Ganvié est une bourgade lacustre, entièrement construite sur pilotis, ce qui lui vaut d'être surnommée la Venise de l'Afrique. Le lac sur lequel est bâtie Ganvié fait partie du delta du fleuve Ouémé, lequel prend sa source au nord du pays et couvre une superficie de près de 26 000 ha. Quelque 40 000 Toffinou, " habitants de l'eau ", dont la pêche est la principale activité, habitent des villages lacustres, dont Ganvié est de loin le plus important. Comme sur la terre ferme, cette petite ville est structurée en rues, quartiers et marchés auxquels on accède en pirogue. Traditionnellement, les cases ont une ossature constituée de pieux en bois sur lesquels viennent se fixer des branchages tressés ou des bambous ; elles sont surmontées d'un toit de chaume. A présent, cet habitat perd un peu de son importance laissant progressivement la place à des constructions plus hétéroclites, aux toitures en tôle et aux murs en ciment, dont l'entretien est bien plus facile. Quelques îlots artificiels ont également été créés çà et là par les habitants, pour apprendre à leurs enfants à marcher. Car, auparavant, un habitant de la lagune se trouvait diminué en arrivant sur le continent. Sachant peu ou très mal se tenir debout, il était stigmatisé par ses compatriotes qui le reconnaissaient à sa démarche.

Histoire. L'histoire de Ganvié remonterait au début du XVIIIe siècle, lorsque les razzias esclavagistes des rois d'Allada puis d'Abomey contraignent les populations à chercher réfuge dans les zones marécageuses du lac. Alors que d'autres populations se sont déjà installées, dès le XVIIe siècle, à l'embouchure de la rivière Sô, les habitants du lac, devenus nombreux, fondent plusieurs villages, dont Ganvié, et constituent au fil du temps un groupe ethnique homogène appelé aujourd'hui les Toffinu. Les 20 000 habitants de Ganvié ou Ganvienu (littéralement " collectivité sauvée ") forment la communauté la plus importante du lac et la pêche est leur principale activité.

Partout sur le lac, on pêche soit à l'épervier, avec un filet lesté lancé dans l'eau, soit à partir des akadja. Cette technique de pêche originale, mise au point par les Toffinu, s'apparente à la pisciculture. Avec des pieux et des branchages, les pêcheurs forment de vastes enclos où sont pris au piège des poissons aussi divers que les silures, les carpes, les soles, les tilapias, les mulets... Car l'eau douce du fleuve s'y mêle à l'eau de la mer qui communique avec la lagune. La pêche à l'akadja présente toutefois un inconvénient. Au fil du temps, les branchages pourrissent et contribuent au comblement du lac, un écosystème déjà très fragile.

Autre activité pratiquée par les habitants du lac, le commerce avec le Nigeria tout proche. Ils y vont en pirogue pour en rapporter principalement des bidons d'essence, en contrebande, bien entendu. En revenant au port, vous verrez, sur votre droite, la place où se négocie l'essence chaque matin.

À voir / À faire à GANVIÉ

Adresses Futées de GANVIÉ

Rechercher par catégorie :

Organiser son voyage à GANVIÉ

Transports
  • Vol pas cher
  • Location voiture
  • Réservez un ferry
  • Location de moto
  • Taxi et VTC
Hébergements & séjours
  • Ecotourisme
  • Trouver un hôtel
  • Location de vacances
  • Location Airbnb
  • Trouvez votre camping
  • Voyage sur mesure
Services / Sur place
  • Activités Funbooker
  • Réservez une table
  • Activités & visites
  • Assurance Voyage

Photos de GANVIÉ

15.95 €
2018-09-26
216 pages
Jeu concours

Les jeux concours du moment

Remportez un week-end pour 2 personnes en Catalogne !

Profitez d'une parenthèse enchantée pour 2 personnes à Castello d'Empuries en Catalogne avec l'Office de Tourisme de Castello d'Empuries.