Guide de Porto Rico : Les personnalités célèbres : Porto Rico

Carlos Arroyo

Carlos Arroyo, né en 1979, fut le sportif portoricain le plus payé de la décennie 2000. En 2002, il est devenu le cinquième joueur né à Porto Rico à jouer en NBA, le championnat nord-américain de basket.

Il débarque chez les Toronto Raptors en 2001, avant d'atterrir quelques mois plus tard dans le championnat espagnol. Les Denver Nuggets le récupèrent en mars 2002, avant qu'il ne file l'année suivante chez les Utah Jazz, pour y évoluer 2 saisons. Il part ensuite défendre les couleurs de Detroit où il joue jusqu'en 2006. Il s'envole alors pour la Floride et les Orlando Magic, qui en 2008 ne souhaitent plus le garder et le vendent au Maccabi Tel Aviv, en Israël. Après un bref passage chez les Boston Celtics, puis dans le championnat turc, il revient jouer dans son pays.

Né en 1979 à Fajardo, Carlos Arroyo est un véritable héros auprès des fans de basket portoricain. C'est notamment grâce à son talent que l'équipe nationale portoricaine s'imposa face aux Etats-Unis lors de leur confrontation aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004. Un match inoubliable pour tous les habitants de l'île.

José Cheo Feliciano

Enfant de l'exil portoricain à New York aux débuts des années 1950, Cheo Feliciano (né en 1935) donne ses premiers coups de percussion dans la Grande Pomme. Sa famille et des proches lui enseignent des bases sur lesquelles, dès l'adolescence, il saura rebondir pour produire ses premiers morceaux. Mais ce n'est que plus tard que sa carrière démarre véritablement. Tito Rodriguez, l'une des vedettes de la salsa new-yorkaise de l'époque, l'invite à le rejoindre sur scène lors d'un concert. Cheo se révèle alors au public, reprenant une grande partie du répertoire de son hôte. Son timbre de voix particulier et inimitable lui permet de rapidement percer. D'ailleurs, il lui assurera plus tard d'interpréter de grandes chansons de boléro.

De rencontre en rencontre, il intègre dans les années 1960 le groupe Joe Cuba Sextette, avec qui il donnera des représentations pendant près de 10 ans. Ses premiers tubes comme A las seis lui permettent de se faire respecter au sein d'un milieu très concurrentiel. Au début des années 1970, il assoit sa réputation avec la sortie de son premier album, Cheo. En tant que référence désormais incontournable, il est invité à participer de temps à autre à des concerts du fameux Fania All Stars, groupe parmi les plus incontournables de la musique latine. Toujours désireux de séduire le public, il a continué de se produire sur scène dès qu'il en a eu l'occasion. Il est décédé à San Juan en avril 2014.

Justino Diaz

Au sein de l'élite culturelle portoricaine, Justino Diaz est un véritable héros des temps modernes. Connu des spécialistes, ce chanteur d'opéra est né en 1940 à San Juan. Il fait ses premières armes en tant que soliste dans le choeur de la chorale de l'université de Porto Rico, avant de partir étudier le chant au prestigieux Conservatoire de musique de Nouvelle-Angleterre. Depuis sa carrière rime avec succès. La ville de New York lui a même attribué la médaille Händel, plus haute distinction de la Grosse Pomme pour les chanteurs d'opéra.

Don Omar

Après Daddy Yankee, voici l'autre grande voix du reggaeton portoricain. Un peu plus discret que ce dernier, William Omar Landrón alias Don Omar, né en 1978, n'en est pas moins une icône auprès de la jeunesse portoricaine. Lui aussi fait ses premières armes dans des groupes de quartier, très influencés par le rap américain. Mais c'est d'abord dans les églises évangéliques, qu'il se fait remarquer.

