Guide de Taïwan : Taïwan en 40 mots-clés

Acupuncture

Ce traitement médical chinois vieux de deux millénaires consiste à piquer des aiguilles sur certains points du corps, " les lignes de force " pour pallier les insuffisances du " souffle interne ". En 1980, l'OMS a publié une liste de 43 pathologies pouvant être soignées par l'acupuncture, reconnaissant les vertus de cette médecine de plus en plus populaire dans le monde occidental, et très répandue à Taïwan.

Animaux

Beaucoup de chiens errants rodent dans les campagnes. Ils sont retournés à l'état grégaire et vivent de ce que la population locale veut bien leur donner. Ils ne présentent aucun signe d'agressivité pourvu qu'on les laisse en paix. Les refuges animaliers sont encore un phénomène isolé à Taïwan, malgré l'action d'associations comme AnimalsTaiwan (www.animalstaiwan.org). Dans les villes, les chiens de compagnie ont la cote, surtout le labrador et de petits chiens comme le bichon maltais, le chihuahua ou le loulou de Poméranie. Les animaux les plus nombreux sont sans conteste les carpes, qui pullulent dans chaque étang, bassin ou lac. Dès que vous voyez une grande sculpture de plastique de couleur à l'effigie d'un poisson, c'est un distributeur de nourriture annonçant la proximité des gros poissons. Dans les montagnes, attention aux serpents !

Baguettes

Le cauchemar de nombreux Occidentaux ! Les baguettes sont pourtant un outil idéal pour piocher dans les plats et manger sans difficulté. En chinois, elles sont d'ailleurs appelées kuaizi ou accélérateurs. Leur usage remonterait au moins à la dynastie Shang, vers 1 500 av. J.-C. On prend assez vite la main par nécessité, la plupart des petits restaurants n'ayant pas de couverts à offrir à leurs clients.

Betelnut (noix de bétel)

Un magasin parfois pas plus grand qu'un bocal, dont la devanture est éclairée pas des néons criards, puis un deuxième, puis un troisième... Vous allez vite vous en rendre compte à l'approche des grandes villes - surtout à Taoyuan près de l'aéroport Tchang Kaï-chek -, les routes sont bordées par des magasins de betelnuts ou binlang (noix de bétel), un commerce très lucratif à Taïwan et sur lequel les aborigènes ont la main mise. Ces noix de palmier entourées de feuilles de bétel stimulent le système nerveux et tiennent éveillés les chauffeurs durant les longs trajets. On les surnomme les chewing-gums chinois, puisque ces noisettes, plus populaires que l'alcool, se mâchent jusqu'à l'obtention d'un liquide orangé virant au rouge sang, qui doit être recraché ensuite. Le négoce des betelnuts rapporte d'autant plus qu'il est assuré par de très jolies jeunes filles surnommées les Betelnut Beauties, souvent assez dénudées qui, assises en vitrine, attendent patiemment que les chauffeurs s'arrêtent pour s'approvisionner. Le recrutement des vendeuses, qui relève uniquement d'un choix marketing selon les patrons, n'a pas de rapport avec l'industrie du sexe. Il n'en demeure pas moins qu'un dérapage est vite arrivé... On reconnaît les amateurs de bétel à leurs dents noires et souvent très endommagées, les dentistes de Taïwan n'encourageant pas la consommation de ce produit, dont on dit également souvent qu'il a des effets désastreux sur la santé (ce que confirment des rapports de l'Organisation mondiale de la santé). Les jeunes générations sont nettement moins attirées par le binlang, en particulier dans les grandes agglomérations, où ce commerce est en perte de vitesse.

Carte de visite

Il est impensable de se présenter à Taïwan sans donner sa carte de visite avant même de commencer à discuter avec son interlocuteur. Elle se présente à deux mains avec un léger fléchissement de la tête. Celui qui la reçoit doit l'attraper de la même façon et surtout la lire - la ranger immédiatement ferait montre d'un désintérêt évident. Les cartes sont souvent imprimées des deux côtés : le recto pour les caractères chinois et le verso pour les caractères romains. En cas d'oubli, des imprimeries en tirent en seulement 24 heures pour un prix dérisoire, et proposent une gamme incroyable de différents motifs.

