SARDAIGNE - guide touristique du Petit Futé

Benvenuti in Sardegna !

La Sardaigne est un monde à part. Un relief de rêve au caractère bien marqué, qui réserve d'innombrables merveilles à ses visiteurs. Prisée par les Italiens pour ses plages, tout son littoral est à couper le souffle, avec ses caps, ses îles et ses criques aux eaux turquoise. L'eau y est chaude et limpide, la côte est variée, abritant falaises, grottes sous-marines et des myriades de plages de sable fin. De la Costa Smeralda, point de rencontre de la Jet Set internationale, aux petits coins les plus confidentiels du Golfe di Orosei, il y en a pour toutes les envies : nature préservée, stations balnéaires chics ou populaires, villages de vacances, petits ports...
L'intérieur des terres est plus étonnant encore. Il réserve des paysages à la diversité surprenante, en grande partie de moyenne montagne. Il y a les hauts plateaux rocheux de la Gallura et leurs maquis de chêne-liège, les forêts de chêne vert de la Barbagia, les vignobles de la région de Sassari, les vastes terres pastorales... Les villes sardes, si elles présentent souvent de loin un visage moderne et peu esthétique, possèdent un charme fou et un patrimoine architectural appréciable. La capitale Cagliari abrite une magnifique vieille ville perchée. Les anciennes villes de Bosa et Sassari, typiquement italiennes, sont un dédale de ruelles fraîches et étroites. Il y a la haute cité fortifiée de Castelsardo qui domine l'étendue de la mer, le port d'Aglhero aux accents étonnamment catalans, ou l'architecture en granite de Tempio Pausania... Et il y a tous ces villages accrochés à la montagne, avec leurs traditions, particulièrement préservées en Barbagia, avec leurs festivals et leurs peintures murales commentant les préoccupations sociales de leurs habitants.

On pourra aussi partir à la recherche des nuraghi, ces mégalithes de l'âge de bronze qui parsèment le territoire sarde, ou bien suivre la route des églises romanes du nord de l'île.

Enfin, on se laissera charmer par la douceur du rythme de vie local, par l'hospitalité des habitants et la saveur de la gastronomie. Monde insulaire mais varié, riche et toujours soutenu par le soleil, la Sardaigne est une destination souvent oubliée en France au détriment de ses rivales corse et sicilienne. Elle attend pourtant le voyageur avec 1 001 trésors.

L'équipe de rédaction

REMERCIEMENTS. Grazie mille à la grande gentillesse Sarde, et à tous ceux qui nous ont aiguillés vers des lieux sublimes, à faire partager et particulièrement à : Dodo Mundula, Fabio Lasala, Antonio Mereu, patrizia et Carlos, Daniele, Efisio, Marinella et Rebecca.

Idées de séjour SARDAIGNE

Les sites à voir à tout prix

Le golfo di Orosei et sa côte sauvage.

La cité de Cagliari.

Les montagnes de la Barbagia.

Le Capo Testa à côté de Santa Teresa di Gallura.

Castelsardo et sa vieille ville fortifiée.

Les murs peints des villages de Barbagia : Oliena et Orgosolo.

Les paysages granitiques de la Gallura, autour de Tempio Pausania.

Les plages de la Costa Verde.

La route des Nuraghi et des églises romanes.

Bosa et sa vieille ville sur le delta.

Les ruines phéniciennes de Tharros.

La grotte de Neptune à Capo Caccia.

La route côtière de Bosa à Alghero.

Le sud de la Sardaigne en 7 joursHaut de page

Arrivée par avion de France, à Cagliari. Location d'un véhicule à l'aéroport.

Jours 1 à 3. Cagliari et la côte sud-orientale. Par la SP 17 - étape d'environ 50 km. Prévoir environ 1 heure 30 de trajet en raison de la route tortueuse. A voir, le quartier historique de Castello au centre de Cagliari, chef-lieu de l'île, avec sa cathédrale, son bastion et ses tours. Visite du Musée archéologique et de la pinacothèque. Parc de San Michele avec son château. Plage du Poetto. Rue panoramique sur la côte de Quartu Sant'Elena à Villasimius. Arrêt à Villasimius : centre-ville, port et plage. Soirée dans les nombreux restaurants et clubs-jardins de la ville.

Jour 4. Pula et ses environs. Par la SP 17 et la SS 195 - étape d'environ 100 km. Prévoir 2 heures de route environ. Retour à Cagliari et arrêt au village des pêcheurs reconstruit sur la plage de Giorgino, sur la route Cagliari-Pula à quelques kilomètres de Cagliari. Déjeuner à base de poisson dans un des nombreux restaurants rustiques gérés par les pêcheurs du village. Pula (40 km de Cagliari) : soirée au centre-ville et dégustation de la pizza géante de Pula dans un des restaurants de la ville. Musée archéologique de Pula, qui contient d'importantes pièces archéologiques des civilisations punique et romaine en Sardaigne. Nora (à quelques kilomètres de Pula) : visite des ruines de la ville romaine et de la plage. Visite de la localité de Chia (15 km de Pula) et de ses suggestives plages de Su Giudeu et Baia Chia. Promenade jusqu'à la Tour espagnole de Chia et aux ruines puniques à côté.

Jours 5 à 7. Iles de Sant'Antioco et San Pietro. Par la SS 195 et la SS 126 - étape d'environ 50 km. Prévoir environ 1 heure de route. Ile de Sant'Antioco (50 km de Pula) : ville de Sant'Antioco et port de Calasetta. Arrivée en bateau à la ville génoise de Carloforte sur l'île de San Pietro. Visite des côtes et de la ville.