Puis, il participe à l'éclosion du reggaeton qui se manifeste de plus en plus à Porto Rico au milieu des années 1990. Personne ne semble d'ailleurs en mesure d'expliquer comment il est passé du contenu des cantiques religieux à celui des morceaux de reggaeton, concernés essentiellement par le sexe et la drogue. Lui-même préfère éviter la question lorsqu'un journaliste aborde le sujet.

Qu'importe, il se lance dans l'univers du reggaeton par de petites collaborations. Il rencontre rapidement Tito El Bambino, qui décide de l'épauler, en échange de la composition de quelques textes. En 2003, son premier album personnel sort. Intitulé The Last Don, il rencontre rapidement le succès auprès de la jeunesse portoricaine, mais aussi des adolescents issus de l'immigration latine aux Etats-Unis. En quelques semaines, Don Omar est propulsé au rang de roi du reggaeton. Ses tubes Dale Don Dale et Pobre Diabla sont aujourd'hui des classiques du genre.

Il reçoit les premières récompenses consacrées à ce nouveau genre musical. En 2005, il produit Los Bandoleros, un opus qui réunit de nombreux amis. La star hispanique David Bisbal, le rejoint sur ce projet, tout comme Tego Calderon, les bachateros d'Aventura, Jennifer Lopez ou encore les populaires Wisin Y yandel. Il récidive 2 ans plus tard avec El Pentagono. Il y invite cette fois-ci des vedettes du genre, plutôt que des stars de la pop hispanique.

Entre-temps, il lance dans les bacs King of Kings, toujours l'album de reggaeton le plus vendu dans le monde, à ce jour.

Parmi tous les artistes connus de reggaeton, Don Omar jouit d'une meilleure réputation que les autres auprès d'un public plus large, ses textes n'étant pas uniquement tournés vers le sexe, évitant ainsi de réduire la femme à un objet. Malheureusement en 2008, son image est entachée par un plagiat qu'il reconnaît, concernant une chanson.

Jennifer Lopez

Pour tous les Américains, Jennifer Lopez est portoricaine. Il faut dire que les producteurs qui l'ont accompagnée tout au long de sa carrière de chanteuse et d'actrice depuis 15 ans, ont toujours mis en avant ses origines caribéennes, faisant d'elle la " Bomba latina " par excellence. Et la presse people d'emboîter le pas et d'afficher sa superbe plastique, couverture après couverture. En réalité J-Lo est née à New York, dans le Bronx, en 1969, mais bien de parents portoricains. Ses détracteurs se moquent souvent de son fort accent américain lorsqu'elle parle en espagnol. Un accent qui n'a pas déplu à Marc Anthony, l'un des héros de la salsa moderne et également d'origine portoricaine. Jennifer Lopez s'est mariée avec lui en 2004, marquant le début d'une ère plus stable dans sa vie privée, qui a quand même pris fin en se soldant par un divorce en 2014. Toujours est-il que côté business, le produit J-Lo n'a jamais cessé de remporter un franc succès. De 1999 à aujourd'hui, elle a écoulé près de 50 millions d'exemplaires de ses albums, et tourné dans une bonne trentaine de films depuis 1986. En 2013, elle a reçu la 2 500e étoile du walk of fame et en 2014, sa fortune a été estimée à environ 300 millions de US$.

Victor Manuelle

C'est bien connu, Porto Rico compte parmi les meilleurs chanteurs de salsa du monde. Reste que tous ne sont pas nés dans l'île, à l'image de Willy Colón. Ce n'est pas le cas de Victor Manuelle, le Romantique, né à Añasco dans l'ouest du pays en décembre 1963.

Lors de ses premières années de carrière, il se contente d'accompagner des grands noms de la salsa sur scène. Dans la deuxième moitié des années 1980 et au début des années 1990, il n'est pas rare de le voir sur scène avec Eddie Santiago, Gilberto Santa Rosa, José Cheo Feliciano, le Puerto Rican Power ou encore le Puerto Rican All Stars. Après plusieurs années de formation, il prend alors son envol et lance, en 1993, son premier album Justo a tiempo. Le succès est au rendez-vous. Plus d'un million de fans de salsa achètent son opus. Ses albums suivants et ses tubes comme Por Ella, Cómo lo explico al corazón ou Qué habría sido de mi, confirment la tendance. Victor Manuelle est un romantique.

