Depuis 1975, son nom officiel est Hô Chi Minh-Ville, en hommage au leader communiste. On parle plus couramment de Saïgon, son ancienne dénomination, pour désigner la capitale du sud du Viêt-nam. À proximité du delta du Mékong, le long de la rivière Saïgon, cette métropole n'était qu'un village de pêcheurs khmers qui s'est développé au XVIIe sous la dynastie des Nguyên. Saïgon désigne officiellement le centre-ville de cette province peuplée de 7 millions d'habitants. Parmi les incontournables de Saïgon on peut citer la cathédrale Notre-Dame, la grande poste centrale dont la charpente métallique fut conçue par Eiffel, l'hôtel Continental et l'hôtel Majestic dans le style colonial français et l'Opéra édifié en 1900 sur le modèle du Petit Palais à Paris. Les touristes apprécient le marché de Ben Thanh, mais le plus grand marché de la ville est celui de Binh Tay dans le quartier chinois de Cholon, très impressionnant de variété et d'animation. On ne manque pas la visite du musée de la Révolution avec sa une panoplie d'avions, hélicoptères et autres véhicules exposés dans les jardins, ni le musée de Hô Chi Minh-Ville qui occupe les anciens locaux de brique de la Compagnie des messageries maritimes. Plus ancien vestige de la période coloniale française, cette bâtisse a été construite alors que Saïgon était la tête de ligne asiatique du transport maritime, tant de passagers que de fret, entre Marseille et l'Extrême-Orient. Au nombre des gratte-ciel, la tour financière Bitexco élevée en 2010 et le plus haut du pays. La vie nocturne est animée à Saïgon et la gastronomie locale est l'un des plaisirs du séjour.

Les lieux incontournables d'HÔ CHI MINH-VILLE

Quand partir à HÔ CHI MINH-VILLE ?

Quand partir à Hô Chi Minh-Ville ? La meilleure période pour partir au Viêt Nam est globalement en dehors de la mousson. Ces pluies diluviennes, qui peuvent entraîner des glissements de terrain et, par conséquent, des coupures momentanées des routes ou des voies ferrées, touchent en général jusqu'en novembre, les provinces du Centre et du delta du Mékong au sud du pays. Pendant la haute saison (juillet, août et septembre, et pendant la période du Têt, le Nouvel An vietnamien, en janvier-février), les prix augmentent dans certains établissements et étant donné l'étroitesse du pays, vous pourrez avoir le sentiment de suivre une autoroute pour touristes. Pendant le Têt, il est souvent difficile de se déplacer de l'étranger vers le Viêt Nam, car les moyens de transport sont pris d'assaut par les Vietnamiens d'outre-mer de retour au pays.

Comment partir à HÔ CHI MINH-VILLE ? Nos conseils & astuces

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La voiture constitue le moyen de transport le plus rapide et le plus pratique : les locations s'effectuent généralement avec chauffeur. Le réseau routier est en bon état. Les bus, solution bon marché, relient surtout la périphérie des villes. Une vingtaine de villes sont desservies par des lignes aériennes intérieures à des prix abordables et il est aussi possible de prendre le train pour aller du nord au sud à petit prix mais à 45 km/h de moyenne.

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Survol du Viêt Nam

Le Viêt Nam (capitale : Hanoi) est un pays de l'Asie du Sud-Est, situé à la pointe extrême-orientale de la péninsule indochinoise. D'une superficie de 331 041 km2, il compte près de 90 millions d'habitants (14e population mondiale) dont la moitié n'a pas 30 ans. Bordé par la mer de Chine méridionale (les Vietnamiens préfèrent dire mer d'Orient), le Viêt Nam est entouré par la Chine au nord, le Laos au nord-ouest et le Cambodge au sud-ouest. Des reliefs montagneux lui servent de frontières naturelles.

Géographie

Etant donné sa forme et l'importance de ses deux deltas - le delta du fleuve Rouge au nord et le delta du Mékong au sud - on peut représenter le Viêt Nam comme un " pays à deux têtes ".