La Sardaigne en 3 semainesHaut de page

Départ de France en bateau (Marseille, Toulon selon les compagnies). Véhicule indispensable. Arrivée à Porto Torres. Ou bien en avion à Alghero

Jour 1. Porto Torres - Macomer. Par la SS 131 - étape d'environ 100 km. Visite de Sassari : la cathédrale gothique dédiée à saint Nicolas (au coeur de la ville), l'église de Santa Maria di Betlem (sortie ouest de la ville), les petites ruelles du centre historique. Un détour s'impose par l'église de la Santissima Trinita di Saccargia, une des plus connues de Sardaigne (située sur la route SS 597, qui mène de Sassari à Oschiri, à Codrongianus). Retour sur la SS 131 ; à l'entrée du village de Borutta, la basilique de San Pietro di Sorres, un des plus beaux exemples d'art roman de Sardaigne. A proximité de Borutta, le nuraghe di Santu Antine est à ne pas manquer, le spécimen le plus représentatif de l'île. Egalement, en direction de Bornova, la nécropole de Sant'Andrea Priu, à quelques kilomètres du village de Mara, en pleine montagne ; le sanctuaire champêtre de Nostra Signora di Bonu Ighinu ou l'église San Giorgio dans le village de Pozzomaggiore. Nuit à Macomer.

Jour 2. Macomer - Bosa. Par la SS 129 bis - étape d'environ 40 km. Visite de Bosa : balade dans le centre médiéval et son enchevêtrement de petites ruelles ou le long du fleuve Temo, bordé de nombreuses habitations originales serrées les unes contre les autres. Visite de la cathédrale dell'Immacolata, de l'église del Rosario ou du couvent des Capucins. Un détour par Bosa Marina, localité touristique : ses hôtels, campings et plages. Nuit à Bosa.

Jour 3. Bosa - Macomer - Oristano. Retour à Macomer par la 129 bis, puis la N 131 vers Oristano - étape d'environ 100 km. A 2 ou 3 km du village d'Abbasanta (à proximité de Ghilarza), une visite du nuraghe Losa s'impose. A Ghilarza, prendre la 388 vers le village de Fordongianus. La visite des thermes Forum Traiani et de ses sources d'eau chaude est incontournable. Au village de Santa Giusta, dans la rue principale, la cathédrale de Santa Giusta vaut également le coup d'oeil. En fin d'après-midi, visite d'Oristano, où l'on passera la nuit.

Jour 4. Oristano - Tharros. Etape d'environ 25 km. A l'extrémité sud de la péninsule du Sinis, à quelques kilomètres du village de Cabras (et ses étangs), rendez-vous dans la ville de Tharros, édifiée au VIIIe siècle par les Phéniciens sur les restes d'un ensemble nuragique. A proximité du site, vous pourrez également profiter de superbes plages de sable blanc. Retour à Oristano pour la nuit.

Jour 5. Oristano - Cagliari. Par la SS 131 - étape d'environ 100 km. A la sortie du village de Sanluri, un détour de 5 à 7 km sur la 197 en direction de Villamar. Dans le centre du village, l'église de San Pietro, du XIIIe siècle, justifie bien une visite. Sur la même route, prenez la direction de Barumini et arrêtez-vous au nuraghe Su Nuraxi. Retour sur la SS 131 jusqu'à la capitale Cagliari. Selon l'heure, après avoir réservé votre hôtel, promenade dans Cagliari, en commençant votre visite par le Castello (centre historique). Nuit à Cagliari.

Jour 6. Cagliari - Pula - Cagliari. Visite de Cagliari (points d'intérêt détaillés dans le guide). Si vous le souhaitez, dans l'après-midi, une visite à Nora (environ 30 km de Cagliari par la 195). Cette ville punique et romaine comprend une nécropole en partie préservée, un splendide théâtre, des installations thermales et de délicates mosaïques. Nuit à Cagliari.

Jour 7. Cagliari - Tortoli. Par la nouvelle SS 125 (Nuova 125) - étape d'environ 150 km. Prévoir au moins 2h30 heures de trajet. Sur la route, faites une halte baignade dans la jolie baie de Marina di Tertenia, encore sauvage et peu touristique. Nuit à Tortoli ou Arbatax (à 2 ou 3 km de Tortoli).

Jour 8. Tortoli - Arbatax - Santa Maria Navarrese. Environ 10 km de Tortoli à Santa Maria Navarrese. Visite rapide d'Arbatax, importante station balnéaire : ses plages, son port de plaisance et ses célèbres " roches rouges " formant une crête imposante en porphyre rouge reposant sur des bases en granit qui se découpent sur une mer turquoise. On peut ensuite faire une excursion d'une journée en bateau pour découvrir les sublimes criques de la côte Est et du golfe d'Orosei (inaccessibles en voiture) à partir d'Arbatax (plusieurs bateaux proposent des excursions à la journée) ce qui remplacera la journée 9. Ou prendre la direction de la jolie petite commune de Santa Maria Navarrese en fin de journée après avoir visité Arbatax et ses plages. C'est aussi le point de départ de nombreuses excursions en bateau vers les criques de la côte est et le golfe d'Orosei. Plusieurs hôtels et une très jolie petite plage. Nuit à Santa Maria Navarrese.

Jour 9. Santa Maria Navarrese - Baunei. Environ 10 km. Une visite au village de Baunei (son artisanat) et, un peu plus haut, le plateau de Golgo et la charmante église San Pietro. La route est superbe. Dans la région, ne manquez pas non plus d'aller voir l'étonnante aiguille de Pedra Longa, par la merveilleuse petite route qui y conduit. Visite, en soirée, de Santa Maria Navarrese, et nuit sur place.