Calendrier lunaire

Il partage l'année en 24 périodes de 15 jours, et est utilisé pour les cérémonies religieuses. Pour tout le reste, Taïwan utilise le calendrier solaire, et le même système de datation que les pays occidentaux, à la différence près que l'année est souvent celle de l'instauration de la république de Chine, 1911. L'année 2017 est donc l'an 106, et si vous êtes né en 1975, vous êtes un enfant des sixties, car votre année de naissance taïwanaise est 64. Bon à savoir, si vous voulez éviter quelques mauvaises surprises, la date de péremption par exemple...

Convenient Store

La supérette (ou Convenient Store, comme on les appelle) du coin. A condition d'entendre cette expression au sens strict, puisqu'à chaque coin de rue, se trouve... un 7/Eleven, ou un de ses concurrents, OK Convenient Store, Hi-Life ou Family Mart ! De superficie généralement réduite, ils vendent de la nourriture bien sûr et des articles de la vie de tous les jours et, comme leur nom ne l'indique plus, sont ouverts 24h/24 (au lieu des 7h à 23h des débuts). Leur activité s'élargit à la livraison, à l'expédition de colis, au développement de photo, à la réservation de taxi et même à la vente de voyages organisés. Les Taïwanais y viennent également payer leurs factures de téléphone et d'électricité, ainsi que le parcmètre. Immanquable. On peut désormais payer dans ces Convenient Stores avec une carte qui est également utilisable dans les bus et le métro, et même les trains locaux. La carte " Hi Cash " se vend 100 NT$, et peut être alimentée partout. Elle offre d'intéressantes réductions dans les transports.

Culte
Cérémonie dans un temple
Cérémonie dans un temple

La tolérance est certainement la religion commune à tous les Taïwanais. Les cultes du monde entier sont représentés, mais plus étonnant encore, dans un même temple, sont célébrés simultanément les dieux taoïstes ou bouddhistes. La ferveur des dévots est presque contagieuse. Une atmosphère particulière règne dans ces lieux de prières au taux de fréquentation hors du commun, puisque même les personnes qui se disent athées viennent réclamer l'intervention divine. La religion est importante à Taïwan, mais elle est plus culturelle que dogmatique.

Dragon
Course des bateaux dragon
Course des bateaux dragon

Le dragon (long en Chinois) est un symbole courant, et très apprécié, dans les religions chinoises. Il n'est pas malfaisant comme en Occident, mais au contraire bienveillant puisqu'il est le gardien des temples, d'où sa représentation systématique à l'entrée des lieux de culte. Très souvent, il symbolise l'empereur de Chine, accompagné d'un phénix représentant l'impératrice. Le dragon impérial dispose de cinq griffes à chaque patte.

Feng shui

Très prisé en Occident depuis une vingtaine d'années, le feng shui est une géomancie chinoise fondée sur la direction des vents (feng) et l'orientation des eaux (shui) dont dépend l'aménagement des sépultures, des maisons, des temples... Bien que chassé sous l'ère communiste, le feng shui est enraciné dans la culture et dans le monde chinois. Il a continué de s'enrichir le temps de sa disgrâce à Hong Kong et à Taïwan. Dans le monde chinois, les préceptes de base, ayant trait aux lieux de la vie de tous les jours, sont suivis, dans la mesure du possible par chacun, le but étant toujours de faire circuler correctement les ondes. Quelques exemples : une chambre ne doit comporter ni un miroir reflétant le lit ni un aquarium ; dans un bureau, il ne faut jamais s'asseoir le dos à la porte, ni installer deux bureaux face à face.

File d’attente

De la discipline, rien que de la discipline ! Et les Occidentaux en reçoivent une belle leçon en prenant les transports en commun à Taïwan. Dans le métro de Taipei, les usagers s'installent en rang d'oignons derrière la ligne blanche de sécurité. Durant les heures d'affluence, la queue remonte jusque dans les escaliers. Ce serpent humain ne manque pas de cocasserie, pour autant il est hors de question de dépasser la personne devant soi.