Régions

Le Nord : le Tonkin de l'époque coloniale

Le relief orienté nord-ouest-sud-est, culmine au Fan Si Pan (3 143 m). Les chaînes montagneuses recèlent d'importantes ressources minières.

Dans certaines régions, l'érosion a sculpté des pitons aux formes étranges s'étendant parfois jusqu'au beau milieu des baies, et donnant ainsi naissance à des paysages fantastiques (le paysage maritime de la baie d'Along, mais aussi Hoa Lu surnommé la baie d'Along terrestre).

Jusqu'à une date récente, seuls les deltas des grands fleuves, où les crues successives ont accumulé un sol limoneux, avaient fait l'objet d'une sédentarisation agricole. Hanoi, la capitale, et le port de Haiphong (dont la position géographique favorise le transport et l'exportation des minerais du nord) sont les deux grandes villes de la région Nord.

Le Centre : l'Annam de l'époque coloniale

Aux hauts-reliefs plissés du nord succède la cordillère annamitique (Truong Son), dont le point culminant est le Ngoc Linh (2 598 m). Cette chaîne montagneuse est orientée nord-est-sud-ouest. Elle forme une frontière naturelle avec le Laos et une partie du Cambodge, et chute en versants raides jusqu'au littoral. Etroite au nord (70 km), elle s'élargit vers le sud (200 km). Ses cols à basse altitude (cols de Mu Gia et d'Ai Pao, 350 m) permettent son franchissement de façon aisée.

Plus au sud, de hauts plateaux accidentés sont entrecoupés de vallées encaissées, parfois en forme de canyon, creusées par le cours de rivières comme la Srepok, un affluent du Mékong. Couvertes d'une végétation de climat humide, ces régions montagneuses s'étendent sur 50 000 km2. Le sol, parfois volcanique, fait de terre grise ou ferrugineuse, permet l'exploitation d'hévéas, la culture en terrasses du thé ou du café.

Les plaines du nord du Centre couvrent 6 700 km2 et sont parsemées de pitons rocheux calcaires. Un climat particulièrement difficile - pluies torrentielles l'été, suivies des typhons d'automne, de crachins, puis de vents arides et secs au printemps - ne favorise guère l'agriculture.

La côte découpée est karstique au nord, mais les plages de sable fin, bordées de cocotiers (telles celles, splendides, de Nha Trang), sont tropicales et forment des paysages qui évoquent ceux de la Polynésie. Les plaines bordant le littoral sont étroites ; leur population vit essentiellement de pêche et de riziculture grâce à un habile réseau d'irrigation.

Les reliefs côtiers disparaissent et les plaines s'élargissent au fur et à mesure que l'on s'approche du sud.

Le Sud : la Cochinchine de l'époque coloniale

Maintes fois convoitée, longtemps aux mains des Khmers et colonisée par la France en 1862, cette région est la plus riche et la plus peuplée de la péninsule indochinoise (plaine du Nam Bo). Au sud, en contrebas, elle forme un arc de cercle allant de Tây Ninh au cap Saint-Jacques (Vung Tau).

Au nord s'étend la plaine septentrionale qui se prolonge jusqu'au Cambodge. Composée de terres d'alluvions grises ou de terres basaltiques, elle favorise les plantations d'hévéas, de fruits et d'épices (plantations de My Tho). Outre ces plantations, la population vit également de riziculture (allant parfois jusqu'à faire 3 récoltes par an), de pêche, de pisciculture, d'élevage porcin, d'artisanat et de commerce. La ville principale est Hô Chi Minh-Ville. Située sur la rivière de Saigon, elle dispose ainsi d'un accès à la mer.

Fleuves

Alors que l'évaporation est très réduite (l'humidité relative de l'atmosphère dépasse les 80 %), le climat favorise un réseau hydrographique ramifié mais aussi un volume d'eau considérable. Le régime des pluies de mousson détermine la saison des crues et des basses eaux.

