De l’aéroport au centre-ville au Gabon

A l'aéroport de Libreville, si vous n'avez pas prévu de prestations avec un opérateur chargé de l'accueil et du transfert (hôtel, agence de voyages ou prestataire), prenez un taxi : soit en utilisant les taxis-compteurs (autour de 300 FCFA le km la journée et environ 600 FCFA la nuit, soit autour de 5 000 FCFA de l'aéroport au centre-ville) pour des voitures propres et climatisées, intéressant pour de petites distances, soit, plus économique, un taxi classique et dans ce cas négociez bien avant de monter, soyez ferme, ne cédez pas si à l'arrivée on vous signale que « c'est plus cher que prévu, on n'avait pas dit ça », etc. Dans ce cas, comptez autour de 2 000 FCFA jusqu'au centre-ville ou plus s'il s'agit de rejoindre un point de l'autre côté de la ville. Les taxis se trouvent juste à la sortie de l'aéroport.
A l'aéroport de São Tomé, vous trouverez également des taxis à la sortie, si vous n'avez pas prévu votre transfert à l'hôtel. Comptez autour de 8 NSTD la course + 200 NSDT par kilomètre. Le tarif est doublé la nuit.

Arrivée en bateau au Gabon

Au Gabon, plusieurs compagnies fluviales telles la CNNII et la Sonaga, permettent de relier les principales villes côtières : Libreville et Port-Gentil. Pour des traversées plus courtes, on fait appel à des pirogues : Port-Gentil - Omboué, Gamba - Sette Cama, Port-Gentil - Lambaréné, mais le confort est minimal et la pirogue n'est souvent pas couverte. Sous les eaux diluviennes de la saison des pluies, le voyage peut vous sembler long, très long !
Pour aller à Príncipe ou dans les îles aux alentours de São Tomé, le transport maritime est envisageable en passant par des opérateurs privés. Toutefois, la traversée est rude, longue et pas toujours recommandée.

Transports en commun au Gabon

Le taxi est un moyen de transport économique, fiable et rapide pour tous les déplacements en ville. Quant aux taxis-brousse, ils circulent d'une ville à l'autre et les relient. Les conditions sont rustiques et la sécurité aléatoire, compte tenu de l'état des routes et de la hâte qu'ont les chauffeurs d'arriver à destination ! Pour les trajets longs, tous les taxis sont stationnés au PK8, gare routière, face au marché aux bananes. Voici les différentes destinations que l'on peut rejoindre en taxi-brousse depuis Libreville : Kango, Lambaréné, Fougamou, Mouila, Ndendé, Tchibanga, Mayumba.

Un seul train, le Transgabonais, va d'Owendo à Franceville en passant entre autres par la Lopé. Il circule la nuit. Les wagons sont (très) climatisés ; les départs peuvent avoir jusqu'à deux heures de retard, mais de nombreux efforts sont faits pour éviter cela. Certains voyageurs sont même déjà arrivés à l'heure pile à Libreville !
Des bus urbains circulent dans Libreville, d'autres relient les principales villes. Dans la capitale, pour 100 FCFA, on peut emprunter les 9 lignes de la Sogatra (http://sogatra.ga). Pour le moment, les bus sont en bon état. Lancée dans un processus de développement, la Sogatra étoffe régulièrement son offre de bus sur des lignes intérieures, renseignez-vous sur leur ouverture. On peut désormais prendre le bus pour faire les trajets Libreville (PK8) - Lambaréné, Kango, Makokou, Oyem, Mouila. Il existe aussi une ligne Rio - Ntoum. Certains hôtels possèdent leurs propres minibus et proposent d'assurer le transfert de leurs clients depuis Libreville jusqu'à Lambaréné, par exemple.

Vélo, trottinette & co au Gabon

Les deux-roues sont quasi inexistants au Gabon alors que c'est un mode de transport facile et peu onéreux à São Tomé. On y trouve d'ailleurs des locations aisément : vélos, scooters et motos entre 15 € et 25 € par jour. Le stop n'est pas une pratique courante, mais peut être envisagé à condition d'avoir tout son temps.

Avec un chauffeur au Gabon

Plusieurs types de taxis pourront vous promener à l'intérieur et à l'extérieur de la ville. Ils sont reconnaissables à leurs coups de klaxon incessants, leur couleur et le numéro inscrit sur le côté de la voiture. Les taxis de Libreville, berlines ou taxis bus, sont rouge et blanc, alors que ceux qui sont basés à Owendo (à l'extrême sud de Libreville) sont bleu et blanc. Ces derniers acceptent aussi de transporter des voyageurs d'un quartier à l'autre de Libreville. Ils s'arrêtent n'importe où dès qu'un client leur fait signe, ce qui provoque souvent des embardées de dernier moment. Conseil futé : asseyez-vous à l'avant si vous n'avez pas envie de vous retrouver coincé à plusieurs à l'arrière.
Il y a aussi les clandos, sans licence ni numéro distinctif propre aux taxis homologués. Mieux vaut éviter les problèmes et utiliser les véhicules en règle. Ils sont assez nombreux pour qu'on n'ait pas à les attendre longtemps.
En ville, les taxis vous déposent pour un minimum de 200 FCFA le tronçon (en général, les tronçons sont délimités par les quartiers). Si vous êtes pressé (c'est rare au Gabon !), que vous ne connaissez pas bien votre itinéraire ou simplement si vous n'avez pas envie de partager votre taxi, vous pouvez proposer au chauffeur de faire une « course » pour 1 000 à 2 000 FCFA, en fonction de la distance et de l'heure, sachant que le prix double le soir. Le trajet est alors direct et le chauffeur n'embarque pas d'autres passagers.
Mais il faut toujours négocier le tarif avant de monter : annoncez, par exemple, en fonction, « une course 1 000 pour le centre-ville » ou, plus direct, « 500 pour Mbolo ». Si le taxi accepte, il klaxonne. S'il refuse, il dodelinera de la tête ou redémarrera en trombe en « tchipant ».

