Des vestiges de la Perse ancienne aux mutations de l'Iran actuel, voici une destination tout à fait fascinante. Persépolis, Ispahan, bazars épicés et jardins persans, splendides mosquées et palais somptueux, ce pays a tant d'attraits qu'un seul séjour n'y suffit certes pas.

Les Iraniens sont descendus dans les rues pour célébrer l'accord sur le nucléaire enfin signé, en juillet 2015, entre leur pays et les grandes puissances occidentales. Oublié l'embargo.

C'est le retour annoncé des entreprises et des investissements occidentaux, de la relance de l'économie et particulièrement de celle du tourisme.

 

Sus aux fausses idées !

La presse et l'opinion publique occidentales véhiculent généralement une image de l'Iran réduite à la violence et à la dictature des ayatollahs. Bien entendu, les épisodes tragiques liés à la mégalomanie du dernier shah, au fanatisme de la révolution islamique ou à la guerre Iran/Irak ont grandement traumatisé le peuple. Mais celui-ci veut tourner la page et se focaliser sur l'embellie. Il convient aussi de lever quelques ambiguïtés. L'Iran n'est pas un pays arabe. On y parle le persan et les Iraniens n'aiment pas du tout que l'on fasse la confusion. Ce pays est musulman, certes, mais chiite et non sunnite. Bien entendu, le régime est musclé et le peuple iranien a payé très cher ses revendications de liberté, de démocratie et d'ouverture, mais les temps changent. Les spécialistes du Moyen-Orient, tout comme les Iraniens rencontrés sur place, s'accordent à dire que le nouveau président réformateur et modéré, Hassan Rohani, même si les autorités religieuses restent vigilantes, a une réelle volonté de changement. Moyennant quoi, le traditionnel " Bienvenue en Iran " se fait plus léger et authentique. L'administration a considérablement réduit la pression exercée sur les visiteurs étrangers.  Même les touristes américains semblent les bienvenus. C'est dire ! Les guides des groupes touristiques ne sont plus désormais obligés de se rendre pour un enregistrement officiel auprès des autorités policières à chaque arrivée dans une ville. Durant votre séjour, sauf attitude irrespectueuse et hors-la-loi, vous n'aurez aucun désagrément. Et les voyageurs individuels, s'ils sont encore minoritaires, ne rencontrent pas de difficultés particulières.

 

Des joyaux abordables et savoureux

Côté pratique, vous ne pourrez pas retirer d'argent liquide dans les distributeurs et rarement payer avec votre carte de crédit. Anticipez votre budget (30 € par jour au minimum pour vos frais de séjour). Pour l'instant, vous pouvez encore manger dans de petits restaurants pour quelques euros et dormir dans un hôtel bas de gamme pour moins de 10 €. Les hôtels cinq étoiles (locales) flambent jusqu'à 150 €. Les billets d'entrée dans les musées et sites de découverte coûtent entre 50 000 et 150 000 rials. Sachez aussi que les transports sont peu onéreux : taxis en ville, bus confortables de ville à ville, transport aérien (vol A/R Téhéran/Chiraz environ 30 €).

Si les visites se multiplient, surtout prenez le temps de vous allonger sur un divan, de savourer un thé et des pâtisseries accompagnés d'un narguilé avant de vous régaler d'un plat typiquement iranien. Notre préférence va au abgoucht, une spécialité répandue dans le nord du pays, sorte de ragoût d'agneau, de légumes et de pois chiches, entre le pot-au-feu et le couscous, dont on aurait remplacé la semoule par du pain. Le plat est servi dans les petits pots de terre de cuisson (au feu de bois). Si le pays abrite quelques très bonnes tables, des plus gastronomiques aux plus simples, sachez toutefois que c'est dans les familles et dans les villages que vous dégusterez le meilleur de la cuisine iranienne.

 

Des visites incontournables

Vous voici donc reposé et rassasié. Vous êtes à nouveau apte à poursuivre la découverte des plus beaux sites iraniens ! Dans cette mosaïque, le triptyque incontournable reste les trois piliers du tourisme iranien : Chiraz, Yazd et Ispahan. Ces villes concentrent à elles trois les plus beaux joyaux d'Iran et constituent donc trois haltes incontournables.

