Guide de MONTRÉAL : Survol de Montréal

Capitale économique de la province de Québec, plus grande métropole par sa population et sa superficie, Montréal est une ville non seulement chère au coeur des Québécois comme des Français, mais jouit également d'un rayonnement international. Vibrant centre culturel, elle rivalise d'audace avec la ville de Québec, capitale administrative, et sa presque voisine Toronto, grand concurrent économique et culturel devant l'éternel. Ville de la diversité, ses communautés francophones et anglophones s'y côtoient, au milieu d'une mosaïque ethnique d'horizons variés.

Géographie

Une montagne dans une ville sur une île dans un fleuve. Montréal occupe une superficie de près de 500 km2. Sa population est majoritairement francophone, mais aux importantes communautés anglo-saxonne, chinoise, italienne, irlandaise et juive sont venus s'ajouter des immigrants grecs et portugais ; plus récemment, les communautés haïtienne, vietnamienne, cambodgienne, marocaine et algérienne ont enrichi cette mosaïque qui forme le caractère multiethnique du Montréal d'aujourd'hui. On compte en effet pas moins de 80 ethnies.
La ville de Montréal regroupe 19 arrondissements et des villes autonomes où vivent, en tout, un peu plus de 2 millions d'habitants. Toutefois, Montréal rayonne hors de l'île : sa sphère d'influence s'étend sur un rayon d'environ 100 km, pour former la communauté métropolitaine de Montréal qui couvre plus de 4 000 km2 et compte un peu moins de 4 millions d'habitants, soit environ la moitié de la population québécoise.
Montréal est desservie par un aéroport qui accueille le trafic aérien, tant national qu'international : l'aéroport Pierre Elliott Trudeau situé à quelques kilomètres du centre-ville.
Situé à 1 600 km de la côte atlantique, le port de Montréal, toujours très actif, s'étend sur 6 353 686 m² (plus 4 672 200 m2 à Contrecoeur). Le trafic maritime y est assuré toute l'année, même en hiver. Parmi les 2 000 navires (voire plus) qui y passent chaque année, un bon nombre fait la navette entre Montréal et les ports des Grands Lacs.
Faisant partie d'un archipel, l'île de Montréal est la plus grande, suivie de l'île Jésus, sur laquelle est bâtie la deuxième plus grande ville du Québec, Laval, née de la fusion de tous les villages égrainés autour de cette île. Ces deux îles divisent le fleuve Saint-Laurent en trois embranchements qui vont du nord au sud : la rivière des Mille-Iles (entre l'île Jésus et la rive nord) ; la rivière des Prairies (entre les îles de Montréal et Jésus) ; le fleuve Saint-Laurent, qui coule impétueusement sur une partie de son parcours entre l'île de Montréal et la rive sud.
Des ponts enjambant ces fleuves et rivières constituent les grandes voies d'accès où se bousculent les banlieusards, matin et soir. Le développement urbain à l'extérieur de l'île a d'ailleurs suivi la construction des différents ponts.

Climat

La ville de Montréal se situe au milieu d'une zone de climat continental humide, dont la principale particularité est une très forte amplitude thermique entre l'été et l'hiver. C'est pourquoi, bien qu'étant située à la même latitude que la ville de Bordeaux en France, les températures y sont beaucoup plus rudes l'hiver. Les premières chutes de neiges durables sont attendues chaque année aux environs de la mi-décembre, bien que quelques neiges provisoires puissent faire leur apparition dès la fin du mois d'octobre. Les mois de janvier et février sont les mois les plus froids, avec des températures moyennes d'environ -10,2 degrés et quelques pointes qui peuvent descendre jusqu'à -30 quelques jours dans l'année. Tout l'hiver, Montréal est recouvert d'une épaisse couche de neige dont les dernières traces disparaissent en général vers le début ou la mi-avril. Suit alors un été chaud et humide, dont les températures au mois de juillet et août peuvent dépasser les 30 degrés, et quelques jours de canicule viennent ponctuer chaque été. Il n'est pas rare de pouvoir se baigner dans les lacs et les rivières sur lesquels on pratique la motoneige ou le hockey sur glace l'hiver. Ces deux saisons sont des périodes de visite agréables, bien qu'évidemment les activités pratiquées soient très différentes. En revanche, les mois de novembre et avril sont assez maussades.

Environnement – écologie

De nos jours, compte tenu de la multiplication et de l'internationalisation des atteintes, les effets de la pollution sont durables, la reconstitution des milieux et des équilibres naturels est difficile, et les bonnes volontés doivent affronter les pouvoirs politico-économiques. Le gouvernement qui fut au pouvoir de 2006 à 2015, le Parti conservateur du Canada, se détachait d'ailleurs des objectifs de Kyoto et la protection de l'environnement ne faisait absolument pas partie de ses priorités. A Copenhague, en décembre 2009, son inaction lui a d'ailleurs valu le " Prix fossile de l'année ", mention décernée par un regroupement d'organisations non gouvernementales réunies à l'occasion de cette conférence internationale. Valorisation de l'industrie des sables bitumineux, retrait du protocole de Kyoto, projets de loi allant à l'encontre de la sauvegarde des différentes milieux, etc., et ce n'est qu'un bref aperçu de ce mandat conservateur.