Flatterie

Combien de fois vous entendrez-vous dire que vous êtes très beau (belle) ? Calmez-vous, cela ne signifie pas forcément que vous incarnez l'élégance française. Avec hello et goodbye, l'un des mots en anglais que les Taïwanais utilisent le plus est handsome (beau, élégant). Il s'agit d'une formule de flatterie si répandue qu'on finit par ne plus vraiment y prêter attention au bout d'un moment (même si ça fait toujours plaisir !). Un conseil, répondez par la flatterie vous aussi, et vous serez ainsi apprécié et vite accepté.

Funérailles

Nous ne souhaitons à personne d'assister à des funérailles, à Taïwan comme ailleurs. Mais cet événement est tout à fait particulier dans l'île, et quelques informations sont nécessaires, car vous verrez peut-être passer des cortèges assez surprenants. Dans la tradition chinoise, les funérailles n'ont pas lieu pendant le mois des fantômes (en août), afin de ne pas attirer les mauvais esprits, et se déroulent selon un rituel très strict. Mais la plupart des Taïwanais lui préfèrent aujourd'hui une célébration plus " moderne ". La cérémonie est ainsi souvent assez kitch, avec des pleureuses professionnelles (qui viennent littéralement pleurer la perte du défunt), des chanteurs, et parfois même des stripteaseuses, afin d'offrir, dit-on, un dernier moment de plaisir au disparu. Le tout sous des tentes montées à l'improviste dans les rues, généralement en face de l'immeuble du défunt. Les proches apportent, en plus de fleurs, des gâteaux et des boissons, qui doivent permettre au disparu de ne manquer de rien. La cérémonie se termine avec une procession souvent bruyante, et donc immanquable. Si vous êtes invité à un enterrement, n'oubliez pas d'envoyer de l'argent dans une enveloppe rouge (comme pour un mariage), généralement 1 000 NT$. Vous recevrez en échange un " cadeau " du défunt, généralement une serviette ou un nécessaire de toilette. C'est la tradition.

France

Cela ne surprendra personne, le " label " France est particulièrement apprécié à Taïwan. Le nombre d'enseignes comportant des mots français est important, avec des fautes souvent adorables, ou un savant mélange de français et d'anglais. Ainsi, on peut boire du thé Le Tea, acheter ses chaussures à La New, habiller ses enfants à Les Enphants... Mais c'est surtout l'industrie de la romance qui utilise des références françaises. Les nombreux salons de photo pour les jeunes mariés s'appellent Paris-Taipei ou France-Taïwan, et ont quasiment tous une gigantesque photo de la tour Eiffel en vitrine. Pour les Taïwanais, la France, et Paris en particulier, restent synonymes de romantisme.

Han

Certains Chinois se désignent encore du nom de han ren (hommes de Han), par opposition aux autres peuples de Chine, tels que les Mandchous ou les Mongols. Apparue il y a 2 200 ans, la brillante dynastie Han a régné sur la Chine pendant plus de quatre siècles et égalait alors en rayonnement son contemporain, l'Empire romain. Si on trouve à Taïwan, aux côtés des peuples aborigènes, des Chinois de toutes origines, les Han restent très nettement majoritaires.

