A première vue, cette ville dont le rayonnement s'est étendu à tout le sud du Bénin ne fait guère impression. On s'imagine y découvrir tous les fastes d'une ville royale, et l'on voit seulement quelques palais austères. En fait, la ville se dévoile lentement. Pour faire une échappée dans son histoire, il faut essayer de comprendre le rôle que jouent encore aujourd'hui les souverains d'Abomey.

Abomey occupe un vaste espace dont plusieurs centres (les palais royaux successifs) et leurs petites agglomérations ont formé, au fil des années, une grande grappe urbaine. Chaque souverain érigeait un palais et il y en a eu 12 au total. En venant de Bohicon, on arrive à Abomey par la place de Goho, où se dresse la statue du roi Béhanzin (telle est l'orthographe actuelle), dernier souverain de Danxomè à avoir assumé la totalité du pouvoir et figure légendaire de la lutte contre la colonisation française.

Histoire. Le royaume d'Abomey a été fondé par Houégbadja (1645-1685), un fils de Gangnihessou. A l'origine, Houégbadja s'installe dans un village guédévi et fortifie sa maison en l'entourant d'un fossé, Agbomè. Les chefs de village guédévi dirigent à tour de rôle la région et Houégbadja se fait introduire au conseil. Quand son tour de gouverner le pays s'achève, il refuse d'abandonner le pouvoir, comptant sur l'appui du peuple qui reconnaît en lui un sage administrateur. Il impose alors ses lois et se fait introniser selon les coutumes ancestrales. C'est ainsi que naît la dynastie d'Abomey, qui restera en place jusqu'au règne d'Agoli-Agbo (1894-1898).

Une stricte hiérarchie guidée par les traditions religieuses et servie par une administration puissante est au coeur de l'organisation du royaume d'Abomey. Le principal ministre du roi, qui a une charge héréditaire, est le Migan, Premier ministre et bourreau. Il est le premier à prononcer le nom du roi, lors de son intronisation. Le Mèhou est le ministre des Affaires étrangères, il surveille les princes et les punit lorsque le roi les condamne. L'Adjaho est chargé de l'ordre, il veille à la bonne marche du palais, tandis que le Gahou, secondé par le Kpossou, commande l'armée pendant les batailles. Le Tokpo a en charge l'agriculture et le commerce. Le ministre des Finances est le Binazon...

Plus tard, à l'époque de la traite des esclaves, lorsque Ouidah a été soumise à l'autorité d'Abomey, le roi a nommé, à Ouidah, un Yovogan chargé de régler les affaires entre les Blancs et le royaume. L'administration s'appuie sur les chefs de village qui lèvent l'impôt pour le roi.

Le clergé, placé sous l'autorité du ministre des Cultes, l'Ajaxo, prête serment au Da (roi). Bien qu'écarté des affaires de l'Etat, le clergé guide les actions du roi par la consultation du Fa et le culte des vodouns, le roi étant par ailleurs soumis à des obligations traditionnelles (culte des ancêtres, coutumes...) qui tempèrent également ses actions.

A son décès, et ce jusqu'au règne de Glélé (1858-1889), le roi est suivi dans sa dernière demeure par ses femmes et ses serviteurs, qui sont sacrifiés.

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2018-09-26
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