Guide de DAKAR : Les personnalités célèbres : Sénégal

Didier Awadi est l'un des pères fondateurs du rap sénégalais et africain. Il débute dans le milieu des années 1980 comme danseur, animateur et rappeur avant de fonder avec Doug-E-Tee (Amadou Barry) le groupe Positive Black Soul (PBS). En 1994, ils sortent l'album Boul Falé qui devient le premier album rap sénégalais à succès, ouvrant la voie au phénomène social qu'est aujourd'hui le hip-hop. Depuis 1995, date de la signature du groupe avec Island Record de Chris Blackwell, le PBS a effectué des tournées dans une grande partie des pays du continent et du monde. Le groupe acquiert alors un statut de référence en matière de rap africain. Mais aujourd'hui, Didier Awadi est aussi connu pour sa carrière solo. Déjà quelques albums dans les bacs, résolument engagés vers un panafricanisme militant, ouverts sur le monde. Sujets abordés : la dette, les coups d'Etat, le patrimoine dilapidé, la crise vécue par les jeunes africains. Humour et amour y sont aussi présents, dans une ambiance musicale très variée. Son dernier challenge : Présidents d'Afrique, à la fois un album, un site Internet, un spectacle et un film (l'album est lancé le 2 avril 2010, peu avant l'anniversaire du cinquantenaire de l'Indépendance, à l'occasion d'un concert très attendu). Un concept " multisupport " dans lequel il invite des stars du hip-hop africain (mais pas seulement) à chanter avec des pères de l'indépendance africaine et du panafricanisme engagé (grâce aux archives sonores récupérées dans une trentaine de pays). Exemple : le président et révolutionnaire burkinabè Thomas Sankara, assassiné en 1987, en featuring avec le rappeur métis Smockey et Awadi lui-même. L'éternel combat qu'il mène pour ces frères est symbolisé par un nouveau single engagé, enregistré en association avec Bouba Kirikou, dénonçant les Accords de partenariat économique (APE) entre l'Union européenne et les ACP (Afrique - Caraïbe - Pacifique) rebaptisés Arnaques - pillages - esclavagistes ".

Douts (Mohamadou Ndoye, dit). Si le Sénégal est une terre de musique et de danse, les arts plastiques y ont aussi une place privilégiée. Toute une génération d'artistes contemporains perpétue la tradition plastique du pays. Aux côtés de Soly Cissé et Moussa Sakho, le peintre Douts en fait partie. Exposé dans certains des plus grands musées du monde (New York, Paris), il réside dans le quartier de la Médina, un quartier qu'il met en scène dans son oeuvre en peignant des labyrinthes de rue et des moyens de locomotions étranges (qui évoquent bien entendu taxis et cars rapides dakarois).

Aïssa Maïga. Fruit d'une double culture, la sculpturale Aïssa Maïga est née à Dakar en 1975, d'une mère sénégalaise et d'un père malien. Arrivée en France à l'âge de 5 ans, elle fait ses premières armes de comédienne dans un conte musical, La Nuit la plus longue, alors qu'elle n'est encore qu'une collégienne parisienne. Elle a 12 ans, et c'est l'époque de ses premiers cours de théâtre. L'aventure dure trois ans. Les bancs de la fac ensuite ; mais ils ne parviendront à la retenir qu'un petit mois. Serveuse, elle enchaîne les castings sans grand résultat. Elle croise Gad Elmaleh qui l'encourage. Elle s'accroche... Peu de temps après, en 1996, elle obtient son premier rôle dans le film de Denis Amar Saraka Bô avec Richard Bohringer et Yvan Attal. Elle a 20 ans. Mais les années de galère continuent. Elle est confrontée à la réalité crue de ce que peut être la discrimination dans le cinéma français ". Malgré les difficultés, la jeune femme persévère, et ses efforts sont enfin récompensés. Septembre 2004 : on retrouve Aïssa Maïga au théâtre dans Brooklyn Boy, et quelques mois plus tard, elle est à l'affiche de L'un reste, l'autre part de Claude Berri, puis dans Les Poupées russes de Cédric Klapisch, film dans lequel elle interprète une vendeuse qui flirte avec Romain Duris. Depuis elle a enchaîné les rôles dans Paris, je t'aime, Je vais bien, ne t'en fais pas ou encore Prête-moi ta main. Avec Bamako, d'Abderrahmane Sissako (2006), elle reçoit le césar du meilleur espoir féminin. On la voit dans les Insoumis (2008), pendant qu'elle réalise son premier long métrage : Il faut quitter Bamako. Puis on la retrouve sur les écrans en février 2010 dans Ensemble c'est trop, de Léa Fazer. En mai 2010, l'actrice co-présente à la Bellevilloise la deuxième édition des Y'a Bon Awards. Une carrière qui ne fait que commencer.

