Les clichés ont la vie dure. Les Maldives seraient pour certains une destination paradisiaque réservée aux riches et puissants de la planète. Pour d’autres, c’est une République islamique où règne la charia et la terreur. Comme pour tout cliché, une mise au point s’avère nécessaire. Alors oui, cet archipel largué au large du Sri Lanka, dans l’océan Indien, vend un rêve bleu sans pareil. Oui, les idées les plus folles et les plus onéreuses semblent jaillir de ses anciens volcans sous-marins. Oui, la loi mahométane s’applique dans cette démocratie aux contours encore fluctuants. Mais non, les Maldives ne sont pas un pays fermé avec les touristes d’un côté et les habitants de l’autre. Non, les femmes ne se font pas lapider sur la place publique. Non, la population ne vit pas recluse dans le silence et la peur. S’il a fallu un temps s’inquiéter pour elle, la démocratie a effectué un retour triomphal en 2018. Ibrahim Solih, le candidat de l’opposition, défenseur des droits de l’Homme et de l’Environnement, a été élu avec 58 % des voix dès le premier tour de scrutin. La razzia se confirme aux législatives d’avril 2019 où le parti présidentiel emporte 65 sièges sur 87. Les alizés ont repoussé les nuages menaçants de l’autoritarisme sectaire pour ramener l’azur au-dessus de la tête des 400 000 Maldiviens. Le doux clapotis de vagues paresseuses revient bercer les rêves d’une population chaleureuse et accueillante et de touristes en quête de paradis tropical.

Le charme des îles locales

À Malé, le contraste est saisissant. Plus petite capitale du monde de seulement 5 km², l’île semble crouler sous le poids de ses immeubles collés les uns aux autres. Les touristes dégainent leur appareil photo pour s’emparer de la « skyline » maldivienne en opposition totale avec les cocotiers des brochures. Mais il faut surtout s’attarder sur les visages des personnes croisées dans l’aérogare. Ceux des Maldiviens d’abord, qui arborent un sourire permanent et une nonchalance qui donne le ton. Ceux des nouveaux arrivants, chapeaux de paille vissés sur la tête et des étoiles plein les yeux. Ceux des voyageurs sur le point de repartir, à la peau bronzée et au vague à l’âme bien présent. On reconnaît d’emblée le baroudeur aguerri qui débarque avec un sac à dos et saute dans un ferry, direction une île locale. Fait méconnu, les îles maldiviennes habitées sont ouvertes au tourisme depuis 2010. Plus de 500 chambres d’hôtes et petits hôtels accueillent désormais une clientèle désireuse de s’offrir des vacances de rêve à moindre coût. Si la consommation d’alcool est interdite sur ces îles, l’eau n’est pas moins transparente, les cocotiers pas moins hauts, le sable pas moins blanc et les fonds sous-marins pas moins poissonneux que dans les îles-hôtels. En prime, les vacanciers bénéficient du charme des villages aux petites maisons colorées et du plaisir de goûter aux masroshi ou des fish balls dans les cafés. Si l’île de Maafushi semble emporter tous les suffrages en raison de sa proximité avec Malé, mieux vaut pousser un peu plus loin. Dhigurah, un superbe ruban de 3 km de long s’empare du sud de l’atoll d’Ari et devient le lieu privilégié pour l’observation des requins-baleines. Dharavendhoo, dans l’atoll de Baa, fait face à la baie d’Hanifaru, une aire marine inscrite au Patrimoine de l’UNESCO, visitée par les raies mantas. Addu, l’atoll le plus méridional, situé juste sous l’équateur, permet de plonger dans les plus beaux fonds marins du pays et au plus profond de la culture locale, sans croiser un touriste.