Jour 10. Santa Maria Navarrese - Dorgali. Par la SS 125 - environ 75 km. Une visite à Dorgali, village connu de longue date pour son artisanat : tapis colorés, céramiques, cuirs et bijoux en or ou en argent. Vous y trouverez également les fameux couteaux sardes. Nuit à Dorgali.

Jour 11. Dorgali - Cala Gonone. A une dizaine de kilomètres de Dorgali, Cala Gonone est une fort jolie bourgade avec de nombreux hôtels. C'est le point de départ de très belles excursions à pied ou en bateau. Journée plus reposante que la précédente, promenades en bateau et découverte des criques, grottes et superbes plages de sable fin, baignade et farniente.

Jour 12. Dorgali - Orgosolo. Visite de la pittoresque et typique petite ville d'Orgosolo. Promenade dans les ruelles de la ville et découverte de ses peintures murales. Des dizaines d'oeuvres racontent l'histoire de l'île, la contestation politique et la vie quotidienne des Sardes. Nuit à Orgosolo.

Jour 13. Orgosolo - Nuoro. Route vers Nuoro et petite visite de la ville : le musée Grazia Deledda, le musée de la Vie et des Traditions populaires, et la cathédrale dédiée à Santa Maria della Neve. Nuit à Nuoro.

Jour 14. Nuoro - Siniscola. Environ 80 km par la N 131 - très bonne route. Sur le parcours, à quelques kilomètres de l'axe principal (N 131), le village d'Onani avec ses murs peints vaut le détour. Plus loin, Bitti abrite le village nuragique de Su Romanzesu et le puits sacré de Poddi Arvu. Nuit à Siniscola ou dans les villages environnants (bord de mer).

Jour 15. Siniscola - San Teodoro. San Teodoro, petite bourgade de 3 000 hab., connaît un fort développement touristique. Les très belles plages de sable et les petites baies feront le bonheur des amateurs de plongée, de planche à voile ou de pêche en haute mer.

Jour 16. San Teodoro - Olbia - Arzachena. Environ 60 km par la SS 125. A Arzachena, sur la route menant à Luogosanto, la tombe de géants de Coddu Vecchiu et la nécropole de Li Muri. Nuit à Arzachena.

Jour 17. Arzachena - Palau - île de La Maddalena. Palau, point de départ des bateaux pour l'archipel de La Maddalena (20 minutes), groupe de sept îles et plusieurs îlots. Un site exceptionnel devenu, en 1994, le parc national de l'archipel de La Maddalena, s'étendant sur plus de 4 900 ha. Retour à Palau et nuit sur place ou à Arzachena (plus abordable).

Jour 18. Palau ou Arzachena - Tempio Pausania. 80 km par la 133 vers Luogosanto, puis Tempio Pausania. D'Arzachena, prendre la route de Sant'Antonio di Gallura, puis de Calangianus, village entouré de forêts de chênes-lièges. L'industrie du liège y est très développée, avec dans les environs de nombreux ateliers ou petites usines. Zone de production de miel amer. Nuit à Tempio Pausania.

Jour 19. Tempio Pausania. Visite de la ville, dont la cathédrale di San Pietro du XIIIe siècle, et de la petite gare de Tempio (stazione). Point de départ de la ligne du Trenino Verde allant de Tempio à Palau, la gare est ornée de peintures du célèbre artiste Giuseppe Biasi (1930). A ne pas manquer, le trajet du Trenino Verde de Tempio à Palau (1 heure 30), pour découvrir les superbes paysages montagneux de la Gallura et pour l'arrivée sur le port de Palau. Retour à Tempio par le même train et nuit sur place.

Jour 20. Tempio Pausania - Perfugas - Castelsardo. Environ 25 km par la 127 jusqu'à Perfugas. Visite de l'église du XIe siècle de San Pietro di Simbranos (à la hauteur du village de Bulzi). Au centre du village, le temple à puits de Predio Canopoli. Entre Perfugas et le village de Laerru, prendre la 134 à droite vers Castelsardo. Sur cette route, entre Sedini et Castelsardo, à proximité d'un carrefour, se dresse un imposant bloc de trachyte érodé en forme d'éléphant, aux parois sculptées de bustes de taureaux. A Castelsardo, fondée au XIIe siècle, on pourra visiter le musée du Tressage et la cathédrale dédiée à Sant'Antonio Abate.

Jour 21. Castelsardo - Porto Torrès. Environ 35 km par la route de Porto Torrès, pour l'embarquement et le retour en France. Embarquement des véhicules et passagers en général vers 18h, arrivée le matin en France entre 6h30 et 7h30. A Porto Torrès, visiter la basilique di San Gavino, l'un des plus beaux vestiges romans de l'île.

Séjours thématiquesHaut de page
Le Trenino Verde

Le Trenino Verde est un petit train touristique qui utilise le réseau à voie métrique construit à la fin du XVIIIe siècle. Remis en service avec des automotrices ou des locomotives à vapeur, quatre circuits sont désormais possibles sur l'île, du sud au nord : Mandas-Arbatax (159 km), Isili-Sorgono (83 km), Macomer-Bosa (46 km) et Sassari-Palau, via Tempio (116 km). Féerique, allant là ou les routes ne passent pas, le petit train, qui fonctionne de juin à mi-septembre, permet de découvrir l'intérieur de la Sardaigne au rythme lent des montagnes et des arrêts dans les petites gares. Les informations pratiques sont dans les rubriques des villes de départ et d'arrivée de ces circuits.