Pendant la saison des crues, les fleuves charrient 80 % de leur débit total annuel contre 20 % en période de basses eaux. La vie des plaines deltaïques dépend largement des crues. Subissant les périodes de mousson, les berges des fleuves sont submergées parfois jusqu'à 6 ou 12 m et leur cours est changeant, incertain sur une partie de leur tracé.

Les fleuves sont peu praticables, excepté par des embarcations à fond plat et de petite envergure. Des canaux ont été aménagés, ils permettent de naviguer sur les parties les moins profondes. Les deux principaux sont le fleuve Rouge ou Song Hong et le Mékong ou Cuu Long (Neuf Dragons).

Le fleuve Rouge

Long de 1 200 km, sa source est située sur les hauts plateaux du Yunnan (sud de la Chine), à Ta Li Fou (2 500 m d'altitude). C'est à Lao Cai (à 1 180 km de la mer et à 800 m d'altitude) que le fleuve Rouge pénètre au Viêt Nam. Jusqu'à Yen Bai, la vallée reste droite et encaissée. Le fleuve reçoit en aval la rivière Noire, Song Da, et sur sa gauche la rivière Claire, Song Lo, toutes deux arrivant de Chine méridionale. Là, il n'est plus qu'à 10 m d'altitude et pourtant à 220 km de la mer : il s'écoule alors paresseusement au fil d'innombrables méandres.

Des bourrelets de terre longent ses berges. Son cours, incertain et changeant selon les alluvions, a été partiellement renforcé à l'aide de digues. Son débit annuel est de 3 900 m3/s à l'embouchure. Le golfe est très fertile car, en période de crue, le fleuve Rouge dépose 3,5 kg de limon par mètre cube d'eau.

Le delta du Song Thai Binh vient se souder à celui du fleuve Rouge, ainsi que de multiples affluents. A Hanoi, sur la rive droite, l'écluse moyenne est de 2,20 m, mais les crues ont pu atteindre 12 m (en 1945), soit 6 m au-dessus du niveau des rues de la ville. En effet, du fait de la double action de la fonte des neiges (en amont, dans la partie chinoise) et des pluies de mousson, ses crues sont très importantes, le débit passe alors de 3 000 m3/s à 30 000 m3/s.

Le Mékong

Il prend sa source au Tibet et parcourt 4 350 km. Il a un débit annuel, à son embouchure, de 14 700 m3/s. C'est le plus long et le plus puissant fleuve de la péninsule indochinoise. Il pénètre au Viêt Nam à la fin de son cours, après que ses deux bras, le Hau Giang et le Tien Giang, se sont séparés à Phnom Penh.

Le Mékong se divise donc en deux parties ; son affluent le Song Cuc Tien passe à My Tho (c'est le seul bras qui puisse être emprunté au Viêt Nam par des cargos).

Au nord du delta, la plaine est drainée par deux autres défluents du Mékong, qu'ils rejoignent sur le petit estuaire formé par le Dong et la rivière de Saigon. Le Mékong se jette dans la mer 80 km plus loin.

2010 : le bassin du Mékong connait une des plus grandes sécheresses de son histoire

En 2010, le bassin du Mékong a connu une des plus graves périodes de sécheresse de son histoire, avec un niveau du fleuve qui n'avait jamais été aussi bas depuis cinquante ans. Le manque d'eau a empêché l'irrigation suffisante des terres cultivables et amoindri les ressources de la pêche, mettant en danger la sécurité alimentaire d'une grande partie de la population de la région.

Dans le delta du Mékong, au sud du Viêt Nam, le faible niveau d'eau a en outre contribué à l'augmentation du taux de salinité lié aux remontées d'eau de mer dans le fleuve. L'eau de mer a pénétré jusqu'à 50 km à l'intérieur des terres mettant en péril des dizaines voire des centaines de milliers d'hectares de production du " grenier à riz " vietnamien.

