Guide du Sénégal : Comment partir ?

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Sites comparateurs

Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d'avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l'internaute directement sur le site où est proposée l'offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservation ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d'achat des billets.

Partir seul
En avion

Prix moyen d'un vol Paris-Dakar : de 380 à 620 €. A noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Pensez à acheter vos billets six mois avant le départ !

Principales compagnies desservant la destination
Aéroports
Sites comparateurs

Certains sites vous aideront à trouver des billets d'avion au meilleur prix. Certains d'entre eux comparent les prix des compagnies régulières et low-cost. Vous trouverez des vols secs (transport aérien vendu seul, sans autres prestations) au meilleur prix.

En bus
En voiture

Fini les aventures dans le désert, aujourd'hui Paris-Dakar c'est 6 000 km de route goudronnée que vous pourrez emprunter avec n'importe quel type de véhicule. Seuls 4 km restent ensablés entre le Maroc et la Mauritanie où vous devrez être équipé pour les franchir. Les plus pressés pourront rejoindre Dakar en moins de huit jours. Comptez entre 400 et 600 € de carburant, et de 300 à 500 € pour vos frais de voyage.

Location de voitures
Se loger

Il y a différents types d'hébergement au Sénégal, allant des hôtels les plus luxueux aux bouis-bouis insalubres (à éviter bien sûr) en passant par des auberges conviviales, la chambre chez l'habitant et les fameux campements. Quoi qu'il en soit, l'hébergement n'est pas bon marché. Surtout à Dakar où il faut pratiquement payer le double que dans les autres villes, à qualité et services égaux. En fonction des régions, les hôteliers pratiquent une taxe de séjour de 1 000 FCFA par nuit et par personne. Bien vérifier lorsque vous demandez les tarifs si elle est comprise ou non.

Hôtels

Une large palette de catégories s'offre aux voyageurs. On peut y trouver le luxe et ses charmes, le confort avec, en prime, des propriétaires qui vous transmettent leur passion pour la région, des hôtels de brousse, où se rencontrent souvent des voyageurs qui feront une partie du chemin ensemble, et les campements où la culture africaine se touche avec les doigts. Le petit déjeuner n'est pas forcément inclus (aux alentours de 2 500 FCFA par personne). Il en va de même pour la taxe de tourisme (1 000 FCFA par personne et par nuit). Dans le doute, mieux vaut demander.

Hôtels de luxe. On les trouve à Dakar, principalement utilisés par les hommes d'affaires. Mais aussi à Saint-Louis, sur la Petite Côte et au Cap Skirring. A l'intérieur, tout le confort recherché par un Occidental qui voudrait découvrir le Sénégal sans se frotter à l'ambiance locale. Piscine, connexion Internet souvent directement dans la chambre, bar, restaurant, change, climatisation, sanitaires complets dans les chambres bien sûr. En dehors de Dakar, la plupart d'entre eux proposent des excursions à leurs clients, dans les différents parcs naturels de leur région, des balades en mer ou en pirogue sur les fleuves, des découvertes de la pêche au gros, etc. Les prix varient selon les prestations, mais il faudra souvent débourser entre 80 et 150 €.

Hôtels conviviaux. Les Sénégalais ne vous le répéteront jamais assez, le Sénégal, c'est le pays de la teranga et, ici, on sait recevoir  ! Il existe donc des hôtels milieu de gamme qui allient de bonnes prestations (piscine, Internet, sanitaires dans les chambres, etc.) et une convivialité hors pair. Une question, un problème  ? Le patron se fera une joie de vous aider à vous débrouiller. Dans les régions, il mange souvent à la même table que vous ou alors pas très loin. Et c'est le moment idéal pour aller discuter avec lui des endroits qui valent le coup d'oeil non loin de son établissement. Il pourra également vous donner quelques tuyaux sur les prix qui se pratiquent dans le coin... histoire de ne pas trop se faire arnaquer au marché artisanal. Ce genre d'hébergement est un bon compromis, mais il faut encore y mettre le prix entre 45 et 100 €.

Chambres d'hôtes

Idéal pour découvrir la société sénégalaise de l'intérieur. Il y aura là la maman, le mari (peut-être) et tous les enfants. On mange autour du plat avec les doigts... mais on vous apporte généralement une cuillère. Et le visiteur dort dans une chambre de la maison ou dans une case aménagée un peu plus loin dans la concession. De plus en plus de possibilités dans ce genre, et, à Dakar notamment, c'est un très bon moyen de faire baisser le budget hébergement. Comme pour les campements, les tarifs varient en fonction du service et de l'endroit. Entre 15  et 20 € en demi-pension semble un bon prix.