Voici un aperçu de la ligne Mandas-Arbatax : Départ de Mandas, dont le bourg conserve des bâtiments de style gothique aragonais et offre de bonnes structures pour dormir et se restaurer. Le premier arrêt du Trenino est Orroli, où l'on visite le nuraghe Arribiu (rouge), ainsi nommé pour la couleur de la pierre, et un village nuragique. Passé le bourg de Nurri, le train pénètre dans la vallée de Garullo et s'arrête à Villanovatulo. Le paysage change soudainement : le train traverse le long pont construit sur le lac Flumendosa - un bassin artificiel d'eau de couleur émeraude -, puis monte dans la Barbagia di Seulo. Après une série de tunnels, on atteint le bourg montagnard de Betilli, entouré d'une végétation verdoyante. Puis on rejoint le plateau de Sadali, à près de 800 m d'altitude. Sadali mérite une halte pour admirer la cascade qui se déverse dans le gouffre de Sa Bucca Manna. Dans le centre historique de Sadali, on verra également un beau moulin du XVIIIe siècle et un musée ethnographique. Alentour, on pourra visiter le monde souterrain et magique des grottes Is Janas, ainsi appelées parce que, selon la tradition des anciens sardes, les fées s'y donnaient rendez-vous la nuit. Et il est vrai que l'aspect du lieu est féerique : une entrée rectangulaire, plongée dans une forêt, conduit vers un couloir long de 300 m, riche en stalactites et stalagmites très fines, qui semblent autant de créatures magiques. La Coop. Philia, qui gère les grottes, organise aussi des trekkings dans les environs.

Le train grimpe ensuite les collines vers Seui. Il s'arrête dans ce bourg, qui a un joli centre historique et un Musée historique ethnographique installé dans des salles de la mairie, dans un petit palais de style Liberty et dans le Carcere Spagnolo (prison espagnole) du XVIIIe siècle. A partir de Seui, on pourra visiter quelques sites néolithiques : le village de Fundu de Corongiu, l'oasis naturaliste de la Foresta di Montarbu et le mont Tonneri, qui fait partie du parc du Gennargentu. Ici, le paysage, caractérisé par des " talons " de roche calcaire et par une flore et une faune très riches, invite aux promenades.

On continue le voyage entre tunnels et ponts suspendus, pour arriver aux paysages lunaires de la région d'Ussassai et à l'Ogliastra, en suivant le cours du fleuve Flumendosa. Tout à coup, on aperçoit, au loin, la mer. On descend rapidement et l'on s'arrête à Lanusei, où il est conseillé de passer la nuit et de réserver une visite à l'observatoire astronomique de Monte Armidda.

Au matin, en train, on arrive au terminus. La gare d'Arbatax est juste sur la jetée, devant les célèbres Rocce Rosse (rochers rouges) et une mer merveilleuse. Ici, il ne faut surtout pas oublier de visiter, à ciel ouvert, le musée d'Art contemporain Su Logu de s'Iscultura de Tortolì : des artistes de renommée internationale exposent leurs sculptures dans le cadre de ce paysage fascinant.

Pour tout savoir sur le Trenino Verde, une brochure très complète est disponible dans les offices de tourisme des villes concernées. Les gares seront également là pour vous renseigner sur les horaires (un train par jour dans chaque sens en général). Les prix tournent autour de 15 € l'aller-retour.

www.treninoverde.com

La route des églises : de Sassari à SemesteneHaut de page

Ce circuit culturel est caractérisé par une grande concentration de très belles églises datant des premières installations des moines camaldules, cisterciens ou bénédictins. Un circuit de 70 km depuis Sassari et vers le sud :

Basilique San Pietro di Sorres (à Borutta) : à 35 km au sud de Sassari par la SS 131 et en tournant à droite vers Borutta à la sortie Bonnanaro. Visible à l'entrée du village de Borutta, c'est l'un des plus beaux exemples d'art roman (achevé au XIIe siècle).

Cathédrale di San Nicola (Sassari) : le dôme gothique dédié à saint Nicolas se dresse au coeur de la ville de Sassari, dans son quartier le plus ancien. Construit au XVe siècle sur un édifice d'époque romane, dont il reste une partie du clocher carré (XIIIe siècle), c'est un monument à une nef avec des chapelles latérales, un transept et une abside carrée. La façade baroque date du XVIIIe siècle.

Eglise de la Santissima Trinita di Saccargia (Codrongianus) : à 15 km de Sassari par la SS 131, puis la 597 en direction d'Olbia. Au bord de la nationale. La basilique de la Sainte-Trinité-de-Saccargia est classée parmi les plus célèbres églises romano-pisanes de Sardaigne. Edifiée au cours du XIIe siècle par l'ordre des camaldules, elle a été consacrée en 1116, suite à la donation de Constantin Ier, juge de Torres. La basilique fit partie d'un grand complexe monastique dont sont visibles les ruines sur son côté droit. La façade est constituée de calcaire clair alternant avec du basalte sombre. Elle est divisée en deux rangées d'arcades ornées de décorations circulaires marquetées et de céramiques colorées.

Eglise de Nostra Signora di Bonu Ighinu (Mara) : à 65 km au sud de Sassari par la SS 131, puis direction Pozzomaggiore. Situé à environ 3 km du village de Mara (petit chemin sinueux). Ce sanctuaire champêtre présente une façade du XVIIIe siècle. Il est entouré de cumbessias (abris de pèlerins) que les fidèles utilisent lors des fêtes. Attention, le lieu est fermé de 13h à 16h.

Eglise de Nostra Signora di Cabu Abbas (proche de Toralba) : d'époque romane (XIIe et XIIIe siècles), elle est construite en claveaux de calcaire blanc.

L'église de Santa Maria di Betlem (XIIIe siècle) : située pratiquement à la sortie ouest de la ville de Sassari. Elle présente, sur la partie inférieure de sa façade, des caractéristiques romanes alors que le style gothique se révèle dans les petits arcs de la corniche des côtés, dans la voûte en arc de cloître (du XVe siècle) et dans la grande rosace située sur la façade. A l'intérieur, il faut admirer le remarquable Compianto di Cristo Morto (XVe et XVIe siècles) d'origine espagnole. Il est composé de sept sculptures polychromes en pierre et bois. Vous y découvrirez également de nombreuses oeuvres d'art, de précieuses peintures et quelques riches autels en bois.