Ricky Martin

De tous les Portoricains, il est probablement le plus connu aujourd'hui. Du petit chanteur alimentant la variété internationale dans les années 1990, il est passé au statut de star de la pop. Les revues people l'ont pris pour cible dès le début de sa carrière, relatant ses frasques et ses relations amoureuses. Ce matraquage médiatique lui a permis de se faire connaître du grand public, probablement plus facilement que ne l'ont fait ses disques. Côté vie privée toujours, il fait son coming out en 2010.

Né en 1971 à San Juan, Ricky Martin s'est fait connaître en Europe avec (Un, dos, tres) María, véritable tube de l'été 1997. Mais dès son plus jeune âge, il séduit les producteurs. Il tourne dans plusieurs publicités. Puis c'est le Mexique, pour poursuivre sa carrière d'acteur dans diverses séries télé. Et en 1992, il réalise son premier rêve : sortir son premier album solo qui rencontre un franc succès, surtout en Amérique centrale. Puis il travaille sur son deuxième album en 1995, Vuelve, qui inclut le titre (Un, dos, tres) María, qui lui garantit en l'espace de 2 ans une popularité internationale. C'est également lui qui chante l'hymne de la Coupe du monde 1998, la Copa de la Vida. Depuis, Ricky Martin connaît des difficultés pour se démarquer artistiquement. Ses albums suivants ne rencontrent pas le succès escompté, alors qu'il multiplie les collaborations avec des artistes divers et varié comme Dr. Dre, La Mari, Don Omar... Comme dans Adrelina, avec Jennifer Lopez en 2014.

Rita Moreno

Forcément, quand on fait partie des vedettes de West Side Story filmé au début des années 1960 et devenu un monument du cinéma, on a des chances de bien lancer sa carrière. Rita Moreno (née en 1931) peut dire un grand merci à son rôle d'Anita dans la plus connue des comédies musicales américaines. Née en 1931 à Humacao, elle est aujourd'hui la seule actrice portoricaine à avoir gagné un Oscar (1961) pour son second rôle dans West Side Story, un Grammy pour sa performance avec The Electric Company Album (1972), un Tony pour son interprétation dans The Ritz (1975) et un Emmy pour son rôle dans le The Muppet Show (1977). Ayant vécu à New York dès son plus jeune âge, elle a réussi à percer dans le milieu du cinéma à une époque où le racisme ne favorisait vraiment pas la réussite et la reconnaissance des femmes actrices d'origine hispanique.

Ednita Nazario

Figure de la variété musicale portoricaine, Ednita Nazario est incontournable. Née en 1955 à Ponce, elle ne tarde pas à faire comprendre à sa famille qu'elle souhaite devenir chanteuse. Dès l'âge de 6 ans, alors qu'elle participe à un match de softball, elle tape dans l'oeil d'un producteur, Alfred Herger, qui lui demande si elle compte devenir joueuse professionnelle plus tard. Nullement impressionnée, la petite fille lui répond qu'elle souhaite plutôt être chanteuse. Il lui demande alors d'interpréter l'une de ses chansons préférées. Elle s'exécute et interprète un tube de salsa du moment. Son auditeur est sans voix. Quelques semaines plus tard, Alfred Herger rencontre les parents pour les convaincre de signer un contrat pour faire chanter la petite. Après quelques heures de négociation, ils acceptent. A 6 ans, Ednita Nazario sort son premier single : My boy lollipop.

