates sont contraints à se convertir à l'orthodoxie, leurs lieux de culte sont confisqués et passés aux orthodoxes. Aujourd'hui, en Biélorussie, il n'existe plus que quelques milliers d'uniates. Bien que la loi les autorise à professer librement leur culte, les uniates sont toujours mal considérés par le pouvoir politique. L'importance qu'ils accordent à la langue et à la culture biélorusse les oppose automatiquement à l'idéologie nationale officielle qui, au contraire, tend à nier la spécificité identitaire des Biélorusses. A ce jour, ils ne disposent que d'une seule église, dans un quartier périphérique de Polotsk, et de quelques centres de rencontre officiellement autorisés.

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