Le 17 janvier 1995 à 5h46 du matin, un tremblement de terre détruit une partie de la ville de Kōbe, tuant plus de 4 500 personnes. L'attitude des autorités japonaises, refusant le concours d'autres pays pour sauver les victimes dans les premières 48 heures, défraya la chronique internationale. Ce séisme a pris les Japonais de Kōbe par surprise. D'abord, on ne s'attendait pas du tout à un tremblement de terre dans cette zone. Ensuite, d'énormes structures autoroutières surélevées sont tombées à cause de la fatigue des fondations de génie civil qui les soutenaient, et l'incendie s'est propagé à une vitesse foudroyante. Même des immeubles en béton solides se sont transformés en torches. Les très rares maisons en bois construites avant la Seconde Guerre mondiale ont résisté. La ville s'est reconstruite dans l'amertume des rescapés qui ont perdu leur famille. Elle a réinvesti le même site, et s'est construite sur les collines qui dominent la mer. Son histoire lui confère une touche cosmopolite qu'elle a cultivée depuis plusieurs siècles. Le port de Kōbe (1 500 000 habitants dans la ville de Kōbe) est relié à Ōsaka, situé à 32 km au sud-ouest, par une conurbation industrielle ininterrompue.

Histoire. Kōbe demeura jusqu'au XIIe siècle un petit port de pêche. On considère que Tairano Kiyomori (1118-1181) développa ce port et le fit évoluer en port de commerce en 1173 après la construction de son château à Fukuhara (avant 1169). Puis, en 1183, le clan Minamoto assiégea le château et chassa les Taira. En 1336, le port fut le théâtre de la guerre de Minatogawa qui opposa les troupes de Takauji Ashikaga à celles de de
Yoshisada Nitta et Masashige Kusunoki. Ashikaga gagna cette bataille à Kōbe, entra en vainqueur à Kyōto et imposa l'empereur Kōmyō après avoir établi son bakufu dans le quartier de Muromachi. Pendant ce temps, le port rival de Kōbe, Hyōgo, ne faisait que croître. Ce n'est qu'en 1864 que fut créée une école navale qui allait lui permettre de s'insérer dans la liste des ports aptes au commerce international. Dès lors, la ville allait connaître une expansion fulgurante. En quelques années, Kōbe allait supplanter sa rivale Hyōgo. Le port bénéficia du soutien du gouverneur, Hirobumi Itō, alors Premier ministre du gouvernement Meiji. On réserva une concession aux étrangers qui vinrent s'installer aux alentours de la ville, en dessous des monts Rokkō. A la fin du XIXe siècle, Kōbe était une ville prospère, dans un site magnifique, les hautes collines dominant la mer où les jonques naviguaient. Pendant la guerre russo-japonaise et celle contre la Chine, les activités du port s'intensifièrent. Son expansion entraîna la décision de créer la plus grande île artificielle du monde, Port Island, qui fut achevée en 1981.

Le 17 janvier 1995, alors que des ponts d'autoroute se brisaient, que les installations portuaires s'effondraient et que 100 000 maisons et bâtiments s'écroulaient, Kōbe retrouvait le cauchemar de la dernière guerre pendant laquelle les bombardements détruisirent les deux tiers de la ville. Comme à Hiroshima, au Japon, on ne parle pas des malheurs de l'histoire, on cherche à les vivre et les exploiter positivement.

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