Hello Kitty

Personnage le plus connu de la compagnie japonaise de fourniture et papeterie scolaires Sanrio, Hello Kitty est une petite chatte au dessin naïf identifiable à son noeud à l'oreille gauche. Créée en 1960 au Japon par M. Shintaro Tsuji, Sanrio n'a été commercialisée en Occident qu'à partir de 1976. Il faut attendre la fin des années quatre-vingt-dix pour que le phénomène Hello Kitty s'abatte sur l'Asie, Hong Kong, Singapour et bien sûr Taïwan en tête de file. Dans l'île, les enseignes se multiplient et les ventes explosent, il faut dire que la figurine - aussi enfantine soit-elle -, ne charme pas que les petites filles. Les jeunes femmes se l'arrachent : stylos, housse de portable, tapis de souris, rice-cooker, cuvettes de toilettes, laisse pour chiens, baguettes, tee-shirts... Hello Kitty se décline sur n'importe quel support, au fil des collections : en abeille, en princesse, safari... Le filon semble intarissable et la Hello Kittymania inquiète les sociologues : certaines jeunes filles manifestent plus d'affection à l'effigie de Sanrio qu'à leur entourage. Un fétichisme qui s'explique en partie par la communication sans faille de la compagnie japonaise : " Au fait, pourquoi Hello Kitty n'a pas de bouche ?, " Mais, parce qu'elle parle avec son coeur ! "

Hey Song Sarse

Les Schtroumpfs mangent de la salsepareille, les Taïwanais en boivent ! L'une des boissons gazeuses les plus célèbres à Taïwan, et typiquement taïwanaise, le Hey Song Sarse, sorte de root beer au goût assez agréable, a sans doute inspiré Peyo, le créateur des petits hommes bleus amateurs de cette étrange plante. Les bouteilles et canettes d'Hey Song Sarse (qui existent depuis l'occupation japonaise) ressemblent à celles de Coca-Cola, et on en trouve absolument partout. A essayer, au même titre que les autres boissons non alcoolisées répandues à Taïwan, comme le Vitali ou le Supau, boissons énergétiques.

Japonais

Rien de tel parfois que des expressions éculées pour dire la singularité ! En voici deux pour résumer le lien qui unit les Taïwanais aux Japonais : " Frères ennemis " ou " Je t'aime moi non plus ". Ces pays insulaires, si proches sur la carte, ont plus qu'un passé commun : l'occupation japonaise de 1895 à 1945 a non seulement forcé le développement de l'île sur plusieurs plans (économique, religieux, éducatif, agricole...) mais aussi contribué à son réveil ultérieur en insufflant dans les mentalités des valeurs morales typiquement nippones. Ainsi, en marge d'une rancune ambiante, s'est installée une fascination paradoxale pour l'ancien occupant : les entreprises suivent le modèle japonais de la productivité, les jeunes enfants suivent des cours intensifs du soir, les jeunes filles suivent la mode nippone, la population suit le courant écologique qui souffle sur le Japon... Bref le modèle japonais, plus que de s'exporter, se met à la mode taïwanaise !

Karaoké

D'un mot japonais qui veut dire musique vide ou sans paroles. Une boîte de nuit équipée d'un système audio-vidéo permet à n'importe qui de chanter en public ou en privé ses tubes préférés, sur fond de musique originale. C'est le divertissement favori de beaucoup de Taïwanais, et souvent le passage obligé avant la signature d'un contrat ! Les enseignes KTV indiquent les salles de karaoké, la plupart étant réservées à un petit groupe (à l'inverse du concept européen en public, souvent plus pénible...). Elles sont partout ! Les Taïwanais ont également très souvent, chez eux, un appareil à karaoké privatif, qui leur permet d'animer les soirées le week-end. A savoir avant d'aller dîner chez un ami taïwanais le samedi soir !

Mah-jong

Le jeu traditionnel chinois est populaire à Taïwan. Les soirs de week-end, vous entendrez certainement le bruit caractéristique des dominos mélangés, qui vous indique que quelqu'un dans les parages est en train de jouer. Pour y jouer, il faut quatre joueurs, et les fameux dominos illisibles au départ pour les étrangers, mais auxquels on finit par s'habituer. Les règles ne sont pas si compliquées qu'il y paraît. Si on vous propose d'apprendre à y jouer, ne vous refusez pas la chance de pouvoir vous intégrer. Les Taïwanais veulent toujours jouer de l'argent (même des sommes symboliques), car ils estiment que sans l'appât du gain et le risque de perdre, la saveur du jeu n'est plus la même. Cela se discute. En tout cas, le mah-jong est un jeu sympa qui allie la rapidité, la mémoire et le bon sens. Plus facile en tout cas que le Go japonais, également très courant dans l'île, mais dont la pratique est beaucoup plus complexe.