Selon certaines sources, l'assèchement du Mékong et de ses affluents serait dû à des conditions météorologiques exceptionnelles. Cependant, ce phénomène météorologique coïncide aussi avec une intensification notable de la construction, essentiellement par la Chine, de barrages controversés sur le fleuve. Ces travaux risquent à terme de mettre sérieusement en péril le Mékong et ses richesses naturelles : selon certaines sources, les barrages seraient à l'origine de la migration de 70% des ressources halieutiques de la région.

Climat

On voyage agréablement toute l'année au Viêt Nam, car, comme dans tous les pays à mousson, il y pleut surtout le soir et la chaleur de la journée est très supportable. Selon les saisons et les régions, les variations de température peuvent cependant être très importantes et il faut s'équiper en conséquence.

La mousson

Alors que le pays s'étend sur plus de 1 650 km de longueur, avec des altitudes variant entre 0 m et 3 143 m (le mont Fan Si Pan dans le Nord du pays), le climat vietnamien se caractérise par son instabilité et des variations multiples suivant les conditions locales. Cela est dû à l'influence du régime des moussons qui, au Viêt Nam, présente un caractère instable dans le temps et l'espace, car le pays ne se trouve pas entièrement dans la zone d'influence de l'un des trois systèmes de moussons qui régissent les différentes zones géographiques de l'Asie.

Mousson est un mot qui vient de l'arabe mawsin et qui signifie " balancement, alternance ", pour désigner le changement de direction des vents d'une saison à l'autre. Le balancement des vents s'accompagnant d'un changement de direction des courants marins, ce mécanisme climatique avait, au temps de la navigation à voile, une importance primordiale pour les échanges maritimes entre les pays d'Asie du Sud-Est.

La mousson d'hiver, entre octobre et mars, assez sèche, vient du nord-est et touche la région au nord de Da Nang, elle apporte la fraîcheur et l'humidité.

La mousson d'été, d'avril à octobre, vient du sud-ouest et apporte chaleur et humidité essentiellement dans la partie Sud du pays.

Ces deux saisons bien séparées connaissent des modifications en fonction des régions. De plus, la température et le climat varient avec l'altitude : les pluies sont plus fréquentes et la température chute de 3 °C à 4 °C sur les hauts plateaux du sud (Dà Lat) ainsi que dans les zones montagneuses du nord. On peut cependant délimiter 3 grandes zones climatiques.

Dans le Nord : La région Nord jusqu'au Hoanh Son (la porte d'Annam) se caractérise par un climat tropical des moussons, avec quatre saisons bien séparées : un hiver frais accompagné de crachin, de janvier à mars ; un printemps chaud et humide, d'avril à juin ; un été chaud, humide et orageux, de juillet à septembre ; et un automne magnifique d'octobre à décembre.

Pendant l'hiver, la température à Hanoi peut descendre jusqu'à 3 °C, avec une température moyenne du mois le plus froid d'environ 16 °C à 17 °C. De janvier à avril, le temps est souvent maussade à Hanoi. Un crachin permanent baigne la ville dans une humidité glaciale.

Dans les montagnes, les températures sont plus fraîches et les pluies plus abondantes. La température peut descendre au-dessous de 0 °C. En 1999, les touristes venus passer Noël à Sapa, dans les montagnes près de la frontière chinoise, ont eu la surprise de voir le paysage se couvrir de neige. Le phénomène est devenu récurrent et s'observe dans d'autres provinces du Nord, comme celle de Lang Son.

L'été est la saison la plus chaude de l'année. La température maximale peut alors dépasser 40 °C à Hanoi. Mais l'été est aussi la saison des pluies et le maximum de précipitations survient entre juillet et septembre. On doit aussi noter la fréquence des orages et des typhons venus de la mer qui rendent difficiles les prévisions météorologiques. Même Hanoi, pourtant à plus de 100 km de la côte, essuie parfois de forts typhons pendant la saison des pluies.

Dans le Centre : La saison sèche s'étend de février à août, et la saison humide de septembre à janvier. A cause du foehn, vent chaud et sec soufflant du sommet des montagnes, les pluies commencent plus tardivement. Il tombe alors des pluies violentes, surtout en octobre et novembre.

