Jadis port de premier plan sur la côte du golfe de Guinée, Ouidah est aujourd'hui un centre historique dont le fort portugais est la pièce maîtresse. Il abrite un musée consacré en partie à la traite négrière, dont Ouidah fut l'un des principaux ports de l'Afrique de l'Ouest. Quelques bâtiments d'architecture afro-brésilienne sont un autre témoignage du riche passé de Ouidah, qui, encore aujourd'hui, constitue l'un des foyers béninois du vaudun. En flânant dans ses rues, vous pourrez tomber nez à nez avec un zangbéto ou un féticheur.

Histoire. Au XVIe siècle, on ne trouvait là qu'un village fondé par un souverain de Savé. Il s'appelait Gléhué, autrement dit " la maison des champs ". Peu à peu, Gléhué se développe grâce à la pêche et, surtout, au commerce des esclaves, quand les Européens s'établissent sur ce site faisant partie du royaume des Huéda. Entendant chacun à sa manière le mot " huéda ", les Portugais en firent " Ajuda " ou " Juida ", les Anglais " Whyda " et les Français " Ouidah ".

Rapidement toutefois, ce commerce et les richesses accumulées vont susciter les convoitises de la dynastie fon. Les armées levées par le roi d'Abomey conquièrent d'abord Sahé (1727) puis Ouidah (1729). Soucieux de défendre ses intérêts à Ouidah et de tirer profit de la traite négrière, le roi y nomme un représentant, le yovogan, chargé de négocier avec les Européens, les Anglais, les Français et les Portugais, qui se livrent au commerce fructueux du " bois d'ébène ". Lorsque l'esclavage est aboli, les puissances négrières se reconvertissent dans le commerce de l'huile de palme.

La culture du palmier à huile est ainsi introduite sous le règne du roi Ghézo (1818-1858) et c'est la maison Régis qui en obtient le monopole du commerce en 1851.

Il faudra la défaite et la reddition de Béhanzin aux Français, en 1894, pour que s'amorce le déclin de Ouidah, définitivement scellé avec la construction du wharf de Cotonou, où viendront accoster tous les navires de commerce.

Avec ses 60 000 habitants, Ouidah est aujourd'hui une ville où se côtoient principalement les Xweda, les Fon et les descendants de " Brésiliens ", ces esclaves qui, au XVIIIe siècle, avaient été affranchis et étaient revenus en Afrique.

Ouidah a accueilli aussi la première mission catholique (missions africaines de Lyon) implantée en 1860, et constitue ainsi le point de départ des missions vers l'intérieur des terres, mais elle est surtout le berceau du culte vaudun, qui s'est ensuite propagé dans le Nouveau Monde. Les esclaves ont exporté leurs croyances au-delà des mers, en Amérique du Sud et en Amérique centrale, et notamment en Haïti, où la plupart des habitants sont des descendants d'esclaves béninois.

Par souci de cohérence historique, il est préférable de visiter Ouidah en commençant par le Fort portugais. Puis de poursuivre par la route des Esclaves, qui s'étire sur 3,5 km jusqu'à la porte du Non-Retour, monument classé par l'Unesco et qui marque l'endroit où les esclaves étaient embarqués pour l'Amérique.

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2018-09-26
216 pages
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