Mandarin

Ce mot d'origine portugaise désignait à l'origine les hauts fonctionnaires de l'ancienne Chine. Le mandarin est aussi la langue parlée officiellement à Taïwan, par opposition aux dialectes comme le taïwanais ou le hakka (tous deux issus de la langue des Han, mais de son dérivé dans la province du Fujian, qui appartient à la sous-catégorie Min).

Marchés

Toute l'âme de Taïwan se mesure dans les allées de ses marchés traditionnels ou de ses marchés de nuit. En effet, bien plus que d'y faire leurs courses, les Taïwanais y voient l'opportunité de passer du bon temps. Ils y prennent leurs petits déjeuners, leurs déjeuners, achètent les produits frais et des articles domestiques, discutent, dînent, sortent... Les plus importants se trouvent à Taipei, mais toutes les grandes villes, et même les plus petites, comptent des marchés. Le marché de Shilin et les marchés de Jade et aux Fleurs, ainsi que le marché de nuit de Miaoukou à Keelung sont incontournables.

Mariage

Si vous avez la chance de pouvoir assister à un mariage à Taïwan, ne manquez cette opportunité pour rien au monde ! Moment important, le mariage traditionnel chinois est avant tout une célébration familiale, les jeunes époux devant s'incliner devant l'ensemble des oncles et tantes, parents et grands-parents, qui leur offrent en échange une enveloppe rouge (la couleur du bonheur) contenant de l'argent. Les autres invités (amis, collègues) offrent aussi généralement de l'argent (toujours en liquide dans les enveloppes) - le concept de " liste de mariage " n'étant pas très courant. S'ensuit un banquet impressionnant, avec une douzaine de plats qui s'enchaînent sans aucune pause, le tout en à peine une heure. Les invités repartent souvent avec les restes du repas, la tradition voulant qu'il est impossible de tout terminer, car l'abondance doit être de mise.

Massage

Le bien-être est une obsession dans la culture taïwanaise et les occasions de relâcher la pression ne manquent pas. Du marché de nuit à l'hôtel 5-étoiles, les massages se pratiquent partout et par tous. Parmi les classiques, la réflexologie plantaire est un soin thérapeutique qui permet non seulement de localiser et d'évacuer les toxines du corps mais aussi de faciliter la circulation sanguine (à partir de 250 NT$ la séance de 30 minutes). Très en vogue également, le massage intégral du corps. Il se pratique dans les hôtels ou dans les Spas, à quatre mains, à la thaïe, à la suédoise, à l'aromathérapie... Pas d'école, tous les styles sont bons, pourvu que l'on s'accorde sur le caractère prohibitif du soin ! La plupart des salons de coiffure pratiquent, quant à eux, le massage de la tête. Enfin pour les petits budgets ou les besoins urgents, des fauteuils électriques de massage, placés dans tous les lieux fréquentés, peuvent constituer une bonne alternative pour 10 NT$ la séance.

Mazu

La déesse de la mer est la divinité la plus respectée à Taïwan. Plus de 500 temples lui sont consacrés. Selon la légende, Mazu a vécu dans la province de Fujian, juste de l'autre côté du détroit, au Xe siècle. De son véritable nom Lin Mo, issue d'une famille de pêcheurs, elle se serait noyée une nuit de tempête en essayant de secourir un marin (qui pourrait, selon certaines versions, être son propre père). Plus tard dans la même nuit, plusieurs marins auraient vu son fantôme (habillé d'une robe rouge) flotter dans les airs. C'est à la suite de ces " révélations " que fleurirent les temples en son honneur. L'anniversaire de Mazu est célébré le 23e jour du troisième mois lunaire, et est l'occasion de fêtes importantes dans toute l'Asie du Nord-Est, mais tout particulièrement à Taïwan.

Minnan

Min étant un autre nom pour désigner le Fujian, province chinoise juste en face des côtes taïwanaises, l'expression Minnan signifie littéralement sud du Fujian. La langue parlée dans cette région, introduite par les premiers colons de l'île, est à l'origine du dialecte taïwanais, qui lui est très proche.