La situation est assez différente suivant que l'on se trouve sur la côte ou sur les hauts plateaux. A partir de février, la température suit une courbe ascendante et s'élève brusquement vers la mi-avril. Pendant la saison sèche, notamment entre février et mars, la région est relativement protégée des pluies. Dans les hauts plateaux, les températures sont toujours assez fraîches et les précipitations plus nombreuses. La saison des pluies est aussi celle des typhons et de leur cortège d'inondations meurtrières.

Dans le Sud : Il règne un climat subtropical de mousson, avec une distinction nette entre saison sèche et saison des pluies (d'avril-mai à octobre-novembre, l'air est alors humide et lourd). La température reste élevée toute l'année, avec une moyenne de 26 °C à 27 °C en plaine.

Environnement / Ecologie

Une évolution préoccupante

Aujourd'hui, la croissance démographique, l'industrialisation et ses conséquences non maîtrisées, la pollution des eaux, l'usage des pesticides, le pillage des ressources forestières, la contrebande d'animaux sauvages représentent des défis écologiques qui ne sont pas ressentis comme tels, alors que le pays est entré dans une phase où la priorité est avant tout accordée au développement.

Le diagnostic ne fait pourtant aucun doute, et les autorités ne cherchent pas à dissimuler l'ampleur des dégâts.

Un manque d'engagement politique

Du côté des populations, la conscience écologique est moins qu'embryonnaire alors qu'au niveau politique elle est encouragée par les grandes institutions internationales mais se heurte à une bonne volonté, certes exprimée dans les discours, mais réduite à l'impuissance par les intérêts financiers immédiats, des visions à court terme et la corruption.

Le pays abriterait 10 % de la totalité des espèces animales recensées dans le monde. Mais parmi les espèces endémiques, 28 % des mammifères, 10 % des oiseaux, 21 % des reptiles et des amphibiens seraient désormais menacés du fait de la réduction de leur habitat ou à cause du braconnage.

Des efforts ont certes été consentis pour accroître la superficie forestière, mais celle-ci a beaucoup perdu en qualité du fait de l'utilisation d'espèces non adaptées. Les écosystèmes marins sont, eux aussi, devenus très vulnérables : 80 % des forêts de mangroves, situées principalement dans le delta du Mékong, ont été détruites alors que 96 % des massifs coralliens, indispensables au maintien d'une faune et d'une flore très riches, sont dorénavant en péril.

Les défis du développement et de la démographie

Depuis le début des années 2000, l'économie vietnamienne a doublé en taille alors que la pauvreté qui touchait 70 % de la population n'en concerne plus aujourd'hui que 35 %. La Banque mondiale souligne que ces progrès ont été extrêmement rapides. Mais alors que pendant ces dernières années la part du budget national consacrée à l'environnement a été inférieure à 1 %, il est à craindre que cette indifférence constitue à moyen terme un goulet d'étranglement et n'entrave finalement les efforts qui restent à accomplir. Le pays risque de s'apercevoir - trop tard - qu'il a dilapidé en quelques années un capital inestimable.

Parcs nationaux

Le Viêt Nam compte aujourd'hui 15 parcs nationaux protégeant une très riche biodiversité. Faute de moyens financiers et de ressources humaines suffisamment formées, leur gestion manque malheureusement de rigueur et il n'est pas rare qu'ils soient livrés aux activités frauduleuses des pilleurs de bois et des braconniers. Aujourd'hui, ils sont en outre menacés par la spéculation foncière qui insensiblement parvient à grignoter la superficie de certains parcs. Ils représentent cependant un effort incontestable de la part du gouvernement pour protéger le patrimoine naturel du pays.

Parmi les plus importants, on peut citer :

le parc national de Nam Cat Tien (dans la province de Lam Dong).

le parc national de Yok Don (115 545 ha dans la province du Dac Lac, hauts plateaux).

le parc national de Bach Ma (22 031 ha dans la province de Thua Thien Huê).

le parc national de Cat Ba, sous l'autorité de la ville portuaire de Haiphong.

le parc national de Tam Dao (provinces septentrionales de Vinh Phuc, Thai Nguyên et Tuyên Quang, 36 883 ha).

le parc national de Cuc Phuong à Ninh Binh (22 200 ha).

la réserve naturelle de Xuan Son, dans la province septentrionale de Phu Tho (15 048 ha), à 90 km de Hanoi.

