Situé au bord de la Baltique, à l'entrée de la lagune de Courlande, cet ancien petit port de pêche est maintenant la troisième ville du pays, un lieu stratégique pour l'économie lituanienne (on y a ouvert récemment des zones franches), un port commercial à vocation internationale depuis la période hanséatique, et qui a le sérieux avantage de ne pas être bloqué par les glaces en plein hiver. Klaipėda n'a pas que des attraits urbains : elle est un point de départ pour la presqu'île de Neringa et sa réserve naturelle. On y accède en prenant le ferry qui mène de Klaipėda à Smiltynė, de l'autre côté de la lagune. Les plages et les stations balnéaires de la presqu'île de Neringa méritent bien qu'on y consacre un petit séjour... voire un grand !

Klaipėda est connue dans tout le pays pour sa bière Svytyrys (qui signifie " phare "), très souvent qualifiée de " meilleure bière lituanienne ".

Histoire

La région de Klaipėda était à l'origine peuplée de tribus baltes, qui subirent les assauts des Vikings (fin du Ier millénaire), puis l'invasion des chevaliers teutoniques venus les christianiser dès le XIIIe siècle et qui édifièrent un château sur le delta de la rivière Dané. Dès lors, Klaipėda était fondée (1252), mais la ville s'appelait alors Memelburg (les chevaliers pensaient qu'ils étaient à l'embouchure du Niémen, appelé Memele).

En 1410, malgré la victoire de la coalition polono-lituanienne contre les chevaliers teutoniques, Klaipėda resta aux mains des Germains. Base, par la suite, du commerce hanséatique, elle fut intégrée à la Prusse, à partir du XVIe siècle, par les descendants des chevaliers teutoniques. Elle devint presque une enclave germanique au sein de la Lituanie, et ses habitants originels furent déchus de leurs propres droits et nationalités. Pendant une courte période (1629-1635), les Suédois occupèrent la ville, puis la détruisirent.

Au XVIIIe siècle, Klaipėda redevint un port commercial florissant, pour le bois notamment et les produits agricoles, passant une courte période sous le joug de la Russie tsariste (1757-1762). Après l'assaut, puis le retrait des troupes napoléoniennes, la ville devint la résidence des rois prussiens, et même la capitale de la Prusse (en 1807 et 1808). A la fin du XIXe siècle, elle faisait partie intégrante du IIe Reich.

Le traité de Versailles, après la Première Guerre mondiale, mit fin à cette situation et plaça la ville sous contrôle français. En 1923, la jeune Lituanie, indépendante après d'âpres combats, récupéra enfin Klaipėda. Mais la volonté d'Hitler de reprendre " Memel ", en 1939, devait être à l'origine d'un des épisodes du début de la Seconde Guerre mondiale. Les nazis occupèrent la région ; Klaipėda passa de nouveau aux mains des Allemands, qui en firent une base navale. En 1945, lors de la défaite allemande, Klaipėda subit les assauts de l'Armée rouge et fut dévastée par de terribles bombardements. Au lendemain de la guerre, il ne restait que 4 habitants. L'ancienne ville prussienne fut ensuite reconstruite et repeuplée par les Soviétiques, qui chassèrent ou déportèrent les populations germaniques. En 1991, la Lituanie retrouva son indépendance. En août de cette année-là, la statue de Lénine à Klaipėda était déboulonnée.

Aujourd'hui

La ville a retrouvé sa liberté. Son intense activité portuaire ne l'empêche pas d'être également un centre culturel attrayant et agréable à visiter (ne pas manquer sa vieille ville et ses maisons à colombages). Klaipėda attire de plus en plus de touristes - en majorité allemands - à la recherche d'un passé révolu. Souvent, Klaipėda est désignée par son ancien nom allemand, Memel, ce qui n'est pas pour ravir grand nombre des habitants.

Le dernier week-end de juillet, Klaipeda célèbre le Festival de la Mer (www.jurossvente.lt). Pendant cinq jours, la mer et ses traditions seront à l'honneur.

À voir / À faire à KLAIPĖDA

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