En voiture au Gabon

Pour qui souhaite se déplacer en voiture, l'état des pistes nécessite absolument la location d'un 4x4 et recommande de voyager pendant la saison sèche. Cependant, le réseau routier est rénové peu à peu dans tout le pays, certains axes sont en bien meilleur état. Les routes sont dangereuses, en partie à cause des grumiers. Ces derniers ne circulent pas le soir à partir de 18h ni les week-ends. Prévoir deux roues de secours pour les trajets longs. Une règle à retenir : les distances ne sont pas significatives, mieux vaut s'informer de la durée d'un trajet pour évaluer un voyage. Après, tout dépend de qui vous répond : les forestiers et les chauffeurs vont vite sur les pistes et battent parfois des records sur des trajets pour lesquels il vous faudrait compter deux fois plus de temps !
L'insuffisance du réseau routier gabonais est un handicap majeur à la circulation dans l'intérieur du pays et, de ce fait, au développement du tourisme. Certaines régions sont ponctuellement inaccessibles, pendant que d'autres posent régulièrement problème à quiconque s'aventure sur leurs pistes, et cela quelle que soit la saison. La circulation encore importante des grumiers ainsi que le climat expliquent en partie la détérioration des routes, le manque d'entretien ou la réfection chaotique, voire inexistante, des réseaux, venant aggraver encore la situation. Cependant, il existe quelques voies de qualité stable (bonne ou mauvaise) du fait de l'entretien régulier du réseau ou de la qualité du revêtement.
Avant de partir, il est important de se renseigner sur l'état des routes, très variable selon la saison, et des travaux (auprès des forestiers ou de certaines agences de voyages qui ont l'habitude de faire souvent le trajet), et de partir à plusieurs véhicules.
Sur certaines parties du réseau, le brouillard arrive en fin de journée et rend la conduite difficile : prévoir des étapes pour éviter d'avoir à conduire après 17h.
On ne peut pas s'approvisionner en essence dans toutes les villes. Il est prudent de prévoir des réserves supplémentaires et de faire le plein dans les stations signalées.
Les grumiers, facteurs d'insécurité sur les routes, sont interdits de circulation tous les soirs à partir de 18h, ainsi que les samedis et les dimanches.
São Tomé ne présente pas de difficulté majeure pour se déplacer en voiture, que vous pourrez louer sur place et conduire vous-même si vous le souhaitez.

Accessibilité au Gabon

Il est très difficile de se déplacer au Gabon, d'ailleurs même les habitants connaissent rarement plus de trois villes dans le pays. En règle générale, les transports au Gabon peuvent réserver des surprises. Les réseaux routiers, même s'ils commencent à se développer, deviennent souvent impraticables en saison des pluies, alors que les grands axes restent beaucoup plus sûrs. Il y a à cela plusieurs raisons : tout le réseau n'est pas goudronné et les pistes mal entretenues se dégradent vite, particulièrement quand elles sont soumises aux passages des grumiers, qui, ultra-chargés, y circulent à très grande vitesse. Notez qu'il est dorénavant possible de rejoindre Port-Gentil par la route, en empruntant le nouvel axe Omboué - Port-Gentil, long de 95 km et relié par deux ponts. Sachez également que le projet de la Transgabonaise est actuellement en cours. Cette future voie rapide doit relier Libreville à Franceville et prévoit la rénovation de 780 km de routes, dont la N1 et la N3.
Le transport maritime est dépendant des heures de marée, les heures de départ et d'arrivée sont donc approximatives. Il faut toujours se renseigner la veille pour confirmation.
Les compagnies aériennes représentent actuellement le moyen de transport le plus rapide et le plus fiable, même si les retards ne sont pas rares. Les liaisons intérieures restent chères, surtout sur les petits trajets fréquemment empruntés, comme Libreville–Port-Gentil.

A São Tomé-et-Príncipe, les distances sont très courtes, mais un petit 4x4 permet d'aller partout. Certaines portions de route sont en mauvais état et mal signalées. Le taxi est une solution économique et fiable, mais qui nécessite plus de temps et plus de marche ! Le plus pratique est de louer une voiture, ou une moto, avec chauffeur, qui fait également guide.