Campings

Les campings organisés n'existent pas. Néanmoins, si vous voulez planter votre tente ou séjourner dans des endroits à l'écart des circuits du tourisme, il est fortement recommandé de contacter le chef du village ou de la localité voisine et de vous arranger avec lui. Non seulement son accord vous sera quasiment toujours donné, mais en plus il pourra s'occuper de vous trouver un toit pour la nuit (parfois même le sien).

Campements. Les campements qui poussent comme des champignons sont le nouvel apanage du tourisme sénégalais. C'est la meilleure façon de découvrir le Sénégal. Ils sont coquets, conviviaux, parfois proches de la catégorie "  hôtel  " (avec piscine, climatisation, jardin fleuri). Parfois, il faudra accepter de mettre de côté son confort occidental le temps du séjour.

Quelques cases-bungalows plus ou moins bien équipées  : très rarement, la climatisation, plus souvent des ventilateurs, moustiquaires, dans beaucoup de cas les sanitaires sont dehors, souvent sans eau chaude... mais l'eau froide a tendance à être tiède. Le patron vit dans la case d'à-côté. Mais aussi avec les populations. C'est lui qui va faire le marché. C'est lui qui va chercher le poisson au retour des pirogues. Il accepte avec joie de vous y emmener et de vous faire découvrir la vraie vie des villageois. Idéal pour le tourisme intégré.
Les prix sont très variables selon l'endroit et l'état des cases, mais il faut compter entre 15 et 40 € pour deux. En Casamance, ces campements sont gérés par une association basée à Ziguinchor qui assure une homogénéité dans les prix et les aménagements à réaliser pour mieux s'adapter aux besoins des touristes. Nombreux sont les Occidentaux qui ont investi au Sénégal. Sachez tout de même que si les prix de la terre et des constructions sont très attrayants, l'initiative de travailler au Sénégal réserve un lot de surprises en tout genre et pas toujours agréables. Si l'envie vous prenait d'investir, il serait peut-être bon d'en parler autour de vous tant que vous êtes dans le pays.

Se déplacer

Il serait bon de rappeler qu'en Afrique le temps et l'espace n'ont pas les mêmes valeurs. Prévoir et planifier est souvent difficile. Néanmoins, le Sénégal tire plutôt bien son épingle du jeu. Les grands axes routiers se refont peu à peu. Pour découvrir l'intérieur des terres, le meilleur parti est de louer une voiture, avec ou sans chauffeur. Les petits budgets et les amateurs de contacts humains auront recours aux taxis-brousse et aux bus. Le train, se faisant de plus en plus rare, reste incertain.

Avion
Bateau

Les fleuves du pays sont en partie navigables. Les eaux du Sénégal sont praticables en toute saison, mais aucun trafic d'importance ne se fait par voie maritime. Louer une pirogue est tout de même possible, mais fort cher. De petites pirogues circulent parfois localement pour de courtes traversées entre villages, mais rien qui ait une réelle envergure et vous permette de composer un circuit par un réseau régulier. Au sud de la capitale, la Casamance et le Sine-Saloum sont des provinces entre terre et mer, et de nombreuses possibilités sont offertes. Pour les voyageurs en groupe ou ceux qui veulent garder intacte leur liberté de mouvement, les pirogues se louent dans de nombreux villages du Saloum et de la Casamance. Saint-Louis et sa région se prêtent également aux découvertes par pirogues.

Les pirogues villageoises en Casamance et les " pirogues de courrier " du Saloum (elles ne transportent pas seulement du courrier, mais tout ce qui peut rapporter) partent soit à jours fixes, soit selon le même principe que les taxis-brousse, c'est-à-dire dès que l'embarcation est pleine. De façon générale, dans les deltas du Sine-Saloum et de la Casamance, les pirogues sont un agréable moyen de découvrir la région. Etre en groupe est avantageux. Pour trouver des pirogues peu chères, il suffit souvent de frapper à la bonne porte. Au nord, sur le fleuve Sénégal, partir avec la Compagnie du Fleuve. En 1950, la société coloniale Messagerie du Sénégal achemina depuis un chantier naval hollandais jusqu'au fleuve Sénégal un navire destiné à transporter courriers, marchandises et passagers à travers les comptoirs commerciaux, de Saint-Louis à Podor. Aujourd'hui, le Bou el-Mogdad s'offre une seconde jeunesse et vous propose des croisières originales appelées " la route des comptoirs " : au programme, remontée du fleuve Sénégal combinant excursions et visites, tout en profitant de la sensation unique de naviguer sur un bateau de légende  !