Les modalités de leur visite figurent dans les chapitres de visite concernés. Dans la plupart des parcs, l'organisation de visites touristiques reste sommaire.

Faune et Flore

Le Viêt Nam est l'un des pays du monde qui bénéficie de la biodiversité la plus riche aussi bien du point de vue de la flore que de la faune.

De graves menaces

Le Viêt Nam connaît des problèmes écologiques importants. La dégradation des milieux naturels met en péril la survie des espèces rares. La déforestation est un phénomène que les autorités n'arrivent pas à enrayer, la pollution des cours d'eau s'aggrave. De plus, la chasse continue et des espèces comme l'ours malais, chassé pour sa bile aux pouvoirs médicamenteux, ont presque disparu du pays, de même que certains serpents. Le tapir et le rhinocéros de Sumatra ont été totalement éradiqués. Encore pratiquée, la pêche à la dynamite cause des ravages énormes.

Faune

De même que pour la flore, la diversité des milieux naturels conditionne la richesse de la faune. On dénombre des milliers d'espèces : 275 pour les mammifères, 180 pour les reptiles, 826 pour les oiseaux, 80 pour les amphibies, environ 5 000 espèces de poissons et 12 000 espèces d'insectes. Tigres, ours, éléphants, cerfs, panthères, singes de toutes sortes, sans oublier bien sûr quelques crocodiles et des serpents, dans la jungle et parfois jusque dans les rizières. Nombreuses sont les espèces protégées, car en voie de disparition (exemple : le rhinocéros, le tigre, le léopard...).

Le Viêt Nam est même un des rares endroits de la planète où l'on découvre encore des espèces aussi bien végétales (seules 50 % des espèces de plantes ont été identifiées) qu'animales (parmi les 10 nouvelles espèces de mammifères découvertes dans le monde au cours des années 1990, 4 l'ont été au Viêt Nam). En octobre 1999, une équipe internationale de botanistes a découvert près de la frontière chinoise Xanthocyparis vietnamensis (le cyprès doré vietnamien), la seule nouvelle espèce de conifère découverte dans le monde depuis 1948.

Animaux dangereux

En principe, au Viêt Nam, le risque de se faire charger par un éléphant, dévorer par un tigre ou un crocodile est très réduit...

S'il y a danger potentiel, il provient d'animaux communs, minuscules voire microscopiques. Les désagréments les plus fréquents seront plus probablement provoqués par les piqûres d'insectes : puces, moustiques, araignées, aoûtats... La nuit, l'usage d'une moustiquaire permet de préserver sa tranquillité. En cas de piqûre de guêpe ou de frelon, retirez le dard, désinfectez et calmez les démangeaisons avec une pommade apaisante. En cas d'allergie, consultez un médecin.

Pas d'inquiétude outre mesure ! Sauf exceptions (voir la rubrique " Moustiques " dans " Organiser son séjour "), les risques se limitent à des désagréments ou sont faciles à éviter moyennant quelques précautions.

Rien à craindre des margouillats, petits lézards que vous rencontrerez dans tous les bâtiments. Au contraire, ils contribuent à lutter contre la prolifération des moustiques dont ils se nourrissent. Les grosses blattes qui nichent souvent dans la salle de bains ont un aspect peu engageant, mais sont inoffensives. Elles rampent et quelquefois prennent leur envol avec un bourdonnement qui surprend. Il faut éviter de laisser traîner de la nourriture qui les attire inexorablement.

Serpents : Concernant les serpents, le risque ne doit pas être surestimé. En cas d'envenimation, la mortalité reste très faible (moins de 1 % chez l'adulte). Au Viêt Nam, les serpents sont nombreux en forêt, dans les plantations ou les terrains des zones périurbaines. Ils sortent plutôt le soir ou la nuit pour chasser.