Puis, rien ne se passe jusqu'à ce qu'elle chante pour un groupe populaire à Ponce et dans le sud de Porto Rico : les Kids de Ponce. Avec ses musiciens, elle participe à plusieurs émissions de télévision, où elle rencontre au début des années 1970 des producteurs de Telemundo qui lui proposent de monter une série dans laquelle elle interpréterait l'actrice vedette, puisqu'il s'agirait du show d'Ednita. Les premiers tournages commencent, alors qu'elle sort son premier album en 1973, Por fin... Ednita. Il devient rapidement le plus vendu de l'île. Sur le petit écran, sa série cartonne. La petite Ednita devient une icône et attire même des regards d'Amérique latine, mais aussi de France, et en l'occurrence, celui de Charles Aznavour.

Les années 1980 voient le phénomène se confirmer. Son style épouse alors l'univers du pop-rock qui est à son apogée. Les différents festivals auxquels elle participe renforcent sa réputation d'artiste motivée à rester en haut de l'affiche. Elle multiplie les dates de tournée en Amérique latine. De 1989 à 1994, elle sort successivement 5 albums. Ses concerts affichent complet chaque fois qu'elle se produit à San Juan.

En 1998, arrive l'heure de faire des essais à Broadway, dans une comédie musicale de Paul Simon. Elle y retrouvera Marc Anthony et Ruben Blades. En 1999 et 2001, 2 nouveaux albums arrivent dans les bacs. En 2003, elle réalise un énorme succès sur la scène musicale latino-américaine, avec l'album Por Ti produit par Tommy Torres, avec les collaborations de Ricky Martin et Luis Fonsi. 2009 marque la sortie de son dernier album en date, Soy. En septembre 2013, elle lance le single Corazón decide, sa dernière production.

Benicio del Toro

A l'heure actuelle, il est probablement le 2e Portoricain le plus connu au monde après Ricky Martin, sans que le public sache forcément qu'il est originaire de Porto Rico. Acteur phare du moment, il s'est révélé à la planète cinéma dans Usual Suspects en 1995. Né à San Juan en 1967, il a passé toute son enfance dans le quartier de Santurce. Assez tôt, il renonce à faire autre chose que du cinéma. Il ne voit pas vraiment où ses cours d'économie à l'université de San Diego le mènent, et finit par opter pour une formation de comédien à la Square Acting School de New York.

Il fait ses premières armes dans des séries TV, et fait son entrée au cinéma dans un James Bond (Permis de tuer, 1989). Il y joue un méchant qui en veut à l'agent secret. Il enchaîne alors sur trois films discrets entre 1991 et 1993, avant de participer au succès planétaire d'Usual Supects. Benicio del Toro n'est pas du genre à aimer le strass et les paillettes d'Hollywood. Il cherche alors à travailler pour le cinéma indépendant. En 1996, il tourne pour Julian Schnabel et Abel Ferrara.

Arrive alors 1997 et Las Vegas Parano au côté de Johnny Deep. La critique souligne son talent et sa formidable propension à prendre les plis d'un rôle. Pour ce film, il n'hésite pas à prendre 20 kg. En 2000, il se signale dans le bon Snatch avec Brad Pitt. Mais c'est avec Traffic qu'il assoit définitivement sa réputation l'année suivante. Grâce à ce film de Steven Soderbergh, il reçoit un Oscar et un Golden Globe pour le meilleur second rôle masculin de l'année. Le festival de Berlin lui offrira même l'Ours d'argent du meilleur acteur. Il retournera pour Steven Soderbergh en 2008, dans Che, un film en deux épisodes sur la vie d'Ernesto Guevara. Cannes lui offre d'ailleurs la palme du meilleur acteur pour ce rôle en 2008. Depuis, il a endossé le rôle d'un redoutable mafieux dans Savages, sorti en 2012 et celui de Pablo Escobar dans Paradise Lost, sorti en 2014.

