Ancienne république de l'ex-URSS blottie au sud du Caucase, l'Arménie n'est pas un pays du tourisme de masse, même si ses montagnes et patrimoine attirent toujours plus de visiteurs. Née sur les ruines de l'Empire russe, l'Arménie actuelle n'occupe que la partie orientale de l'Arménie historique, et réunit la moitié à peine des Arméniens du globe... Une nouvelle génération, libérée d'un lourd passé soviétique, redécouvre les traditions nationales tout en édifiant un pays moderne et accueillant.

Longtemps terre de pèlerinage des Arméniens de la diaspora, le pays s'ouvre aux autres visiteurs à travers montagnes, lacs et vallées, écrin d'innombrables églises et monastères rappelant que l'Arménie fut le 1er Etat chrétien ! Si l'Arménie garde sa part de mystère, elle n'est plus confidentielle. Le centenaire du génocide invitait le monde à assister à la renaissance d'un pays miraculé de l'Histoire. Terre de mémoire, l'Arménie est cependant aussi une terre de voyage et d'aventure. Pour en saisir les multiples facettes, rien de tel qu'un voyage organisée par une agence locale ! Les Arméniens sont sans doute les mieux placés pour vous faire découvrir de façon authentique leur pays qui fait encore ses premiers pas dans le tourisme.

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Trésors d'Arménie

L'Arménie ne cessera de vous surprendre par la diversité de ses paysages, entre hauts plateaux, montagnes et grands lacs. L'architecture ne vous laissera pas non plus de marbre et vous ne vous lassere...

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Les plus de l’Arménie

Le poids de l’histoire

Rares sont les pays qui, comme l'Arménie, peuvent revendiquer une histoire de trois millénaires. Cette nation, dont les annales assyriennes, perses ou grecques attestent l'ancienneté, a survécu aux avanies d'une histoire qui ne l'a guère ménagée et qui a relégué dans les livres tant d'autres peuples happés par la roue du temps. Ce sentiment d'être des miraculés de l'histoire cohabite chez les Arméniens avec une profonde joie de vivre et une envie de la faire partager. L'actualité nous monter que " Les Plaies de l'Arménie " (un classique de la littérature arménienne du grand écrivain du XIXe siècle, Khatchadour Abovian) sont encore vives ; mais si le public est informé du génocide de 1915, du séisme qui a frappé l'Arménie soviétique en décembre 1988 ou encore de la guerre avec l'Azerbaïdjan et des difficultés économiques qui ont marqué l'accession à l'indépendance en 1991 après 70 ans de système soviétique, il sait moins que l'Arménie est riche d'une histoire et de traditions que le pays, bien vivant, entend préserver tout en se développant dans un contexte difficile. Un pays sorti du fond des âges, où le mythe se confond avec l'histoire, partout présente, malgré l'acharnement des vagues d'envahisseurs successifs à en faire table rase, et l'histoire se confond aussi avec l'actualité, encore marquée par l'effondrement du monde soviétique dont le pays fut l'un des acteurs. Réfugiée au fond d'une vallée reculée derrière les murs d'un monastère fortifié, sur un plateau isolé dont les versants à pic protègent la fragile colonnade d'un temple hellénistique, ou plus simplement dispersée à travers champs sous la forme de ces " pierres-croix " (khatchkars), témoignages lapidaires les plus marquants de l'identité arménienne, l'histoire nous interpelle à chacun de nos pas. Sur les hauteurs de la capitale Erevan, d'un modernisme frappé au sceau d'un urbanisme soviétique qu'une nouvelle génération d'architectes adapte aux canons du jour, les vestiges de la citadelle de Erebouni rappellent que la cité fut contemporaine de l'antique Assyrie à l'époque du royaume d'Ourartou, au VIIe siècle avant notre ère. Sur une autre colline plantée d'arbres, le mémorial du génocide de 1915 se détache sur fond de la calotte enneigée du mont Ararat où s'échoua l'Arche de Noé. Symbole de la pérennité et de la renaissance du peuple arménien, cette montagne mythique aujourd'hui située en territoire turc domine la plaine d'Erevan, tel un phare guidant les pas du voyageur dans le dédale des monts et des défilés d'Arménie.

La diversité des paysages

L'Arménie est un tout petit point sur la carte du monde mais la nature s'y exprime avec une surprenante diversité. Sur un territoire pas plus grand que celui de la Belgique, elle rassemble toute une gamme de paysages, déclinant la montagne sous tous ses modes, avec les variations que cela induit sur le climat comme sur la végétation. Musée minéral à ciel ouvert qui fascine les géologues par la variété de ses roches attestant une intense activité tellurique, l'Arménie superpose des mondes sans cesse changeants. Elle alterne hauts plateaux semi-désertiques brûlés par le soleil et vallées encaissées tapissées d'épaisses forêts, massifs volcaniques aux formes mollement arrondies recouverts de gras pâturages et chaînes de montagnes boisées aux sommets déchiquetés couronnés de neiges éternelles. Tandis que le soleil torride de l'été continental brûle la plaine d'Erevan, il suffit de deux heures de route pour gagner les hauteurs du mont Arakadz (4 090 m), point culminant de l'Arménie, avec sa végétation de toundra et ses névés. L'hiver, l'ambiance polaire est garantie, une couche de neige, plus ou moins épaisse selon les régions, recouvrant le pays. L'élément aquatique, déifié dans l'Arménie païenne, n'est pas en reste : les montagnes sont entaillées de gorges profondes où coulent des rivières au cours impétueux. Surtout, l'Arménie a sa perle, le lac Sevan, immense réserve d'eau douce dans son écrin de hautes montagnes, lui-même s'étendant à près de 2 000 m d'altitude, qui donne sa touche balnéaire à cet univers de montagnes. Autant dire que cette grande variété de paysages ouvre tout un champ d'activités, de la pratique du sport à la contemplation méditative, désignant l'Arménie comme une terre d'élection pour l'écotourisme. Randonnées pédestres et équestres, trekking, varappe, alpinisme, canyoning, voile, parapente, ski, scooter des neiges - et autres activités auxquelles commencent à s'intéresser les professionnels locaux du tourisme - permettent une autre approche de la nature arménienne.