Bus

Ce sont des moyens bon marché de voyager et de rencontrer du monde. Promiscuité et confort élémentaire sont légion, mais l'atmosphère est unique et les expériences inoubliables. Ils assurent la plupart des liaisons entre villes et décollent dès qu'ils sont pleins (sept places pour les taxis-brousse). Les prix sont fixes selon la distance et le type de véhicule. Le point de litige concerne souvent les bagages. En théorie, le prix devrait se rallonger de 10 % par sac (compter entre 100 et 500 FCFA), mais, en pratique, il faut batailler ferme.
En plus du transport proprement dit, votre voyage sera pimenté par l'univers des gares routières, les vendeurs d'en-cas à grignoter, d'eau, de bissap, de ginger en sachet et de tout ce dont on peut avoir besoin pour voyager (lampe de poche, rasoirs, ventilateur...).
En réalité, les bus et cars dignes de ce nom sont rares en dehors de Dakar où circulent les bus surnommés "  3D  ", pour "  Dakar Dem Dikk  " (Dakar aller-retour), qui remplacent ceux de la défunte Sotrac. A noter l'effort également de la société Niokolo Transport (bus à destination du Sénégal oriental) dont la flotte est relativement récente. Les véhicules les plus utilisés sont des camionnettes ou des minicars aménagés pour une vingtaine de personnes et décorés selon le goût et la psyché du chauffeur.

Train

La Régie des chemins de fer sénégalais (RCFS) avait, lors de la dernière enquête, arrêté de desservir le Mali voisin. La liaison entre Dakar et Saint-Louis n'est plus assurée non plus. Reste pour l'instant la liaison quotidienne Dakar-Thiès, empruntée par les travailleurs quotidiennement. Lors de notre reportage, une ligne de chemin de fer électrique était en cours de construction entre le centre de Dakar et l'aéroport international Blaise Daigne. Prévu pour début 2019, ce train express régional desservira 14 stations, dont Rufisque, Bargny et la ville nouvelle de Diamniadio, sur une distance de 55 km, en 45 minutes.

Voiture

Attention  ! Les kilomètres ne signifient pas grand-chose sur les routes sénégalaises. Certains axes sont impraticables et il faut parfois plusieurs heures pour parcourir 100 km. D'autres ont été rénovés récemment, et comme ils disent là : " C'est un billard  ! ". Lorsqu'on a le choix, il vaut toujours mieux privilégier une bonne piste qu'une mauvaise route.
Il y a aussi de nombreux impondérables : des camions et des bus difficiles à doubler, de nombreux villages dans lesquels il faut ralentir (enfants, adultes, chèvres et vaches traversent sans se soucier des voitures), une route en mauvais état, une attente qui se prolonge pour prendre un bac (notamment pour ceux qui passent par la transgambienne pour se rendre en Casamance). Il est vivement déconseillé de conduire de nuit et, si le programme fixé est trop chargé, mieux vaut le changer au pied levé et trouver un endroit où dormir. Une règle d'or : compter au moins le double de ce que vous mettriez en France pour parcourir une distance équivalente.

Avant de prendre la route pour un long trajet, il faut penser à se munir de quoi boire et manger, faire le plein d'essence, etc., et ne pas perdre patience. Une fois hors de Dakar, même sur les axes où la route est bonne, il y a parfois du monde. Si, par malheur, il vous arrive une panne, sachez que les Sénégalais sont de bons bricoleurs. N'hésitez pas à demander de l'aide pour démonter une roue, on s'en tire avec un petit billet. Allez ensuite très vite faire vérifier la réparation ou faire réparer votre roue de secours chez un garagiste. Cherchez la gare routière, il y en a souvent un dans le coin.

En brousse, à l'approche des villages, ralentissez : personnes, gamins et animaux de grande taille (ânes, zébus) ne s'attendent pas à vous voir passer. Autre danger : les camions. Au volant d'une voiture ordinaire, vous ne faites pas le poids, alors mieux vaut céder le premier. Sur la " tôle ondulée " des pistes, la technique consiste à accélérer jusqu'à une vitesse relativement rapide (70 km/h) : on perd alors en adhérence ce qu'on gagne en confort.