Cinq types de serpents sont dangereux :

Dans les arbres : généralement de couleur verte, le serpent peut tomber sur ses victimes au cours de ses déplacements.

Sur le sol : un serpent de couleur brune feuille morte (Malaysia pit viper). Un serpent de couleur blanche avec des taches noires arrondies sur le dos (Bungarus). C'est le serpent le plus dangereux, il aime venir se réchauffer près du corps humain pendant la nuit. Le cobra se rencontre fréquemment. De couleur noire, il peut cracher son venin à 1 m de distance.

Dans l'eau : le serpent de mer, présent dans les estuaires où l'on évitera de se baigner.

Pour éviter le risque d'exposition aux morsures, porter un pantalon long et de grosses chaussures dans la campagne, ne pas marcher pieds nus dans les rizières et se munir d'un bâton et d'une lampe pendant la nuit.

En forêt, porter un chapeau et se méfier des branches basses. Surtout, ne jamais passer sa main ou même un bâton au fond d'un trou.

En cas de morsure, pas de panique. Transporter le blessé vers l'hôpital le plus proche. Au Viêt Nam, le centre de référence est l'hôpital Cho Ray à Hô Chi Minh-Ville.

La scolopendre (con rêt) : La morsure de la scolopendre (gros mille-pattes) dont plusieurs espèces sont représentées en Asie du Sud-Est est très douloureuse. Si par malchance on en est victime, désinfecter rapidement et recourir à un traitement antalgique (paracétamol). Vérifier la vaccination antitétanique et, en cas d'allergie, consulter un médecin.

Se tenir à distance prudente de cet insecte en sachant cependant que selon la légende les plus grosses scolopendres seraient dépositaires d'une perle qu'elles conserveraient entre leurs mâchoires et qui serait censée guérir les maladies graves.

Les méduses : Lors des baignades en mer, se méfier des piqûres de méduses (par l'intermédiaire de leurs filaments qui injectent un venin toxique et allergisant).

En cas de piqûre, sans paniquer, sortir rapidement de l'eau. Enlever les filaments en veillant à ne pas provoquer de nouvelles lésions. Utiliser des gants. Ne surtout pas laver à l'eau douce qui favorise la libération de la toxine. Nettoyer avec de l'eau de mer chaude (50 °C) ou du vinaigre.

Désinfecter avec un antiseptique et éviter l'agitation (ce qui favorise la dissémination des substances toxiques dans le corps par le sang).

La cicatrisation peut durer plus d'un mois. En cas d'allergie ou de lésions cutanées persistantes, consulter un médecin.

Risque de rage : Attention aux chiens errants et même aux chats qui peuvent transmettre la rage par morsure ! Avis médical : " Toute morsure, aussi bénigne soit-elle (et même le léchage d'une plaie, d'une égratignure ou d'une muqueuse), doit faire redouter une contamination rabique. " En cas de morsure, laver abondamment la plaie à l'eau savonneuse, rincer à l'eau claire, puis désinfecter. Surtout, contacter rapidement les services médicaux qui vous orienteront vers un centre antirabique.

Le tigre au Viêt Nam… de la fin du XIXe siècle à aujourd'hui.

D'après Le Courrier de Saigon, journal officiel de la Cochinchine française.

25 janvier 1864 : un tigre répand la terreur dans les environs de Tay Ninh ; en 4 jours, il a fait 8 victimes.

25 mai 1864 : Thudaumot a été le théâtre d'un drame trop fréquent dans nos provinces. A la tombée de la nuit, un tigre est entré dans un village et a enlevé une vieille femme au milieu du marché.

4 septembre 1864 : le poste de Rach Tra est visité chaque nuit par les tigres. L'autre jour, une sentinelle a été attaquée et légèrement blessée. A Gocong même, les carnassiers ne craignent pas de pénétrer à l'intérieur de la ville pour enlever les boeufs de notre troupeau.