Daddy Yankee

Le monde entier lui doit la popularisation du reggaeton, cette musique propre à la région, née au début des années 2000 et qui depuis s'est répandue un peu partout dans le monde. De son vrai nom Raymond Ayala, Daddy Yankee est une star incontestée auprès de la jeunesse latino-américaine. Tous les moins de 25 ans d'Amérique du Sud ou d'Amérique centrale le connaissent. A Miami comme à New York, chaque fois qu'il se déplace, c'est l'hystérie.

Né en 1977, dans le quartier de Río Piedras à San Juan, Daddy Yankee ne tarde pas à expliquer à son entourage que seule la musique l'intéresse. Très tôt, il se lie à des groupes de rap de la capitale portoricaine, avant de trouver sa voie dans le tout nouvel univers du reggaeton. En 2003, son album Barrio Fino sort dans les bacs. Avec le tube Gasolina, c'est l'explosion partout en Amérique latine. Le reggaeton effectue une percée fracassante. Daddy Yankee en est son ambassadeur international. A Porto Rico et dans d'autres pays du continent, des radios diffusant uniquement du reggaeton sont créées. A la télévision, les chaînes musicales lui consacrent de plus en plus de place. Son succès lui permet de multiplier les collaborations avec des grandes vedettes latino-américaines, comme Shakira et Ricky Martin. Même Madonna lui a proposé un duo. Restent les critiques qui lui reprochent d'inciter les jeunes à la violence et à la pornographie.

Carmen Yulín Cruz

Né le 25 février 1963 à San Juan, Carmen Yulín Cruz attire l'attention dès ses années lycée. Fervente athlète qui atteint des records en athlétisme, elle présidait le conseil des élèves et représentait son école à la salle présidentielle pour la jeunesse américaine. Passionnée des sciences politiques, elle part étudier aux Etats-Unis et obtient ses diplômes à l'Université de Boston et de Carnegie Mellon. Elle est la première étudiante à recevoir le Spirit Award, maintenant appelé Barbara Jenkins Award, pour récompenser sa grande influence positive sur ses camarades et leur qualité de vie. Sortie de l'université, elle exerce la profession de directrice des ressources humaines pour des grandes entreprises telles que la Banque populaire et la Banque Scotia ainsi que Colgate-Palmolive. En 1992, elle rentre au pays et lance sa carrière politique en devenant la conseillère de l'ancien maire de San Juan et du Président de la Chambre des Représentants de Porto Rico. Candidate à la mairie en 2012 et alors peu connue de la population, elle s'assimile à un " pitre ", petit oiseau connu pour attaquer sans crainte les plus gros. Engagée dans son deuxième mandat en tant que Maire de San Juan, elle est l'idole du peuple. Membre du Parti démocratique populaire, elle soutient le statut actuel d'Etat libre, mais respecte Oscar Lopez Rivera à qui elle a offert un emploi suite à sa libération, lequel a refusé. C'est durant la gestion de crise post-cyclonique qu'elle se fait connaître internationalement de par sa réponse au discours de Trump. Réputée pour ses prises de paroles passionnées et pleines d'émotions, elle lance un appel au secours lors d'une conférence de presse en déclarant que " des gens meurent ici " et critique l'administration Trump publiquement. Proche du peuple, elle prend part aux distributions de vivres et va même jusqu'à évacuer des résidents menacés par un incendie. Lorsqu'on lui demande pourquoi elle y est allée elle-même, elle répond que c'est son travail et " qu'on ne peut donner aux gens une vie meilleure en les regardant de haut, il faut pouvoir les toucher ". Depuis 2017, la mairesse a reçu de nombreux Award et récompenses honorant son courage dont le prix Nobel de la Paix et de la Justice du centre Martin Luther King, le prix du Leadership Humanitaire, le prix Hank Aaron du Champion de la Justice et bien d'autres. Nominée par le Time magazine pour la reconnaissance de la Personnalité de l'année, elle figure dans le magazine parmi les 100 personnes les plus influentes au monde. Pour l'avenir, les Portoricains s'attendent à voir sa candidature pour l'élection du titre de gouverneur en 2020.

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