Mais le Parti conservateur a perdu les élections fédérales d'octobre 2015 au profit d'un gouvernement libéral majoritaire, dirigé par Justin Trudeau. On s'attendait donc à des bonnes nouvelles en matière de protection de l'environnement au cours de son mandat. Un de ses premiers gestes en la matière fut de participer à la COP21, la Conférence de Paris sur le climat, qui s'est déroulée du 30 novembre au 12 décembre 2015. Lors de son allocution, Justin Trudeau s'est même exclamé " Canada is back my friends ! " (Le Canada est de retour chers amis !). Tous les participants, incluant le Canada, ont signé un accord international sur le climat, applicable à tous les pays et fixant comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d'ici 2100.
Le gouvernement Trudeau s'est fixé plusieurs objectifs lors de la campagne électorale. Certaines de ses promesses se sont déjà concrétisées telles le réinvestissement de 40 millions de dollars aux programmes de recherche océanographique et de surveillance des océans menés par le gouvernement fédéral, et le rétablissement du financement annuel de 1,5 million de dollars accordé à la recherche sur l'eau douce. Plusieurs autres engagements sont également en cours. Toutefois, il a rompu sa promesse concernant l'élimination des subventions accordées à la production de combustibles fossiles. Cela nous ramène directement au fameux pétrole des sables bitumineux de l'Alberta, soit la production de bitume brut qui entraîne un impact des plus néfastes sur l'environnement et les écosystèmes. Depuis plusieurs années, l'industrie pétrolière cherche à exporter ce type de pétrole avec divers projets de pipelines : Keystone XL (reliant l'Alberta au sud des États-Unis ; projet rejeté définitivement le 6 novembre 2015 par Barack Obama mais approuvé par les administrations Trump et Trudeau en 2017), Trans Moutain (reliant l'Alberta à l'État de Washington ; refus formel de la part du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, mais malheureusement approuvé par le gouvernement Trudeau en novembre 2016), Northern Gateway (reliant l'Alberta à Kitimat en Colombie-Britannique ; projet rejeté par la Cour fédérale en juin 2016, soulignant le manque de consultations des Premières Nations de la côte Ouest), et Énergie Est (reliant l'Alberta au Nouveau-Brunswick sur 4 500 km ; projet finalement abandonné par l'entreprise TransCanada). Et c'est sans oublier le prolongement de la canalisation 3 d'Enbridge entre l'Alberta et le Wisconsin. La partie n'est donc pas gagnée et espérons que Justin Trudeau respectera les ententes de la COP21 et mettra un frein à cette exploitation parmi les plus polluantes de la planète.

Si le Québec s'en tire un peu mieux, il n'en reste pas moins que certains projets font fortement réagir les environnementalistes ainsi que le peuple et certains élus, notamment les quatre projets de règlements sur les forages pétroliers et gaziers que le gouvernement du Québec a annoncé à l'automne 2017. Les forages en milieux hydrique et terrestre pourront être réalisés avec des opérations de fracturation et de stimulation, et cela, à proximité de secteurs habités, d'écoles, d'aires protégées et de parcs nationaux. Nul besoin de mentionner que la contestation s'est rapidement mise en branle et le dossier est à suivre. Rappelons également l'ouverture en 2017 de la Cimenterie McInnis de Port-Daniel en Gaspésie, un incinérateur format géant qui dégagera 1,8 million de tonnes de gaz à effet de serre par an. François Legault (CAQ), nouveau Premier ministre du Québec depuis octobre 2018, s'était distingué pendant sa campagne en adoptant des positions contradictoires et floues sur le plan écologique. Début 2019, à peine 3 mois après sa nomination, MarieChantal Chassé, ministre de l'Environnement, a été remplacée par Benoit Charette. À l'instar de la mobilisation lancée dans plusieurs pays, dont la France et la Belgique, la jeunesse québécoise se mobilise afin d'organiser le 15 mars la première grève étudiante pour le climat. La tâche qui attend le gouvernement Legault est colossale, notamment en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES) dont l'objectif est d'atteindre moins 20 % (par rapport à 1990) d'ici 2020. Or le Québec, à moins de deux ans de l'échéance, n'a pas encore atteint la moitié de la cible. À suivre.

Parcs nationaux
<p>Arboretum Morgan, Montréal.</p>

Arboretum Morgan, Montréal.

Montréal se trouve à proximité de plusieurs parcs provinciaux situés dans les régions avoisinantes de l'Outaouais, des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie et des Cantons-de-l'Est. Bien évidemment, si vous êtes prêt à faire un peu plus de route pour une escapade, vous en trouverez de nombreux autres ainsi que des réserves fauniques et des parcs nationaux du Canada.

Parcs nationaux et réserves fauniques du Québec
Parcs nationaux du Canada
Faune et flore

À l'image des conditions climatiques, la faune et la flore de l'île de Montréal font partie de l'écosystème de la forêt mixte. On y retrouve plusieurs essences de feuillus : érable à sucre, hêtre à grandes feuilles, tilleul, bouleau jaune, noyer cendré, chêne blanc et conifères (comme la pruche du Canada), thuya occidental, pin blanc et pin rouge. Parmi les espèces animales les plus communes dans la métropole, notons la mouffette rayée, la marmotte commune, le lapin à queue blanche, l'engoulevent bois-pourri, le geai bleu, le pic à tête rouge et l'oriole du Nord. Il ne faudrait pas oublier l'importante faune commensale. En effet, en plus des chats, des chiens et autres animaux domestiques, les pigeons, écureuils gris et noirs, goélands, ratons laveurs et rats vivent en milieu urbain.

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