Eglise de Santa Vittoria (Thiesi) : à 35 km au sud de Sassari par la SS 131 et en tournant à droite vers Borutta à la sortie Bonnanaro, puis juste après Borutta. D'époque aragonaise (XVe siècle). Elle se trouve dans la rue principale du village.

Eglise San Giorgio (Pozzomaggiore) : à 65 km au sud de Sassari par la SS 131, puis direction Pozzomaggiore. Située dans le village de Pozzomaggiore, l'église paroissiale, de style gothique aragonais, est réalisée en claveaux de pierres calcaires. Elle a une nef à cinq travées, séparées entre elles par des arcs brisés, et est recouverte d'une voûte en étoile.

Eglise San Nicolas de Trullas (Semestene) : à 55 km au sud de Sassari sur la SS 131. Située à environ 3 km du village de Semestene, cette église d'époque romane est du XIIe siècle. Mis à part ses deux frontons, elle a conservé sa structure d'origine. Construite en calcaire, grès et trachyte, elle faisait partie d'un monastère donné aux moines camaldules en 1114. La façade est divisée en deux, et les côtés et l'abside sont décorés de petits arcs.

La route des nuraghiHaut de page

La SS 131 est aussi la route des nuraghi. Commencez par Torralba, à environ 40 km au sud de Sassari.

Le musée de la vallée des nuraghi. A Torralba. Il rassemble les objets trouvés sur le site nuragique de Santu Antine.

Nuraghe de Santu Antine (sur la SS 131). C'est avec cet imposant monument que débute la " Vallée des nuraghi " : on en trouve énormément dans cette région. La plupart d'entre eux sont mal connus, d'accès difficile ou dans un état de ruine avancé. En revanche, celui de Santu Antine a encore fière allure, avec sa tour centrale de 17,50 m, en blocs de trachyte. Sur les trois étages qui existaient, on peut encore en voir clairement deux, avec leur chambre à tholos. Il est d'ailleurs possible de visiter le labyrinthe d'escaliers et de coursives qui constituent l'intérieur de cet édifice à l'apparence extérieure si simple. La tour principale est le centre d'une structure trilobée, aux extrémités de laquelle se dressaient trois tours secondaires. Autour de cette forteresse s'étendent les vestiges d'un village de huttes circulaires qui devait dépendre du nuraghe. Ce site nuragique a été utilisé par les Romains, comme en témoignent les plans de bâtiments rectangulaires (seul le cercle était utilisé pour la construction à l'époque nuragique), et il semble même que le lieu ait été habité jusqu'au Moyen Age.

En poursuivant cette route sur environ 9 km, vous arriverez à un croisement. Prenez à droite en direction de Bonorva. Il faudra alors vous éloigner de cette route pour emprunter un chemin en terre qui conduit à la nécropole de Sant'Andrea Priu (ouvert de 10h à 13h et de 15h à 19h). On y trouve une vingtaine de tombes creusées dans la roche (aussi appelées domus de janas), datant de la fin du IIIe millénaire av. J.-C. (2400-2000). Ces tombes ressemblent à autant de petites chambres reliées entre elles : certaines présentent des décorations qui devaient récréer un décor familier au défunt. Certains de ces hypogées ont servi encore au Moyen Age, ce qui explique la présence de fresques de cette époque.

En rentrant vers Bonorva, vous pourrez vous arrêter à la Fonte Nur Su Lumarzu.

Enfin, passez de l'autre côté de la via Carlo Felice pour visiter l'église de San Nicolà di Trullas, près du village de Semestène. Cette petite église romane en calcaire sera la dernière étape avant de reprendre la SS 191.

Le tour des plus belles plagesHaut de page

Les passionnés des belles plages et d'une mer transparente et bleue seront au paradis en Sardaigne et pourront profiter de la baignade tout au long de la journée, même fin septembre. En été, ces plages sont très convoitées, mais en début et fin de saison on peut profiter tranquillement du soleil et de l'eau cristalline. Voici les plus beaux spots :

La Pelosa (Stintino, nord) : la plage de La Pelosa, sur les pentes de Capo Falcone, se trouve à l'extrémité nord occidentale de la Sardaigne. En août, cette plage est surpeuplée, il vaut donc mieux ne pas y aller en cette saison, au moins jusqu'au 15 septembre, mais pendant les autres dix mois de l'année son charme est inégalable. La tour aragonaise de la Pelosa (du VIIe siècle), qui délimite la plage et lui donne son nom, est d'une beauté exceptionnelle. A l'horizon, l'île de l'Asinara émerge des eaux de couleur bleu cobalt comme celles des Maldives, et, un peu plus loin encore, on aperçoit l'île de Piana.

La Speranza (Villanova Monteleone, nord) : les habitants d'Alghero appellent cette plage Della Speranza (de l'espoir), en raison de la petite église construite par des marins dans les environs. Mais son vrai nom est Porto Poglina. C'est une destination à ne pas manquer, sur la route panoramique Alghero-Bosa. La plage est constituée de gros sable mélangé à des cailloux. Tout autour, la côte est rocheuse et escarpée.

Cala Sabina (Asinara, nord) : avec Cala Sant'Andrea et Cala Arena, elle est la perle de l'île de l'Asinara. Sable blanc et mer unique dont les fonds sont un paradis pour les plongeurs. Pour rejoindre cette plage, il faut marcher beaucoup, mais ça en vaut la peine !

