San Marino, situé au sein de l'Emilie-Romagne (mais n'en faisant pas partie !), n'est pas très loin de la Toscane et de l'Ombrie et mérite le détour. Lorsque l'on arrive, le ton est donné : les mots " Terre de liberté " sont inscrits à l'entrée du pays. Et du haut de la colline, dans le centre historique, les yeux rivés sur le paysage alentour, ce goût de liberté se fait sentir. De là, on domine tout, les toits orange de la ville juste en dessous de nous, mais aussi les vallées à perte de vue. San Marino est accroché sur les pentes du mont Titano, et c'est la plus ancienne république d'Europe. Elle aurait été fondée en 301 par Marinus, un tailleur de pierre de l'île dalmate de Rab, fuyant les persécutions de Dioclétien. L'indépendance de cette république minuscule (61 km²) fut reconnue par Napoléon, puis confirmée par le congrès de Vienne. Elle frappe sa monnaie, émet des timbres et décerne ses propres décorations. Son économie pleine de vitalité la fait surnommer la " Vaduz " romagnole.

Du centre historique on assiste, entre autres, au folklore de la relève de la garde, sur la place de la Liberté (de 8h30 à 18h30 en été et le week-end en hiver). Les tours della Cesta, Guaita et Montale, le palazzo pubblico et l'église San Francesco sont les monuments les plus importants. C'est ici que se déroulent les défilés du 1er avril et du 1er octobre à l'issue desquels on nomme les capitaines régents. Le logement y est particulièrement cher, tout comme les restaurants. Aussi vaut-il mieux n'y passer qu'une journée.

Histoire

Malgré sa petite taille, la République de Saint-Marin compte un siège à l'ONU, un autre à l'Unesco, mais aussi au Conseil de l'Europe, au FMI, à l'OMS et à la Cour internationale de justice. En résumé, elle est loin d'être exclue des discussions politiques internationales, même si sa voix n'est pas toujours facile à faire entendre.
L'indépendance de Saint-Marin est une notion reconnue par les diplomates du monde entier depuis fort longtemps. Les habitants aiment à rappeler aux visiteurs, aux Français particulièrement, que Napoléon était tellement séduit par le système démocratique alors en place, lors de sa conquête de l'Italie, qu'il décida de la laisser en paix et de lui garantir donc son autonomie. Indépendante depuis sa partition avec l'Empire romain en 301 ap. J.-C., elle n'a jamais non plus vraiment vécu de longues périodes de guerre.
Le premier habitant connu de la zone s'appelait Marinus. Tailleur de pierre, il décide de quitter la ville de Rimini à la fin du IIIe siècle pour fuir les répressions contre les catholiques lancées par Rome. Il s'installe sur le mont Titano. Il jouira de la propriété une quinzaine d'années jusqu'à ce qu'une patricienne romaine convertie au catholicisme décide de le lui céder. Entre-temps, il est rejoint par d'autres chrétiens persécutés et fonde la communauté de Saint-Marin. Dans les livres d'histoire, la date du 3 septembre 301 a été retenue pour la naissance de cette entité religieuse. Elle est aujourd'hui célébrée comme le jour de l'indépendance de Saint-Marin. A sa mort en 366, ses derniers mots, bien connus des locaux, ont été : " Je vous laisse libres des autres hommes. "

Les premiers gros problèmes surviennent au cours de la deuxième moitié du XIIIe. La République de Rimini, aux mains de la famille Malatesta, souhaite conquérir Saint-Marin. La fin des combats intervient en 1299, mais Saint-Marin ne semble toujours pas assuré de son indépendance, car, de l'autre côté, la papauté souhaite également récupérer le territoire. Il faudra les avis éclairés d'un érudit reconnu par le pape, Palamede, et surtout son jugement appuyant la pleine souveraineté de Saint-Marin pour que la république soit enfin pleinement reconnue.

Il faut attendre le XVIIIe siècle pour voir la suprématie de Saint-Marin à nouveau contestée. En octobre 1739, un légat du pape en Emilie-Romagne lance l'offensive pour étendre son territoire. Surprises, les autorités saint-marinaises demandent au pape d'intervenir. Après avoir mené son enquête, Clément XII ordonne le retrait des troupes et Saint-Marin se retrouve de nouveau libre en février 1740. Plus jamais la république ne sera menacée, même pas par Napoléon, admiratif de cette petite république. Saint-Marin ne prend pas part aux deux conflits mondiaux majeurs du XXe siècle.

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2019-02-27
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