Au sud-ouest de l'Iran, Chiraz fut la capitale de la Perse sous la dynastie Zand. C'est aujourd'hui la capitale culturelle et artistique du pays. Vous irez vous recueillir sur la tombe de Hafez où toute la journée se succèdent des liseurs de vers du cher poète. D'autres mausolées sont très populaires, mais aussi le bazar de Vakil et la splendide mosquée du même nom, sans oublier les nombreux jardins. Le must demeure la citadelle Zand enserrée dans ses murs de pisé. À proximité, vous découvrirez Persépolis avant de remonter vers Yazd, ville-oasis toute de terre et de céramiques, de jardins, de bassins et de cours d'eau. Une halte dans cette ville sera aussi l'occasion de vous pencher sur le zoroastrisme et de voir brûler un feu sacré continu dans un temple. C'est l'une des premières religions monothéistes, elle fut prophétisée par Zoroastre (ou Zarathoustra) au VIIe siècle avant J.-C.

Troisième escale incontournable : Ispahan. La cité symbolise la Perse safavide et ses splendeurs, les roseraies et les fontaines, les magnifiques ponts sur le Zayandeh Rud. Cette ville universitaire et culturelle, romantique et agréable à vivre, évoque le paradis. Et on le vérifie facilement de visu. Son immense et spectaculaire place de l'Imam ne vous laissera pas de marbre, de même que son bazar et sa ville chrétienne. Comme celles de Chiraz, les mosquées d'Ispahan rivalisent de somptuosité.

 

Environnement et écotourisme

Des steppes d'Asie centrale au golfe persique, le pays abrite plus d'une dizaine de parcs nationaux et une quarantaine de zones protégées, humides, boisées, désertiques. Le parc de montagne du Golestan, au nord-est, fut le premier créé en Iran, alternant steppe et forêt, montagne et vallée. Dans un registre très différent, le parc de Kavir est un désert, à 50 km au sud-est de la capitale, où vivent gazelles, guépards, onagres, chevreuils et panthères. Dans la province de Fars, le parc national de Bamou est un enchantement au printemps, lors de la floraison d'une multitude d'espèces végétales, et le parc du lac d'altitude d'Arjan, au milieu de la forêt, permet l'observation d'une riche avifaune. Ces parcs, tout comme les villages reculés où l'on vit encore à l'ancienne, sont autant d'atouts pour le développement de l'écotourisme en Iran.

La montagne marque le paysage iranien, offrant des alpages et des stations de ski, des neiges et de l'eau en abondance. Au plus chaud de l'été, les Iraniens aiment grimper sur les hauteurs pour chercher de la fraîcheur. Des villages de montagne préservés participent au charme de la montagne iranienne, comme Masouleh, classé au patrimoine mondial par l'Unesco.

Enfin, on ne peut passer sous silence la beauté des jardins persans orchestrés selon des règles très spécifiques, dont l'origine remonte à 4 000 ans avant J.-C. Havres de paix et de verdure dans le désert, avec leurs fleurs et leurs bassins, l'eau qui circule, les haies et les arbres géants, les odeurs et les chants d'oiseaux, les jeux d'ombre et de lumière, ce sont autant de petits paradis qui invitent à la méditation. Une dizaine de jardins sont classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

 

Infos futées

 

Quand ? Les périodes privilégiées pour séjourner sont de mi-avril à début juin et de mi-septembre à mi-novembre.

 

S'y rendre. Seul Iran Air propose des vols directs Paris-Téhéran.

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Formalités. Passeport en cours de validité et visa touristique sont nécessaires. Pour le visa vous devez laisser vos empreintes digitales, fournir votre itinéraire et le contact de vos hébergements en Iran. Il est possible d'obtenir son visa au consulat à Paris (visa@amb-iran.fr) ou en arrivant à Téhéran, à l'aéroport.

 

Utile. Pour préparer au mieux son voyage.

OFFICE DE TOURISME DE L'IRAN ET CENTRE CULTUREL IRANIEN - Plus d'informations sur le site

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