Spiaggia Rosa (Budelli, nord) : c'est une plage mythique. La plus photographiée et la plus courue pour son sable rose. La couleur est due à un micro-organisme qui vit dans la posidonie, une plante des fonds marins côtiers. En 1999, la Spiaggia Rosa est devenue une aire protégée par le conseil du parc de La Maddalena. Depuis, il est interdit de se baigner et d'accoster en bateau le long de ses eaux, afin de sauvegarder cet écosystème délicat. Le metteur en scène Michelangelo Antonioni tomba amoureux de cette plage et, en 1964, il y tourna le film Deserto Rosso, avec Monica Vitti. Aujourd'hui, la petite île est inhabitée.

Berchida (Siniscola, est) : Legambiente (l'association italienne pour la protection de l'environnement) a inscrit cette plage sur la liste des plus belles plages d'Italie. Berchida est un bijou naturel de la côte orientale : 3 km de dunes, sable blanc, mer transparente, rochers rosés, maquis méditerranéen. Elle est restée sauvage, et pour s'y rendre il faut parcourir une route non carrossable qui part du km 242 de la route Orientale Sarda, entre Siniscola et Orosei.

Cala Brandinchi (San Téodoro, est) : une des perles de la côte de San Teodoro. Même si la plage est bien équipée, elle garde son aspect encore sauvage. Le sable est fin et blanc, les tonalités de la mer vont du bleu au turquoise. Sans oublier la pinède et les lis sauvages, à quelques mètres de l'eau. Merveilleuse vue sur l'île de Tavolara.

Cala Cartoe (Dorgali, est) : elle a servi de décor à quelques scènes du remake du film italien Travolti da un insolito destino nell'azzuro mare d'Agosto, rebaptisé A la dérive avec Madonna et Adriano Giannini qui, rescapés d'un naufrage, échouent sur cette plage du golfe d'Orosei. Cala Cartoe est une longue étendue de sable doré, encadrée par deux collines du Supramonte. Les couleurs sont étonnantes : du calcaire très blanc au sud, du basalte très sombre au nord. On y accède en voiture. Il n'y a pas de maisons ni d'hôtels dans les environs.

Cala Mariolu (Baunei, est) : le mariolo ou phoque moine, était un habitué de ces eaux, il y a encore 40-50 ans. Pour les habitants de Baunei, Cala Mariolu est Ispulìgi de Nie, " poudre de neige ", comme les cailloux blancs qui caractérisent les deux merveilleuses plages sur la mer bleue. Elle est considérée comme la 7e plus belle plage de la planète. Le Supramonte, avec ses bois de chênes, est accessible seulement à pied, à partir du plateau de Golgo ou en bateau à partir de Santa Maria Navarrese, Arbatax et Cala Gonone.

Coccorocci (Marina di Gairo, Cardedu, est) : une plage unique à Marina de Gairo, au sud de la sauvage Ogliastra, entourée de montagnes d'origine volcanique qui regardent la mer, dans le maquis méditerranéen. Une plage absolument incontournable, avec ses rochers bien ronds et lissés par la mer verte. Des milliers de cailloux noirs, verts, gris et rouges donnent au littoral des nuances de couleurs extraordinaires.

Chia (Domus de Maria, sud) : le paradis aux portes de Cagliari ! De longues étendues de sable fin et doré, la mer de couleur bleue et verte, et les dunes sur la plage, telles sont les caractéristiques de Chia. Pour mieux les protéger, la municipalité a interdit le passage sur les montagnes de sable. Chia est très appréciée par les passionnés de planche à voile et kitesurf.

Is Arutas (Cabras, ouest) : un bijou du Sinis, la terre des flamants, des étangs, des villes phéniciennes romaines (Tharros). La plage d'Is Arutas est vraiment un site particulier : ses minuscules grains de quartz blanc, rouge et vert la rendent unique, mais malheureusement en font aussi la proie de vandales à la recherche de souvenirs. Inscrit dans une réserve marine, ce bout de côte est bien apprécié par les surfeurs, surtout quand souffle le mistral.

Piscinas (Montevecchio, ouest) : la plage de Piscinas pourrait être un coin d'Afrique venté par le mistral sur la Costa Verde de la Sardaigne. Les dunes de sable sur la plage atteignent plus de 50 m de hauteur et sont entourées d'une végétation verdoyante. Jusqu'aux années 1950, la plage était le lieu de chargement de l'exploitation minière de Montevecchio (Cagliari). Près de l'hôtel de charme Le Dune, construit dans l'ex-dépôt minier, aujourd'hui monument national, on peut voir encore des rails avec des chariots rouillés. La plage est à environ 25 km d'Arbus. Très étendue, elle n'est jamais trop peuplée, même en août.

Scivu (Arbus, ouest) : la plage de Scivu ressemble à une langue dorée entourée par des hautes roches de sable. Couverts par un tapis de verdure méditerranéenne, les récifs et les roches lui confèrent un aspect très particulier. Une falaise divise en deux parties cette plage, qui s'étend jusqu'au Capo Pecora au sud.

De Dorgali à Nuoro : un immense musée à l’air libreHaut de page

Un autre itinéraire, à l'est cette fois, sur les traces des vieilles pierres et des musées en plein air. Tout se passe ici entre Dorgali, célèbre pour son artisanat centenaire (céramique décorée, tapis sardes classiques, châles brodés, cuirs et peaux travaillés, filigranes d'or et d'argent) et Nuoro, dans un rayon de 30 km :

Cathédrale Santa Maria della Neve (Nuoro) : située sur la place du même nom. On remarquera sa façade classique, ses deux colonnes ioniques et ses clochers latéraux. Construite au cours de la première moitié du XIXe siècle, elle est en granit crépi. A l'intérieur, d'intéressants tableaux, notamment L'Ange qui pleure sur le Christ mort, d'un maître anonyme du XIXe siècle.

