Population : 128 637 habitants.

Altitude : 3 827 m.

 

Au bord d'une immense mer d'eau douce, perchée à 3 827 m d'altitude, Puno est la capitale de l'Altiplano, les hauts plateaux péruviens, et du département de Puno. Très (très) tourisitique de par sa situation, elle profite d'un climat froid et sec (moyenne annuelle 8 °C), avec pluies abondantes et souvent de la neige de novembre à avril. La ville et le lac s'appuient sur des collines où verdissent les terrasses cultivées (pommes de terre, maïs ou quinoa). La ville grise avec ses toits de tôle (calaminas) serait d'un morne ennui sans le Titicaca. La population est ici aux trois quarts indigène et majoritairement descendante de la culture tiahuanuco, ce qui la rapproche des Boliviens avec lesquels elle partage le lac et la langue aymara.

Historiquement, la région fut peuplée par la culture Pukará vers 200 av. J.-C. Celle-ci se caractérisait par ses constructions pyramidales monumentales et son orfèvrerie. Puis la civilisation Tiahuanaco domina l'altiplano à partir de 800 apr. J.-C. environ, et imposa son art de la céramique et du textile. Les Incas soumirent les Collas (originaires du plateau del Collao) lors de leur vaste conquête. Les Espagnols investirent Puno, attirés par les mines d'argent, d'or, de cuivre et l'abondance d'une main-d'oeuvre corvéable à merci. La mine de Laykacota en est l'un des exemples les plus édifiants, le vice-roi Comte de Lemos devant même venir sur place afin de calmer les tensions entre les conquistadores. Pour cette raison, il fonda San Carlos de Puno en 1668.Cette région fut le théâtre de nombreux soulèvements, dont celui que Túpac Katari dirigea en 1781.

Le costume féminin, proche de celui des voisines boliviennes, est devenu emblématique des populations indigènes de tout le Pérou dans l'imagerie occidentale : jupons et jupes superposés très colorés et petit chapeau en feutre, châle lié aux épaules permettant de transporter, tout à la fois, les enfants et les denrées alimentaires.

Le folklore de Puno est, probablement, avec une quarantaine de danses et plus de 300 groupes, le plus varié et coloré du pays. Les fêtes de la Candelaría, en l'honneur de la Vierge du même nom, la première quinzaine de février, sont l'occasion de processions et danses somptueuses où la couleur le dispute à l'originalité des costumes. Pour la fête de Alasitas y las Cruces, les 3 et 4 mai, les villageois offrent des pièces d'artisanat miniatures dans les rues principales de chaque ville du département. Enfin, le 4 novembre est le jour anniversaire de la fondation de la ville, avec une procession sur le port, des défilés et des concerts dans le centre-ville. Les danses les plus spectaculaires et populaires sont la diablada, le sikuri, la llamerada, la wifala, mises en scène théâtralement au son et rythme des queñas, antaras (ou zampoñas), sikus, pinkullos, charangos et violons.

Pour le Titicaca, pour son paysage d'Altiplano (grande table à l'herbe rase sur laquelle paissent d'innombrables troupeaux de lamas et alpagas qui regardent passer le train), et enfin pour son artisanat, Puno est une destination incontournable lors d'un voyage au Pérou.

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14.95 €
2017-11-22
552 pages
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