Mobilier

Bien des passages des Entretiens de Confucius (551-479 av. J.-C.) font allusion à la fameuse natte ordinaire sur laquelle le maître donnait ses enseignements ; durant les Royaumes combattants (403-222 av. J.-C.), on s'asseyait plus volontiers sur des couches ou des lits ; c'est sous les Trois Royaumes (222-265) et les Six Dynasties (280-589) que la chaise de type occidental - chaise, chaise pliante ou tabouret - fit son entrée dans le mobilier chinois, via la route de la soie, propageant l'influence culturelle de l'Inde ; et l'on connaît les fauteuils des dynasties ming (1368-1644) et qing (1644-1911), décrits avec force détails dans le Rêve du pavillon rouge. Ils ressemblent à notre mobilier occidental, mais en sont pourtant différents, aussi bien dans la conception technique du meuble que dans l'esprit.

Numérologie

La société chinoise est régie par un système de codes de conduite et de croyances anciennes dans lequel la numérologie joue un rôle prépondérant. A titre d'exemple, le 8 est le chiffre le plus prisé car il signifie prospérité et richesse. Certains vont même jusqu'à dépenser une fortune pour obtenir une plaque d'immatriculation comportant un ou plusieurs huit. A l'inverse, le 4 est un chiffre banni puisqu'il se dit si, soit la même syllabe que le caractère de la mort, mais avec une intonation différente. Ne soyez donc pas surpris de constater que dans les hôtels, il n'y a ni 4e étage ni chambre n° 4.

Pagode

Edifice en forme de tour à toitures superposées, abritant les reliques bouddhiques. On en trouve moins à Taïwan qu'en Chine continentale, mais elles font malgré tout partie du paysage.

Prospérité

Deux fois par mois selon le calendrier lunaire, les Taïwanais brûlent, dans les rues, de la monnaie factice pour envoyer à leurs morts de l'argent qui leur permettra de couvrir leurs besoins dans l'au-delà.

Rire

Le rire constitue dans le monde chinois un mode de défense et de comportement social général. Ne vous étonnez pas de certaines réactions.

Scooters

Aux feux rouges, ils sont des dizaines, la main sur l'accélérateur, un masque sur le nez et un casque accessoirement sur la tête à attendre que le feu passe au vert. Au signal, le show peut commencer ; dans une pétarade rugissante, les pilotes zigzaguent, slaloment, pilent, doublent, ralentissent puis s'arrêtent à nouveau. Les scooters règnent en maître sur le bitume taïwanais. Moins chers que les voitures et plus pratiques dans les grandes villes, les deux-roues ont la cote. En moyenne, une famille taïwanaise dispose de deux scooters, ce qui revient à dire que dix millions d'engins roulent sur l'île.

Sources

Après le Japon, Taïwan est le pays le plus riche en sources thermales naturelles. Malgré sa petite superficie, on y dénombre une centaine de sites qui peuvent être tout aussi bien des sources froides, chaudes ou d'eau salée. Elles sont installées dans de beaux décors naturels comme des montagnes et des rivières. La culture du bain s'est surtout développée à Taïwan sous l'occupation japonaise. A essayer absolument !

Statu quo

Depuis le retour du DPP au pouvoir en 2016, la situation politique avec la Chine est à nouveau tendue. Entre 2008 et 2016, l'ancien président Ma Ying-jeou a multiplié les signes d'ouverture, principalement économique, vers son grand voisin, tout en ne s'écartant pas de la ligne du statu quo politique, afin de ne pas froisser une partie non négligeable de sa population encore très attachée au particularisme taïwanais. L'arrivée au pouvoir de Tasi Ing-wen, si elle ne dispute pas ce statu quo, est perçue à Pékin comme la marque d'une volonté de rompre avec un équilibre fragile. Les principes du statu quo sont clairs : tant que la Chine communiste n'utilise pas la force contre Taïwan, cette dernière s'engage à ne pas déclarer l'indépendance, à ne pas changer de nom officiel, à ne pas faire inscrire dans le corps de sa constitution la mention " relations d'Etat à Etat ", à ne pas organiser de référendum pour clarifier le statu quo et enfin à ne pas toucher aux lignes directrices pour la réunification nationale.

