Guide du Sénégal : Santé

Si l'on s'en tient aux recommandations de l'institut Pasteur ou du ministère français des Affaires étrangères, on ne va pas au Sénégal. Paludisme, fièvre jaune, rage, choléra, bilharziose, quand ce n'est pas la reprise des troubles en Casamance, les piqûres de scorpion ou les problèmes d'hygiène alimentaire, bref  : on se demande bien qui serait assez fou pour mettre les pieds dans cet enfer !

Un enfer, qui prend pourtant des allures de paradis au fur et à mesure qu'on se l'approprie, qu'on l'apprivoise, pour peu que l'on s'en tienne à quelques règles élémentaires d'hygiène et de prévention.

Eau. Dans de très nombreux pays et en particulier au Sénégal, l'eau est le principal ennemi du voyageur. Purifiez-la avec des pastilles. Sinon, sachez que les bouteilles d'eau minérale se trouvent partout pour 500 ou 1 000 FCFA. A défaut, préférez un soda ou un jus à bouteille fermée qu'une eau dont vous ne connaissez pas la provenance.

Hygiène alimentaire. Les problèmes les plus courants sont les troubles intestinaux. Le fait de changer de régime alimentaire est déjà source de perturbations, mais lorsque s'ajoute à cela une nourriture épicée préparée dans des conditions d'hygiène pas nécessairement en phase avec les normes auxquelles nous sommes habitués, cela se traduit la plupart du temps par de fortes diarrhées, également connues sous le nom de turista.

Mer et plages. Les plages sont magnifiques mais elles ne sont pas toutes autorisées à la baignade. Renseignez-vous. Les courants sont parfois dangereux et il faut donc être prudent  : ne vous baignez pas trop loin de la côte ou après un repas trop copieux (de surcroît bien arrosé). Evitez de plonger soudainement dans l'eau après une exposition prolongée au soleil  : pénétrez dans l'eau progressivement. Méfiez-vous des oursins, des coraux et des méduses.

Piqûres et morsures. La prévention contre le paludisme nécessite un traitement antérieur au départ. Les premiers symptômes de cette maladie peuvent se déclencher plusieurs mois après votre retour, laquelle peut s'avérer mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Voilà donc une bonne raison d'éviter autant que possible les piqûres de moustiques et autres bestioles. Les moustiques ont des habitudes et des horaires  : en plein soleil, vous ne risquez quasiment rien, par contre, entre le coucher et le lever de l'astre diurne, c'est l'heure du casse-croûte de ces petites bêtes volantes. L'eau (lacs, marécages) et les espaces ombragés (forêts) sont leurs habitats favoris, il ne vous reste plus qu'à laisser le moins de peau possible à la portée de leur appétit vorace (pantalon, sweat à manches longues, chaussettes). La nuit, la meilleure protection reste la moustiquaire que vous pouvez, pour plus d'efficacité, vaporiser d'un spray antimoustiques. On en trouve sur place, sur n'importe quel marché. Un dernier conseil, surtout si vous allez en brousse : partez toujours avec un thermomètre et une boîte de Malarone ou de Coartem (curatifs) dans votre sac.

Pour les autres cas de piqûres (abeilles, guêpes, taons, scorpions), morsures (tiques, araignées, serpents) ou coupures, il n'existe pas vraiment de moyens préventifs, il faut donc rester attentif à l'environnement  : secouez vêtements et chaussures avant de les enfiler, soulevez les draps du lit plutôt que de sauter à pieds joints dessus.
Les plaies dans les climats chauds et humides mettent longtemps à cicatriser et peuvent même s'infecter, il convient donc de les traiter le plus rapidement possible avec un antiseptique et de les laisser le plus souvent à l'air libre plutôt que de les couvrir d'un pansement.

Attention, moustiques !

Et qui dit moustiques dans les zones tropicales, dit risque de paludisme. Ce n'est pas parce qu'on n'en parle pas souvent que cette maladie ne fait pas des ravages. Trois millions de personnes en meurent chaque année, principalement des enfants. Antipaludéens obligatoires. Le Sénégal est situé entre la zone 2 au nord et la zone 3 au sud, la plus forte, ce qui donne le choix entre la Savarine (un cachet par jour), le Lariam (à prendre une fois par semaine et à poursuivre quatre semaines après le retour) ou la Malarone (à prendre une fois par jour à heure fixe et à poursuivre une semaine après le retour). Ces médicaments ne suffisent cependant pas, car ils ne sont pas efficaces à 100 %. Il faut donc éviter les piqûres de moustiques en dormant sous une moustiquaire si les vitres de votre chambre ne sont pas équipées et en se badigeonnant le corps et les vêtements de produits répulsifs. Deux marques sont particulièrement efficaces : Insect'Ecran et Cinq sur Cinq Tropic. Le lever et le coucher du soleil sont les deux moments où il faut faire le plus attention. En revanche, une légère brise et, encore plus, un gros coup de vent sont toujours salvateurs.

Conseils

Pour recevoir des conseils avant votre voyage, n'hésitez pas à consulter votre médecin. Vous pouvez aussi vous adresser à la société de médecine des voyages du centre médical de l'Institut Pasteur au ✆ 01 45 68 80 88 (www.pasteur.fr/fr/sante/centre-medical) ou vous rendre sur le site du ministère des Affaires étrangères à la rubrique " Conseils aux voyageurs " (www.diplomatie.gouv.fr/voyageurs). 

En cas de maladie ou de problème grave durant votre voyage, consultez rapidement un pharmacien puis un médecin.

Maladies et vaccins

Il faut prévoir un traitement contre le paludisme, se faire vacciner contre la fièvre jaune et l'hépatite A si possible, même si aucun vaccin n'est obligatoire pour entrer au Sénégal. Par contre, si vous revenez de Gambie, le vaccin contre la fièvre jaune vous sera demandé. Pensez également à vos rappels DT Polio si vous n'êtes pas à jour. Les plus aventureux se prémuniront également contre la typhoïde, la rage, l'hépatite B et la méningite à méningocoque. Enfin, il n'est jamais superflu de faire une visite de contrôle chez le médecin et de faire un bilan dentaire. Il serait trop bête de se trouver bloqué par une rage de dents ou d'être obligé de rentrer plus tôt que prévu pour une petite maladie. Pensez à faire un stock de médicaments utiles avant de partir : antidiarrhéique (avec et sans fièvre), antivomitif pour le mal des transports par exemple, pourquoi pas antibiotiques contre les bronchites/rhumes, aspirine/paracétamol, anti-inflammatoires.

Pensez aux pastilles pour purifier l'eau, qui s'achètent dans les grandes surfaces de sport et que vous n'oublierez pas de donner avant de partir de villages reculés du Sénégal oriental, où ces pastilles serviront à purifier l'eau donnée aux enfants, souvent victimes de malnutrition à cause d'eau impure.

Centres de vaccination

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site Internet du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr) pour connaître les centres de vaccination proches de chez vous.

En cas de maladie

Un réflexe : contacter le consulat de France. Il se chargera de vous aider, de vous accompagner et vous fournira la liste des médecins francophones. En cas de problème grave, c'est aussi lui qui prévient la famille et qui décide du rapatriement. Pour connaître les urgences et établissements aux standards internationaux : consulter les sites www.diplomatie.gouv.fr et www.pasteur.fr

Médecins parlant français

L'ambassade de France met régulièrement en ligne une liste " de notoriété médicale " : www.ambafrance-sn.org

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