20 novembre 1868 : depuis 3 mois, 64 tigres ont été pris ou tués ; pour chacun d'eux, la prime a été payée.

5 mars 1871 : le maire du nouveau village de Tam-Ky a été dévoré par un tigre. Le corps, rapporté au village, a dû être disputé à quatre autres fauves.

16 octobre 2009 : dans la banlieue de Hanoi, deux carcasses de tigres congelées d'un poids respectif de 40 kg et 90 kg sont découvertes dans un taxi. Quatre personnes sont arrêtées. L'une avoue avoir transporté les deux dépouilles de la province du Thanh Hoa vers la capitale pour les revendre au prix de 111 $ par kg. Pour 2009, il s'agissait de la 3e saisie de cette nature.

Juin 2010 : selon les chiffres publiés à l'occasion d'un colloque à Hanoi, dans le cadre du programme national de préservation des tigres, le Viêt Nam n'abriterait qu'à peine plus d'une cinquantaine de tigres.

Flore

La situation géographique du pays et la diversité des milieux naturels expliquent l'extraordinaire variété de la flore qui offre près de 15 000 espèces végétales appartenant à 200 familles. La couverture sylvestre de ce pays (qui était à l'origine entièrement boisé) conditionne l'existence des différentes espèces.

Les problèmes du déboisement

La guerre et ses défoliants chimiques, mais aussi l'exploitation anarchique des ressources forestières pour obtenir tanins, farines, fibres et autres résines, et surtout son utilisation comme bois de chauffe, ont dévasté la forêt. Ainsi en 1943, 44 % du territoire vietnamien était couvert d'arbres ; en 1986, 23,6 % du territoire seulement. La déforestation touche encore chaque année 2 000 km². La sylviculture fait vivre directement 12 % de la population. La production de bois, de l'ordre de 6 000 millions de m³, rapporte énormément.

L'exploitation plus ou moins illégale des ressources forestières est un problème d'échelle régionale. Tous les gouvernements semblent avoir pris conscience de l'importance d'un usage raisonné du patrimoine forestier mais les réglementations édictées sont loin d'être respectées et sont même souvent violées avec la complicité des Etats eux-mêmes.

Les pays les plus riches se servent chez les plus pauvres. L'armée vietnamienne exploite d'immenses concessions forestières au Laos. Le bois des forêts cambodgiennes est exploité par les compagnies taïwanaises ou thaïlandaises. Des exportations illégales transitent par la frontière vietnamienne et sont acheminées vers les ports à destination des marchés étrangers, tel le Japon. Le trafic sert, par ailleurs, à alimenter l'industrie du bois vietnamienne, et les meubles vendus à Hanoi ou à Hô Chi Minh-Ville font un large usage de cette matière première.

Le gouvernement vietnamien mène par ailleurs une politique officielle de reforestation dont les résultats sont loin d'être convaincants : choix d'essences inappropriées, couverture insuffisante...

À savoir

L'importation d'objets en ivoire est interdite en France.

Les meubles et les objets en bois vendus à Hanoi ou Hô Chi Minh-Ville contribuent à la destruction des dernières forêts du Viêt Nam, au Laos, au Cambodge et en Indonésie - voir le site de l'ONG Global Witness - www.globalwitness.org

Certaines pratiques contribuent à précipiter l'extinction d'espèces animales et végétales rares, théoriquement protégées par des traités internationaux : coraux vendus à des fins décoratives, écaille de tortue utilisée dans la fabrication de pacotilles, animaux sauvages empaillés ou gardés en captivité en vue de les utiliser pour la fabrication de produits médicinaux.

Le gibier proposé dans certains restaurants sera rarement originaire de la région. Chassé illégalement dans les parcs nationaux du pays, il fait l'objet d'un vaste trafic et circule congelé dans des conditions d'hygiène plus que douteuses...

En bord de mer, en montagne, même si cela semble saugrenu du point de vue des locaux, éviter de laisser traîner piles, plastiques...

MONGOLIE

Guide MONGOLIE

MONGOLIE 2019/2020

17.95 €
2019-05-08
312 pages
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