Superstition

Les Chinois croient aux fantômes affamés. Il s'agit d'esprits qui errent, car ils n'ont pas de descendants pour accomplir le culte des ancêtres censé assurer leur repos éternel. On voit fréquemment devant les portes des maisons, à l'entrée d'un restaurant et même à l'entrée d'un village traditionnel, un écran qui empêche ces mauvais esprits d'entrer. Suivant la tradition, il existait toujours entre le portail et la porte d'habitation (donc en travers de la ligne droite unissant les deux points) une barrière aux esprits. Les immeubles n'ont généralement pas de 4e étage (les sons " 4 " et " mort " sont très proches), et on passe ainsi directement du 3e au 5e. De même, les ponts en chicane qui mènent à un temple ou une maison de thé sur l'eau interdisent aux esprits de les franchir, ces derniers ne pouvant se déplacer qu'en ligne droite.

Tampons

Dans la tradition chinoise, chacun signe avec un tampon à l'encre rouge, généralement taillé dans le bois, la pierre (jade le plus souvent) ou le plastique. Représentant des caractères très " stylisés " et difficilement lisibles, même pour les sinophones les plus expérimentés, ces tampons sont très esthétiques, et leur prix très faible (à partir de 50 NT$ pour un modèle taillé dans le bois) en fait un souvenir typique et sympa.

Thé
Cérémonie du thé
Cérémonie du thé

Considéré comme le champagne des thés par les Britanniques - ce qui n'est pas un vain compliment lorsque l'on sait l'importance du tea time outre-manche - le Oolong taïwanais (le dragon noir en chinois) a la particularité d'être un thé partiellement fermenté, entre les thés verts et les thés noirs. Une marque de fabrique propre à l'île ou à la Chine continentale. Ainsi, il peut être légèrement fermenté et présenter une couleur claire et un parfum délicat. Modérément fermenté, il est plus prononcé en nez et laisse après dégustation une saveur sucrée. Et enfin fortement fermenté, il possède alors une teinte orangée - les Chinois disent d'ailleurs thé rouge (hong-tch'a) - et un arôme très fruité. Il est couramment admis que du mot chinois tch'a dérive le mot français thé, or à l'écoute du mot taïwanais qui se dit phonétiquement , on peut se demander lequel des deux a le premier influencé les langues européennes, d'autant que la ressemblance avec l'anglais tea et l'espagnol est tout aussi frappante.

Tofu

Avec le riz, le tofu constitue la base de la nourriture chinoise. La technique du tofu, qui revient à faire coaguler du lait de soja pour en faire du fromage, est ancestrale. Elle a été découverte deux siècles avant notre ère par un moine taoïste chinois et relayée par des moines bouddhistes chinois puis japonais. Le tofu se présente sous plusieurs formes : dure, mou ou puant. La dernière est celle que les Taïwanais apprécient le plus, au grand dam des Occidentaux, qui trouvent cette odeur incommodante. Ils la comparent souvent à celle des égouts. Une odeur et une idée s'associent tellement vite, toujours est-il que des effluves de tofu puant planent souvent dans les rues, et qu'elles sont effectivement difficiles à supporter.

Tigre

Le tigre (lao hu en Chinois) est le symbole de la puissance, de l'énergie et de l'esprit. Au siècle dernier, dans les familles aisées, les enfants portaient des petits bonnets à l'effigie du félin, pour les aider à grandir et à acquérir la force.