Les conditions de location : avoir au moins 25 ans, une carte de crédit et un permis de conduire français (ou à trois volets) suffisent pour obtenir un véhicule. Plusieurs agences de location offrent leur service à Dakar, à Saint-Louis et à Ziguinchor. Louer une voiture est une excellente façon de découvrir le pays, mais il est compliqué de s'orienter seul à Dakar. C'est tout de même une solution fort coûteuse. 
Il n'est pas forcément utile de louer un 4x4. Une grande partie du pays (tout le Nord-Ouest, de la Petite Côte jusqu'à Saint-Louis) est accessible en voiture particulière. En revanche, dès qu'il va s'agir de s'aventurer un peu plus profondément à l'est du pays, le Niokolo Koba, les pays bédik et bassari et Dindéfello, ou de sortir des sentiers battus, le tout-terrain est plus que souhaitable, mais cher. Un chauffeur n'est pas obligatoire. Méfiez-vous avant tout de l'état du véhicule que vous choisissez, et en particulier de celui des roues. L'assurance est un autre point sensible. Les roues ne sont presque jamais assurées  ; une crevaison ne coûte rien (1 000 FCFA par trou dans les stations-service, moins cher chez un garagiste), mais mettre une roue hors d'usage est une avarie qui se paie très cher (100 € environ). Ceux qui sont proposés à Dakar sont loin des performances des Nissan Patrol ou des Toyota Land Cruiser : une fois sur une piste défoncée, ils ne vaudront peut-être pas grand-chose. Préférez des excursions à la journée avec chauffeur à plusieurs.

Permis de conduire international. S'il est autorisé de conduire au Sénégal avec le permis de conduire français, mieux vaut se faire délivrer avant de partir le permis international.

Les axes rénovés

La N1 entre Dakar et Tambacounda en passant par la Petite Côte, Kaolack et Kaffrine.

La N2 entre Dakar et Saint-Louis en passant par Thiès, Tivaouane et Louga. Jusqu'à Ndioum, la route est flambant neuve, mais après cela, les choses se compliquent jusqu'à Ourossogui. La route, en cours de construction, est jalonnée de nids-de-poule et il faut, la plupart du temps, rouler dans la poussière sur les bas-côtés.

La transgambienne (N4) entre Kaolack et Ziguinchor, en passant par Nioro du Rip et Bignona lorsqu'elle est au Sénégal. En Gambie, elle est complètement impraticable  : il faut compter 2 heures au minimum pour parcourir les 17 km gambiens (sans compter le passage du fleuve par le bac bien sûr et les arrêts bakchichs fréquents  !).

La N5 entre Bignona et Diouloulou, pour se rendre ensuite par une piste plus ou moins bien entretenue sur la côte de la Haute Casamance (Kafountine, Abéné, Kabadio).

La nouvelle route de Dakar à Mbour, en passant par Thiès et Saly.

En règle générale, les axes qui convergent sur Touba sont praticables, notamment la N3 entre Thiès en Touba en passant par Diourbel et Mbacké.

La N7 de Tambacounda à Dar Salam. Actuellement en cours de rénovation jusqu'à Mako.

L'axe Joal-Djiffer, en passant par Samba Dia et Palmarin, a été goudronné sur plus de 40 km de long.

Taxi

Le taxi-brousse, le transport roi. Aussi appelé " 7 places " et embarquant moins de personnes, ces Peugeot 504 break sont légèrement plus chères que les cars, mais nettement plus rapides. Une fois lancé, un bon taxi-brousse va au moins aussi vite qu'une voiture particulière. Le prix est en fonction du nombre de personnes à bord, ce qui explique que le départ n'a pas d'horaire établi, le chauffeur attendant que le véhicule soit plein, avec la chèvre sur le toit  ! Vous pouvez, si vous êtes pressé et plus fortuné, payer les places vides restantes pour un départ plus rapide. Très bon marché de toute façon car, s'il s'agit de compagnies privées, c'est quand même l'Etat qui fixe les tarifs  ; ils n'ont augmenté que de 200 à 500 FCFA (selon les trajets) depuis vingt ans  !

Deux-roues

Adresses Futées du Sénégal

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