Musée de la Vie et des Traditions populaires sardes (Nuoro) : il est situé sur la colline panoramique de Sant'Onofrio. L'ensemble des bâtiments constituant le musée (18 salles) restitue l'atmosphère des villages de montagne. On peut y admirer une importante collection d'objets de la culture traditionnelle sarde (actuellement en restauration).

Maison-Musée Deleddiano (Nuoro) : dédié à l'écrivain Grazia Deledda, prix Nobel de littérature en 1926. Ce musée situé dans la maison natale de l'écrivain rassemble certains des ses objets personnels, ainsi que nombre de photographies et autographes, les premières éditions de ses livres, son prix Nobel, des manuscrits et des meubles provenant de la villa romaine où il finit ses jours.

Musée archéologique (Nuoro) : collections relatives au groupe des grottes de la région de Nuoro ainsi que des pièces mises au jour lors des fouilles effectuées par la direction archéologique. Les stèles-statues sculptées de Laconi, la tombe du haut Moyen Age et les nombreux vestiges des époques nuragique et romaine sont remarquables.

Musée archéologique (Dorgali) : situé dans la rue Lamarmora, il expose de nombreux vestiges provenant de collections privées ainsi que de fouilles effectuées sur le territoire de la commune (néolithique, périodes du haut Moyen Age et byzantine).

Tombe de géants S'Ena et Thomes (Dorgali) : sur la route conduisant de Dorgali à Lula, après la bifurcation pour Orosei. Tombes de type dolménique formées de grosses dalles fichées verticalement dans le sol. La chambre a conservé sa couverture d'origine.

Village Serra Orios (Dorgali) : sur la route de Dorgali à Lula, un village nuragique constitué d'une centaine de huttes particulièrement habitées à l'âge du bronze. L'intérêt du village repose sur ses deux petits temples dotés d'un atrium et de cellules à l'intérieur d'une cour (XIIIe et IXe siècles av. J.-C.).

Puits sacré Su Tempieso (Orune) : à 6 km du village, sur la route d'Orune à Bitti. C'est un monument (pierres de taille en trachyte) composé d'un vestibule rectangulaire couvert par deux arcs monolithiques.

De Ghilarza aux ruines de TharrosHaut de page

Les monuments et l'histoire de l'île. Un itinéraire au centre-ouest à la découverte des vieilles pierres, d'Abbasanta jusqu'à Tharros, le long de la SS 131 sur 50 km en direction d'Oristano :

Busachi : un bourg très ancien aux maisons caractéristiques en pierre et où l'on peut encore rencontrer des femmes vêtues de costumes sardes. L'église San Domenico (XVIe siècle), récemment restaurée, ainsi que l'église San Bernardino (XVIIIe siècle) méritent une visite.

Cabras : à quelques kilomètres d'Oristano, Cabras est un gros village situé sur les rives de l'étang du même nom (2 200 ha). Les pêcheurs s'y déplacent en fassoni, embarcations préhistoriques faites de joncs lacustres et comparables aux anciens bateaux égyptiens en papyrus.

Ruines de Tharros (péninsule de Sinis) : situées au bord de la mer, à l'extrémité de la péninsule de Sinis, les ruines de la ville romaine reposent sur les vestiges d'un village de la période phénicienne. Malheureusement, Tharros a été mise à sac au XIe siècle et surtout au XIXe siècle. Des témoins de l'époque, dont Honoré de Balzac au XIXe siècle, évoquent les milliers de trésors découverts et volés par les pilleurs des tombes. Aujourd'hui, on peut se promener dans les anciennes rues romaines et contempler les ruines du temple érigé sur les fondations d'un lieu de culte carthaginois.

Cathédrale de Santa Giusta (Santa Giusta) : à 3 km au sud d'Oristano. Dans la rue principale du village. L'église d'époque romane, du XIIe siècle, est construite en trachyte selon les formes pisane et lombarde.

Eglise de San Lussorio (Fordongianus) : sur la SS 388, à 25 km au nord-ouest d'Oristano. Eglise médiévale édifiée au XIIe siècle par les moines de Saint-Victor de Marseille. Sa façade, de style gothique aragonais, a été refaite au XVe siècle. Elle abrite une crypte dont le sol est recouvert de belles mosaïques.

Eglise de San Pietro (Ghilarza) : dans le village de Zuri, à quelques kilomètres de Ghilarza. Cette église en trachyte rose est un rare exemple d'édifice sarde de pur style roman lombard (XIIIe siècle). Elle a été démontée pièce par pièce en 1921 et reconstruite, en 1922, en matériaux d'origine, tout comme l'ensemble du village. Sa façade présente un beau linteau sculpté et un clocher à arcades du XVe siècle.

Dans les environs d'Oristano, au nord-est de la ville, on rejoint le Barigadu, un territoire de collines de trachyte et de tuf qui s'étend sur la rive gauche du fleuve Tirso. Ici on peut visiter le mont Grighine et le lac Omodeo, l'un des plus vastes bassins artificiels, créé par l'immense barrage de Santa Chiara. Les deux principaux centres de cette région historique de l'Arborea sont Fordongianus et Busachi. Au-delà du Tirso, arrêtez-vous au nuraghe Losa.

Maison aragonaise (Fordongianus) : située à proximité des thermes, c'est une habitation aristocratique de la fin du XVIe siècle, construite en trachyte. La maison est composée de six pièces communicantes. Son toit est fait d'une charpente en bois, soutenant une natte de roseaux entrelacés, et recouverte de tuiles. Portes et fenêtres sont ornées d'éléments décoratifs de style gothique importés par les Aragonais.

