Longtemps verrouillé à double tour par les autorités religieuses au pouvoir depuis 1979, l'Iran s'ouvre peu à peu au tourisme, et notamment au tourisme occidental, dans un contexte limité de libéralisation sociale. Jadis très riche et incontournable étape sur la Route de la soie entre la Chine et la Méditerranée, pays du Moyen-Orient à la culture millénaire, l'ancienne Perse a beaucoup de sites archéologiques formidables à vous montrer, héritages d'une succession de civilisations opulentes et raffinées. Un voyage vers le méconnu, accompagné par son guide touristique de l'Iran. Des champs de dunes et de pierres du désert de Lout à la vieille ville de Yazd, des fascinantes ruines de la cité antique de Persépolis au somptueux palais du Golestan à Téhéran, du village de Masouleh blotti dans les montagnes, au bord de la mer Caspienne, à la ville d'Ispahan tout droit sortie des Mille et Une Nuits, l'Iran vous réserve son lot d'expériences marquantes et authentiques. Et on ne vous parle pas de la douceur du ragoût d'agneau ou des splendides jardins persans...

Les lieux incontournables d'Iran

Quand partir en Iran ?

Les deux meilleures périodes pour partir en Iran courent de mi-avril à début juin et de mi-septembre à mi-novembre. Il vaut mieux éviter l'été, caniculaire, et l'hiver, très froid en altitude et souvent enneigé, avec des routes parfois impraticables, même si les températures sont plus douces au Sud qu'au Nord. La période du Ramadan n'est pas idéale, mais pas complètement à déconseiller non plus, comme c'est le cas pour d'autres pays musulmans. Si de nombreux services et restaurants restent fermés toute la journée, des enseignes désignent ceux qui sont tout de même ouverts pour les touristes, les expatriés non-musulmans ou les musulmans en voyage dispensés de jeûne.

Comment partir en Iran ? Nos conseils & astuces

Le tourisme occidental étant une activité plutôt récente en Iran, il est conseillé de suivre un circuit organisé. De nombreux sites archéologiques ne peuvent d'ailleurs être visités qu'avec une agence spécialisée et reconnue par l'Etat. Le dégel des relations avec l'Europe permet néanmoins aujourd'hui d'organiser de magnifiques circuits entre Téhéran, Persépolis, Chiraz, Ispahan, Soltaniyeh, Shushtar, Yazd ou encore Kashan.

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Il existe des vols directs vers Téhéran mais il est possible de s'en sortir pour moins cher avec des compagnies low-cost en faisant escale à Istanbul. Par Istanbul, compter une douzaine d'heures de trajet, dont 4 heures d'escale. Départ également de Lyon, de Genève, etc. D'autres vols avec Qatar Airways (escale à Doha), Gulf Air (Barheïn), Etihad (escale à Abu Dhabi) ou encore Emirates (escale à Dubaï).

Les bus desservent tout le pays et constituent la meilleure solution pour voyager confortablement, relativement vite et pour un budget modique. Mais tous les autres types de transport sont possibles en Iran. Les liaisons aériennes sont nombreuses et le réseau ferroviaire est aussi une option, notamment pour les voyages de nuit au départ ou via Téhéran. Il y a même le métro dans la capitale.

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L'Iran en prenant son temps

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Photos d'Iran

Découvrir l'Iran

Population et langues

Avec 78 millions d'habitants, l'Iran a vu sa population doubler depuis 1976. Les projections tablent sur 85 millions d'habitants en 2025. Cet exceptionnel taux de croissance a considérablement renforcé la part de la jeunesse : les moins de 25 ans constituent 60 % de la population iranienne. La seconde moitié du XXe siècle a été marquée, comme partout dans le monde, par un très fort exode rural à destination des grands centres urbains. Aujourd'hui, le taux d'urbanisation du pays dépasse les 70 %. Téhéran, qui comptait 1,6 million d'habitants en 1956, dépasse désormais les 13 millions (banlieue incluse). Après la capitale, les plus grandes agglomérations par ordre d'importance restent Machhad (3 millions), Ispahan (1,9 million), Tabriz (1,5 million) et Shiraz (1,5 million). A noter également que la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988 a bouleversé le mode de vie des Iraniens. Un grand nombre de villages situés à proximité de la frontière irakienne ont en effet été désertés par leurs habitants.

Peuple perse et minorités ethniques

Ce territoire, situé à un carrefour entre l'Asie et l'Occident, a connu de nombreuses migrations. Certains peuples s'y sont naturellement établis comme les premières tribus indo-européennes, des Aryens originaires d'Inde, qui s'installent entre le IIe et le Ier millénaire avant J.-C., à l'ouest de l'Iran actuel dans la province du Fars. Ils seront à l'origine du peuple perse, qui compte aujourd'hui pour un peu plus de la moitié de la population (51 %). Le pays compte également d'autres groupes ethniques. On recense en effet des Turcs azéris (24 %), des Kurdes (9 %), des Gilakis et Manzandaranais (8 %, implantés dans les provinces du Guilan et de Mazandaran), des Arabes (3 %), des Baloutches, des Arméniens et des Juifs. Traditionnellement, il existe en Iran une relation étroite entre dynastie régnante et domination d'une tribu ou d'une ethnie particulière. La dynastie achéménide était perse, les Seldjoukides seront turcs, les Zand Turkmènes et les Qadjars également Turcs. Les Azéris sont essentiellement regroupés dans les provinces iraniennes d'Azerbaïdjan (au nord-ouest). S'ils s'expriment d'abord en turc, leurs coutumes restent généralement identiques à celles du reste de la population. De leur côté, les Kurdes occupent un territoire étendu, depuis les versants sud des montagnes de l'Azerbaïdjan à l'extrémité nord de la chaîne du Zagros. Nation sans Etat, ils regroupent pourtant plus de 30 millions d'individus répartis entre la Turquie, la Syrie, l'Irak et l'Iran. Liés au rameau iranien des peuples indo-européens, ils s'installent dans la région au Ier millénaire avant J.-C., entre Médie et haute Mésopotamie. Ils affirment descendre directement des Mèdes. Les Turkmènes, peuple ouralo-altaïque du Turkménistan originaire des steppes d'Asie centrale, vivent quant à eux dans le nord du Khorassan, au nord-est. Leurs coutumes diffèrent de celles des autres Iraniens. Les populations arrivées de l'Ouest - colons juifs et grecs, puis arabes à partir du VIIe siècle - n'ont joué qu'un rôle démographique mineur à l'échelle nationale. Aujourd'hui, les minorités arabes résident principalement dans le Khouzistan (sud-ouest) et sur le littoral du golfe Persique.

Les Kurdes

Les Kurdes, aisément identifiables à leur tenue traditionnelle (du moins en milieu rural), sont pour la plupart de confession sunnite. Ils se réclament d'une patrie commune, le Kurdistan. Cette région partagée entre la Turquie, l'Iran, l'Irak et la Syrie, est habitée par près de 30 millions de Kurdes. Depuis 1945, les Kurdes s'efforcent d'obtenir de l'Iran et de l'Irak - par la négociation ou la guerre - une autonomie qui avait été prévue par le traité de Sèvres en 1920. Morcelée entre plusieurs Etats, victime de la guerre Iran-Irak et de la répression, la communauté kurde tente cependant de faire entendre sa voix et sa culture. Les récents développements en Irak semblent, sur ce plan, aller dans le sens d'un plus juste rééquilibrage. En Iran, les provinces du Kurdistan et de Kermanshah, à forte majorité kurde, réclament une certaine reconnaissance de leur spécificité.

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