Le yin et le yang

La base de la pensée chinoise se résume dans les deux symboles cosmiques du yin et du yang : deux contraires qui, ensemble, constituent toute la réalité. L'équilibre entre le yin et le yang est la base de la vie, il existe en effet toujours une relation positive et active entre les deux opposés. Le yang représente le masculin, l'actif, la lumière, tout ce qui travaille et transforme ; le yin, par contre, représente le féminin, le passif, tout ce qui reçoit, tout ce qui se donne, tout ce qui est ténèbres. Le yang appartient au ciel et le yin à la terre. La puissance du yang culmine en été, celle du yin en hiver. Tout ce qui existe dans le monde peut être attribué à l'une et à l'autre de ces forces, comme le soleil et la lune, le jour et la nuit, le blanc et le noir, le chaud et le froid...

Faire - Ne pas faire

Faire

Faites preuve de courtoisie. Les Taïwanais sont très attachés aux usages. On se doit de respecter l'âge et la dignité de chacun, et ne jamais faire perdre la face à son interlocuteur.

Les Taïwanais sont très ponctuels. Un retard non justifié sera ressenti comme particulièrement désobligeant. Vous risqueriez de perdre beaucoup de crédit à leurs yeux.

Si vous êtes invité à dîner, faites-vous bien préciser l'heure de l'invitation : n'oubliez pas qu'ils dînent tôt. Il est préférable de ne pas arriver les mains vides, les Taïwanais sont très sensibles aux cadeaux et friands de produits étrangers. N'hésitez pas à offrir de la nourriture, c'est le cadeau le plus courant ici.

Adressez-vous à un Taïwanais en employant son nom de famille (M. Wong) jusqu'à ce qu'il vous invite lui-même à utiliser son prénom.

Par contre, ne vous vexez pas de certains mots. Les Taïwanais posent parfois des questions qui, pour les Français, seraient très indiscrètes telles que l'âge ou le montant du salaire.

Gardez sur vous des cartes de visite, sacro-saintes en Asie. Présentez-les avec les deux mains en vous inclinant légèrement, dès le début de votre entretien.

Enlevez vos chaussures lorsque vous êtes invité chez quelqu'un. Généralement votre hôte vous prêtera des pantoufles. A l'inverse, veillez, si vous recevez quelqu'un, à avoir une paire supplémentaire de chaussons, pour ne pas le mettre mal à l'aise.

Mettez votre main devant votre bouche lorsque vous utilisez un cure-dents.

Ne pas faire

Pour un Taïwanais, perdre son calme, c'est le comble de l'impolitesse. Comme dans toute l'Asie, sachez garder votre calme et sourire... Cela facilite bien les choses. En toutes circonstances, il est nécessaire de faire preuve de patience et de toujours rester courtois.

Ne sautez pas au cou d'un(e) Taïwanais(e) pour l'embrasser sur les joues, il (elle) serait affreusement embarrassé(e). Si vous voulez remercier quelqu'un, à la manière traditionnelle, joignez vos mains à hauteur de la poitrine et courbez-vous légèrement en gardant une distance respectueuse. Plus généralement, contentez-vous de baisser la tête en signe de reconnaissance et d'affection.

Ne plantez pas vos baguettes dans le bol de riz, cela rappelle la position des bâtonnets d'encens qu'on fait brûler en honneur des ancêtres, c'est donc un présage de mort... Les Taïwanais étant très superstitieux, ils attachent beaucoup d'importances à ces symboles.

Ne posez pas votre main sur la tête de quelqu'un, ce geste est perçu comme un désir de domination. C'est moins vrai pour les enfants, mais évitez tout de même avant d'y être invité.

Evitez de porter des tongs ou sandales pour sortir, ces chaussures portées par les paysans pourraient être appréhendées comme un manque de respect. Elles sont réservées à un usage de tous les jours.

Ne remuez pas votre index vers vous pour faire signe à quelqu'un de venir, c'est impoli. Balancez votre main vers le bas de gauche à droite, comme si vous balayiez une table.

N'ouvrez pas un cadeau devant la personne qui vous l'a fait. Attendez qu'il soit parti.

Règles à respecter impérativement sous peine d'amende

Il est interdit de fumer dans les lieux publics. Certains restaurants proposent cependant des salles fumeurs.

Il est interdit de manger, de boire et de mâcher du chewing-gum dans les transports en commun.

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