Nuraghe Losa (Ghilarza) : à 3 km au sud d'Abbasanta, sur la SS 131. Losa est l'un des nuraghi les mieux préservés qu'il est possible de visiter. Il est constitué d'un bastion trilobé datant du bronze moyen, fait de basalte noir et entouré de deux grosses fortifications construites avec des blocs de pierre. Son aspect est imposant, bien que de ses 20 m de hauteur originels n'en subsistent que 13. Ses murs circonscrivent une superficie d'environ 300 m de longueur et de 100 à 200 m de largeur. La tour centrale date du XIe siècle av. J.-C. et les murs extérieurs du VIe siècle av J.-C., soit de la période de la domination carthaginoise. On y voit aussi les vestiges des villages datant des époques punique et romaine.

Oristano : la ville, qui a gardé d'intéressants monuments de l'époque médiévale, connut alors une période florissante et fut le dernier rempart contre l'invasion aragonaise dans l'île. Au détour des ruelles et places, la cathédrale de Santa Maria Assunta et son clocher octogonal (XVe siècle), le séminaire Tridentino (XVIIIe siècle), l'église de la Santissima Trinita, l'église de San Francesco, bâtie autour de 1250, et l'église de San Antonio, autrefois siège de l'hôpital de la ville et accueillant aujourd'hui la pinacothèque.

Thermes romains (Fordongianus) : un ensemble de ruines imposantes datant du Ier siècle apr. J.-C. Les thermes étaient alimentés par d'importantes sources d'eau chaude (de 54 à 60 °C), toujours en activité. Les vestiges les plus importants sont constitués par la piscine rectangulaire et le portique contigu. L'eau chaude s'écoule par une belle fontaine à tête de lion. A noter, un petit amphithéâtre d'époque impériale, restauré en 1995.

Les splendeurs de la côte orientale : de Cala Gonone à ArbataxHaut de page

Au centre de la côte orientale sarde, le golfe d'Orosei est une suite de falaises calcaires plongeant dans la mer, de grottes marines et de merveilleuses petites criques et bandes de sable, entre le bleu turquoise de la mer et le vert intense du maquis méditerranéen.

Cala Gonone est une très jolie localité de villégiature, équipée de structures hôtelières d'excellent niveau. Surplombant le port touristique, fort bien aménagé, le petit village se reflète dans les eaux transparentes du golfe. C'est aussi le point de départ de nombreuses excursions sur les traces d'une très ancienne civilisation (villages nuragiques, tombes de géants, nécropole...).

Arbatax : c'est un bourg pittoresque construit autour d'une tour du XVIIe siècle. A ne pas manquer, les célèbres rochers rouges (granit porphyrique) s'avançant dans les eaux limpides d'une mer turquoise contrastant avec le sable blanc.

Baunei : le village le plus important de l'Ogliastra. Ses maisons sont perchées sur une arête calcaire et dominent la plaine jusqu'à la mer. Point de départ d'une petite route pittoresque menant au plateau de Golgo. A proximité se trouvent le gouffre du même nom, d'une profondeur de 250 m, ainsi que la petite église de San Pietro et son maquis environnant.

Dorgali : village connu pour son artisanat et ses maisons en granit gris. Une balade dans sa rue principale permet de découvrir les magnifiques tapis sardes, des châles brodés et des filigranes d'or et d'argent, sans oublier de déguster le vin local Cannonau.

Grotte de Ispinigoli : à environ 8 km de Dorgali, un immense gouffre riche en stalactites et stalagmites, dont l'une, de 38 m, est la plus haute d'Europe. Ouverte de mars à novembre.

Pedra Longa : une petite route très typique, entre falaises majestueuses et lauriers sauvages, mène à Pedra Longa. Vous y rencontrerez quelques vaches, cochons ou chèvres en liberté dont vous ne manquerez pas d'entendre les mélodieuses clochettes. Au terme de cette route, vous découvrirez une superbe pointe rocheuse dominant deux très belles criques aux eaux turquoise. Pedra Longa est un monolithe pyramidal de roches calcaires dolomitiques qui s'élève de façon parfaitement verticale sur une hauteur d'environ 128 m. Il se trouve emboîté dans la partie de la côte qui s'étend de Santa Maria de Navarrese à Capo di Monte Santo. Cette côte rocheuse est caractérisée par de hautes falaises dépassant les 280 m. Les anciens navigateurs choisirent Pedra Longa comme point de repère, l' " aiguille " fermant au sud la région du Supramonte. Ils l'appelèrent Gulia, Aguglia ou Agugliastra, guglia signifiant " aiguille ".

Santa Maria Navarrese : cette charmante bourgade, fondée en 1050 par une fille du roi de Navarre, s'organise autour de son église du XIe siècle. En bord de mer, une tour du XVIIe siècle surplombe la plage. A noter, un équipement hôtelier de très bon niveau à des prix abordables ainsi qu'une superbe plage de sable blanc bordée d'une jolie pinède. Le petit port de plaisance de la ville est le point de départ de nombreuses excursions le long du golfe. Plusieurs possibilités d'initiation à la plongée pour une découverte des très riches fonds marins.

Visite de la côte en bateau : au départ de Cala Gonone, de Santa Maria de Navarrese ou d'Arbatax, un service quotidien de bateaux permet de gagner facilement les coins les plus typiques et singuliers de la côte. La grotte del Bue Marino et ses extraordinaires concrétions, stalactites, stalagmites et lacs souterrains sont d'une rare beauté : Cala Luna, Cala Sisine, Cala Mariolu, Cala Goloritzé... Il n'y a pas de mots pour décrire ces grottes et ces plages, mariage entre terre, mer et lauriers-roses surgissant des falaises.

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