Une population hospitalière

En Arménie, les touristes sont considérés comme des " invités " (hür), et c'est ainsi qu'on les appelle. C'est dire combien l'hospitalité est inscrite dans les moeurs locales et est pratiquée comme un véritable devoir national. Si cette appellation froisse parfois la susceptibilité des Arméniens de la diaspora, qui se sentent offensés d'être tenus pour des invités dans leur seconde patrie, l'hôte de passage ne saurait s'en plaindre. Et s'il tentait de se soustraire à l'assaut de prodigalité dont il est l'objet, ou de lui opposer un refus poli ou jugé tel, ce serait au tour de son hôte arménien de se sentir offensé. Malgré les conditions économiques difficiles, ce sens de l'hospitalité s'est maintenu, et les habitants mettent un point d'honneur à le respecter. Il y va de leur réputation et de celle de leur pays, et le voyageur devra faire l'expérience de cette légendaire hospitalité arménienne dont l'art de la table est l'un des modes d'expression privilégiés. Le barrage de la langue constitue sans doute parfois un obstacle, mais le riche folklore et la cuisine arménienne, variée et savoureuse, arrosée de vins doux et de brandy, comme il se doit dans ce pays dont la légende dit que Noé y planta la première vigne, après le Déluge, aideront à le contourner, en flattant les palais les plus exigeants.

Architecture et spiritualité

Carrefour de civilisations, l'Arménie a pâti, tout au long de son histoire, de la rencontre souvent brutale entre l'Orient et l'Occident, mais elle en a aussi bénéficié. Occupant une situation éminemment stratégique, en bordure de l'antique route de la soie, elle a vu déferler des vagues d'envahisseurs venus des steppes d'Asie centrale et a suscité les convoitises des puissances voisines qui s'y sont livré bataille. Pourtant, s'il a été sans cesse contrarié par la politique de la terre brûlée imposée par les envahisseurs, le génie artistique des Arméniens a pu s'épanouir pendant les périodes d'indépendance et de paix relatives, et même sous le joug étranger, transcrivant dans la pierre des églises ou les enluminures des manuscrits un art né de la rencontre entre l'Orient et l'Occident. Si les aléas de l'histoire n'ont pas permis que subsistent de grands ensembles urbains arméniens, comme l'ancienne capitale " aux mille et une églises ", Ani, dont les ruines grandioses, aujourd'hui en Turquie, sont visibles depuis le territoire de l'Arménie, des centaines d'édifices, pour la plupart religieux, mais aussi des fortifications et des caravansérails, témoignent de la splendeur de l'architecture arménienne médiévale. Considérée dans un premier temps comme un rameau régional de l'art byzantin, l'architecture arménienne s'est vue attribuer ses lettres de noblesse au début du XXe siècle, certains spécialistes voyant même dans cet art opérant la synthèse entre les influences orientales et occidentales un précurseur du roman, hypothèse contestée par la suite. Des querelles de chapelles que l'on laissera volontiers aux spécialistes, et que nous fait oublier la sérénité des églises et monastères en parfaite symbiose avec la nature, qui donnent le sentiment, que l'on soit croyant ou non, d'être dans ces lieux où souffle l'esprit.

Hors des sentiers battus
Poupées artisanales au marché aux puces d'Erevan.
Poupées artisanales au marché aux puces d'Erevan.

L'Arménie n'est pas une destination touristique convenue, ce qui présente certains avantages pour les amateurs de voyages hors des sentiers battus. Ce caractère quelque peu atypique a pour rançon des infrastructures touristiques obéissant à des normes particulières, propres en tout cas à nombre de pays de l'ex-URSS, mais on y gagne en authenticité et parfois en exotisme et en pittoresque. Le dépaysement est d'autant plus assuré que l'Arménie est par excellence un pays du choc des cultures, où la rencontre de l'Orient et de l'Occident, déclinée pendant plusieurs décennies sur le mode soviétique, contribue à brouiller les repères du visiteur. La chrétienté arménienne, avec sa liturgie héritée de Byzance et ses rites parfois influencés par le paganisme, est certes résolument orientale. Mais le contraste est saisissant entre tel monastère à la silhouette étrangement romane niché dans un paysage de prairie et de forêt aux faux airs de terroir français et le haut plateau brûlé par le soleil qui rappelle les steppes d'Asie centrale.

Et quand s'en mêlent les senteurs de brochettes et des airs orientaux braillés par les transistors à la faveur d'une fête croisée en chemin, la réalité arménienne apparaît dans toute sa singularité ! A Erevan même, si l'attrait, voire la fascination de l'Occident, est visible dans les comportements d'une jeunesse sensible aux modes musicales et vestimentaires venues de l'Ouest, propagées par les réseaux sociaux dont elle est friande, la nonchalance et le flegme, plus orientaux que méditerranéens, d'une population qui envahit les terrasses de café à l'arrivée des beaux jours nous rappellent, autant que les faïences émaillées du dôme et des minarets de la très belle mosquée persane de la capitale, que le pays est frontalier de l'Iran.

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