MC Solaar. Claude M'Barali, de son vrai nom, est né à Dakar le 5 mars 1969 de parents tchadiens. A 6 mois, il quitte le sol sénégalais pour la banlieue parisienne. Il devient MC Solaar en se lançant dans le rap tout en poursuivant ses études universitaires. En 1990, il sort son premier single Bouge de là. Malgré un contexte peu favorable au rap, le succès est au rendez-vous : la chanson se place dans le Top 50 français et lui permet de remporter une Victoire de la musique. Sa réussite se confirme cinq ans plus tard en recevant la Victoire du meilleur interprète masculin.

Ses textes toujours finement ciselés, poétiques et truffés de jeux de mots sont souvent comparés à ceux de Serge Gainsbourg. Caroline, Nouveau Western ou Solaar pleure... En près de vingt ans de carrière, Claude M'Barali est devenu un ambassadeur important de la francophonie. En 2007, il sort son septième opus, Chapi.

Ousmane Sow. Au Sénégal, Ousmane Sow est aux arts plastiques ce que Youssou Ndour est à la musique. Né à Dakar en 1935, il est d'abord kinésithérapeute de profession en France avant de revenir au Sénégal. Ce n'est qu'à l'âge de 50 ans qu'il décide de se consacrer entièrement à la sculpture. Influencé par son travail de kiné et sa parfaite connaissance du corps humain, il crée une oeuvre très particulière faite de métal et de divers matériaux. Son exposition sur le pont des Arts de Paris, en 1999, lui confère définitivement une renommée internationale. Considéré comme l'un des plus grands sculpteurs contemporains, il tente actuellement de financer par la vente de ses oeuvres la construction d'un musée des grands hommes à Dakar.

Patrick Vieira. Né à Dakar, Patrick Vieira quitte la ville et le pays à l'âge de 8 ans. Footballeur de qualité, il choisira, comme beaucoup d'autres, de privilégier l'équipe de France à celle du Sénégal. Choix qu'il ne regrettera pas puisqu'il a fait remporter la Coupe du Monde 1998 puis le Championnat d'Europe avec la France. Capitaine de l'équipe durant plusieurs années, il est aussi connu pour avoir porté les couleurs d'Arsenal, de la Juventus et de l'Inter Milan. Retraité depuis cette année, il est cofondateur de l'association Diambar, à Saly.

Rama Yade. Mame Ramatoulaye Yade est née le 13 décembre 1976 à Dakar. Issue d'une famille aisée, la jeune fille suit ses études en France. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, elle intègre la commission des affaires sociales au Sénat. Détachée ensuite au sein du service des collectivités territoriales, elle s'occupera du volet social de la décentralisation. En 2005, elle rejoint l'UMP et son leader Nicolas Sarkozy, qu'elle sert en participant aux campagnes présidentielles. Le 23 juin 2009, elle est nommée Secrétaire d'Etat chargée des Sports au gouvernement de François Fillon, poste qu'elle quitte en novembre 2010.

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