Le faste des îles-hôtels

Ce sont bien sûr les îles-hôtels qui attirent en priorité les 1 400 000 touristes qui fréquentent chaque année les Maldives. Le concept est simple : une île, un hôtel-club et de nombreuses activités pour occuper ses vacances. La plongée l’emporte sur toutes les autres, car ce sont les splendides fonds marins qui ont fait la réputation du pays. Coraux variés, poissons colorés, requins, raies, tortues et dauphins créent l’émerveillement à chaque fois. Mais quel plus grand plaisir que de posséder son bungalow les pieds dans le sable ou posé sur l’eau cristalline d’un lagon ? Même si ce n’est que pour quelques jours. Comment résister au charme dépaysant d’une maisonnette coiffée d’un toit de palme, au luxe de sa piscine privative, à la beauté étourdissante du bleu de la mer, à l’appel des cocotiers aux franges froissées par la brise ? Comment ne pas apprécier de se promener pieds nus dans le sable, de se glisser dans une mer à 29 °C, de lire un roman allongé sur un transat, de siroter un cocktail au soleil couchant ? Les Maldiviens ont l’art de recevoir et de combler nos exigences. Les hôtels les plus luxueux rivalisent d’idées incroyables pour surprendre une clientèle pointilleuse. Transfert en hydravion, restaurant sous l’eau, villas immenses, majordome, île privée, champagne au petit déjeuner, « salle à neige », toutes les folies sont permises.

D’autres hôtels affichent des ambitions plus modestes, mais pas moins agréables. Quand le calme est de mise et la déconnexion totale, alors aucun sport nautique motorisé n’est proposé afin de respecter la quiétude du sou e marin ; le wifi n’est accessible que depuis la réception ; la télé n’existe pas. Le concept se résume à la formule efficace « no news, no shoes ». Pas de nouvelles, bonne nouvelle certes, et pas de chaussures non plus. De rares établissements perpétuent la tradition des débuts, à savoir la simplicité. Dans ce cas, pas de climatisation, des repas partagés à heure fixe, des soirées animées pour que les clients sympathisent, mais toujours le charme inégalé d’une villa privée, du bois exotique raffiné, d’un service personnalisé. Les resorts les plus récents surfent sur une tendance plus jet-set de nature à satisfaire des citadins stressés qui voyagent en bande. Architecture et décoration optent pour des lignes contemporaines dans des résidences de plusieurs chambres. La technologie dernier cri est partout présente. Des DJ font résonner des notes électro jusque tard dans la nuit. Les formules privilégient le « tout compris », afin que la fête soit plus folle.

Bien définir ses envies

Avec 144 îles-hôtels et plus de 70 projets en cours de développement, les Maldives veillent à n’oublier personne sur le ponton. Les petits budgets profitent des îles locales ou viennent passer deux nuits en complément d’un séjour au Sri Lanka ou dans le sud de l’Inde. Les malins réservent leur séjour en passant par une agence locale qui permet d'éviter de multiplier les intermédiaires. Les gens aisés varient les plaisirs et les ambiances en s’offrant deux ou trois îles différentes sur deux semaines de temps. Les sportifs choisissent une croisière axée sur la plongée ou le surf. Les possibilités sont infinies et le budget seul ne saurait emporter la décision. La clé d’un séjour réussi aux Maldives passe par une définition précise de ses besoins et de ses envies. Une toute petite île peut vite créer un sentiment d’enfermement lors d’un séjour prolongé. Au contraire, les grandes îles comptent de nombreuses chambres et la sensation d’intimité peut s’évaporer comme neige au soleil. Les îles proches de Malé voient passer de nombreux bateaux qui naviguent les moteurs poussés au maximum, créant un bourdonnement permanent. Les îles les plus éloignées permettent souvent de s’offrir un rêve à la Robinson Crusoé, mais il faut compter un transfert en hydravion qui grève le budget. Ces aléas ne doivent pas faire oublier l’essentiel. Les Maldives sont encore plus belles en vrai et les dépliants touristiques ne mentent pas. Le sable raffiné comme du sel glisse entre les pieds. L’océan se décline en cinquante nuances de bleu : marine quand les eaux sont profondes, clair en bordure de lagon, turquoise quand le sable affleure. La végétation luxuriante transforme les îles en écrin émeraude et projette une ombre bienfaitrice. Le paradis est ici. Et pourquoi pas maintenant ?

 

Infos futées

 

Quand ? Avec une température de l’air à 30 °C toute l’année et celle de l’eau à 29 °C, le climat maldivien est idéal. La mousson s’étale de juillet à septembre.

 

S'y rendre. Air France propose un vol direct trois fois par semaine entre Paris et Malé, de novembre à mai. À partir de 790 € aller-retour.

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